‹ Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquéesChapitre 58 sur 364 · On ramène le choc oblique au choc direct, en le · texte numérisé non relu

On ramène le choc oblique au choc direct, en le

décomposant, comme nous l’avons fait ci-dessus, en deux forces, l’une parallèle et l’autre perpendiculaire à la surface choquée; mais il faut tenir compte ici de la direction du mouvement de cette dernière. Soit, par exemple, AE (PI. 11, fig. 6), la direction d’une veine fluide qui frappe obliquement une surface CD assujettie à se mouvoir dans la direction BK, représentons les vitesses respectives v et w par les parties BE et BF de leurs directions; nommons ? l’angle ABC et + l’angle CBK; la composante de BE perpendiculaire à CD sera BG— BE. sin? — v sin ?, et celle de BF, également perpendiculaire à CD, sera BH—BF sin? —usint'; la vitesse perdue dans la direction BG aura donc pour expression BG — BH = v sin à — wsin à, et la perte de vitesse dans le sens BK du mouvement sera IK — GH. sin à — (v sin à — uw sin à) sini. L’effort du choc reçu par la surface CD sera donc définitivement

10250 (v sinè— wsint)sint.

Ce cas se présente dans le mouvement des palettes des roues hydrauliques horizontales.

8. Le choc d’un courant d’eau conduit par un coursier sur les palettes d’une roue hydraulique étant à peu près le même que celui d’une veine fluide isolée, on peut l’évaluer au moyen des formules précédentes, et déterminer ainsi l’effort exercé sur ces palettes et qu’elles peuvent exercer à leur tour. Il n’en est plus de même lorsque la section du fluide en mouvement est plus grande que la surface choquée, ou que cette surface est entièrement plongée dans le fluide : le choc est alors modifié par les pressions latérales et postérieures du fluide, et l'évaluation de son effet se complique d’une foule de circonstances pour lesquelles nous devons renvoyer aux traités d'hydraulique cités au môt Couraxr, Quant à la résistance que les fluides opposent au mouvement des corps qui y sont plongés, elle fait l’objet d’un article spécial. Voy. RÉSISTANCE DES FLUIDES.

9. L'usage adopté par les mécaniciens modernes étant de comparer la force d’un moteur quelconque au poids qui, en descendant d’une certaine hauteur, produirait le même effet sur la résistance (Voy. Force), et de l’exprimer par le produit PH de ce poids et de cette hauteur, la force d’un courant d’eau s'exprime également par PH, P étant le poids de l’eau menée par le courant en une seconde de temps, et H la hauteur de la chute ou plus généralement la hauteur due à la vitesse dont le courant est animé. Cette quantité PH peut être ensuite facilement ramenée à l’unité dynamique dont on veut faire choix ; car, s’agit-il d'exprimer la force du courant en chevaux-vapeur ou en dynames (Voy. ce mot), on a pour le nombre de ces chevaux

PH

S'agit-il de l’exprimer en wnités dynamiques proprement dites de 1000 kilogrammes élevés à un mètre, on

a (Voy. Dyxamique) pour le nombre de ces unités

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