CONSTIPATION
(loiilourouscel impressionnable, cesse de l’ètrc pour dcveiiii’, pins tard, le siège d’une douleur et d’une sensibilité morbide plus considérable. La consomplion de la racine fait des progrès très lents, et ne produit de résultat bien grave qu’après une durée de trois on quatre ans ; mais, alors, il n’est pas rare de voir la maladie se propager aux racines des dents voisines; et l’on cite des cas où la maladie existait en même temps dans tonte l’étendue de l’arcade dentaire, et même dans les deux arcades à la fois. A une période avancée de la maladie,lepérioste alvéolaire qui entoure la partie malades’enllamme, la paroi intérieure de l’alvéole devient le siège de la carie, et une fistule s’établit à travers l’épaisseur du tissu gencival. On voit qu’il est important de diagnostiquer cette mala- * die de bonne lieurc, et de faire l’extraction de la dent malade avantque sa présence dans Talvéole aiteu le temps d’irriter le tissu de la mâchoire, ou de propager la contagion aux racines des dents voisines. On a essayé d’arrêter les progrès de celte maladie en portant un stylet rougi au feu dans la gencive, vis-à-vis de la racine de la dent malade; mais l’expérience a prouvé que le seul moyen capable de guérir radicalement la maladie est d’extirper l’organe qui en est primitivement le siège.
CONSOLDE. La grande consoude est une plante de la famille des baraginées, qui, outre les principes mucilagineux dont les autres membres de cette famille sont chargés, contient une quantité considérable de tannin. On en donne souvent le sirop ou l’infusion dans la diarrhée des enfants, due à l’éruption difficile des dents.
CONSTIPATION. L’état de constipation qui survient chez les enfants, par suite des troubles produits dans l’état naturel des voies digestives, par les difficultés des dcuxdentitions, doit être combattu par des laxatifs, tels que le miel, la casse, l’huile de ricin, etc., qui seront secondés dans leurs effets par l’adminislratiori d’un médicament vermifuge, quand la
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présence des ascarides ou d’autres enlozoaires paraisseiil y contribuer.
CONSTITUTION individuelle. Ce mol est sonvent employé dans le meme sens que tempérament. Nous croyons que c’est un vice de langage : il y a plusieurs sortes de lempéraments qui dépendent d’une prédominence marquée d’un des systèmes sanguin, nerveux, lymphatique, biliaire, qui caractérise l’état général de l’individu, et l’expose à un certain nombre de maladies qui sont propres aux personnes du tempérament dont il est doué. Les individus sont de constitulion forte, faible, bonne ou mauvaise; mais ces exceptions ne préjugent en rien sur la nature particulière de leur orga- » nisation. Il est inutile de dire que les odontalgies rhumatismales, névralgiques et autres, sont plus communes chez les individus de constitution naturellement faible, ou devenue telle par les excès ou par les maladies, que chez ceux qui jouissent d’une constitution bonne et robuste.
CONSTITUTION atmosphérique. Ou désigne par ces mots les diverses conditions qu’offre l’atmosphère, comme la sécheresse et l’humidité, la température, l’élévation du baromètre, etc.
CONSTITUTION médicale. On nomme ainsi l’influence que l’état atmosphérique de la saison exerce dans la production de certaines maladies qui régnent alors d’une manière générale dans la population. Les constitutions médicales sont donc nerveuses, inflammatoires, bilieuses, etc., selon la nature des maladies qu’elles produisent.
CONTAGION. On donne ce nom à la transmission de certaines maladies d’un individu à un autre. La contagion peut être immédiate ou médiate. Dans le premier cas, le principe contagieux est transmis à l’individu sain , quand une partie de son corps, dont la peau est excoriée, tels que les doigts, vient du contact avec les parties malades de l’individu affecté. Nous avons connu un cas de syphilis contracté en opérant sur une bouche, qui était le siège d’ulcères de nature
CONVOLVULACÉES.
vénérienne. Les membranes muqueuses des lèvres et du pénis absorl)ent lacilement le virus syphililique. La transmission est aussi immédiate, quandle principe d’une maladie contagieuse est puisé parmi individu sain, dans l’atmosphère qui environne le malade et qui est chargée des émanations de son corps. Quelques auteurs prétendent que le muguet, nommé aussi aplilhes infantiles, est transmissible par contagion. C’est une question qui intéresse le dentiste, mais qui n’est pas encore décidée. La contagion est dite médiale quand l’individu sain contracte la maladie en se servant des vêtements portés par l’individu affecté.
CONTENTIFS. Les bandages contentifs sont appliqués dans la chirurgie générale pour tenir dans un état de coaptation les parties dont on désire obtenir la réunion. Ces moyens contentifs ne sont employés parle dentiste, que dans les cas où la mâchoire inférieure est le siège d’une fracture. Voyez ce mot. Ce mot pourrait aussi, à la rigueur, être dit de quelques ligatures et de quelques autres appareils que l’on met pour maintenir ou raffermir les dents.
CONTIGUÏTÉ. Ce mot est employé par opposition au mot continuité ; ainsi, un os, le maxillaire inférieur, peut être malade dans sa continuité, quand la maladie affecte le corps même de l’os, et dans sa contiguïté, quand elle siège dans son articulation avec l’os temporal. Les dents peuvent aussi être lésées dans leur continuité ou dans leur contiguité, comme cela a lieu quand un choc ou un accident quelconque vient luxer la dent dans son alvéole, ou quand le virus syphilitique, ou les abcès des mercuriaux ulcèrent la membrane qui la lie à cette dernière. ■
CONVEXE. On désigne, par ce mot, la face la plus étendue d’un corps qui est, en même temps-, aplati et courbé en arc de cercle. Ainsi, la face antérieure des arcades dentaires est convexe; la face postérieure en est concave.
COxNVOLVlT.ACEES. Nom d’une famille de planles dont