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Les fleurs de ce caille-lait passent pour diurétiques, sudorifiques, astringentes et antispasmodiques. On en fait aujourd'hui fort peu d'usage en médecine. Ces mêmes fleurs , et même l'herbe entière, bouillies avec de l'alun , sont propres à teindre les laines ep jaune :.le$ racines donnent une teinture rouge. Dans le comté de Chester, en Angleterre, on met les sommités fleuries de cette plante dans le lait, avec de la présure, et l'on assure que c'est là ce qui donne un excellent goût aux fromagés de ce canton.
Gaillet C roisette , vulgairement Croisette : Galium Cruciata, Scop. , Fl, Carn., 1 , pag. 100 ; Valantia cruciata, Linn., Spec, 1491» Ses tiges sont grêles, .simples, hautes de huit à douze pouces, garnies de feuilles ovales, velues, verticillées par quatre. Ses fleurs sont jaunes, les unes mâles, les autres hermaphrodites, disposées, dans la partie supérieure des tiges , en plusieurs petits bouquets axillaires. Les fruits sont réfléchis en bas. Cette espèce est commune dans les bois et tes buissons, où elle fleurit au printemps.
La croisette a passé autrefois pour astringente et vulné* raire ; aujourd'hui elle n'est plus en usage. ^
Gaillet pourpre : Galium purptireum , Linn., Spec, 1 56. Sa tige est très-rameuse, droite , tétragone , haute de six à douze pouces , .garnie de feuiUes linéaires, étalées, verticillées cinq à six ensemble et hérissées de poils, ainsi que les tiges; ses fleurs sont petites, d'un rouge foncé, portées sur des pédoncules simples. Cette plante croît sur les collines sèches, en Provence et en Italie.
Gaillet rouge : Galium rubrum , Linn., Spec, i56; Galium ruhro flore , Clus., Hist., 2 , pag. 175. Cette espèce ressemble un peu à la précédente; mais elle en diffère par ses tiges plus élevées et moins rameuses, par ses feuilles plus larges, par ses fleurs portées sur des pédoncules rameux et divergens. Elle croît sur les bords des bois, en Italie.
Gaillet des bois : Galium sjlvaticum, Linn., Spec, i55. Ses tiges sont hautes de deux à trois pieds, à peine anguleuses, lisses, garnies de feuilles lancéolées, presque glauques, un peu rudes en leurs bords, et verticillées par six. Ses fleurs sont blanches, très-petites, portées sur des pédoncules capillaires , et disposées en panicule terminale.
Cette plante croît dans les bois des montagnes : sa racine donne une belle couleur rouge.
Gaillet blanc : Galium mollugo, Linn. , Spec. , 1 55 ; Bull., Herb., t. 285. Ses tiges sont lisses, tétragones, foibles, rameuses, longues de deux à quatre pieds, garnies de feuilles ovales-oblongues , légèrement dentées, mucronées, disposées par buit en verlicilles très-ouverts. Ses fleurs sont blanches, pédonculées, disposées en une panicule très-ra.neusè et trèsétalée. Cette espèce est fort commune dans les prés, dans les baies et sur les bords des bois. Ses racines donnent un assez beau rouge.
Gaillet a feuilles de garance : Galium rubioides , Linn., Spec, iÔ2. Ses* tiges sont droites, tétragones, un peu rudes, hautes d'un à deux pieds, garnies de feuilles lancéolées ou ovales - lancéolées , verticillécs par quatre. Ses fleurs sont blanches, portées sur des pédoncules courts, et disposées en panicule terminale et un peu resserrée. Ce gaillet croît en Allemagne et en Suisse.
Gaillet * divergent : Galium divaricalum , Lamck. , Dict. enc. , 2, pag. 58o; Dec, le on, plant, rar. , î, p. 28, t. 24. Sa tige est grêle, droite, haute de quatre k six pouces, divisée en rameaux étalés et divergens, garnis de feuilles linéaires, verticillées cinq à sept ensemble. Les fleurs sont blanchâtres, extrêmement petites, portées, à l'extrémité de la tige et des rameaux, sur des pédoncules très-grêles , trirides ou quatrifides. Ce gaillet se trouve dans les terrains sablonneux : il est annuel.
Gaillet des Pyrénées : Galium pyrenaicum ; Linn. fils , SuppLj 121 ; Gouan, Illust., 5, t. 1. Ses tiges sont longues de deux à trois pouces," grêles, couchées, rameuses, dis- Cj posées par petites touffes ayant l'aspect d'une mousse. Ses feuilles sont linéaires, glabres, luisantes, disposées six à sept à chaque verticille. Ses fleurs sont d'un blanc jaunâtre, opposées et presque sessiles dans les aisselles des feuilles supérieures. Cette plante croit dans les Pyrénées et dans les montagnes de l'Apennin.
*° Gaillets a fruits glabres , tuberculeux.
Gaillet bâtard; Galium spurium , Linn. , Spec, iS/\. Ses tiges sont quadrangulaires , foibles, rameuses, longues d'un pied a un pied et demi, garnies de feuilles linéaires-lancéolées, mucronéés, rudes en leurs bords, et verticillées six à sept ensemble. Les fleurs sont blanches, portées sur des pédoncules axillaires, deux fois plus longs que les feuilles, divisés et divergens. Cette espère est annuelle, et commune dans les champs et les moissons.
Gaillet stjcré : Galium saccharatum , Allion. , Fl. Pcd. , n.° 5g-, Valantia aparine , Linn., Spec., 1491. £es tiges sont foibles, un peu couchées, longues de six à dix pouces, garnies de feuilles linéaires, verticillées par six ou sept, rudes en leurs bords. Ses fleurs sont d"un blanc jaunâtre, trois à quatre ensemble sur des pédoncules étalés ; il leur succède de gros fruits fortement tuberculeux. Ce gaillet est annuel , et se trouve dans les lieux cultivés.
00 * Gaillets a fruits hérissés de poils.
Gaillet grateron; vulgairement Grateron, Rif.ble, Capel
a teigneux : Galium aparirie, Linn., Spec, 1 57 ; Bull., Herb., tab. 3 1 5. Sa tige est grêle, quadrangulaire , longue de deux, à quatre pieds, chargée sur ses angles d'aspérités crochues, et garnie de feuilles linéaires, rudes en leurs bords. vertU ^cillées par six ou huit. Ses fleurs sont blanches, petites, solitaires, ou deux à trois ensemble sur des pédoncules axillaires. Les fruits qui leur succèdent sont hérissés de nombreux poils crochus. Cette espèce est annuelle; on la trouve communément dans les haies, les buissons et les lieux cultivés.
Le grateron a été employé autrefois en médecine comme incisif, apéritif, résolutif, diurétique, et même lithontriptique; mais aujourd'hui, qu'on a reconnu combien peu il étoit efficace sous tous ces rapports, les médecins en ont abandonné l'usage. A l'époque de la cherté des denrées coloniales, on a proposé ses graines pour remplacer le café; elles acquièrent, en effet, par la torréfaction, une odeur et une saveur analogues à celles de la féve arabique , mais
GAI n
!»i foibles qu'elles ne peuvent en aucune manière soutenir la comparaison. *
Gaillk.t MABITIMBi Galium maritimum , Linn. , Mant, , 58. Sa tige est grêle, tétragone , couchée dans sa partie inférieure, longue de dix à quinze pouces, hérissée, ainsi que toute la plante, de poils courts, et garnie de feuilles oblongues , verticillces par six ou huit. Ses fleurs sont rougeàtres, velues en dehors , portées sur des pédicelles grêles, plus courts que les feuilles et bifurques. Cette plante croît dans le midi de la France et en Italie.
Caillkt tubéreux ; Galium tuberosum, Loureiro, F/. Cochin.; 3 « P- 99» Ses racines sont munies d'un petit tubercule alongé , blanchâtre, farineux; elles produisent des tiges simples, couchées, longues de quinze à dix-huit pouces, garnies de feuilles loncéolées, glabres, d'une couleur glauque, verticillées par quatre à cinq. Les fleurs sont axillaires, solitaires sur des pédoncules alongés ; il leur succède des fruits arrondis, hérissés. Ce gaillet croit dans les champs, à la Chine et à la Cochinchiue. Ses tubercules cuits sont bons à manger; on en retire une farine dont les médecins de ces contrées prescrivent l'usage aux phthisiques et aux convalescens. (L. D.)
GAINE, Vagina. (Entom.) On nomme ainsi, d'après Fabricius, une partie de la bouche dans les insectes suceurs , principalement chez les hémiptères et chez les diptères à suçoir corné. C'est le tuyau dans lequel sont renfermées les soies aiguës qui font en même temps l'oflice de lancettes et de pompe hydraulique , pour faire monter jusqu'à Fnsophage le liquide de la plaie faite à l'être organisé par l'insecte qui Fa piqué pour s'en nourrir. L'ensemble de la gaine et des soies qu'elle contient, porte, chez les hémiptères, le nom de bec [rostrum). Dans les diptères sclérostomes le suçoir (haustellum) est le plus souvent formé de deux valves, Fune antérieure et l'autre postérieure. Chez ces derniers, la gaine est courbée dans Fempis, articulée dans les espèces du genre Myope et les conops, très-alongée et inflexible dans les bombyles , et au contraire molle et pliable dans les cousins. Dans les hémiptères, les dispositions les plus remarquables de la gaine ou de l'étui du bec sont les particula-
rUés suivantes. Elle paroît naître du front dans les zoadelges et les phytadclges, comme les punaises, les réduves, les pentatômes. Dans les cigales, elle semble provenir du col; elle est courte dans les hydrocorécs, comme les notpnectes; elle , est, au contraire, très-longue dans les vraies cigales et dans les fulgores dites porte-lanternes. (C. D.)
GAINE ( Mamm.) , nom lapon du loup. (F. C.)
GAI NIER ; Cercis , Linn. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, de la famille des légumineuses, Juss. , et de la âécandrie monogynie , Linn., qui offre pour caractères : Un calice monophylle, court, campanulé . ventru et à cinq dents; une corolle papillonacée , à cinq pétales onguiculés, dont l'étendard est plus petit que les ailes, qui montent au-dessus de lui ; dix étamines à filamens libres et distincts; un ovaire supérieur, linéaire-lancéolé, porté sur un petit pçdicule, et terminé en un style courbé à son sommet ; un légume oblong , très-aplati, aigu , bordé sur son dos d'une aile étroite, membraneuse, et contenant plusieurs graines ovoïdes, attachées à sa suture supérieure. ^
Les gainiers sont des arbres à feuilles simples, alternes, et à fleurs ramassées en petits bouquets latéraux. On n'en connoit que deux espèces.
Gainier commun; vulgairement Arbre de Judée, Arbre d'amour : Cercis siliquastrum , Linn. , Spec. , 534. Dubam., nouv. éd., vol. 1 , p. 17, tab. 7. Cet arbre s'élève de vingt à vingt-cinq pieds, et son tronc, revêtu d'une écorce noirâtre, acquiert quatre à six pieds de tour. Ses feuilles sont pétiolées , arrondies, échancrées en cœur à leur base , d'un vert agréable, glabres en-dessus et en-dessous. Ses fleurs, qui naissent avant les feuilles, sont d'un rose foncé et éclatant, quelquefois presque blanches , pédonculées et disposées en grappes courtes ou en petits bouquets sur les parties latérales des branches, et quelquefois sur le tronc même. Elles sont remplacées par des gousses planes, linéaires-lancéolées, membraneuses, contenant huit à dix graines ovoïdes, comprimées, rougeàtres. Ces fruits restent attachés sur l'arbre toute l'année, et jusqu'au moment où les nouvelles fleurs se développent.
Le gainier commun croît naturellement dans le midi de la France et en Italie, en Espagne, en Portugal, dans la
Turquie d'Asie et principalement en Judée. C'est un des plus beaux arbres qu'on puisse cultiver pour l'ornement des jardins. Il se charge chaque printemps, à la lin d'Avril ou au commencement de Mai, d'une si grande quantité de fleurs, que quelquefois ses branches et ses rameaux en sont entièrement couverts, et ces fleurs conservent tout leur éclat pendant trois semaines. Lorsqu'elles sont passées, cet arbre fait un Joli effet par ses grandes et belles feuilles, qui ne sont sujettes à être dévorées par aucun insecte ni par aucun quadrupède herbivore.
Ses fleurs ont un goût piquant et assez agréable, qui fait qu'on les met quelquefois sur leé salades , soit comme ornement, soit comme assaisonnement. On les confit aussi au vinaigre, quand elles sont en bouton, afin de les conserver, par ce moyen, pour l'hiver.
Cultivé dans les jardins, cet arbre souffre bien d'être taillé aux cisédux ou au croissant, et il prend facilement les différentes formes qu'on veut lui donner. Sous le rapport de l'agrément, on peut en faire des palissades, des cabinets de verdure, des berceaux; et, sous un rapport utile, M. Bosc croit que, planté pour faire des taillis, il seroit très-propre à mettre en valeur de mauvaises terres, et particulièrement celles qui sont crayeuses.
Le bois du gaiuier est agréablement veiné de brun , de verdàtre et de jaune , et comme il a le grain assez fin et susceptible de prendre un beau poli, il seroit propre à faire de jolis ouvrages d'ébenisterie , de tabletterie ou de tour, s'il acquéroit plus communément une certaine grosseur; mais, comme il est rare d'en trouver des échantillons propres au travail , les ouvriers ne l'emploient que fort peu. Ses branches étant flexibles, et son bois dur, on pourroit aussi en faire de petits cerceaux pour les barils.
Le gainier n'est pas difficile quant au terrain ; il vient très-bien dans les terres sèches et légères , et il ne craint que celles qui sont humides et argileuses. On l'élève de graines, qu'on sème, au mois d'Avril, dans une terre bien labourée et exposée au levant et au midi. Au bout de deux ans, on repique le jeune plant en pépinière, et on l'y laisse, en lui donaant'les soins convenables, jusqu'à ce qu'il soit en état
d'être mis en place à demeure, ce qui arrive quand il a atteint six à huit ans, selon qu'on le destine à former des palissades ou à être élevé en arbre.
Gainier du Canada : Cercis canadensis, Linn. , Sfec. , 534. Cet arbre ressemble beaucoup au précédent; il en diffère seulement parce que ses fleurs sont plus petites, et surtout parce que. ses feuilles sont en cœur, pointues à leur sommet. Ses fleurs sont d'un rose pâle, ou quelquefois entièrement blanches, moins nombreuses que dans le gainier commun : elles paroissent à la même époque. Çette espèce croît dans l'Amérique septentrionale, depuis la Virginie jusqu'en Canada , et elle y est connue sous le nom de bouton rouge. On la cultive en Europe dans les jardins , et on la traite comme l'espèce indigène : elle supporte mieux le froid que cette dernière, qui ne peut vivre dans le nord de l'Allemagne, tandis que le gainier du Canada peut y braver les hivers les plus rigoureux. (L. D.)
GAÏRO. (Bot.) Voyez Garail.^(J.)
GAIRO (Ornith.), dénomination lapone du goéland à manteau noir, larus marinus , Linn. (Ch. D.) . GAIROUTES„(£of.), nom languedocien d'une3 gesse, iathyrus cicera, suivant M. Gouan. (J. )
GAISKE (Ornith.) , nom de la grande mouette cendrée en Laponie, larus canus , Linn. (Ch. D.)
GAISSEN1A. (Bot.) . Sous le nom de gàissenia verna , M. Rafi\ nesque a établi (Journ. botan., vol. II, pag. 168) un genre particulier pour le Lrollius americanus , Muhlenb. , lncd., et Donati, CataL Voyez Trollius. (Poir.)
GAISSUM, KESUM, CATHSUM ( Bot.) : noms arabes de Vabrotanum des anciens, selon Daléchamps. Voy. Cathsum. (J.)
GA1TG (Ornith.), nom catalan du geai commun, corvus glandarius , Linn. (Ch.D.) «
GAI VOTA. (Ornith.) Voyez Gaviota. (Ch. D.)
GAJA. (Ornith.) Le geai commun, corvus glandarius, Linn., se nomme ainsi dans le bas Montferrat. (Ch. D.)
GAJANY, Gajanus. (Bot.) L'arbre de l'Inde que Rumph décrit et figure sous ce nom, est, selon M. Thunberg, l'ino* carpus de Forster , genre qui a quelque affinité avec les myrsinées. (J.)
GAL Si
GAJAPALA, NEPALAM, WAIJAPALI. (Bot.) Suivant Hermann , ces noms sont donnés, dans File de Ceilan, à une plante qu'il nomme ricin, et qui est le croton tiglium de Linnxus, lequel donne la graine de Tillé, indiquée dans les matières médicales. ( J. )
GAJATl. (Bol.) ATernate on nomme ainsi Yœschynomene indica, suivant Rumph ; c'est le codia-janli ou cojanti des habitans de Java. (J.)
GAJOU - TUTTA. (ErpétoL) Les habitans du Bengale appellent ainsi la couleuvre maligne de Daudin. Elle est figurée n.° 16, pl. 161 , de l'Histoire naturelle des serpens du Cocomandel par Russel. (H. C. )
GAKATfE. ( Ornith. ) L'oiseau auquel ce nom et celui de gakhov sont donnés en Laponie, est le colymbus septentrionalis de Muller , Zool. Dan. prodr. , n.° i55, correspondant au lumme de Martens, au lomvia de Clusius, et au grand guillemot de BuHik, coljmbus troiic, Linn. (Ch. D.)
GAKENIA. \%of.) Sous ce nom Heister faisoit un genre du cheiranthus tricuspidatus , a cause de sa silique terminée par trois pointes. (J. )
GAKUS. (Ornith.) Aldrovande cite ce terme comme ét nt le nom persan du grand duc , strix bubo , Linn. , que Gesuer écrit hakus. ( Ch. D. ) %
GAL, Gallus. (Ichthyol.) On appelle ainsi un genre de poissons établi d'abord pur M. de Lacépède, et généralement adopté depuis par tous les ielithyologistes. Ce genre appartient à la famille des leptosomes , suivant l'auteur de la Zoologie analytique, et forme une des divisions secondaires du grand genre Vomer de M. Cuvier; il est facilement reconnoissable aux caractères suivans :
Des dents aux mâchoires; corps et queue très-comprimés; deux nageoires dorsales, bordées d'épines de chaque côté du dos; la première de ces deux nageoires terminée par plusieurs Jilament très-longs ; une membrane ver'ical? placée transversalement audessous de la lèvre supérieure; catopes alongés; écailles trèspetites; point d'aiguillons au devant des nageoires dorsales, ni de la nageoire anale.
On distingue donc les Gals des Sélènes» en ce que celles-ci ont les catopes fort courts, et des Voxers proprement dits,
en ce que oes. derniers ont. toutes les nageoires courtes et sans aucun prolongement. *%# La seule espèce connue dans ce genre, est, > Le Gal verdatre :. Gallus virescens , Lacép. ; Zcus gallus, Linn.j Bloçh, tab. 192, figl 1. Sept filainens prolongés à la première nageoire du dos, qui est très-basse; nageoire caudale fourchue; deux orifices à chaque narine; nuque trèsrelevée et un pen bombée; ligne latérale se courbant en. haut vers son origine, puis redescendant pour se diriger ensuite vers la nageoire de la queue, sans se dèviOr de sa route. Nageoires d'un beau vert; côtés du corps argentés et brillans ; teinte générale verdàtre : taille d'environ sept
pouces. . '*,*>• t
Plusieurs voyageurs ont observé ce poisson et en ont parlé dans leurs relations. Tous s'accordent à dire qu'il vit dans la mer des Indes, et Ruysch l'a figuré à la pî. XXXVII, fig. 2 , * de son Theatr. animal, , comme venant de cesxontrées orientaies. Bloch est le seul qui lé suppose du Brésil , puisqu'il prétend avoir pris la figure qu'il en donne dans les' manuscrits du prince . Maurice 'de Nassau. Au reste, comme le remarque M.'Ctivier, c'est pour avoir mal à propos rapporté au gal Vaba catuaja de Marcgray^ que beaucoup de
naturalistes ont cru notre poissoln d'Amérique.
La chai* du ga\ passe pour avoir une saveur agréabJc.
Gal. M. le comte de LacépèMe a encore décrit, sous ce nom , un poisson des côtes d'Arabie, que Forskal a inscrit parmi les seares sous la dénomination de se ar us. gallus , et que Gmefin a ensuite appelé labrus gallus. Ce poisson passe pour très-venimeux^, et sa chair est imprégnée de sucs délétères et mal-faisans. Voyez Osphromene. (H. C.)
GAL (Ornith.), nom, en vieux françois, du coq, que l'on appéloit aussi gau, geau , gpg. (Ch.D.)
GALACTES (Chim.) , combinaisons de l'acide lactique avec les bases. Voyez Lactates. (Ch.)
GALACT1E, Gulaciia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à "fleurs complètes, papillonacées , de la famille des légumineuses , de la diadelpkie décandrie de Linuaeus , offrant pour caractère essentiel : Un calice à quatre dents , muni de deux bractées; une corolle papillonacée , à cinq pétale*
ob\ongs; l'étendard tombant, plus large que les autres; dix
étàmines diadelphes; un style; un stigmate obtus. Le fruit est une gousse cylindrique, bivalve, uniloculaire , contenant plusieurs semences arrondies.
Ce genre avoit d'abord été établi par Browne, dans se» plantes de la Jamaïque, sous le nom de galactia. Lin me us l'avoit réuni aux clitoria. Michaux, ayant découvert, dans l'Amérique septentrionale, quelques autres plantes susceptibles d'être rapportées au genre de Browne , a cru devoir le rétablir tel que nous le présentons ici.
Galactie a fleurs pendantes : Galactia pendula, Pers. , Synops., 2, pag. 3o2 ; Brown., Jam., 298, tab. 52, fig. 2: Clitoria galactia, Linn. ; Phaseolus minor lactescens , etc. , Sloan. , Jam. Hist. , 1 , 182 , tab. 114, fig. 4. Plante originaire de la Jamaïque, dont toutes les parties sont laiteuses, au rapport de Sloane. Ses tiges sont grêles, cylindriques et grimpantes, longues d'environ six pieds, garnies de feuilles composées de trois folioles oblongues , elliptiques, obtuses , quelquefois un peu échancrées à leur sommet. Les fleurs sont disposées en grappes droites à l'extrémité des rameaux; chaque fleur pendante, composée d'un calice campanule, à quatre dents, accompagné de deux bractées petites et caduques, en forme de calice extérieur. La corolle , médiocrement papillonacée, a tousses pétales oblongs, étroits; l'étendard un peu plus large et tombant. Les gousses sont menues, cylindriques, aiguës.
Galactie molle; Galactia mollis, Mich. , F/or. Bor. Amer., 2, pag. 61. Toute la plante est revêtue d'un duvet mou, épais , légèrement blanchâtre ; ses tiges sont garnies de feuilles alternes , composées de trois folioles ovales; les gousses velues. Cette espèce a été découverte dans la Caroline par Michaux.
Galactie glabre : Galactia glabtlla , Mich. , FL Bor. Amer. , 2, pag. 61 ; an Ervum volubile? Walt., Carol. Cette espèce, recueillie dans la Nouvelle -Géorgie et la Caroline, est presque entièrement glabre. Elle est pourvue d'une racine fusiforme, perpendiculaire. Ses tiges sont garnies de feuilles alternes, à trois folioles ovales-oblongues, légèrement échancrées à leurs deux extrémités, obtuses à leur sommet. J^eur calice est glabre.
Galactië soyeuse : Galactia sericea, Pers. , Synops. , pl. i , page loi ; Clitoria phryne , Juss. , ira H«r&. comm. Cette espèce a des tiges grimpantes , pourvues de feuilles ternées ; les folioles sont ovales, un peu émoussées , blanchâtres et soyeuses; les fleurs disposées en grappes axillaires; le calice velu , la corolle petite. Cette plante a été découverte par Couin. erson a l'île de Bourbon. L'espèce que M. Persoon a nommée galactia pinnata, me paroît être la même plante que le clitoria polyphylla , Encycl. ,Suppl. , n.° 9. Voyez Clitore. (Poir.)
GALACTIQUE [Acide]. (Chim.) C'est l'ancien nom de l'acide lactique. Voyez Lactique (Acide). (Ch.)
GALACTIS ou GALAXIE. (Mm.) C'est un des noms donnés par les anciens aux pierres météoriques et aux pyrites radiées , qu'ils regardoicnt à tort comme étant des produits de la foudre. (Brard.)
GALACTITE, Galactites. (Bot.) [Cinarocéphales , Juss. = Syngénésie polygamie frustranée, Linn.] Ce genre de plantes, établi par Mœnch , en 1794 , dans sa Methodus plantas describendi , appartient à la famille des synanthérées, et à notre tribu naturelle des carduinées. Voici les caractères génériques que nous avons observés sur des individus vivans.
La calathide est radiée, composée d'un disque multiflore. subrégulariflore , androgyniflore , et d'une couronne unisériée , ampliatiflore , neu tri flore. Le péricline, inférieur aux fleurs du disque et ovoïde, est formé de squames imbriquées, appliquées, interdilatées, coriaces; les intermédiaires ovales et surmontées d'un très-long appendice étalé, subulé , roide, spinescent au sommet. Le clinanthe est planiuscule , épais , charnu, garni de fimbrilles longues, inégales, libres, (iliformes-laminées. Les ovaires sont glabres ; leur aréole basilaire n'est point oblique ; leur aréole apicilaire est couverte d'un plateau entouré d'un anneau qui porte l'aigrette et se détache spontanément: cette aigrette est longue, composée de squamellules bi-trisériées , inégales, filiformes- laminées 7 munies sur les deux bords de longues barbes capillaires , à. l'exception de la partie supérieure, qui n'est que barbcllulée. Les fleurs de la couronne sont dépourvues de faux- ovaire ; le limbe de leur corolle est divisé jusqu'à lu base en cinq
lanières égales, longues, étroites, linéaires, étalées. Les fleurs du disque ont la corolle un peu obringente, et les étamines entregreffées non-seulement parles anthères, mais, aussi par les filets, qui sont pourvus de très -petites papilles éparses ; l'appendice apicilaire de l'anthère est crochu au sommet.
La monadelphie des étamines est un caractère remarquable , dont l'observation avoit été négligée par Mœnch , par M. De Candolle, et par tous les autres botanistes qui ont décrit la galactite. Nous avons également observé cette monadelphie dans le c ardu us marianus , qui constitue le genre Siiybum de Vaillant, ainsi que dans le carduus leueographus , qui constitue notre genre Tyrimnus; et comme les feuilles sont marquées de taches blanches dans le galactite s , le silybum et le tyrimnus , il en résulte un rapprochement assez curieux.
Galactite cotonneuse : Galactites tomentosa, Mœnch; Centaurea galactites, Linn. Oest une plante herbacée, annuelle, bisannuelle ou vivace, selon les divers auteurs , et pourvue d'un suc propre laiteux; sa tige, haute d'environ un pied et demi, est peu rameuse, très -cotonneuse et blanchâtre; ses feuilles sont alternes, décurrentes sur la tige, longues, étroites, pinnatiûdes , à pinnules lancéolées, dentées, épineuses, à face inférieure cotonneuse, à face supérieure verte avec des taches blanches; les calathides, composées de fleurs purpurines ou quelquefois blanches, sont solitaires au sommet de rameaux pédonculiTorraes ; les épines de leur péricline sont longues et jaunâtres. Cette plante habite les lieux secs, stériles et découverts, autour de la mer Méditerranée et dans les iles de cette mer : on la trouve dans nos provinces méridionales. C'est jusqu'à présent la seule espèce du genre; mais M. De Candolle mentionne trois variétés, qu'on devra peut-être élever au rang d'espèces, quand elles seront mieux connues. La première a les feuilles pinnatifides, alternes, courtement décurrentes ; dans la seconde, les feuilles sont pinnatifides , alternes, larges, longuement décurrentes en ailes interrompues et épineuses; enfin, la troisième se distingue par ses feuilles presque opposées et presque entières. (H. Cass.)
GALACTITES. (Mm.) Les naturalistes de l'antiquité pa-
roissent avoir donné ce nom, qui signifie laiteux, à certaine* argiles smectiques qui se délayent dans Peau et la rendent blanche comme du lait. Peut-être aussi, comme le pense Walerius, ce nom s'appliquoit-il encore au jaspe blanc d'Italie, qui n'est varié que par quelques légers filamens roses. (Brard.)
GALACTON, EUGALACTON (Bot.) : noms donnés anciennement , suivant Pline et Daléchamps , au glaux mari' tima, qui étoit aussi le glaus ou galas des Grecs, l'herbe au lait des François. (J.)
GALAGO. (Mamm.) Nom que les naturels donnent, au Sénégal, à un petit quadrumane, et dont M. Geoffroy-Sain t- Hilaire a fait un nom de genre dans lequel il comprend quatre ou cinq espèces, toutes originaires vraisemblablement des régions équatoriales de l'ancien continent.
Les galagos ont beaucoup de la figure des makis : ce sont, comme eux, des quadrumanes à tarses postérieurs très-longs, à tête large, à museau effilé, terminé par des narines environnées d'un mufle , et dont la queue très- touffue n'est pas prenante ; mais ils s'en distinguent par leurs tarses démésurément longs, leurs très-larges oreilles membraneuses, leurs grands yeux à fleur de tête , et surtout leur tête courte et arrondie : cependant les galagos et les makis ont entre eux les plus grands rapports.
Les galagos sont des animaux nocturnes; ils passent le jour cachés dans les trous des arbres qu'ils se sont choisis pour retraite, où ils établissent leur nid avec des herbes sèches , et d'où ils sortent avec le crépuscule pour satisfaire leurs besoins : ils se nourrissent principalement d'insectes et de fruits, et ils s'accouplent à la manière des autres animaux. C'est là tout ce que l'on sait sur les mœurs de ces singuliers animaux , qu'on ne connoft que depuis fort peu de temps, et dont on n'a encore possédé qu'un très-petit nombre d'individus. Tous ceux dont l'origine est connue , venoient d'Afrique ou de Madagascar.
Les galagos ont quatre incisives à la mâchoire supérieure, séparées , deux à deux , par un intervalle vide au milieu , et elles sont verticalement implantées dans l'intermaxillaire; immédiatement après viennent deux fortes canines triaiigu-
laires, et à la suite de celles-ci deux fausses molaires à une seule pointe. Les quatre molaires qui suivent sont de même forme, et garnies sur leurs couronnes de quatre tubercules mousses, deux au côté interne et deux au côté externe; mais la première et la dernière sont plus petites que les deux moyennes. A la mâchoire inférieure, on trouve six incisives, très-longues, très-étroites et couchées en avant : les canines sont épaisses et crochues, et elles sont suivies d'une fausse molaire , qui est suivie elle-même de quatre molaires composées comme celles de la mâchoire opposée ; seulement leur largeur est égale à leur longueur, tandis que dans les autres la largeur surpasse l'autre dimension.
L'ouverture des narines est entourée d'un mufle ; la langue est douce, et la bouche sans abajoues; les oreilles sont démésurément grandes et membraneuses, et les yeux fort gros. Les organes du mouvement sont semblables à ceux des makis : les mains ont cinq doigts avec un pouce distinct, de même que les pieds, au second doigt desquels on voit l'ongle pointu qui caractérise le même doigt chez les makis. La queue est très- longue, touffue et susceptible de mouvement vol on* taire , mais elle n'est pas prenante. On ne connoit point les organes de la génération.
Les naturalistes n'ont encore décrit que trois ou quatre animaux que Ton puisse rapporter à ce genre.
Le grand Galago ou Galago a queue touffue ( Galago crassicaudatus , Geoff. ; G. Cuvier, Règne animal, pl. 1 , fig. 1) est de la grandeur d'un lapin, et ses poils épais et soyeux sont d'un gris roux ; ses oreilles ovales ont les deux tiers de la longueur de la tête. Sa patrie est ignorée.
Le Galago du Sénégal : Galago SenegaUnsis , Geoff.; Audebert , Galago , pl. 1. Ses oreilles sont aussi longues que sa tête; son pelage est d'un gris roux, et sa queue est plus longue que son corps.
Le Galago du Madagascar : Rat de Madagascar , Buff. , Suppl. , 3 , fig. 20. Son pelage est roux , ses oreilles ont moitié moins de longueur que sa tête, et sa queue, plus longue que le corps, est couverte de poils courts. On voit combien cette espèce ressemble à un makis. Voici, au reste, ce que Buffon rapporte d'un de ces animaux : « Il a vécu
« plusieurs années chez Mad.e la comtesse de Marsan; il « avoit les mouvemens très-vifs, mais un cri plus foible que « celui de l'écureuil et à peu près semblable; il mange aussi , « comme les écureuils, avec les pattes de devant, relevant « sa queue, se dressant et grimpant aussi de même en écar- « tant les jambes; il mord assez serré et ne s'apprivoise pas: « on l'a nourri d'amandes et de fruits ; il ne sortoit guère « de sa caisse que la nuit, et il a très-bien passé les hivers « dans une chambre où le froid étoit tempéré par un peu « de feu. »
Galaco de Demidoff; Galago Demidoff, Fischer, Actes de Moscou, 1 , p. 24, fig. 1 : à pelage roux-brun; à museau noirâtre ; à oreilles moitié moins longues que la tête-, et à queue plus longue que le corps et tinissant en pinceau. Si cette espèce diffère réellement de la précédente, du moins elle lui ressemble beaucoup.
On a aussi pensé que le Poto de Bosmann pourroit appartenir à ce genre , ce qui seroit à vérifier. Voyez Poto. (F. C.)
GALAMBIZA. (Bot.) C'est en Hongrie le nom de l'agaric poivré, ag. piperatus , Linn. (Lem.)
GALA1NC1É (Bot.), nom languedocien de l'églantier, rosa eglanteria, selon M. Gouan. (J.)
GALANDE. (Bot. ) On donne ce nom à une variété de l'amandier. (L. D.)
GALANDER (Ornith.), nom allemand de la calandre, alauda calandra , Linn. , qui s'écrit aussi kalender. ( Ch. D. )
GALANE, Chelone. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées , irrégulières, de la famille des bignoniées , de la didynamie angiospermie de Linnseus, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq divisions profondes ; une corolle monopétale en masque et ventrue î quatre étamines didynames; un cinquième filament glabre et stérile , placé entre les deux supérieurs ; un ovaire supérieur; le style simple; le stigmate obtus. Le fruit est une capsule bivalve , à deux loges, renfermant un grand nombre de semences.
On a séparé de ce genre , sous le nom de pentstemon , plusieurs espèces qui ont le cinquième 61ament stérile , barbu à sa partie supérieure : nous en parlerons en son lieu , en