CHEVELURE
tie cellulaire de l’écorce donne aux teinturiers une belle matière colorante Jaune.
CHEVAUCHEMENT. Ce mot se dit dans notre art d’un défaut de symétrie, ou de régularité dans la disposition de l’une ou de l’autre des arcades dentaires, et qui consiste dans le déplacement graduel des canines ou des incisives latérales, ou de l’une d’elles qui sort de son rang, et vient se placer au-devant de la dent qui l’avoisine, et qui est en partie masquée par elle. En général, cette difformité est due à ce que la mâchoire manque du développement suffisant pour permettre aux dents de se ranger convenablement. Le chevauchement- se montre le plus souvent peu de temps après l’éruption complète des dents permanentes. La dent qui doit être déplacée, subissant la pression latérale des molaires, et des dents antérieures, éprouve une sorte de rotation sur son axe qui dirige l’angle de la couronne en devant, et comme la pression ne cesse pas alors, ce dernier est forcé de glisser sur la face antérieure de la dent qui est à côté d’elle, et de la masquer. Le dentiste qui est chargé de surveiller les progrès de la dentition chez un enfant, doit chercher à prévoir et h prévenir une pareille difformité, en opérant l’avulsion de la deuxième petite molaire. Si cette difformité a lieu avant qu’il soit consulté sur c^ sujet, la conduite à tenir est la môme, car sans ce pas préalable, les efforts de redressement auxquels il pourrait avoir recours ne seraient qu’inutiles, qu’un moyen d’ébranler les autres dents, et une source d’ennui et de tourment pour la personne opérée.
CHEVILLE. Ce mot se dit de la tige métallique, ordinairement en fil d’or, d’argent ou d’acier qui traverse les charnons d’une charnière, et sur laquelle ces charnons doivent tourner.
CHEVELURE. C’est l’ensemble des cheveux qui croissent sur la tète do l'homme, et l’un des plus puissants ingrédients que la nature emploie dans la composition de la beauté féminine. Nous en parlons ici parce qu’elle a des rapports li’ès
CUICORACKES,
intimes dans son état de santé comme dans son état de maladie avec les organes de la bouche. Qui ne sait que l’Èlgc, en avançant, frappe avec un simultanéité remarquable ces divers organes ; que par son effet la chevelure grisonne et s’amincit en même temps que les dents vacillent et tombent; que les affections syphilitiques et autres dessèchent les bulbes pileux en même temps qu’elles détruisent la pulpe nerveuse des dents, et corrodent la membrane qui les attache aux alvéoles, et que les médicaments qui réussissent contre le délabrement de ces dernières font cesser d’un même coup la maladie dont la chevelure est atteinte. On sait également combien sont communes la décoloration des gencives et la carie des dents chez les individus à chevelure blonde, et combien, en général, ces organes sont vermeils et sains, chez ceux dont les cheveux sont foncés ou noirs. Chez les femmes surtout la section de la chevelure faite mal à propos, et sans certaines précautions, est une source de névralgies dentaires des plus atroces. Quant cà l’habitude de teindre les cheveux, qui est aujourd’hui tant à la mode, nous ne pouvons que- la condamner. La couleur que la nature donne à la chevelure, si elle n’est pas la plus flatteuse, est certainement la plus saine, et les substances minérales que l’on emploie pour la teindre, tels que les sulfures noir^ de plomb et de mercure, tout en dégradant la texture des cheveux eux-mêmes, pénétrent par absorption comme agents toxiques dans l’économie, et portent en dernier lieu leurs effets délétères sur les organes confiés aux soins du dentiste. Cette dernière considération lui imposera donc le devoir de condamner avec nous ces teintures, et de conseiller (à ses clients d’en rejeter l’emploi.
CHÈVREFEUILLE. C’est une plante très connue de la famille des caprifoliacées. Ses fleurs, en infusion, sont souvent employées comme gargarisme astringent, et détei*sif dans riiiflammalion des amygdales.
CHfCORACÉES. C’est le nom d’mie famille de plantes