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BROIEMENT

portion verticale de cet os seront décrites au mot Mâi choire.

BRIDES. Ce mot, dans le langage du dentiste, désigne des I membranes qui se forment à la suite des brûlures, des ul- ^ cères et des inflammations, en établissant des adhésions morr bides entre les différentes parties de la bouche qui, dans i leur étal de santé, sont libres et indépendantes les unes des I autres. (Voyez le mot Adhérences.)

BROIEMENT. Le mot broiement est employé en patholoj gie pour exprimer l’état pulpeux, auquel les tissus peuvent i être réduits à la suite de contusions violentes. On le dit aussi i\ en parlant de la fracture communitive des os, surtout des I os courts; il est alors équivalent au mot écrasement. Mais i dans le style du dentiste, ce mot veut dire un moyen i thérapeutique qui consiste dans la destruction par broiement ou trituration des filets nerveux, qui sont le siège de la douleur que l’on éprouve dans les dents qui sont affectées de ; carie. Nous devons dire que bien que quelques dentistes ! . aient préconisé le broiement au lieu de la cautérisation du nerf de la dent, cette opération est justement abandonnée : > par la grande majorité des dentistes d’aujourd’hui. En effet,

' ! comme opération, il présente toutes les difficultés que l’on a à vaincre dans la cautérisation, tandis que ses résultats ) sont loin d’êlre aussi sûrs, ou aussi satisfaisants que ceux }' que l’on obtient de celle-ci, quel que soit l’instrument que ’ i l’on emploie pour broyer le nerf, sonde, aiguille ou soie de H porc, il est rare qu’il soit assez libre dans Ip canal de la ra- 1 ci ne pour opérer par ses mouvements la désorganisation du # nerf. On l’agace, on le lacère en faisant beaucoup souffrir le \ malade, mais on ne le détruit pas; tandis que le cautère le j carbonise dès l’instant du contact, et qui plus est, la matière f charbonneuse provenant de sa destruction reste dans le cab nal, et sert de tampon pour garantir le fond de celui-ci de l’air extérieur et du froid. Quoi qu’il en soit, voici l’opération : après avoir, avec une tige métallique, une curette ou

ïlllULURE.

une sonde, bien débarrassé le ereux de la dent du détritus formé pai* le pi’ogrès de la carie, on s’aide de sa vue et de la position supposée delà racine, pour inlroduirc dans le canal dentaire l’extrémité d’une sonde fine et courbée, ou à son défaut, une aiguille ou une forte soie de porc. L’instrument introduit, on lui imprime des mouvements en tout sens, en cberchant à désorganiser la substance nerveuse, ou bien par des mouvements successifs d’élévation ou d’abaissement, on cherche à la refouler, tout en la détruisant dans le fond du canal. Nous n’allons pas revenir ici sur ce que nous avons dit sur les démérites de cette opération : elle est douloureuse pour le malade; elle réussit rarement, et nous ne pouvons que vouloir en décourager l’emploi.

BROMATOLOGIE. Nom donné par quelques auteurs à la partie de l’hygiène qui traite des aliments.

BROME. C’est le nom d’un corps simple découvert en \ 826. B existe à l’état de bromure dans l’eau de mer, et dans celle de quelques sources salées. Le brome est liquide, rouge, noirâtre, et deux fois et demi plus pesant que l’eau, son odeur et sa saveur sont fortes et désagréables, il est volatil et bout à 47®, en répandant des vapeurs rouges orangées.

BROMURE de potassium. C’est un corps homogène qui résulte de la combinaison du brome avec le potassium. Il cristallise des cubes. Sa saveur est piquante. On l’emploie comme l’iode, et ses préparations contre les affections strumeuses, contre les engorgements indolents. Le prix élevé de l’iodure de potassium, depuis quelque temps, porte M. Picard, professeur de clinique à l’hôpital du IVtidi, à recommander l’emploi de la brômurc dont il a mainte fois constaté l’eflicacilé dans le cas de syphilis conslilulionnelle. L(‘ dentiste a souvent occasion d’observer des affections rebelles des (lents et de la bouche, qui dépendent de ces vices de l’économie, et la hrômurc de potassium peut lui être dans ce (‘as utile.

BRULURE. On entend par ce mol, les U^sions pro(luit(‘S

imossEs.

sur les différentes parties du corps, par l’aciion du feu ou des corps échauffés. Dupuytren a établi six degrés de brûlure. Dans première, il y a un simple érythrcme ou rubéfaction ; dans la seconde, il y a formation de phlyctèncs; dans la iroisième, il y a destruction du corps muqueux de la peau; dans la quatrième, le derme même est désorganisé ; dans les deux dernières, les tissus sous cutanés, dans toute l’épaisseur de la partie, peuvent être brûlés. Les grandes brûlures arrivent rarement du côté de la bouche, et sont plutôt du domaine de la chirurgie générale; mais il est utile au dentiste de savoir que dans les brûlures un peu graves, il faut avoir recours à la saignée et cà la diète, à l’application des topiques froids, eau h la glace, etc., sur la partie lésée l’on remplace ceux-ci par du papier brouillard enduit de cérat saturné, ou par des compresses imbibées du liniment oléa-calcaire qui est un mélange en parties égales d’huile d’olive et d’eau de chaux. — Le mot brûlure est quelquefois employé dans le sens de cautérisation. Voyez ce mot.

BROSSES. Les brosses sont des instruments composés de plusieurs faisceaux de crins liés et collés ensemble par une de leurs extrémités, et implantés dans des plaques d’ivoire ou de bois. On s’en sert pour opérer des frictions sur toutes les parties du corps, ou sur une étendue limitée de sa surface, ou bien sur les dents seules. Dans ces trois cas, l’emploi de brosses peut remplir pour le dentiste des indications thérapeutiques et hygiéniques de la plus grande valeur. On sait combien les frictions sèches exercées sur toute la surface cutanée sont utiles pour exciter la vitalité de la peau, en remplissant de sang le réseau capillaire du derme, et pour favoriser la transpiration chez les personnes débiles, lymphatiques et scrofuleuses, et chez qui la pâleur et la bouftissure des gencives, aussi bien que l’aspect terne et maladif des dents, disparaissent à mesure que le ton général de réconomic se rétablit. On sait également les services rendus par ces frictions dans le rhumatisme chronique des

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