‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 84 sur 280 · CISEAUX · texte numérisé non relu

CISEAUX

un moyen de cacher l’impeHection de leur travail, en comblant de cette substance les vides qui se forment entre les plaques , les dents, ou d’autres fissures qui sont dues à la mauvaise qualité de la matière employée, ou à la gaucherie de celui qui la travaille. Nous ne pouvons que condamner un pareil procédé, qui est certainement une fraude, et qui, au lieu de remédier à un mal, ne fait que le masquer.

CIRE à cacheter. Cette substance qui, pour être utile, doit être très fine et très résineuse, est loin de valoir, à notre'avis, le soufre en bâton, qui, entièrement privé de matière animale et huileuse, ne subit pas, par l’effet de la chaleur humide de la bouche, la sorte de putridité et de décomposition dont, à la longue, la cire est atteinte. Au reste, ces deux substances sont employées pour fixer les dents à tube sur les pivots de la plaque, ou pour river des pivots sur des pièces en dents osseuses.

CISAILLES. C’est un instrument très employé dans les ateliers de dentistes pour opérer la section des lames d’or, d’argent, de platine, de cuivre, de plomb, et d’autres métaux dont on peut avoir besoin. Elles ne diffèrent guère des ciseaux' ordinaires que par l’absence des anneaux dont les manches de ces derniers sont garnies, et par la grande force et épaisseur de leurs manches et de leurs lames.

CISEAUX. Cet instrument, composé de deux lames trancliantes, croisées et mobiles sur un axe, est trop connu pour que nous cherchions ici à le décrire. Les ciseaux sont droils ou courbes; ces derniers sont courbés sur leur plat, ou courbés sur leurs tranchants. Le dentiste doit en avoir de chaque espèce dans son cabinet d’opération, pour diviser le frein de la langue, enlever quelques tumeurs pédiculées qui se développent dans la bouche, des lambeaux déchirés des gencives, etc. et pour opérer la section des fils de soie et de chanvre qu’il emploie quelquefoispourl’affermissementetleredrcssementdes dents. Il doit y en avoir aussi de grandeurs différentes sur l’établi ou dans l’atelier.

CLAIES. On donne ce nom, dans quelques ateliers, à des planches qui sont fixées au-dessous de l’établi pour recueillir les parcelles des métaux emportées par les cisailles et par la lime pendant la confection des pièces.

I CLAQUEMENT. On désigne, par ce mot, le bruit que Ifont les dents qui se lieurlent pendant le tremblement convulhsif des muscles de la mcàchoire inférieure , occasioné par le (i froid, et qui a quelquefois lien pendant le frisson des fièvres lintermitlentes.

CLÉ. La clé à extraction, ou clé de Garengeot, est un instrument auquel cet opérateur a donné son nom, bien qu’au lieu d’en être l’inventeur, il n’ait fait que modifier un peu la iforme de cet instrument, qui était connu longtemps avant ï-son époque. La clé se compose d’une tige d’acier solide,

■ dont une des extrémités se fixe à demeure dans un maniche transversal en ivoire ou en ébène, tandis qu’à l’auttre, qui est élargie, aplatie et arrondie à ses bords, est vissé lun crochet demi-circulaire et mobile , destiné à embrasser la (Couronne de la dent dont on veut faire l’extraction. Cet insstrument, comme on peut le voir, n’est autre chose qu’un le- 'vier du premier genre , le point d’appui se trouve au I contact du talon ou de l’extrémité libre de la tige avec la patroi alvéolaire sur laquelle on le pose ; dont la puissance est lie mouvement de circumduction imprimé par la main de l’o- Ipérateur au manche, et dont la résistance se trouve dans la' (couronne de la dent que le crochet tend à soulever. Nous ! renvoyons le lecteur à l’article Crochet pour les changementsfdc forme que l’on a voulu donner à celle partie de la clé,, t et nous allons ici indiquer quelques-unes des modifications les ■plus importantes que l’on a fait subir à l’instrument luiimême, tout en diklaranl que, pour notre compte, comme I pour celui de nos confrères les plus judicieux et les plus cxipérimenlés, la clé ancienne , telle que Garengoat nous l’a I léguée, mérite la préférence sur toutes celles que depuis le ( dernier demi-siècle on a voulu lui substituer. La première:-

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est la clé à panneton étroit et à crochet à angles droits, dont nous avons parlé au mot Crochet. La seconde est la clé de Colomba t.f qui n’est remarquable que par un cylindre tournant, qui est fixé dans le talon cl dont l’objet est de rendre la pression moins dure. Dans une troisième modification de l’instrument, on trouve un demi-anneau dans lequel est reçu le doigt indicateur du dentiste, qui gouverne, au moyen d’une tige centrale attachée au demi-anneau, les mouvements du crochet sur la dent. On trouve aussi des clés à pannetons mobiles et garnis en cuir, et d’autres nommées clés tournantes, qui permettent de changer de côté sans dévisser les crochets. La clé de Fox et de Savigny est faite de telle sorte que le crochet se transporte à volonté au-delà du panneton, et remplit le même objet que le crochet en Z. La clé à double tige., de Colombat, est échancrée au milieu du panneton, pour empêcher la fracture du bord alvéolaire autre part qu’en regard de la dent à extraire. Une modification, qui est commune à plusieurs do ces clés, est la présence d’un long pivot en acier, loge dans un canal pratiqué dans l’intérieur de la tige. L’extrémité du pivot qui avoisine le manche de la clé porte un bouton qui permet à l’ongle du doigt indicateur de la main qui embrasse le manche, de retirer le pivot vers cette dernière, et un ressort dont le pivot est garni dans l’intérieur de son canal, le rapporte à sa position première dès que le doigt se détache du boulon. Dans les clés de cette espèce le panneton est échancré pour loger, à volonté, le talon du crochet, qui est percé d’un trou égal au calibre du reste du canal et qui est desliné au passage du pivot, qui fixe ainsi solidement le crochet au corps de la clé. — Quelle que soit la clé dont le dentiste se serve, il faut avoir la précaution d’en garnir le panneton , chaque fois qu’il opère, d’un ruban de linge parfaitement propre, pour empêcher le sentimeni du froid que le métal de la clé produira sur la gencive et pour rendre moins effrayant , pour le malade, l’apparence de l’inslrumenl. Pour la manière de se servir de cet in-

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