‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées (volume 3)Chapitre 21 sur 346 · AG · texte numérisé non relu

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exemple, dans l'expression 3x la quantité æ est affectée du coefficient 3; dans l'expression —zx, cette même quantité est affectée du signe —; enfin, dans l’expression Vx, æ est affectée du signe radical y.

AFFECTION (Gcom.). Ancienne expression qui siguifie la même chose que propriété. Ainsi, on disait jadis : cette courbe a telle affection, pour dire, a telle propriété.

AFFIRMATIVE (4/g.). Quantité affirmative. C'est la même chose qu'une quantité positive , où qu'une quantité affectée du signe +.

AGE de la lune ( 4s4r.). C’est le nombre des Jours écoulés depuis la nouvelle lune. On détermine l'âge de la lune, pour un jour donné, à l’aide de l’épacte de l'année dans laquelle se trouve le jour proposé. Fay. Epacre.

AGENT (Méc.). Force ou puissance qui produit un mouvement ou tend à le produire.

AGNESL(Manra Garrawa) naquit à Milan le 16 mars

718, et devint un des rares exemples de la précocité de l'intelligence, en même temps qu'elle se distingua par des connaissances élevées , acquises au prix d’études abstraites que semblent interdire à son sexe sa faiblesse naturelle et ses habitudes sociales. A l’âge de neuf ans, Marie expliquait déjh, avec une clarté et une facilité remarquables, les passages les plus obscurs des auteurs latins. Mais la jeune fille dédaigna bientôt ces travaux élémentares; elle voulut apprendre le grec , l'hébreu , le français, l'allemand et l'espagnol, Elle réussit avec une promptitude qui tient du prodige dans ce projet, dont ses parens et ses maîtres essayèrent en vain de la dissuader. Jusque-là on aurait pu comparer les étonnantes dispositions dont Marie Agnesi était douée, à celles que l'Italie avait précédemment admirées dans Pic de la Mirandole; mais elle ne tarda pas à appliquer aux plus sublimes conceptions de l'intelligence ces connaissances : qui appartiennent souvent aux seules facultés de ja mémoire, et peuvent n'être ainsi que le résultat d’une heureuse organisation. La jeune Marie se livra à l'étude de la philosophie avec la confiance et la tenacité qu’inspire l'amour de la science et de la vérité. Elle y apporta les inspirations d’un esprit supérieur, et soutint, à l’âge de 19 ans, 191 thèses publiques sur les sujets les plus controversés de la métaphysique et de la psycologie. Ges thèses furent réunies et im primées à cette époque sous ce titre : Propositiones philosophicæ (Milan 1738).

Tant de travaux n'avaient point épuisé, dans cette jeune fille , ni son ardeur pour la science , ni cette merveilleuse facilité de l’acquérir, qui en font à peu près un être à part dans l’histoire de l'esprit humain. Le père de Marie occupait avec quelque éclat une chaire de ma.

thématiques à l'université de Milan; elle les étudia avec

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