‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 58 sur 280 · BROSSES · texte numérisé non relu

BROSSES

(lents et des màclioires, aussi bien que dans celui des autres parties du corps, en provoquant une nibélaclion révulsive sur la peau qui environne les parties souffrantes, et en réveillant son action perspiratoire. Mais les brosses employées au nettoiement des dents et de la bouche forment, dans la partie hygiénique de l’art du dentiste, un article de la première importance, et auquel nous allons donner quelques considérations. On conçoit bien que les brosses à dents diffèrent beaucoup dans leur forme, dans leur grandeur, et dans la nature des crins qui les composent, selon l’àge de findividu, l’état des gencives, et selon la longueur et la force des dents sur lesquelles elles doivent agir. C’est ainsi que, pour les enfants, on se sert de brosses très douces et légèrement garnies; car, si les crins étaient trop forts ou trop épais, ils ne pourraient qu’être nuisibles aux dents dont rémail qui les recouvre et les gencives qui les entourent sont encore tendres, et loin d’avoir pris toute leur consistance ou toute leur solidité. Il en est de même pour les personnes naturellement débiles de constitution , chez lesquelles la muqueuse gencivale est très susceptible ou atteinte de scorbut. Nous devons cependant remarquer que les légers saignements des gencives occasionés par la brosse s’arrêtent d’eux-mêmes, et sont, dans un très grand nombre de cas, utiles et salutaires. Pour les adultes, les crins qui constituent la brosse doivent être solides et résistants, leurs extrémités libres sur un même plan, et les faisceaux formant trois ou quatre rangs ; car, dans ce cas, les dents et les gencives ont acquis toute leur force, et les frictions avec une bonne brosse, tout en les entretenant dans un état de propreté, ne font qu’ajouter à la vitalité du tissu gencival, et à l’éclat et à la solidité de l’émail. Il est impossible de bien préciser le volume ou la largeur de la brosse que le dentiste doit fournir à son client. Cela dépendra évidemment du développement plus ou moins grand des mâchoires, et de la longueur très variable des dents elles-mêmes. Quelquefois, il

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