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BAS

partie est pleine, la caisse tourne sur son axe et vient s'appuyer sur l'obstacle B, versant l’eau dont le poids a déterminé son mouvement. L'autre partie se remplit à son tour, fait de nouveau pencher la caisse vers l'obstacle A et ainsi de suite.

Ce balancier hydraulique a été imaginé par Perrault, qui le proposait comme pouvant appliquer une chute d’eau au mouvement d’une horloge. (Voy. Recueil des machines approuvées par l'Académie des sciences, tom. 1.)

BARRAGE. (Méc.)Digue en bois ou en maconnerie qu'on établit transversalement dans un courant d’eau pour le forcer d'élever son niveau, soit qu’on ait besoin d'en dériver une portion dans un canallatéral, soit pour tout autre usage.

BASCULE HYDRAULIQUE. (Méc.) Cette machine, composée en général de vases adaptés à l'extrémité d’un ou plusieurs leviers, recoit du moteur un mouvement alternatif qui lui fait verser l’eau immédiatement après l'avoir puisée. On en a imaginé untrès-grand nom bre décrites dans les œuvres de Perronct et dans le traité ce Borgnis sur les machines hydrauliques. La plus simple est une longue caisse en bois (PI. 5, fig. 5) mobile sur un appui O , et qu'un homme fait osciller; son produit ne peut jamais être très-considérable, et on ne doit avoir recours à de semblables machines qu’en l’absence de tout autre moyen.

BASE. (Géod.) Dans les opérations de l’arpentage, la mesure d’une base n'offre aucune difficulté, parce que, bien qu’il y ait des précautions à prendre pour l’obtenir avec exactitude , elle n’a pas l'importance de celle d’où dérive la longueur des côtés d’un réseau de triangles formant le canevas trigonométrique d’une grande carte. Ici la plus petite différence dans cette mesure a d'autant plus d'influence sur les distances conclues entre les objets observés que ces distances sont plus considérables. Ce dictionnaire ne comportant pas l'exposé de tous les soins minuticux à prendre en pareille circon- Stance ,nous noüs Hurnerons à indiquer en peu de mots de quelle manière on procède en général.

Après avoir choisi un terrain uni, spacieux, à peu près horizontal et dégagé d'obstacles, on trace avec des piquets une ligne droite aussi longue que possible. H faut avoir trois fortes règles de bois de sapin d’égale longueur, lesquelles étant mises bout à bout représentent un certain nombre de mètres. Ces trois règles, ainsi juxta-posées , forment ce qu’on appelle une portée. On dispose chaque portée exactement en ligne droite sur des poutrelles soutenues par des chevalets, et on lui donne la position horizontale au moyen d’un niveau à perpendicule, afin d'éviter toute réduction à l'horizon.

Tom. mr.

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