AT
& couvrir avait pu lui inspirer. Il est plus juste peutêtre de l’attribuer à l’orgueil excusable dans un honume de talent, d'expliquer à un chef militaire, aussi distingué que Marcellus, les moyens à l’aide desquels un vieillard lui avait si long-temps disputé la victoire. Dans cette hypothèse, on a fait observer, avec plus d'esprit que de raison, qu’Athénée aurait rendu un plus grand service au consul, en lui dévoilant plus tôt le secret de la résistance d’Archimède. Au surplus, cet ouvrage d’Athénée est venu jusqu’à nous; on le trouve dans le recueil intitulé: Mathematici veteres, Paris, Imprimerie Royale, 1693, in-f°.
ATIN, ATIR ou ATYR (A4str.). Noms de Fétoile appelée aussi 4/débaran.
ATLANTIDES (Astr.). Nom quelquefois donné aux sept étoiles des Pleiades.
ATLAS {Astr.). Nom que Dupuis suppose avoir appartenu à la constellation du Bouvier, dans l'explication qu'il donne des fables d’Atlas, à l'aide de cette constellation.
ATMOSPHÈRE (de lues, vapeur, et de caigæ, sphère). Fluide gazeux ou aériforme, qui entoure un corps de toutes parts et qui participe de tous ses mouvemens.
ATMOSPHÈRE TERRESTRE. Masse d'air dont les propriétés mécaniques ont été déja examinées à l’article Air. Nous ne considérons donc ici l'atmosphère que comme formant un corps, c'est-à-dire comme ayant forme, dimensions et pesanteur.
L'atmosphère enveloppant toutes les parties de la surface de la terre, il est certain que si l’une et l’autre étaient en repos, et n'étaient point astreintes à une rotation diurne autour de leur axe commun, l’atmo-
sphère serait complétement sphérique, d’après les lois de la gravitation; car les parties de la surface d’un fluide en état de repos doivent être toutes également éloignées de son centre. Mais la terre, ainsi que Ja masse d’air qui l’entoure , ayant un mouvement diurne , leurs différentes parties ont une force centrifuge d'autant plus considérable qu'elles sont plus éloignées de l'axe; et, conséquernment ; la force centripète qui retient toutes ces parties autour du centre de gravité doit être affectée proportionnellement , c'est-à-dire, doit perdre d’autant plus de son intensité que la force opposée est plus grande. Ainsi, la forme de l'atmosphère doit être celle d’un sphcroïde aplati vers les pôles, parce que les parties qui correspondent à l’équateur ont une plus grande force centrifuge que celles qui correspondent aux pôles.
Une autre cause concourt encore à augmenter l’aplatissement du sphéroïde atmosphérique: c’est la dilatation opérée par les rayons du soleil qui frappent plus directement les régions de l'équateur que celles des pôles;
AT
d'ou il résulte que là masse d'air, ou la parue de l'atmosphère des régions polaires, étant moïns échauffée}" doit moins se dilater ‘ét-‘moiné s'élever. Cependant, comme la même force qui contribue à élever l'air on,,àt lui faire occuper un plus grand espace, diminue la pression sur la surface de la terre, de hautes colonnes d'air, près de l'équateur, ne seront pas plus pesantes que des colonnes d’air moins élevées du côté des pôles, toutes les autres circonstances étant les mêmes; mais, au contraire, sans quelque compensation elles devraient être plus légères, en conséquence de la diminution de la pesanteur:
La hauteur de l'atmosphère a été l’objet d’un grand nombre de recherches, qui n’ont jusqu'ici donné que des résultats approximatifs plus ou moins contestables. Si l'air n'avait point de force élastique, mais qu'il fût partout de la mème densité, depuis la surface de la terre jusqu'aux limites extrèmes de l'atmosphère, il suffirait, pour déterminer avec exactitude la hauteur de l'atmosphère, de connaître le rapport de la densité du mercure à cette densité constante de l’air; car alors ce rapport serait le même que celui dela hauteur du mercure dans le baromètre à la hauteur totale de la colonne d'air qui le soutient. En effet, la pesanteur spécifique d’une colonne d'air de 27 millimètres de haut étant à la pesanteur spécifique d’une colonne de mercure, de même base et de même hauteur comme 1 : 10470, il est évident que 10450 fois une colonne d’air de 27 millimètres de haut, c’est-à-dire une colonne d'air de 282 mètres serait égale en poids à une colonne de mercure de 27 millimètres. Mais la colonne entière d'air atmosphérique fait équilibre dans le baromètre à une coloune de mercure de 560 millimètres ou de 28 fois 27 millimètres : cette colonne d’air devrait donc être 25 fois plus haute que 282 mètres. Ainsi, en admettant la densité constante , la hauteur de l'atmosphère serait à peu près de 7896 mètres. Mais il est loin d'en être ainsi: la densité de l'air décroit en proportion géométrique à mesure que les élévations croissent en progression arithmétique (voy. Ai); et si la loi de Mariotte était exacte pour tous les degrés imaginables de raréfaction, la dilatation de l'atmosphère serait illimitée et sa hauteur infinie. Cependant, cette conclusion ne.s’accorde pas avec les observations astronomiques dans lesquelles on n’aperçoit aucune trace de l'influence qu'un milieu résistant exercerait sur les mouvemens des planètes.
Il est certain, en outre, que l'atmosplière térrestr2 ne peut s'étendre au-delà du centre commun d’attraction de la terre et de la lune; car , au-delà de ce ceutre l'attraction de la lune surpassant celle de la.terre, eile entrainérait vers son propre centre toutes Jes partis de notre atmosphère, et il se formerait un vide entre les
deux atmosphères de la terre et de la lune , ou bica es
AT
linites de ces atmosphères seraient au centre commun d'attraction de ces corps. Une autre cause encore, savoir la force centrifuge, s’oppose à l'extension indéfinie de l’atmosphère; car l'air partageant le mouvement diurne de la terre, il est évident que la limite de l’atmosphère doit se trouver au point où la force centrifuge est égale à la force de gravité, puisque au-delà, le fluide serait lancé dans l’espace par le mouvement de rotation, et ne resterait pas uni avec la terre.
Quoiqu’on ne puisse déterminer d’une manière absolue la hauteur de l'atmosphère, on l’évalue ordinairement à 80000 mètres, parce qu'il résulte de la théorie des mesures barométriques, qu’à cette distance de la surface de la terre l’air doit être au moins aussi rare que dans le vide de la machine pneumatique. Nous avons vu à l’article ALrImÉTRIE que la formule générale qui sert à déterminer la différence de niveau de deux points, pour une température moyenne de 16° % Réaumur , est
æ=— 10000 [logh'—logh |],
h' étant l'élévation en lignes de Paris du mercure dans le baromètre au point le plus bas, et À son élévation au point le plus haut.
Donnons a cette expression la forme x = 10000.log 7?
ou, ce qui est a même chose,
loe 2 æ=10000 log,
étant la densité de la couche d’air qui donne la hau-