‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 85 sur 280 · CLOISONS · texte numérisé non relu

CLOISONS

slriiment , nous ren voyons le lecleur à l’article Extraction.

CLIMAT. Ce mot, dans son acception hygiénique, vent dire une étendue de terre différente de celles qui l’entourent sous le rapport des saisons, des qualités de la terre, de la terre, de la chaleur de l’atmosphère et des autres circonstances physiques attachées au sol. Les climats sont ordinairement divisés en trois classes : tes climats chauds., qui s’étendent au trentième degré de latitude de chaque côté de l’équateur ; les climats tempérés, compris dans chaque hémisphère du globe, entre le trentième et le soixantième degrés de latitude, et les climats froids, qui s’étendent tlepuis ce dernier dégré jusqu’aux pôles. Il esta remarquer cependant que les ' endroits compris entre les mêmes parallèles n’ont pas toujours des climats semblables. Ainsi , à Paris, il fait plus ■ chaud qu’à Vienne, et à Pékin qu’à Philadelphie , bien que, respectivement, ces villes soient situées à distance égale de l’équateur. Les causes qui font varier ainsi la température atmosphérique des lieux qui se trouvent placés sous un même parallèle, sont l’élévation plus ou moins grande du sol .au-dessus du niveau de la mer, l’évaporation des eaux, l’inclinaison des terrains, les vents, la couleur et la nature des terrains, et le voisinage des volcans. L’influence des climats tsur les organes de la dentition n’est pas moindre que celle I qu’ils exercent sur le corps et sur l’état général de l’homme. IMais nous ne pouvons entrer ici dans des détails à cet égard, • et nous renvoyons le lecteur à ce que nous avons dit à l’ari ticle Air.

CLOISONS. Les cloisons sont des parois, tantôt molles,

1 tantôt osseuses, destinées par la nature à séparer deux ca- 'vités rune de l’autre ; telles que la cloison des fosses nasales, la cloison des ventricules du cœur. Les cloisons qui intéressent le plus le dentiste, sont les cloisons des alvéoles. Ce sont des lames de tissu osseux qui séparent les unes des autres les alvéoles des dents. Ces cloisons sont visibles entre les follicules dentaires dès l’Age de doux mois et demi de la vie

CÜCHLKARIA.

12(3 . CÜCHLKARIA.

rétalc. Elles niigmenlcnt de volume en suivant Taccroissement de la mâchoire même. La partie des cloisons qui avoisine le fond des alvéoles est peu large, mais épaisse; celle qui se trouve du côté du bord alvéolaire est, au contraire, très mince et très étendue. Les cloisons, comme les autres parois des alvéoles, sont revêtues par la membrane alvéo-dentairc dont nous avons parlé.

COAPTATION. On entend par ce mot l’action de rétablirdans leurs rapports naturels les fragments d’un os fracturé ■ ou de remettre à sa place l’extrémité articulaire d’un os luxé, j Ce mot se dit aussi de Timplantation d’une dent arrachée par ‘ accident ou par mégarde de l’alvéole qui la renfermait. |

COCCINELLE. Genre d’insectes coléoptères trimères. Une j espèce de ces insectes, le cocinella bipunctata, vulgairement; appelée bêtes à Dieu^ fut autrement employée pour confection-! ner un remède odontalgique, qui a justement perdu la réputation qu’il avait acquise.

COCHENILLE. C’est le nom d’un insecte de la famille des hémiptères, nommé aussi graine d’écarlate, coccus cacti «t caccinelli. C’est de lui que l’on extrait la belle matière colorante nommée carmin, ou vinaigre de rouge. Les dentistes s’en servent pour teindre leurs liqueurs dentifrices, et pour teindre la partie des pièces en hippopotame destinées à simuler les gencives. Avant de peindre riiippopotame avec cette substance , on doit avoir la précaution de toucher, avec de l’acide chlorydrique, les parties qui sont à colorer, car alors cette teinture pénètre mieux dans le tissu de l’h'ppopotame.

COCHLÉARIA. Ou herbe à cuiller ainsi nommée à cause de la forme de ses feuilles. C’est une plante de la famille des crucifères qui croît sur les rivages de la mer, en Normandie, et en Bretagne. Elle est un des plus puissants antiscorbutiques connus. On en mâche les feuilles qui purifient les dents, et donnent aux gencives une tonicité remarquable. Son suc exprimé est donné à la dose de 60 grammes par jour,

COKUll.

dans les cng-orgomenls blancs des glandes sous-maxillaires, et pour combattre les autres symptômes des affections scorbutiques chez les enfants, et il entre! pour beaucoup dans un certain nombre d’élixirs odoutalgiques, et de collutoires dont le dentiste se sert journellement avec les plus grands avantages.

COCON. C’est l’enveloppe de matière soyeuse dont s’entoure la chenille du ver à soie ou bombyx-mori, avant de se transformer en chrysalide. C’est en dévidant (;es cocons que l’on obtient la soie que le dentiste emploie à l’étal de fil et de cordonnet.

CODE. Le mot code ou codex qui veut dire recueil de lois, est appliqué en pharmacie à un recueil de préparations médicinales, avec des directions sur la manière de les préparer. Le dentiste peut s’aider de ces recueils dans le choix de ses préparations hygiéniques et anti-odontalgiques; mais sa propre expérience lui sert souvent de guide pour former des compositions plus agr ables et plus utiles que celles dont le cod(‘x est surchargé.

COEUR. C’est l’organe central de la circulation du sang. C’est un muscle creusé de quatre cavités, et dont la forme est celle d’un cône aplati. Il est situé entre les deux poumons, dans l’écartement inférieur du médiastin antérieur. Il est obliquement dirigé dans la poitrine, et son sommet qui est logé dans une échancrure du poumon gauche, peut être senti par la main appliquée dans l’espace qui sépare la cinquième de la sixième côte. Il est enveloppé d’une membrane séro-fibreuse, nommée péricarde, dont la face inférieure est fortement adhérente au diaphragme. On regarde aujourd’hui le cœur de l’homme comme formé delà réunion de deux cœurs dont chacun est formé d’une oreillette et d’un ventricule. Le cœur droit est veineux, et communique avec l’artère pulmonaire et les deux veines caves. Le cœur gauche est artériel et communique avec l’aorte et les veines pulmonaires. Pour mieux comprendre les rapports de ces cavités et de ces vais^

COLLIKR.

seaux entre eux, voyez ce que nous avons dit à rarüclc Circulation.

COL. Dans le langage du den liste, ce mot ne s’emploie que pour désigner la portion rétrécie de la branche de l’os maxillaire inférieur qui se trouve immédiatement au-dessous du condyle de cet os.

COLCOTAR. Nom donné par les anciens chimistes à l’oxyde rouge de fer, obtenu en calcinant le sulfate de ce métal.

COLIQUE. Ce mot est employé pour désigner toute douleur vive et passagère qui se développe dans l’abdomen. Les coliques des enfants pendant la durée des deux dentitions sont souvent accompagnées de la constipation ou de la diarrhée, et de la présence de vers dans les intestins. Les difficultés de l’éruption des dents contribuent largement à la production des irritations intestinales, et celles-ci une fois développées entravent la marche régulière de la dentition, et nuisent à la solidité et à la beauté des dents. Le dentiste doit donc chercher à maîtriser ces coliques au moyen de légers laxatifs, de calmants et de vermifuges.

COLLET. On entend par ce mot le rétrécissement ou dépression circulaire qui se trouve entre la couronne et la racine des dents. Le tissu gericival, quand la bouche est saine, contracte des adhérences avec le contour du collet, et contribue plus ou moins à consolider rimplanlalion des dents dans leurs alvéoles.

COLLIER. Les colliers de camphre, de valériane et d’autres substances odorantes que l’on met autour du cou des enfants pour prévenir, et pour calmer les douleurs qui dépendent de l’éruption des dents, n’ont aucun des effets qu’on leur attribue; mais ils agissent sur l’imagination des mères, ils rassurent les nourrices, et le dentiste peut les respecter. Ils donnent aux irritations le temps de s’apaiser d’ellesmêmes, et au dentiste le temps de les calmer par des moyens appropriés.

COLLUTOTTIE.

COLLE-FORTE. Voyez pour ce mot, l’article Gélatine.

COLLUTOIRE. On donne ce nom à un médicament liquide ou semi-liquide, employé pour combattre certaines maladies de l’intérieur de la bouche, et qui peuvent siéger à la face interne des joues, aux gencives et aux dents. Les collutoires sont tantôt appliqués avec un pinceau sur la partie malade, tantôt humés par les lèvres, et tenus dans la bouche de manière à baigner les parties affectées. Leurs effets sont très variés selon les ingrédients que l’on y fait entrer, et nous croyons utile de placer sous les yeux du dentiste quelquesuns des plus connus et des plus utiles en indiquant la manière de les composer.

COLLUTOIRE acidulé. Faites fondre 15 jgrammcs de sucre blanc dans 250 d’une infusion de graine de lin, et ajoutez 3 grammes de suc de citron. Ce collutoire est antiphlogistique, légèrement détersif et rafraîchissant.

COLLUTOIRE antiseptique. C’est un mélange de 100 grammes d’un décocté de quinquina avec 30 grammes de sirop d’écorce d’orange, et 30 grammes de chlorure de soude à 30®. C’est principalement dans les affections gangreneuses de la bouche, que ce collutoire est employé.

COLLUTOIRE anti-odontalgique. Faites macérer pendant une heure 1 6 grammes de racine de pyrèthre concassée, et 1 5 centigrammes d’opium brut dans 1 80 grammes de vinaigre. Ce collutoire est dû au célèbre dentiste anglais Fox.

COLLUTOIRE calmant. Faites dissoudre 1 décigramme d’extrait d’opium dans 45 grammes d’un décocté de racine de guimauve. — Ce mélange promené au moyen d’un pinceau sur les parties affectées, dans les ulcérations et dans les aphlhes douloureux de la bouche, produit des effets excellents.

COLLUTOIRE contre les aphthes. Toucher ces derniers avec un pinceau imbibé d’un mélange en parties égales d’acide chlorhydrique et de miel.

COLLUTOIRE émollient. Le plus simple et le meilleur

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