CRYPTES
i Les croclicts sont, pour la plupart, semi-circulaires . Quclj ques dentistes préfèrent des croclicts qui sont à angles presque clroils. Selon eux, ces derniers occupent moins de place et exigent, de la part du malade, une ouverture moins considérable de la bouebe. Ils embrassent mieux la dent et sont moins exposés à ne remonter vers la couronne que les premiers. On les fait aussi parvenir plus facilement aux der- !, nières dents molaires. Le docteur ïesse a modifié ces instruments de telle sorte , que l’on peut en extraire les dents de la mâchoire supérieure, sans être obligé de se servir des doigts pour fixer le crochet.
CROTOPHITE. Ce mot est employé dans les anciens livres d’anatomie pour désigner le muscle temporal , qui remplit la fosse temporale du creux et dont le tendon se fixe au sommet de l’apophyse coronoide de l’os maxillaire inférieur qu’il lève. Voyez le mot Temporal.
I CROUTES. Ce mot désigne des plaques d’une matière i visqueuse endurcie qui se forment sur le cuir chevelu des I enfants, ou sur la peau du visage, et dont le développement j dépend souvent du travail pénible des dents qui cherchent I à percer.
I CRUCIFÈRES. C’est le nom d’une famille de plantes ainsi I nommée à cause de la disposition de ses fleurs, dont les pétales sont disposées en croix. La plupart des individus, qu’elles renferment sont alimentaires ou anti-scorbutiques. Presque toutes ces plantes contiennent du soufre et laissent dégager un principe volatil qui ressemble à l’ammoniaque. C’est dans cette famille que se trouvent le chou, le cochléaria, les moutardes noire et blanche, le raifort, le cresson, le navet, le radis, la giroflée et le pastel.
CRYin’ES sébacées. En langage anatomique le mot crypte est synonyme de follicule. Les cryptes follicules de la peau sont dites sébacées. Leur usage est de sécréter et de verser sur la surface cutanée un liquide onctueux, qui lubrifie el entretient la souplesse de la peau. La consislaiice ni la coin-
cuiviu-:.
posiliüii (le la rnali(^‘i-G S(>cr(3l(3e i»ar les cryptes seba(.*ées ne sont pas les mômes partout. Ainsi, elle est liuileuse ;iu cuir chevelu , assez fluide au visage et aux ailes du uez, (épaisse et eolorée aux aisselles et aux aines, elle est comme séreuse derrière les oreilles.
CRYPTES muqueuses ou follicules mucipares. Elles existent dans toute rétendue de la membrane muqueuse gastropulmonaire, tantôt isolées les unes des autres, tantôt agglomérées et en plaques. Nous allons examiner celles qui fournissent les mucosités buccales et qui siègent par conséquent dans rintérieur de la bouche et à l’arrière-gorge. Les corps sécréteurs auxquels on avait donné le nom de follicules ou cryptes mucipares, existent sous la membrane muqueuse de tonies les parois de la bouche; mais il est reconnu aujourd’hui que ceux qui existent à la face postérieure des lèvres, à la face interne des Joues, aux faces et au bord libre du voile, du palais et dans l’intérieur de la luette et sur la face dorsale de la langue, au lieu d’étre des cryptes muqueuses ne sont que des glandules salivaires qui versent, par des bouches innombrables sur la face libre de la muqueuse buccale, une salive presque analogue à celle qui est produite par les parotides. Entre les piliers du voile du palais, un amas de cryptes mucipares proprement dites constitue les amygdales.
CUIVRE. Ce métal est rangé dans la quatrième classe du baron Thénard. Il est solide, rougeâtre, malléable, ductile et excessivement sonore. Il entre en fusion à 27” du pyromètre de Wcdgewood; il est cà-peu-près de neuf fois p! is pesant que l’eau. L’air atmosphérique l’oxyde d’abord , puis convertit l’oxyde formé en un carbonate de cuivre de couleur verdâtre. Le cuivre est altéré par un grand nombre d’acides, qui forment avec lui des sulfates, nitrates, acétates, etc., de cuivre. Ce métal fait partie des alliages connus sous le nom de Jaifo'n, métal de cloche, bronze, maillechort, etc., et entre pour un dixième dans les moniiaif's d'argcnl et d’or. Les
CUîlK-DENT.
sois do cuivro soûl employés eu médecine; mais dans l’art du dentiste ils ne sont que très rarement employés. Le cuivre se trouve abondamment en Europe et dans toutes les autres parties du monde.
GERE -DEM. C’est le nom d’un petit instrument dont on se sert pour nettoyer les dents et enlever les portions d’aliments qui peuvent s’introduire entre elles. Les curedents sont très anciennement connus : celui connu sous le nom de lenfisque était pour les Romains un objet de luxe indispensable. On trouve, de nos jours, des cure-dents en or, en argent, en os, en ivoire, en écaille, en bois et en plume ; mais heureusement le bon sens s’est uni aux précepi tes de l’hygiéne dentaire pour faire tomber l’usage des cu- 1 re-denls en matière dure et inflexible et surtout des curedents métalliques. On trouve chez les Anglais, chez les Espagnols et chez les Italiens des cure-dents en bois flexible, en corne, en écaille et en plume. Les Français d’autrefois employaient dans la confection de ces instruments non-seulement l’ivoire, mais aussi l’or, l’argent et même 1 l’acier : rien ne pourrait être plus pernicieux que l’emploi ide pareilles matières dans la confection d’un instrument :si utile et si nécessaire à la santé comme à la propreté (des dents; mais aujourd’hui, grâce au mouvement intel- Üecluel du siècle les goûts se sont simplifiés, l’utile se ïsubstilue partout aux vaines frivolités des temps passés, et lies modestes cure-dents en plume l’emportent dans toutes les (Classes de la société sur leurs coûteux et nuisibles rivaux (d’autrefois. Au reste, quelle que soit la sorte de cure-dents «que l’on emploie, il ne faut pas s’en servir à tout propos et ipar pur désœuvrement, comme le font beaucoup de gens lirréfléchis ; il ne faut jamais y recourir que pour opérer I l’extraction des parcelles de matières alimentaires, qui se >sont enclavées pendant l’acte de la mastication entre les (dents, et dans d’autres circonstances semblables, car autreimenl on convertit un objet d’utilité réelle en un agent nuisi-
l)lo, ([iii loml à ùcaillor rôniiiil dos dcnls, ot à lôsor l’éi)illiôliiim des gencives.
CUVETTE à salive. La cuvelle est im vase élabli dans le eabinel du dcnlisle, el placé ordinaircincnL à côlé de sa chaise à opôraüons, dans le dessein de recevoir la salive cl le sang (lui proviennent de la bouclie des personnes dont il extrait les dents, ou qui se soumettent aux autres opérations qui sont du ressort du dentiste. Les cuvettes se font en porcelaine, en or, en argent ou en vermeil. Elles sont rondes et infundibuliformes; leur fond qui est percé se continue avec un tuyau d’un diamètre de vingt-trois millimètres, dont l’autre extrémité se rend dans un réservoir caché dans le meuble qui sert de support à la cuvette. Ce meuble, qui doit être de forme élégante, est ordinairement supporté par des colonnes creuses pour faciliter l’écoulement du sang qui va se rendre dans le réservoir caebe dont nous rvons parlé. Il est en outre muni de plusieurs tiroirs qui servent à renfermer les serviettes, les verres et autres ustensiles insupportables pour que la pratique de la prothèse et les diverses opérations qu’elle nécessite se fassent avec la plus grande propreté.
CUVETTE à cire. Nous avons introduit ce mot dans le langage de noire art pour remplacer le mot lourd et incommode porle-empreinle, dont on avait l’habitude de se servir. La cuvette est un instrument composé d’un canal semi-circulaire ou parabolique fait en or, en argent ou en maillechort, et dont la face externe de la paroi extérieure est munie d’un manche en métal ou en ivoire. Ce canal, dont la longueur et la largeur varient beaucoup, selon le degré de développement du bord alvéolaire de la nicàclioire, doit avoir une profondeur telle que les extrémités tranchantes et tuberculeuses des dents effleurent son fond, les bords libres de ses parois remontent sur les geneives à une hauteur assez considérable de l’endroit où s’opère la Jonction de ces dernières avec le collet des dents. C’est dans ce canal