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Les degrés de pyromètre ne peuvent être comparés avec ceux du thermomètre d’une manière exacte; de sorte que la température de fusion de la plupart des métaux n’est point encore réellement connue. ( Voy. PYROMÈTRE et TEMPÉRATURE. )
15. La température du passage de l’état liquide à l'état gazeux, ou la température de vaporisation, dépend de diverses circonstances quant au même liquide. Les principales sont : 1° Ja pression exercée à sa surface; 2° la nature du vase qui le contient ; 3° la profondeur de sa masse.
Dans un vase ouvert et sous la pression moyenne de l'atmosphère, 0”,76, l'eau bout à 100°centésimaux; mais dansles lieux très-élevés où cette pression est plus faible, le point d’ébullition estmoins haut. A l'hospice du Saint- Gothard, par exemple, le degré de vaporisation est seulement 92°,9, la pression atmosphérique étant 0°,586. On peut se rendre facilement compte de cette circonstance en observant que la formation des bulles de vapeur a lieu primitivement sur les parois échauffées du vase, qu'elles s'élèvent ensuite à la surface du liquide en vertu de leur légtreté, et que de là elles se répandent dans l’espace environnant. Ces bulles doivent done avoir une tension égale à la pression qu’elles supportent; et tout ce qui peut accroître cette pression exige un accroissement de température pour être surmonté par la force élastique de la vapeur.
Dans un vase fermé, on peut retarder et même empêcher totalement lébullition, parce que la vapeur qui se forme au-dessus du liquide exerce une pression toujours suffisante pour l'empêcher. Dans la marmite de Papin, on élève l’eau aux plus grandes températures sans la faire bouillir ; mais il faut que les parois du vase
soient capables d’uñe énorme résistance pour ne pas se
briser sous l'effort qu'ils supportent, et l'explosion trop fréquente des machines à vapeur, malgré les précautions les plus minutieuses, démontre impérieusement la nécessité de nouvelles recherches théoriques sur les phénomènes de la vaporisation.
18. Lorsqu'on vaporise de l’eau dans üne chaudière qui ne présente qu'une petite issue à la vapeur, la masse du liquide s’échauffe d'autant plus que la grandeur de l'ouverture est plus petite par rapport à la surface qui reçoit immédiatement l’action du feu. On a trouvé que, sous la pression moyenne de l'atmosphère, les tempé-
ratures deviennent à peu près
100° danslachaudière,pourunorifice 0,001 et au-dessus. TO CE M le 10 000 NOTE ER EN E 0; 000!