‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 52 sur 280 · BISCUITS · texte numérisé non relu

BISCUITS

fabriquer aux apolliicaires de l’Europe des bézoards factices, composés de médicaments stimulants, toniques et aromatiques pour les remplacer. Ils sont aujourd’hui abandonnés.

BICUSPIDE. Le nom de dents bicuspides a été donné par le Célèbre professeur Chaussier, aux dents petites molaires pour les distinguer dés grandes molaires, dont la couronne, au lieu d’avoir deux tubercules seules, en est surmontée de quatre ou cinq.

BIÈRE. Cette liqueur prise dans son état de fraîcheur, conserve la blancheur des dents et la santé de la bouche, enfortiflant l’économie en général. Pour avoir de la bonne bière, on fait germer de l’orge pour convertir sa fécule en principe sucré. On la torréfie pour donner à la liqueur de la couleur et de l’amertume, et on la soumet à la fermentation. On augmente son amertume et son arôme en y ajoutant du houblon. La bonne bière est nourrissante, tonique, stimulante pour l’estomac et diurétique. Elle produit des effets excellents chez les personnes dont les organes de la bouche souffrent de la diathèse scorbutique ou scrofuleuse dont leur constitution est atteinte.

BIFURCATION. Ce mot est employé par les anatomistes pour désigner la division d’un vaisseau sanguin, soit veineux ou artériel, en deux branches; ou bien pour désigner l’endroit du vaisseau où celte division a lieu. Dans notre art le mot bifurcation n’est employé qu’en parlant des racines des deux petites molaires dont le sommet est quelquefois, mais pas toujours bifurqué.

BIGORNE. C’est le nom d’une petite enclume portative qui se fixe dans un trou pratiqué dans l’établi à droite de l’ouvrier, ou que l’on peut fixer à volonté en la serrant dans un étau. On s’en sert pour marteler les plaques et les crochets d’or, pour river les tiges d’argent, etc., qui lient des dents minérales aux socles d’or, de platine, ou d’hippopotame, et pour d’autres ouvrages semblables.

BISCUITS. On nomme ainsi des gâteaux faits avec de la

BISTORTE.

paie sans levain et fortement cuits au four, pour servir de pains aux matelots pendant leurs voyages. Les pâtissiers font aussi des biscuits de facile digestion pour les convalescents et pour les enfants, et qui sont confectionnés avec des œufs battus, de la farine, du sucre et des aromates. Oii fabrique également chez tous les pharmaciens des blscüits médicamenteux dont quelques-uns doivent être connus du dentiste, tels que: les bisemts purgatifs formés avec du julep, du sucre, de la farine et des œufs. Un seul suffit pour produire une légère évacuation alvine chez l’enfant d’environ sept ans, qui éprouve une irritation gencivalë, et de la fièvre au monient de l’éruption des dents permanentes. Biscuits vermifuges faits d’après la formule de M. Cadet de Gassicourt. Ils sont faits d’un mélange dé silcre, de fariné, de semen-conlra en poudre et d’œufs; à ces ingrédients, on ajoute quelques gouttes d’essence de citron. Les affections vervineuses des enfants qui sont souvent intimement liées aux difficultés de la première dentition, rendent nécessaires l’emploi de ces biscuits dont on peut, dans les éas ordinaires, donner un le matin et un le soir.

BISMUTH. C’est un métal de la quatrième classé de M. Tliénard. Il est solide, blanc, jaunâtre et fragile. Il est div fois plus pesant que l’eau. Il fond à une température de 250® et refroidit lentement; il se cristallise en cubes qui se disposent les uns par rapport aux autres, de manière à former une pyramide quadrangulaire. Le bismutb fait partie de l’alliage fusible deDarcet, dont quelques dentistes se sefvent pour l’obturation des dents cariées. Le chlore gazeux forme avec lui le chlorure ou beurre de bismuth. L’acide nitrique forme avec ce métal le nitrate de bismuth, qui traité par feau froide précipite une poudre blanche, connue sous le nom de magistère de bismuth ou blanc de fard^ tfès employé comme cosméliqtie. (Voyez ce mol.)

BISTORTE. Nom donné à la racine du polygonum bistorlum ou renoué, plante qtii croît dans les endroits maréca-

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gcux de la France et de l’Allemagne. Cette racine dont la couleur est d’un brun foncé, prend son nom de sa forme doublement tordue: ses propriétés sont toniques et aslringentes. Sa décoction peut fournir au dentiste un bon ingrédient pour la formation de ses gargarismes et de ses collutoires.

BISTOURI. C’est le nom d’un instrument chirurgical (pii a la forme d’un petit couteau, et qui est composé d’une lame tranchante et d’un manche ou châsse. Il prend son nom de la ville de Pistori en Italie, qui était autrefois très connue pour la bonne confection de ce genre d’instruments. La lame du bistouri est mobile sur le manche; mais tous les instruments de cette sorte que l’on fait aujourd’hui sont solidement assujettis par un ressort qui les empêche de se fermer, sans la volonté de la personne qui s’en sert. Les principaux bistouris sont : le bistouri concave^ dont la lame est concave sur le tranchant, et convexe sur le dos. Le bistouri convexe, dont la lame est convexe sur le tranchant et concave sur le dos. Le bistouri droit qui présente une lame plus ou moins large, tantôt ronde, tantôt effilée à sa pointe; mais dont le dos et le tranchant sont également droits. Le bistouri boutonné^ qui au lieu d’être pointu ou aiguisé à son extrémité, se termine par un petit bouton ou renflement qui CBipêche l’instrument de léser lés organes qui sont situés audelà de la partie que l’on veut inciser. Il y a plusieurs autres formes de bistouris que nous croyons inutile de mentionner. Les deux derniers suffisent aux besoins du dentiste, car, pour lui, comme pour tout autre opérateur, le succès d’une opération dépend beaucoup moins de la forme de l’instrument, qu’il ne dépend de la dextérité de la main qui le dirige.

BLANC. Ce mot est appliqué dans les arts à plusieurs substances de couleur blanche, mais dont la nature et les propriétés sont fort différentes. Ainsi, le blanc de balciue est une matière grasse composée d’adipocire que l’on extrait

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