CHLOROSE
la description dans les autres parties de cet ouvrage. A personne plus qu’au dentiste ne s’adresse le portrait que le savant Celse a fait d’un bon opérateur. Il doit, selon lui, êire jeune ou peu avancé en âge, sa main doit être ferme, adroite et jamais tremblante. Il doit être ambidextre, c’est-à-dire, prêt à se servir de l’une ou de l’autre des mains avec une égale facilité. Il faut qu’il ait la vue perçante et claire, que son âme soit intrépide et souvent impitoyable : qu’il ne se bâte pas plus qu’il ne faut pour le succès de son opération, et qu’il achève celle-ci comme si les plaintes de son malade n’arrivaient pas à ses oreilles.
CHLORE. Le chlore est un gaz verdâtre, d’une odeur forte et désagréable qui lui est propre; il est deux fois et demi plus pesant que l’air. La flamme d’une bougie plongée dans ce gaz pâlit en se grandissant, puis prend un teint rougeâtre et s’éteint. L’avidité de ce gaz pour l’hydrogène est une de ses propriétés les plus remarquables, et c’est à elle qu’est due la puissance désinfectante et décolorante qui lui est tant connue. Il est soluble dans l’eau, et le chlore liquide ainsi produit, agit comme le chlore gazeux en détruisant les miasmes des lieux infectes, et en enlevant aux substances animales et végétales la matière colorante dont elles sont teintes. Le chlore existe uni au sodium dans le sel de cuisine, et c’est de ce dernier corps qu’on l’extrait.
CHLOROSE. Celte maladie, connue par les gens du monde sous le nom de pâles couleurs , est propre au sexe féminin , et surtout aux jeunes personnes de l’âge de quinze à vingt ans. Elle est caractérisée par la langueur générale, par la coloration pâle ou verdâtre du visage et des lèvres, et par des troubles dans la menstruation. Il doit être connu du dentiste parce que l’appauvrissement du sang, qui a lieu dans cette maladie, expose les personnes qui en sont atteintes à un état blafard des gencives et à des névralgies dentaires continuelles, qui persisteront jusqu’à ce que l’on ait détruit l’état chlorotique général par l’administration abondante de 1er cl de
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ses préparations, et en secondant les effets de ces médicaments par l’air, l’exercice et les boissons amères,
CHLORURES. On nomme ainsi les corps qui résultent de l’union du chlore avec les métaux. Parmi eux se trouvent : le protochlorure de mercure ou calomel , le bi chlorure de mercure ou sublimé corrosif, et le chlorure de sodium ou sel marin. Ce sont là presque les seuls chlorures qui puissent intéresser le dentiste.
CHOC. On entend par le mot choc l’action qu’un corps en mouvement exerce sur un corps fixe qu’il rencontre sur son passage. Les chocs qui ont lieu entre les dents des deux mâchoires , par suite d’une chute sur le menton , ou d’un coup porté sur la face inférieure de ce dernier, ou la rencontre d’un projectile avec les dents, suffisent pour opérer la fracture de ces organes et pour les faire éclater en fragments.
CHOCOLAT. C’est une pâte faite avec l’amande du cacaoyer. Voyez ce mot.
CHONDROGLOSSE. Nom donné par Albinus à la portion du muscle hyoglosse , qui s’attache à la petite corne de l’os hyoïde.
CHOPINE. Nom d’une mesure pour les liquides ; elle contient environ 516 grammes d’eau.
CHRONIQUES. On comprend sous ce nom certaines maladies dont la durée est longue et dont les symptômes se développent lentement. Les différentes espèces de carie dentaire peuvent être regardées comme des maladies chroniques des dents. Des affections chroniques telles que le cancer, les exostoses des m<àchoires et des tuméfactions ganglionnaires, peuvent se montrer dans rintérieur comme à l’extérieur de la bouche.
CHRYSOCOLLE. Un des noms donnés au borax. Voyez ce mot.
CHUTE. Le mot chute est employé dans l’art du dentiste pour exprimer la sortie spontanée des dents de leurs alvéo-