‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 11 sur 96 · GAL Ï · texte numérisé non relu

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observant ici qu'il faut avoir une grande passion pour les genres nouveaux pour en créer un sur un caractère aussi peu important et qui ne paroit influer en rien sur les autres parties de la fleur. Nous ferons aussi connoitre ailleurs ïourisia , Juss. , qui est le chelone ruellioides , Linn. fils , SuppL D'après ces réformes , il reste pour le genre Chelone les espèces suivantes.

Galane glabre; Chelone glabra , Linn. Belle espèce , qui croît naturellement dans plusieurs contrées de l'Amérique septentrionale, que l'on cultive , ainsi que la plupart des suivantes , comme plantes d'ornement, au Jardin du Roi et ailleurs. Sa racine est fibreuse , épaisse , rampante ; ses tiges , hautes de trois pieds, glabres, cylindriques ou à peine tétragoncs; ses feuilles presque glabres, opposées, lancéolées, vertes, dentées en scie, médiocrement pétiolées ; les supérieures plus étroites, un peu plus longues. Les fleurs sont blanches, disposées en un épi court et serré au sommet des tiges et des rameaux. La corolle est grosse , ventrue , ayant sa lèvre supérieure voûtée en dos de tortue, un peu échancrée; l'inférieure légèrement trifide ; les étamiues et les anthères velues ; les capsules obtuses , contenant des semences orbiculaires, bordées d'un petit feuillet membraneux.

Cette plante fleurit dans le mois d'Août : elle veut une terre humide et fraîche, une situation ombragée. Elle trace beaucoup. On la multiplie rarement par graines, plus souvent par la séparation de ses pieds, qui se fait en automne, encore mieux au printemps. Quelques personnes regardent comme variété de l'espèce précédente le chelone obliqua, linn., qui est le chelone purpurea , Miller, digitalis mariana, etc. , Pluk., Mant., 64, tab. 348, fig. 3. Sa principale différence consiste dans les fleurs purpurines : assez généralement ses feuilles sont un peu plus larges, plus profondément dentées.

Galane barbue: Chelone barbata , Cavan., 7con. rar. , 3, tabv^é*| Chelone ruellioidcs , Andr. , Repos., tab. 34, non Linn.SuppL; Chelone for mosa, Wendl., Obs. Bu Cette espèce se distingue par ses fleurs d'un beau rouge écarlale. Ses tiges sont foibles, glabres, cylindriques; les feuilles inférieures pétiolées, glabres, lancéolées, très-entières; les caulinaires

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sessil es, opposées; les fleurs disposées en une belle panicule terminale, alongée; ses ramifications soutiennent deux, trois ou quatre fleurs pédieellées, pendantes, longues d'un pouce; les divisions du calice courtes , glabres , ovales , un peu mucronées; la corolle droite, à deux lèvres; la lèvre inférieure à trois lobes aigus, réfléchis, chargés vers leurs bords d'une touffe de poils jaunâtres; les filamens de couleur purpurine , courbés à leur sommet, soutenant deux anthères accolées à leur base, divergentes; le style saillant.

Cette galane croît au Mexique : c'est la plus élégante de toutes celles que l'on cultive , et dont les fleurs durent le plus long- temps. On plante les galanes par touffes, dans les jardins paysagers, le long des massifs, sur le bord des eaux. (Pom.)

GALANGA , Maranta. (Bot.) Genre de plantes monocotylédoncs, à fleurs irrégulières, de la famille des amomées , de la monandric monogynie de Linnaeus, offrant pour caractère essentiel : Un calice fort petit, supérieur, à trois folioles lancéolées; une corolle monopétale, tubuleuse à sa base; le limbe à quatre ou six divisions inégales; trois extérieures semblables , une ou trois autres plus intérieures, plus grandes ; une étamine; l'anthère linéaire, soudée sur une lanière semblable à une découpure de la corolle; un ovaire inférieur; un style; un stigmate trigone et courbé. Le fruit est une capsule à trois ou à une seule loge par avortement, ne contenant ordinairement qu'une seule semence dure et ridée.

Il nous manque bien des observations sur la plupart des espèces qui composent ce genre, d'où résultent des incertitudes sur la place qu'elles doivent occuper, soit dans ce genre, soit dans ceux qui l'avoisinent. C'est ainsi que le maranta galanga a été placé parmi les alpinia par Willdenow, avec les amomum par Loureiro , etc. Deux espèces àliellenia, Valba et le chinensis , Willd. , paroissent avoir de grands rapports avec cette espèce. Un autre galanga se trouve dans les kœmpferia, mais c'est une autre plante. Sans prononcer sur ces réformes, nous ferons connoître les suivantes, et surtout le galanga officinal, dont il n'a pas été fait mention à l'article Alpinic. D'ailleurs je crois qu'il faudra retrancher de ce genre toutes les espèces dont le fruit est à trois valves ,

à trois semences, lorsqu'elles seront mieux connues, si toutefois celles qu'on cite comme uniloculaires sont constantes, et ne le sont point par avorteuient.

Galanga officinal: Maranta galanga, Linn., Flor. med. , tab. 174; Alpinia galanga, Willd.; Galanga major, C. Bauh., 35, Clus., Exot., 211 ; Galanga, Kumph., Amb., 5, tab. 63; vulgairement le Grand Galanga. Le galanga a des racines épaisses, noueuses, inégales, géniculées, à peu près de la grosseur d'un à deux pouces; d'un brun rougeàtre en dehors , plus pâle en dedans; d'une odeur aromatique; rameuses, entourées de bandes circulaires, courbées comme par articulations, garnies en-dessous de longues fibres enfoncées perpendiculairement dans la terre. Dans le petit galanga, galanga minor ojficinarum, C. Bauh., 35, qu'on regarde comme une simple variété du précédent, les racines, assez semblables à celles du grand, sont beaucoup plus petites, à peine de la grosseur du petit doigt, douées d'une odeur aromatique plus pénétrante , d'une saveur plus piquante. v

Les tiges sont droites, très -simples, hautes d'environ six pieds; garniesde feuilles étroites, alternes, lancéolées, aiguës, longues d'un pied et demi sur trois ou quatre pouces de large. Les fleurs sont blanchâtres, pédonculées, disposées en une grappe terminale, étroite, paniculée. Leur calice est petit, d'une seule pièce, à trois divisions; la corolle monopétale, tubulée, à trois découpures extérieures réfléchies; une quatrième plus grande, plus intérieure , concave, spatulée ; un filament linéaire , pétaliforine, soutenant une seule anthère; le style , filiforme et montant, va placer sa partie supérieure dans un sillon, qui partage l'anthère en deux parties, forme une très-petite saillie au-dessus de l'anthère et laisse paroître un stigmate en tête. Le fruit est une capsule presque en baie , de forme ovoïde , plus grosse qu'une baie de genévrier, rouge dans sa maturité. Cette plante croit dans les Indes orientales, aux lieux humides : on la cultive aussi dans les jardins du pays, à cause de l'emploi que l'on fait de ses racines.

Si l'on en croit quelques auteurs, les Grecs anciens et modernes, et même les Arabes, n'avoient aucune connoissance

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du galanga ; cependant Spielman et Murray assurent que cette plante ne leur étoit pas inconnue : toutefois son introduction dans la matière médicale ne paroit pas remonter au-delà des médecins arabes. Les Indiens, et particulièrement les habitons du Malabar, font un cas très-particulier des racines du galanga , qu'ils emploient comme aliment , comme assaisonnement et comme remède. Ils les réduisent en farine, et en préparent, avec le suc de coco, des pains et des gâteaux, qu'ils mangent avec délices, et dont ils prétendent avoir constaté les vertus merveilleuses dans les cas d'hystérie, de coliques et dans les affections des voies urinaires. L'impression stimulante qu'excite cette racine sur l'organe du goût , la place, parmi les toniques , à côté du poivre, du gingembre et de la cannelle, dont elle se rapproche plus ou moins par sa manière d'agir : ainsi , elle a pu être utilement employée, soit intérieurement, soit à l'extérieur, pour stimuler le système nerveux, provoquer l'action musculaire, exciter les fonctions digestives , et pour augmenter les sécrétions, particulièrement dans les affections qui tiennent à un état d'à» tonie. Cette racine, dit le docteur Chaumeton, losqu'elle fut expédiée pour la première fois en Europe , obtint de toutes parts, mais spécialement en France , cet acceuil fanatique réservé à toutes les drogues qui joignent, au prestige de la nouveauté , le mérite de venir de loin. On soutint que la racine de galanga étoit le plus précieux des aromates , le plus puissant des. toniques : on en distilla des huiles; on en fit des essences , des teintures; on en surchargea des préparations antiques, et on l'introduisit dans les nouvelles.

Galanga de l'Inde : Maranta indien , Tuss. , Journ. bot. , 3 , p. 41 ; Martin., Centur., tab. 5o, : Canna indica radiée alba, etc. , Sloan. , Jam. Hist., 1 , pag. 2 53 , tab. 1 49 : Maranta petiolis gangleonosis, Brown, Jam. ,.pag. 112. Cette plante, dit M. de Tussac, a été confondue jusqu'à ce jour avec le maranta arundinacea ; elle en diffère cependant par des caractères bien tranchés. Dans le maranta arundinacea de Plumier , les pétioles et le dessous des feuilles sont velus; ils sont glabres dans celui de l'Inde. Dans ce dernier les racines produisent des rejets charnus , longs , cylindriques , couverts d'écaillés triangulaires «t rampant sous terre , avant que l'extrémité en sorte pour

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reproduire de nouvelles tiges : dans la plante de Plumier les rejets sortent du collet de la racine , à fleur de terre et

constituent de suite la nouvelle tige, qui n'est qu'annuelle. Les feuilles sont glabres, ovales- lancéolées ; du sommet des rameaux sortent des panicules lâches , composées de fleurs blanches. Les divisions du calice sont concaves, aiguës, lancéolées; le tube de la corolle plus long que le calice, arqué, ventru à sa base ; les trois divisions extérieures du limbe courtes, égales, ovales- acuminées ; les trois intérieures plu*: grandes: deux ovales, égales; la troisième plus petite , à deux lobes inégaux, sert de filament à l'anthère. Le style, soudé d'abord sur la corolle, est libre a sa partie supérieure. Le fruit consiste en une capsule ovale, presque trigone , trèsordinairement monosperme; l'embryon petit, adhérent latéralement à un périsperme grand et farineux.

Cette espèce a été apportée des Indes orientales à la Jamaïque, il y a plus d'un demi -siècle , par un capitaine angJois. Elle a d'abord été cultivée sous le rapport de la curiosité, et comme contrepoison des blessures faites par les flèches empoisonnées des sauvages. Cette propriété n'est rien moins que constatée; mais d'autres qualités, qu'on ne peut révoquer en doute, ont déterminé les colons de la Jamaïque à faire de sa culture une spéculation mercantile. Il en existe des plantations très- considérables. Quand les tiges sont desséchées, on enlève les racines, ou plutôt les drageons succulcns, longs quelquefois de plus d'un pied , sur un pouce ou un pouce et demi de diamètre. Ces drageons sont trèsbons à manger bouillis et assaisonnés, comme toutes les racines potagères; mais leur usage le plus important est d'en retirer une fécule abondante , saine et nourrissante. On en fait une bouillie des plus agréables pour la nourriture des enfans : on sert également sur les tables des crûmes faites avec cette fécule, en y ajoutant du sucre et quelques aromates; outre qu'elles flattent agréablement le goût, elles sont encore très-favorables à l'estomac. Les médecins anglois, même à Londres, ordonnent cette fécule a leurs malades, dans les cas où ils ordonnoient autrefois le sagou ; ils la substituent même au salep. Elle forme un objet important de commerce entre la Jamaïque et Londres, et la culture de

ce maranta augmente de jour en jour. On râpe ce* racines dans un baquet d'eau , que Ton passe ensuite dans un filtre d'une toile assez claire. Après quelques heures de repos, on décante avec précaution l'eau du baquet, et Ton trouve dans le fond une fécule imitant par sa blancheur la fleur de farine la plus belle. Le marc qui est resté sur le filtre , ne doit pas être rejeté : étant cuit, il sert à engraisser la volaille et les cochons.

Galanga a feuilles de b alisier : Maranta arundinacca , Linn. ; Flum. , Gen. nov. ,16; Lamck. , IlL gen. , tab. 1 , fig. 1 . Cette plante, confondue d'abord avec la précédente, ainsi que nous L'avons exposé, se distingue par son port, et surtout par les caractères de sa fleur et de son fruit. Sa racine est noueuse, garnie de longues fibres blanches, tendres et rampantes; elle produit trois ou quatre tiges droites, effilées, presque de l'épaisseur du doigt, hautes de trois ou quatre pieds, dures, recouvertes par les pétioles longs, membraneux , roulés en gaine , velus , ainsi que la côte des feuilles ; celles-ci sont amples, ovales-lancéolées, aiguës; les rameaux noueux, articulés, glabres, feuillés, coudés aux articulations, ramifiés eux-mêmes en une panicule ample et lâche , garnie de fleurs blanches, petites; les trois folioles du calice lancéolées; la corolle presque infundibuliforme; le fruit ovoïde , un peu ferme, presque de la grosseur d'une olive. Elle croît dans l'ile de Saint-Vincent, aux lieux humides et voisins des ruisseaux. Les Caraïbes, au rapport d'Aublet , en mangent la racine pour faire cesser les fièvres intermittentes.

On soupçonne que le maranta tonekat d'Aublet, Guian, , 3, n'est qu'une variété de l'espèce précédente : mais Varundinastrum deRumph, Amb., 4, tab. 7, cité en synonyme, et auquel paroit se rapporter le donax arundinastrum de Loureiro , n'y convient que médiocrement. La plante de Rumph est plus grande ; elle s'élève à la hauteur de six à huit pieds. Ses tiges sont nues inférieurement avec des entre -nœuds fort longs; les rameaux amplement paniculés. D'après Aublet, cette plante croît dans les terres humides de l'île de Cayenne et de la Guiane. Elle sert à faire des corbeilles et des paya- Tas, espèce de paniers dans lesquels les Caraïbes renferment leurs petits meubles.

Galanga de Surinam; Maranta comosa, Linn., Suppl. Le

port de cette plante , le caractère de ses fruits , donnent lieu de soupçonner que, mieux connue, elle pourroit bien constituer un nouveau genre. Ses feuilles sont radicales, glabres, pétiolées, semblables à celles du balisier; sa hampe est nue, cylindrique , de la grosseur d'une plume de cygne , haute de trois pieds, soutenant un bouquet de folioles sessites, réfléchies. Les fleurs sont sessiles, axillaires, entourées de deux rangs de bractées; ces fleurs viennent trois ensemble : leur calice est supérieur, caduc, à trois folioles pétaliformes; le tube de la corolle presque aussi long que le calice; le limbe à cinq divisions, dont quatre sont lancéolées, la cinquième bifide; le filament court, inséré sur le tube; une anthère droite, oblongue; le style en massue, le stigmate simple. Le fruit est une capsule à trois loges , contenant plusieurs semences. Cette plante croit à Surinam.

Galanga efi ilé ; Marunta juncea , Lamck. , Encycl. ; Bermudiana juncea, etc., Plum., Manuscr, 5 , tab. 20 et 24 ; Maranta arouma, Aubl. , Guian., 5. Sa racine est rouge, rampante, très-fibreuse. Ses hampes, nues, droites, effilées , hautes d'environ dix pieds, enveloppées à leur base par quelques gaines membraneuses, portent à leur sommet des feuilles glabres, ovales, aiguës, longuement pétiolées. Les fleurs sont rouges, presque sessiles, disposées le long des ramifications d'un pédoncule terminal et couvert d'écaillés vaginales, rougeàtres , membraneuses, d'où sortent une ou deux fleurs. Leur corolle est à cinq divisions ouvertes, aiguës; le style un peu épais, le stigmate orbiculaire. Cette plante croit dans la Guiane , aux Antilles, dans les lieux marécageux et aquatiques. Les Caraïbes la nomment arouma ou aroman: ils se servent de ses tiges fendues pour faire des paniers et autres meubles utiles.

Plumier, dans ses manuscrits (5 , tab. 2 1 et 22), cite encore, sous le nom de bermudiana amplissimo cannacori folio, le maranta lutea, Aubl., Guian, , dont la racine est fibreuse: elle pousse quatre ou cinq grandes feuilles droites, ovales, longues de deux pieds, larges d'un, portées sur des pétioles longs de quatre ou cinq pieds. De leur centre s'élève uue tige droite, nue, haute de neuf à dix pieds, terminée par

quelques épis ovales, coniques, imbriqués d'écaillés roussàtres, d'où sort une petite fleur jaune ; le fruit est rouge, réticulé, souvrant en trois valves et contenant autant de semences. Cette plante croît, aux lieux humides, dans la Guiane et aux Antilles : les Caraïbes la nomment cachibou; , ils se servent de ses tiges, coupées en lanières, pour faire des corbeilles et des paniers. Voyez le Maranta cachibou , Jacq. , Fragm., tab. 69 et 70.

Galanga a fleurs en tête; Maranta capitata, FL Per. , 1 , pag. 3 , tab. 8. Plante du Pérou , qui croît aux lieux ombragés, dont les racines sont fibreuses, les tiges simples, purpurines; les feuilles toutes radicales, longuement pétiolées , ovales-oblongues, lancéolées ; les fleurs réunies en tête, munies de bractées d'un vert jaunâtre; le calice blanchâtre; le tube de la corolle un peu renflé à sa base; les trois découpures extérieures du limbe blanchâtres , les intérieures d'un jaune fauve; une capsule ovale , trigone , à trois valves. Le maranta lateralis , FL Per. , /. c. , n'est peut-être qu'une variété de la même plante.

Jacquin , dans ses Fragmenta , a figuré quelques espèces , telles que le maranta casupo , tab. 63, fig. 4; Maranta casupito , tab. 64 , fig. 3 ; Maranta allonya , tab. 7 1 ; Maranta arouma, tab. 72, 73, qui est le maranta juncea. (Poir. )

GALANGA DE MARAIS. (Bot.) On donne vulgairement ce nom au souchet odorant, au clioin marisque , au scirpe maritime, et à quelques espèces de laîches. On a aussi désigné sous ce nom la racine d'acorus et celle de l'achiliée mille-feuille. (L. D.)

GALANG-LAUT. (Bot.) Voyez Chritmus. (Ji)

GALANT. (Bot.) Ce nom vulgaire est donné à deux espèces de cestreau : l'un est le galant de jour, cestrum diurnum ; l'autre , le galant de nuit, cestrum nocturnum. (J. )

GALANT D'HIVER (Bot.), un des noms vulgaires de la galantine perce-neige. (L. D.)

GALANTHUS (Bot.), nom latin du genre Galantine. (L.D.)

GALANTINE; Galanthus, Linn. (Bot.) Genre déplantes monocotylédones , de la famille des narcissées, Juss. , et de Vhr.xandrie monogynie, Linn. , dont les principaux caractères

sont les suivans : Calice nul; une spathe monophylle, couvrant latéralement; corolle de six pétales, dont trois extérieurs oblongs, et trois intérieurs plus courts, échancrés en cœur; six é ta mi nés plus courtes que les pétales; ovaire inférieur, surmonté d'un style à stigmate simple; capsule ovale, a trois valves, à trois loges contenant plusieurs graines globuleuses. Ce genre ne renferme que l'espèce suivante.

Galantine teice - nf.ige ; vulgairement Galant d'hiver, Perce-neige : Galanthus nivalis , Linn., Spec. , 4*5; Jacq. , Fl. Aust. , tab. 5 1 3- 8a racine est une bulbe tuniquée; elle produit deux feuilles oblongues, étroites, glauques, du milieu desquelles naît une hampe grOle, haute de cinq à six pouces, terminée à son sommet par une seule fleur campanulée, pendante, portée sur un pédoncule qui sort de la spathe : ses pétales extérieurs sont d'un blanc de lait; les intérieurs plus épais et verdatres. Cette plante croit naturellement dans les prés et les bois des montagnes , en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie, etc.

On cultive la galantine dans les jardins, à cause de ses charmantes fleurs , qui paroissent au milieu de l'hiver et quelquefois même lorsque la terre est couverte de neige. C'est réunie en touffe qu'elle fait le plus d'effet. Dans les jardins paysagers on peut la mettre aux pieds des arbres, et elle y restera plusieurs années de suite sans avoir besoin d'aucun soin particulier. Une terre sèche et légère est celle qui lui convient le mieux ; mais elle peut s'accommoder de toute autre , pourvu qu'elle ne soit pas trop humide. Elle se multiplie naturellement de graines; mais dans les jardins on préfère, pour la propager, se servir des cayeux que ses oignons produisent assez abondamment, et qu'on, peut, à cet effet, relever tous les trois à quatre ans. On en connoit une variété à fleurs doubles; mais, selon nous, cette plante est une de celles que la multiplication des pétales n'embellit pas : la galantine double a perdu toute l'élégance qui faisoit le charme des fleurs de l'espèce naturelle.

Les bulbes de la perce -neige ont la propriété de provoquer le vomissement; mais on n'en fait point d'usage en médecine. On a attribué à ces oignons d'autres propriétés ,

comme d'être émolllens, résolutifs, fébrifuges : ils sont également inusités sous ces rapports. Autrefois on préparoit dans les pharmacies une eau distillée de fleurs de perceneige, qui passoit alors pour être utile contre la cataracte, et propre à blanchir la peau et à effacer les taches de rousseur. L'insuffisance de cette préparation, dans tous ces cas, l'a fait tomber en désuétude. (L. D.)

GALANTINE (J3of.) , nom provençal et languedocien de l'ancolie , aquilegia vulgaris, selon Garidel et M. Gouan. (J.)

GALARDIENNE, Galardia. (Bot.) Voyez Gaillardie. (H. Cass. )

GALARDIES, Galardiœ. (Bot.) Dans un ouvrage publié à Philadelphie, en 1818, et intitulé : The Gênera of North American plants , l'auteur, M. Nuttal, propose de former, dans la famille des synanthérées , un groupe naturel nommé galardiœ, composé des cinq genres Hclenium, Leptopoda, Actinella, Galardia, Balduina, et caractérisé de la manière suivante :

Péricline de plusieurs squames foliacées, à peu près égales ou imbriquées ; une couronne composée de fleurs neutres ou styliféres, à corolle radiante, ligulée , semi-trifide ou tridentée: corolles du disque à tube petit, à quatre ou cinq dents, et pourvues de glandes visqueuses; clinanthe hémisphérique ou convexe, inappendiculé, ou plus rarement fimbrillifère , ponctué ou très-profondément alvéolé; fruits obconiques, très -velus; aigrette de cinq à dix squamellules paléiformes, réunies à la base, simples ou surmontées d'une arête ; tige herbacée, excepté chez une espèce d'actinella , où elle est ligneuse; feuilles alternes, entières, rarement toutes radicales; calathides terminales, pédonculées.

Dans notre quatrième Mémoire sur la famille des synanthérées, lu à l'Académie des sciences le 11 Novembre 1816 , et publié dans le Journal de physique de Juillet 1817 , nous avons indiqué une division de la tribu des hélianthées en plusieurs groupes naturels, dont l'un est notre section des hélianthées- héléniées. Cette section renferme le groupe "proposé depuis par M. Nuttal sous le nom de galardiœ; mais nos héléniées sont fondées sur des caractères beaucoup moins restrictifs que les galardies du botaniste américain : c'est pourquoi

elles comprennent un bien plus grand nombre de genres.

Les caractères assignés par M. Nuttal ont l'inconvénient d'exclure du groupe, des genres qui doivent évidemment y entrer. Nous croyons aussi que le nom d'héléniées, dérivé d'un genre ancien et très- connu, est préférable à celui de galardies , dérivé d'un genre moins connu et plus moderne. Voyez potre article Hllkmkes. ( H. Cass.) •

GALARIAS. (Ichtliyol.) Vo)ez Callarias, dans la Suppl. du 6.e vol. \ H. C.)

GALARIN (Bot.), un des noms vulgaires de la màcre flottante. ( L. D.)

GALARIPS. (Bot.) Allioni désigne sous ce nom Vallamand* de Linna?us. Voyez Auamande. (J.)

GALATÈADÉES , Galatcadœ. (Crust.) Famille de crustacés malacostracées , macrourées, dont la quatrième paire de pattes est plus grande et didactylè; les cinquième, sixième et septième paires simples: la huitième, petite, didactylè, ayant la queue formée de plus d'une pièce; les antennes inférieures, longues, sans écaille» à leur base.

i." Race. Test de forme triangulaire-Ovale, alongée antérieurement; troisième paire de pattes non dilatée.

2/ Race. Test arrondi, légèrement convexe, non alongé antérieurement ; troisième paire de pattes dilatée intérieurement, au moins à leur premier article.

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