BOUCHE
prismes hexaèdres lerniinés par des extrémilés Iriédriques. Sa saveur est légèrement sucrée et styptique. Il est cffloresccnt à l’air; assez alcalin pour verdir le sirop de violctlc, cl beaucoup plus soluble dans l’eau bouillante que dans l’eau froide.
Le dentiste peut former avec ce sel un collutoire d’un merveilleux effetpour les aphthes des enfants, et dans l’atelier, il est Irès utile pour souder les métaux dont il favorise singulièrement la fusion. Pour s’en servir dans ce dernier cas, on le frotte sur un plateau de verre ou de faïence dépoli, préalablement mouillé avec quelques gouttes d’eau; la pâte molle du borax que l’on obtient est alors mélangée à l’aide d’un petit pinceau sur la soudure, et la flamme de l’alcool est dirigée dessus. Le borax colore la flamme de l’alcool en vert.
BOUCHE. La bouche est une cavité ovalaire située entre les deux mâchoires, au-dessous des fosses nasales et audevant du pharynx. On peut lui considérer six parois qui sont, en avant les lèvres, en arrière le voile du palais, ses piliers, etc., la luette; latéralement les joues, en haut la voûte palatine, et en bas la langue. La direction de la bouche est horizontale, sa capacité et ses diamètres sont extrêmement variables, à cause de l’état mobile et de la nature extensible de ses différentes parois. Sa capacité naturelle est énormément augmentée par l’écartement des mâchoires, la projection des lèvres, et par la position bombée des joues. Une seule membrane muqueuse recouvre l’intérieur de la bouche et tous les organes qui y sont renfermés. La bouche a une ouverture antérieure ou faciale, et une ouverture postérieure ou pharyngienne. La première est formée par les lèvres; la seconde, qui est quadrilatère, est bornée par la base de la langue, en bas, par le voile du palais et la luette, en haut, et sur les côtés, par les piliers du voile du palais, et par les amygdales. Cette ouverture est nommée tantôt l’arriére-gorge, tantôt l’islhme du gosier. Les organes contenus dans la bouche sont les dents, les gencives, les bords alvéo-
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laires dos mâchoires, la laiig’iie, la membrane palatine, et les orifères des canaux excréteurs des glandes parotides, sousmaxillaires et sublinguales. La bouche sert à la mastication ’ : et à rinsalivation des aliments, tà la gustation, à l’expulsion,
' I et à rarticulation des sons.
BOUFFISSURE. Ce mot est employé dans la pathologie
I I dentaire pour désigner l’intumescence molle et nom inflam- [ matoire des tissus, qui peut se développer dans l’intérieur ! comme à l’extérieur de la bouche. Elle est souvent produite f par une accumulation de sérosité dans les mailles des tissus.
' (Voyez le mot Fluxion.)
I BOUILLONS. Ce sont des liquides alimentaires et médi- : I ' cinaiix préparés en faisant bouillir dans l’eau, delà chair des animaux et de matières végétales, etc. Bouillon ordinaire., qui résulte de la décoction de la chair de bœuf; bouillon de veau médicinal : 125 grammes de veau pour un litre d’eau homWdinle', bouillon aux herbes, ou décoction d’oseille, de
Ipoirée, de pourprier et de cerfeuil.
BOULE de Nancy. On nomme ainsi une pâte formée d’un mélange de crème de tartre, de limaille de fer et d’eau-de-' vie, d’après le nom de la ville ou de la fabrique : c’est une masse en forme de boule, de tartrate de potasse et de fer. Le peuple a une grande confiance dans ses effets dans les cas de contusions. On fait fondre la boule dans de l’eau, et l’on y trempe des compresses dont on recouvre la partie contusionnée.
BOURDONNEÏ. C’est un paquet de charpie en forme d’olive, dont on se sert pour tamponner les plaies, pour absorber le pus qu’elles fournissent, et pour s’opposer au recollement de leurs bords. On s’en sert aussi pour tamponner les ouvertures antérieures et postérieures des fosses nasales dans les hémorrhagies rebelles.
BOURGEONS charnus. Ce sont des granulations rouges, coniques et vasculaires, qui se développent à la surface des plaies, pour produire le pus et pour garantir les ])arlies