PER
dans laquelle # est le nombre de secondes sexagésimales contenues dans l'arc &. Les logarithmes de Callet renferment une table qui dispense de ces calculs. Voyez, pour d’autres détails concernant le pendule, les mots
Penpure, tome II, et PENDULE comrosé, dans ce Supplément.
PERCUSSION. (Méc.) Impression que fait un corps en mouvement sur un autre qu'il rencontre et qu'il choque. (Voy. Cnoc, tome I*, et Communicarion pu MOUVEMENT.)
Les effets mécaniques de la percussion ont paru très surprenans aux premiers observateurs, qui ne pouvaient se rendre compte de ce qu'avec un petit marteau et un petit mouvement on enfonce sans peine des clous qui supportent des fardeaux immenses et qu’on aurait peine de faire enfoncer en les chargeant de poids excessifs. « Ne serait-ce pas, dit Camus dans son Traité des forces mouvantes, une chose inconcevable et incroyable, si l’on n’en voyait l'expérience, que quelques ouvriers enfoncent en peu de temps, avec le mouton, des pilotis qui supportent et tiennent en équilibre des murailles et des tours entières, d’une masse et d’une hauteur prodigieuses, pendant plusieurs siècles, sans qu'ils aient paru baisser ? I] faut sans doute, par exemple, qu’en enfonçant les pilotis qui supportent les tours de la métropolitaine de Paris depuis tant de siècles, on leur ait donné plus de force avec le mouton, ou qu’on ait mis dessus plus de poids que toutes les tours et la masse qui est dedans ne pèse, puisqu'ils les ont toujours tenues en équilibre depuis, sans avoir enfoncé ou baissé, et qu'il est probable qu’ils Les y tiendront encore pendant plusieurs siècles à venir. » On saisira aisément la raison de ces phénomènes, a dit d’Alembert, si l’on fait attention à la différence essentielle qui existe entre la pression d’un corps immobile et la percussion d’un corps en mouvement. Tout corps qui tombe s'accélère en tombant; mais sa vitesse au commencement de sa chute est infiniment petite; de facon que, s’il ne tombe pas réellement, mais qu'il soit soutenu par quelque chose, l'effort de la pesanteur ne tend qu’à lui donner au premier instant une vitesse infiniment petite. Ainsi, un poids énorme, appuyé sur un clou, ne tend à descendre qu'avec une vitesse infiniment petite; et comme la force de ce corps est le produit de sa masse par la vitesse avec laquelle il tend à se mouvoir, il s'ensuit qu'il tend à pousser le clou avec une force très-petite. Au contraire, un marteau avec lequel on frappe le clou a une vitesse et une masse finies, et par conséquent sa force est plus grande que celie du poids. Si on ne voulait pas admettre que la vitesse actuelle avec laquelle le corps tend à se mouvoir est infiniment petite, on ne
pourrait au moins s'empêcher de convenir qu’elle est
PER fort petite, et alors l'explication que nous venons de donner demeurerait la même.
Il est certain que l'effort produit par la charge que supporte un clou ou un pieu ne peut être comparé à celui qui résulte du choc d’un corps en mouvement, tel que le marteau qui vient frapper la tête du clou ou du pieu; car le premier effort, qui n’est qu’une pression, est représenté par
mgdt,
m étant la charge , g la vitesse que la pesanteur tend à imprimer au corps dans l’unité de temps, et dé l'élément du temps; tandis que le second effort est exprimé par