‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 3)Chapitre 115 sur 346 · BL D · texte numérisé non relu

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et par le testament de son père, ayant la disposition des biens de sa famille pendant 09 années, à compter de l'année 1591, il légua à chacun des enfans et descendans de ses trois frères, pendant cet espace de temps, la somme de 50 liv. sterl. qui leur serait payée lorsqu'ils auraient atteint 26 ans; il calcula sa donation avec tant d’exactitude, que près de quatre-vingts deses neveux en recueillirent le produit. Parmi d’autres charités , il laissa 10 liv. sterl. pour être distribuées de la manière suivante : le vendredi-saint, les marguilliers de chacune des trois paroisses de Reading, devaient envoyer à l’hôtelde-ville une fille vertueuse qui aït vécu cinq ans avec son maitre; Va, en présence des magistrats, ces trois filles vertueuses devaient tirer aux dés pour les 1olivres. Les deux filles qui n'avaient rien étaient renvoyées l’année suivante avec une troisième, et de même la troisième année, jusqu’à ce que chacune eût tiré trois fois pour le prix. » Blagrave a laissé les ouvrages suivans : [. Bijou mathématique, etc. Londres, 1585, in-folio. IT. De la construction et de l'usage du bâton Jamiier, ainsi nommé parce qu'il peut servir égalemens pour se promener et mesurer geométriquement toutes les. hauteurs. Londres, 1590, in-4°. IIL. Astrolabium uranicum generale, etc., ou Consolation et récréation nécessaire et agréable pour les navigateurs dans leurs longs voyages, contenant l'usage d’un astrolabe, etc. Londres, 1596, in-4°. IV. L'Art de faire des cadrans solaires. Londres, 1600, in-4°.

BLONDEL (François), mathématicien et architecte célèbre, naquit à Ribemont, en Picardie, en 1617. Le hasard l'ayant mis en relation avec une famille puissante, il parut de bonne heure sur la scène du monde, et s’y trouva favorablement placé pour y développer ses talens. Tandis que tant d'hommes n’ont envisagé l’étude et le savoir que comme des moyens pour arriver à la fortane, Blondel ne semble avoir au contraire accepté des emplois élevés que pour pouvoir se livrer avec plus de facilité et de distinction à des travanx, auxquels il doit en effet toute sa renommée et la gloire, qui auraient pu l'oublier dans les rangs des courtisans vulgaires. Le succès qu’il obtint dans une mission diplomatique à Constantinople, le fit choisir par Louis XIV pour enseigner au Dauphin son fils les belles-lettres et les mathématiques. Ses profondes connaissances dans ces dernières sciences, qu'il professa aussi au collège royal, lui servirent éminemment à régulariser ses productions en architecture, art auquel il se livra tout à coup dès 1665, et qu'il cultiva depuis avec ardeur. Son premier ouvrage fut la restauration d’un pont à Saintes sur la Charente, qu’il rétablit avec hardiesse, et sur lequel il plaça un arc de triomphe. Nous n’entrerons pas dans de plus grands détails à ce sujet, nous ajouserons seulement quele talent de Blondel parut se pro-

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noncer avec plus de sympathie pour ce dernier genre de construction. En 1669, il fut nommé membre de l'Académie des sciences, et des lettres-patentes du roi l’investireut du titre d'architecte de la ville de Paris, ct le chargèrent seul de l'exécution des monumens destinés à orner cette capitale. Il est l’auteur dela porte monumeutale de Saint-Denis, mais il est juste de faire observer que les deux portes latérales de cetarc de triomphe sont des fautes qui lui furent imposées dans un intérêt d'ordre public par les échevins de la ville, car alors ce monument n’était point isolé comme aujourd’hui. Les talens de l’heureux Blondel furent récompensés par la place de directeur et de professeur à l’Académie d'architecture qui avait été établie en 1671. Ce fut la qu’il rédigea sous le titre de Cours d'architecture, les leçons qu’il donnait à ses élèves; ouvrage remarquable qui atteste des connaissances étendues dans son art et l’heureuse application qu’il a su y faire des mathématiques. La carrière de Blondel ne devait point cependant se terminer ainsi. Îl composa successivement un art de jeter les bombes, et un traité de la fortification des places, qu’il présenta au roi. Ce prince le récompensa de ces nouveaux travaux par le titre de maréchal de camp. Blondel mourut dansle mois de février 1686, les artistes enthousiastes lui ont souvent donné le nom de Grand ; on doit au moins convenir qu’il a traité d’une manière fort remarquable toutes les branches de la science et de l'art dont son génie capricieux et brillant le porta à s’occuper. Les principaux ouvrages de Blondel sont : I. Cours d'architecture. Paris, 16758. IL. Histoire du calendrier romain. Paris, 1682, in-4°. III. Cours de mathématiques pour le Dauphin. Paris, 1683, 2 vol. in-4°. IV. L'Art de jeter des bombes. La Haye, 1685, in-12. V Nouvelle manière de fortifier les places. Paris, 1683, in-4°.

BOISSEAU. Ancienne mesure de capacité équivalente

à 13 litres. L’hectolitre vaut pese borsseaux.

BORDA {Jxan-CnanLes), savant mathématicien et l'un des plus célèbres ingénieurs du dernier siècle, naquit à Dax, le 4 mai 1733. Les dispositions brillantes qu'il manifesta pour les sciences mathématiques, furent d’abord contrariées par sa famille, qui appartenait à cette partie de la noblesse dont l'illustration était toute militaire. Cette circonstance de sa vie lui est commune avec un grand nombre d'hommes supérieurs , qui furent obligés de lutter comme lui contre les préjugés ou les vues de leurs parens. Néanmoins ces dispositions furent assez exclusives dans le jeune Borda, qui avait commencé ses étndes au collége des Carmélites de sa ville natale, et qui les acheva à celle de La Flèche, dirigé par les jésuites, pour déterminer ses parens à le laisser libre du choix de sa carrière. Il fut admis avec éclat

BG 253 dans le génie militaire, mais peu de temps apits il entra dans les chevau-légers, corps dont le séjour per pétuel à Paris lui permettait de s Hvrer avec plus d'avantage à l'étude spéciale des mathématiques, science dans laquelle il avait fait des progrès remarquables. En effet, dès l’année 1958, c'est-à-dire à peine âgé de 23 ans , il lut à l’Académie des sciences un mémoire swr le mouvement des projectiles, qui obtint une honorable mention, et lui mérita le tire de membre associé de cette célèbre compagnie. La guerre qui éclata à cctte époque l’arracha momentanément aux sciences qu'il cultivait avec autant d’ardeur que de succès ; mais après la compagne de 1757 et la bataille d'Hastembeck où il assista, en qualité d’aide-de-camp du maréchal de Maillcbois , il rentra dans le génie militaire, et fut immédiatement employé dans les ports. Borda résolut dèslors d'appliquer à l’art nautique ses hautes connaissances en mathématiques : il publia successivement en 1763, 1766 et 1767, divers mémoires relatifs à ce nouvel objet de ses recherches. Il s'était proposé dans ces écrits de détesminer, d’après l'expérience, les lois de la résistance des fluides, et celles de l'écoulement des fluides par des ouvertures très-petites. Il publia encore en 1767 un mémoire sur la meilleure forme à donner aux vannes des roues hydrauliques et aux roues elles-mêmes, pour qu’elles reçoivent du courant d’eau qui les fait tourner, la plus grande impulsion possible. Ces expériences qui intéressaient si essentiellement l’art nautique, le firent appeler, dès 1767, au service de mer : il commença immédiatement sa première campagne. Nous ne devons pas oublier de dire que les travaux de Borda ne se bornèrent pas, à cette époque , à des recherches sur l’application des mathématiques à des objets de physique expérimentale ; il s’occupa aussi avec un égal succès de plusieurs branches importantes des mathématiques pures; Il publia encore, dans l’année 1767, un mémoire remarquable par sa clarté et son élégance, dans lequel il eut pour but d’exposer les vrais principes du calcul des variations , récemment découvert par Lagrange. ( Foyez Bennouizzt Dane. ) Enfin il publia également à cette époque un mémoire sur la Théorie des projectiles , en ayant égard à la résistance de l'air.

Nous ne suivrons pas Borda dans la nouvelle carrière où l'avaient appelé ses talens: sa vie appartient dès-lors autant à l’histoire militaire qu’à l’histoire de la science. Cependant nous devons dire qu’il ne tarda pas à y mériter les plus hautes distinctions, et à y acquérir cette illustration glorieuse qui environna son nom. Au milieu des vicissitudes de Ja vie de marin, Borda recueillit les élémens de la carte des Canaries et des côtes d'Afrique, dont il a enrichi la géographie. Ce fut aussi dans les mêmes circonstances, qu'il fit exécnter son cercle ak

réflexion, instrument d'une utilité incontestable pour

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