BROSSES
suffit crime brosse ii trois rangs de crins pour couvrir les dents depuis leur racine jusqu’au bord tranchant, tandis que chez les personnes qui ont ces organes très développés en longueur, une brosse à cinq et même six rangs sufht à peine pour les couvrir. Aussi le dentiste doit-il avoir chez lui un assortiment très arié de ces instruments. Les brosses faites en Angleterre ont Joui pendant longtemps en France d’une très juste préférence, parce qu’elles étaient supérieures aux brosses françaises, non-seulement par les matières dont elles étaient composées, mais aussi par la manière dont elles étaient faites. Mais aujourd’hui cette différence a disparu, et les brosses qui sortent des fabriques de Paris sont égales en tout à celles de Londres. Dans le siècle dernier, on vendait, sous le nom de brosses-racines , des frottoirs faits avec les racines de luzerne, de réglisse, et d’autres plantes fibreuses. On faisait bouillir ces racines, on les battait avec des marteaux en bois, pour ramollir les filaments. Ces derniers furent ensuite réunis en forme de pinceau, parfumés, coIot riés en rouge au moyen de la cochenille, et livrés au public. Ces brosses-racines sont tombées aujourd’hui dans l’oubli. La brosse à dents à laquelle j’ai donné mon nom, et qui est connue dans le beau monde sous l’appellation de Brosse-Rogers, mérite certainement une place distinguée parmi les objets les plus utiles d’une toilette hygiénique. Les faisceaux qui en forment les rangs moyens sont forts, élastiques, et en tout propres à contribuer <à la pureté et à la santé de l’émail, tandis que les faisceaux qui forment les rangs limitrophes de la brosse sont doux, délicats et pliants de manière que dans les frictions les plus fortement exercées, on ne court pas la chance d’irriter ou de déchirer la membrane qui recouvre les gencives. Je dirai en terminant cet article sur les brosses, que la manière de s'en servir n’est pas une chose indifférente pour le dentiste, ni pour les personnes qui attendent de lui des renseignements a cet égard. Le ri’ollemcnl dirigé uniquement de
llUCCAL.
droite à g&uclic, et vice-versa, sur la face antérieure de l’arcade dentaire, réussit rarement à enlever dans sa totalité le limon qui peut se cacher dans les interstices et autour des collets des dents, aussi ai-je souvent trouvé beaucoup plus utile d’imprimer à la brosse un mouvement de rotation de haut en bas. De cette manière, on n’exerce pas une pression pénible sur les dents et les parois des alvéoles; et les crins de la brosse pénètrent comme autant de curedents dans tous les intervalles, et dans tous les recoins de la surface dentaire pour en opérer la purification complète.
BRUNISSOIR. C’est un instrument très employé dans les ateliers de dentiste , pour donner un liant degré de poli et de luisant aux pièces artificielles en or, en platine ou en bippopotame, que l’on vient de confectionner, et qui sont prêtes à -être mises dans la boucbe. On emploie , pour opérer le brunissage , les dents connues de certains animaux , tels que loup, tigre, etc., ou bien des tiges d’acier fondu, trempées à sec et parfaitement polies , auxquelles on donne des formes très variées. On brunit les pièces en frottant fortement, et d’une manière continue, toutes les parties de leur surface, avec l’extrémité mousse et unie du brunissoir. Pour les pièces artificielles en bippopotarne ou en ivoire, qui sont très bygrométriques, cette opération ne contribue pas seulement à leur embellissement, mais elle rend la coucbe extérieure de la matière plus compacte , et rend plus difficile l’imbibilion des sucs salivaires, qui exercent une action si forte en décolorant et en décomposant cette matière.
BRUXELLES. On donne ce nom à de petites pinces en acier, à deux brandies, qui servent à saisir des particules métalliques, etc., qui sont trop minimes pour être facilement prises avec les doigts.
BUCCAL. Ce mot est employé , par les anatomistes , pour désigner les clioses qui ont rapport à la boucbe. Ainsi, I® la camié buccale veut dire rintérieur de la boucbe; la mem-
DUCCAL.
brane buccale ii’ost que la muqueuse qui tapisse celle cavité; au niveau du bord libre des lèvres, elle se continue avec la peau , en se réfléchissant de la peau postérieure des lèvres; pour revêtir la partie antérieure des os maxillaires, elle forme un repli nommé frein ou filet des lèvres, et arrivée près du rebord alvéolaire;, elle change de nature pour constituer les gencives. En bas, elle couvre le plancher de la bouche, en envoyant des prolongements dans les conduits excréteurs des glandes salivaires, sous-maxillaires et sublinguales, et passe sur la face inférieure de la langue, en formant le repli appelé frein de la langue, d’où elle va ensuite tapisser ses bords et sa face supérieure. De la base de la langue, elle se porte sur l’épiglotte, en formant les trois replis connus sous le nom de ligaments glosso-épiglottiques , et se continue ensuite avec les deux muqueuses pharyngienne et laryngienne. En haut, elle revêt la voûte palatane, la face autour du voile du palais, et, derrière lui, se continue avec la membrane muqueuse des fosses nasales, tandis qu’elle s’étend latéralement pour couvrir les piliers du voile du palais et les amygdales. Sur les côtés de la cavité buccale, elle tapisse la face interne des joues , envoie des prolongements dans les canaux de Sténon,et derrière les grandes molaires, au bord antérieur de la branche de la mâchoire, elle couvre une glande salivaire qui marque les limites entre les joues et les piliers du voile du palais. Cette membrane couvre , dans différents endroits de son élendu-e , une très grande quantité de glandes salivaires et de cryptes muqueux, (pii s’ouvrent à sa surface. Elle est partout recouverte d’un épiderme ou épylhélium que l’on peut rendre évident par la macération et par l’action de l’eau bouillante et des acides. 3® Les glandes buccales sont les cryptes muqueux et les giandiiles salivaires dont nous venons de parler; L’artère buccale est une petite branche de l’artère maxillaire inl(M‘iU‘. Voyez le moi Artère; 5" La veine buccale : elle correspond à l’artère du même nom <‘t se distribue comme elle ; 0” /.c