CHAUX
IM
l’on a d’abord découpé en petits morceaux, ou bien en le ratissant avec la lame d’un couteau. Par le premier, on obtient la charpie hrute^ par le second, de la charpie râpée. La charpie est employée dans le pansement des plaies, pour couvrir les surfaces de celles-ci dans le dessein de les garantir contre les effets du froid, de l’air et des corps étrangers; et d’absorber l’excès de pus et d’humidité qui se développe à leur surface. On fait de la charpie des plumasseaux ou gâteaux, des bourdonnets, des tentes, des tampons ou des mèches, selon la forme des surfaces et la nature des plaies que l’on est obligé de panser. Le dentiste est quelquefois obligé de se servir de la charpie dans les opérations qu’il fait pour remédier aux accidents, et aux vices de conformation congéniale, dont la bouche et les parties qui la constituent peuvent être le siège.
CHAILOCACE. C’est le nom donné par quelques auteurs à une maladie des lèvres assez commune en Angleterre, et en Écosse. Elle consiste dans le gonflement, l’endurcissement, et la rubéfaction des lèvres sans signes manifesles ce- ' pendant de plîlogose. Cette maladie qui ne se termine jamais par suppuration sévit principalement sur les enfants.
CHAUSSETRAPPE. C’est la centaurea calcilrappa^ plante de la famille des cinaracéphales qui croît le long des chemins dans toutes les parties de la France. Ses fleurs purpurines sont amères, et éminemment antiscorbutiques.
CHAUX. C ’est la protoxide de calcium. La chaux est bliinche et très caustique, elle verdit le sirop de violette. Ni la chaleur, ni l’air sec ne l’altèrent, mais elle attire l’humidité et l’acide carbonique de l’air pour se changer en carbonate. Pour îivoir Veau de chaux on délaie de la chaux vive dans l’eau. La plus grande partie se dépose, mais l’eau se clarifie, et se trouve chargée d’environ une sept centième de son poids de chaux, ou à-peu-près un gramme et demi par litre. Cette eau mêlée en parties égales avec l’huile d’olive
forme le liumenl oléo-calcaire pour les brûlures. Coupée avec
CHÉNK.
tlii lüit, 011 la donne dans la diarrhée des enfants. La chaux vive meme malaxée avec de la potasse et de l’alcool constitue la pâte de Vienne, caustique des plus actifs, qui produit au bout de dix minutes une escarre nettement limitée et profonde. Elle sert à la préparation de la potasse à la chaux. Elle entre pour un quart dans la préparation masticatoire nommée Bélel^ dont nous avons parlé. On l’emploie combinée avec d’autres substances pour former des pommades chromacomes et épilatoires. Le dentiste peut, dans certains cas, trouver l’occasion de l’utiliser. Dans le langage des anciens chimistes, le mot chaux ôtait équivalent au mot oxyde. Ainsi les chaux d’antimoine, d’arsenic, de cuivre, d’étain, de plomb et de zinc, n’étaient que les oxydes de ces métaux.
CHÊNE. C’est un grand arbre des forets de l’Europe, appartenant à la famille des amentacées, et dont les variétés fournissent des produits qui rendent des services à la médecine et aux arts. En voici quelques-uns ;
1® Chêne commun ou qiiercus rohur^ dont le bois dur forme des établis de dentiste excellents, et dont l’écorce en poudre ou tan est souvent employé pour faire des injections astringentes et des gargarismes.
2® Le chêne vert ou quercus ilex^ et le chêne ballote ou quercus ballota dont les glands sont comestibles dans les pays chauds.
3® Le chêne liège ou quercus suber qui fournit la matière de travail aux fabricants de bouchons.
4® Le chêne au kermes ou quercus cocmfera^ dont les feuilles sont couvertes par les insectes connus sous le nom de kermes, et qui fournissent à la teinture une couleur rouge cramoisie des plus belles.
5® Le chêne de la galle ou quercus rnfeclorta^ qui fournil les noix de galle dont la poudre est si employée comme astringent et hémostatique.
6® Le chêne quercitron ou quercus tmcforia^ dont la par-