COMPRESSION
COMPLEXION. Ce mol esl employé par quelques liygiéuisles dans le sens (lecoustilulion physique.
COMPLICATION. Ce mol, dans la palhologie dentaire, exprime une réunion de deux ou plusieurs affections différentes dans leur nature J mais souvent dues à une même cause et dépendantes les unes des autres.
COMPOSITION. Ce mot, dans notre art, a une double signification, il veut dire tantôt l’action de composer des médicaments pour en former des élixirs, des lotions dentifrices, etc., et tantôt ces élixirs et lotions dentifrices mêmes. Pour la composition des dents. Voyez ce dernier mot.
COMPRESSE. On entend par ce mot des morceaux de linge tantôt simples , tantôt pliés en plusieurs doubles qui servent dans le pansement des plaies à couvrir les parties malades, à y appliquer certaines substances médicamenteuses dont on les sature, ou à exercer une pression sur ces mêmes parties au moyen de bandes en entourant la partie malade. Les compresses ne sont pas d’un emploi fréquent dans la chirurgie dentaire.
COMPRESSION. Ce mot ne se dit, dans notre art, que pour exprimer l’action d’affaisser en y exerçant une pression les parois de l’artère qui donne du sang aux parties sur lesquelles on opère, et cela pour prévenir l’hémorragie qui pourrait avoir lieu par la section ou par le déchirement de ses rameaux. Malheureusement les artères qui fournissent le sang d’une manière immédiate à l’interieur de la bouche sont hors de la portée de toute compression; mais dans les opérations qui ont lieu aux lèvres et dans leurs environs, l’hémorragie peut être arrêtée en comprimant l’artère faciale à son passage sur la base et sur la face antérieure de l’os maxillaire inférieur. Le doigt promené sur la base de la mâchoire, trouve facilement cette artère par ses battements et par la dépression que forme sa gouttière à environ 27 millimètres en avant de l’angle de cet os. Dans les cas rares d’hémorragie grave qui ont lieu à la suite de l’extraclion des
CONOÉNIALES.
dents, et à la suite d’autres opérations dans l’intérieur de la bouche;, si les moyens hémostatiques ordinaires ne réussissent pas, on sera sûr d’arrêter l’écoulement du sang en comprimant les artères carotides primitives dans l’espace triangulaire qui existe entre le haut du larynx et le bord intérieur du muscle sterno-cléide-mastoïdien, endroit où les battements de ces artères sont très facilement sentis.
CONCRET. Ce mot est employé en chimie pour exprimer l’état solide ordinaire de certaines substances oléagineuses, ainsi le beurre de cacao est une huile végétale concrète. Le camphre est une huile volatile concrète.
CONCRÉTIONS. On désigne ainsi certains amas de mucus endurcis et de matières calcaires qui se forment dans les différentes parties de la bouche, dans les conduits salivaires, dans les amygdales, autour du collet et dans les interstices des dents, et quelquefois dans la cavité des dents cariées. Ces dernières, sont produites par la nature dans le dessein d’opérer la guérison de la dent malade. Quant à celles qui se forment dans les conduits salivaires, nous en avons longuement parlé au mol calcul, et pour celles qui se for ment autour du collet des dents, nous renvoyons le lecteur au mot tartre.
CONDLITS. Ce mot est employé dans le sens du mot canal. Ainsi l’on dit indifféremment conduits ou canaux salivaires, dentaires, etc. Voyez le mot Canal.
CONDYLE. On nomme ainsi la portion de l’os maxillaire inférieur qui s’emboîte dans la cavité glénoïde du temporal, pour former l’articulation temporo-maxillaire. Le condyle est oblong, convexe et obliquement dirigé en dedans et en arrière; dans l’état sain, il est encroûté d’une couche de cartillage qui s’étend jusqu’au col.
CONGÉNIALES. Les maladies congéniales sont celles que les enfants apportent en venant au monde. Ce sont ordinairement des vices de confoj’ination qui résultent, selon
rONSOllPHON.
les embryologistes, d’im arrêt, d’un excès, ou d’imo perversion de développement pendant la période de la geslation : tels (juc le bec de lièvre, la réunion anormale des lèvres et antres, dont nous parlerons aux mots Maladies et Vices.
COiXGESTlON. Ce mot se dit d’une accumulation anormale de sang ou de sérosité dans un endroit quelconque du corps. Les grands viscères du corps, tels que le cerveau et les poumons , sont quelquefois le siège de congestions sanguines dangereuses et même mortelles. Dans les cas de phlegmons des lèvres, des amygdales, etc., ces organes deviennent des points congestionnés, et les capillaires qui les parcourent se gorgent de sang. Il y a une congestion séreuse des mâchoires produite le plus souvent par le froid, et de laquelle nous parlerons au mot Fluxion.
CONNEXION. Ce mot est employé par quelques auteurs dans le sens d’union, et l’on dit les connexions de l’os maxillaire inférieur avec le temporal, les connexions des dents avec les alvéoles, pour dire les moyens d’union de ces diverses parties entre elles.
CONSERVATION. Ce mot se dit en parlant des dents et des autres parties de la bouche. La conservation de la beauté et de la santé des dents et de leurs annexes, constitue l’objet principal de l’hygiène dentaire.
CONSOLIDATION. Ce mot est le plus souvent employé en parlant des os fracturés. Ainsi, dans les fractures de l’os maxillaire inférieur, on dit que la consolidation est parfaite, quand le cal qui réunit les deux fragments est assez dur pour permettre au malade le libre usage de l’organe , sans craindre une séparation de ces derniers.
CONSOMPTION. Ce mot désigne une maladie qui a son siège à la racine même des dents. La consomption de la racine des dents est une affection qui mérite une attention spéciale de la part du dcniiste, et cela d’aulant plus que, malgré les douleurs atroces qui l’accompagnent, la dent ellemême présente extérieurement l’aspect de la meilleure