BOISSON
tralise promptement les acides, doit être mêlé à l’eau tjui reçoit les défenses d’iiippopolame dont on vient d’enlever l’émail au moyen de l’acide chlorhydrique, car, à défaut de ce soin, l’acide s’introduit par imbibiiion dans le cœur de cette substance, pour opérer sa décoloration et la décomposer.
BLAFARD. Ce mot est employé pour désigner la couleur blanc-mat et maladive des gencives, qui a souvent pour cause un état anémique de la constitution totale. On y reinédie par l’emploi intérieur des moyens analeptiques et reconstituants, et par des gargarismes et des collutoires toniques.
Quand les plaies ou les ulcères qui se forment à la bouche, ou sur les gencives, présentent un aspect blafard à leur surface, on ranime la vitalité des tissus et l’on hâte la cicatrisation, en touchant légèrement la surface languissante avec de l’acidre nitrique, du nitrate acide de mercure, ou avec du nitrate d’argent.
BLÊME. Ce mut se dit aussi de l’extrême pâleur du tissu gencival. Là cause en est le plus souvent dans le défaut de santé générale de l’individu, et c’est en rétablissant cette santé que le dentiste peut espérer de rendre aux gencives le teint vermeil qui leur est naturel.
BLESSURE. On désigne ainsi toute lésion locale produite par une violence extérieure. Toutes les parties de la bouche J et de ses dépendances, peuvent être le siège des blessures. ! Nous en parlerons plus longuement aux articles accidents, ; plaies et maladies. |
BOISSON. Le mot boisson veut dire toute substance li-| quide introduite par la bouche dans les voies digestives, dans le dessein d’apaiser le sentiment de la soif, ou de réparer les pertes faites aiix parties liquides de notre corps, ou de faciliter l’action digestive de l’cslomac sur les aliments solides qui y sont introduits. L’eau simple peut suf- -fire a tous ces besoins; mais l’on demande aux boissons des
liORAX.
propriétés secondaires, nutritives, médicamenteuses et exlii- I tarantes ; aussi l’eau est-elle remplacée dans une foule do
• cas, par le lait, par les limonades, les bières, les vins, les ! cidres, les liqueurs alcooliques et les infusions de thé, de 'Chocolat, de café et d’autres substances semblables, dont ' nous parlerons en lieii convenable.
BOITE. Les boîtes dont on se sert dans l’établissement du
• dentiste sont de plusieurs sortes. Celles destinées h contenir ides poudres dentifrices et autres, qu’il livre au public, sont I uniloculaires, et formées decarton ou de faïence. Les boîtes •'d’opération sont à plusieurs compartiments, de manière à ; présenter de suite à la vue l’objet — > cautère — miroir ou iinsirument tranchant dont il a besoin. Une boîte à division lest aussi nécessaire pour distribuer Selon leurs nuances, leurs I formes ou leurs genres, les dents minérales, et même les (‘dents naturelles dont il peut avoir l’habitude de se servir (‘dans la confection de ses pièces artificielles.
BOL. Dans les pharmacies ce mot est dit d’une masse r arrondie de matière médicamenteuse, plus grasse et plus rmolle que la pilule. Les physiologistes nomment holalimen- / tairè, la masse de matière alimentaire qui vient d’être sourmise à la mastication et à l’insalivation, et qui va descendre (dans l’estomac. On donile le nom de bol d’Arménie h une ? sorte de terre argileuse, colorée en rouge, par les oxydes fde fer qu’elle ëoniient. On la trouve en Arménie comme en lltdlie, et en France. On l’employait autrefois comme to- ! nique et hémostatique. Elle se délaie dans l’eau et dans ! l’huile, et pourrait servir au besoin pour remplacer le mi- ! nicum et le vermillon que quelques dentistes emploient pour (rougir les dents du modèle sur lequel on incruste les blocs d’hyppopotame cl d’ivoire.
BORAX. C’est un sous borate de soude. A son état brut ' et impur, il est connu dans le commerce sous le nom de zinckal. vSon nom de chrysocolle vient des services que le borax rend dans la soudure de l’or. Il existe à l’état de