‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquéesChapitre 30 sur 364 · NO ER · texte numérisé non relu

NO ER

la surface chauffée étant 1.

La vapeur émise par ces ouvertures n’a pas présenté de différence sensible, c’est-à-dire que le poids de l’eau vaporisée élevée d’une chaudière ouverte, à 100° a été à peu près le même en une seconde de temps que le poids de l’eau vaporisée qui a jailli de la même chaudière, à 158", par une ouverture égale à la vingt-millième partie de la surface exposée à l’action du feu.

19. La matière propre du vase exerce encore une influence très-sensible sur le point d'ébullition. M. Gay- Lussac a reconnu que l’eau bout à une température plus élevée dans le verre et la porcelaine que dans les métaux; la différence peut aller de 1° à 1°{/,, mais la vapeur d’eau a toujours la même température, quelle que soit la nature du vase.

20. Si la hauteur de l’eau est assez considérable dans un vase quelconque, elle concourt avec toutes les autres causes déjà signalées pour faire varier le point d’ébullition, parce que les tranches inférieures du liquide supportent le poids des couches supérieures. Alors l'eau commence par s’échauffer uniformément, et l’ébullition se manifeste d’abord à la surface; ensuite les couches inférieures s’échauffent d'autant plus qu'elles sont plus basses, jusqu’à une certaine limite où la température demeure permanente, quoique croissante de la surface au fond. Les vapeurs se dégagent alors de tous les points de la masse liquide; celles qui partent du fond se refroidissent en traversant les couches intermédiaires, et elles sortent toutes à la température de 100°, sous la pression moyenne de l'atmosphère.

Voici le tableau des températures de l’ébullition de

différens liquides sous la pression ordinaire 0”,576.

Éther SULLUTIQUE. + ee CE 37°, 8 Carbure de soufre. , APN PUIS PNA ON E 47 AICOO Rennes ET RE 7% 7

aupres Eee ie D cn cul 100

Dissolution Saturée de sulfate de soude. . , . 100, 7 Id. d’acétate de plomb. . . . 102 Id. d’hydrochlorate de soude. 106, 9 Id. d’hydrochlorate d'ammo- MAPS Poe 114, 4 Id. denitre Me es dei Re Id. deitartre REC ER AT Id. de nitrate d’ammoniaque. 125, 3 Id. de sous-carbonate de po- LECROPNOMES à à oo 0 140

Huiïle-de térébenUnne.. . . 1. e °C PHOSPRORE, 4 en ace de ne 8 pas ICE 290 SOUFRE ee. 40 4 tenere 2e joobe CPAS ACidelsullunque. LME ENT REC Huile dellins. 16e RENE EEE T0 Mercure ss tt SL 2100 Mo EE DIU 5 00)

20 bis. Les phénomènes que présente le passage de l'état liquide à l’état solide sont soumis également à deux conditions principales, lorsqu'ils s’opèrent uniquement par l’action de la chaleur. Ces conditions sont: 1° la permanence de température dans la masse liquide depuis le commencement de la congélation jusqu’à la solidification totale, 2° le dégagement du calorique latent, La liquéfaction des substances gazeuses s'effectue de la même manière, mais elle n’est jamais entièrement complète, comme nous le verrons ailleurs, et l’espace dans lequel se fait la condensation demeure saturé de vapeur. (Foy. Vareur.)

21. Du CALORIQUE. Après avoir esquissé, dans ce qui précède, les principaux effets de la chaleur sur les corps, il nous reste à l’étudier en elle-même ou dans les lois de sa communication et de son mouvement.

D'abord, si quelques phénomènes tendent directement à nous montrer le calorique comme une substance particulière ; cette substance est privée du caractère distinctif de la matière, la pondérabilité; car un corps pesé successivent à deux températures très-éloignées l’une de l’autre ne présente aucune différence appréciable à nos instrumens les plus délicats. Nous allons bientôt reconnaitre la grande analogie qui existe entre la propriété du calorique et celle de la lumitre, autre substance impondérable que tous les efforts des physiciens n'ont pu matérialiser.

22. Un corps chaud, renfermé dans une enceinte vide, dont l'enveloppe est à une température plus basse que la sienne, finit toujours par se refroidir jusqu’à ce qu'il se trouve en équilibre de chaleur avec les paroïs de cette enveloppe ; ainsi le phénomène du refroidissement des corps chauds n’est pas dû seulement à ce qu’ils cèdent de leur calorique aux corps plus froids avec lesquels ils sont en contact, -mais encore à ce qu'ils lancent le calorique autour d'eux, dans toutes les directions, C’est à

ce calorique ainsi projeté par les corps chauds, comme la lumière par les corps lumineux, qu’on a donné le nom de calorique rayonnant. On a reconnu que :

1° Le calorique rayonnant se meut en ligne droite ;

2° Il se réfléchit contre les surfaces polies en faisant un angle d'incidence égal à l'angle de réflexion ;

5° Son intensité varie en raison”inverse du carré de la distance à la source;

4° Il traverse tous les corps solides ou fluides.

Ces propriétés se trouvent démontrées par des faits incontestables dans tous les traités modernes de physique.

22 bis. Les corps polis réfléchissent d'autant mieux la chaleur que leur poli est plus parfait; mais tous les corps n’ont pas le même pouvoir réflecteur. Leslie a obtenu les nombres suivans par des expériences multipliées.

Page 1