‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 18 sur 96 · Genre. Porcellane, Porcellana · texte numérisé non relu

Genre. Porcellane, Porcellana

Le deuxième article de la troisième paire de pattes est très-comprimé et très-dïiaté intérieurement ; le troisième est cylindrique; le quatrième légèrement dilaté à l'extérieur versson extrémité; le cinquième est dilaté extérieurement, étroit vers le bout ; le sixième. a la forme d'un triangle alongé, la quatrième paire de pattes est très- comprimée et dilatée.

Porcellane a larges pinces , Porcellana platychcles. Test suborbiculaire ; front trifide; prolongement du milieu canaliculé; mains oblongues ; doigts formant un triangle alongé. Cancer platycheles , Pennant, Zool. Brit., IV, t. 6, fig. 12 j Porcellana platycheles , La m., Syst. des anim. sans vert. , 1 53-

Le test et les pattes ont de petites lignes saillantes et ciliées; les bords extérieurs des mains sont garnis de longs poils. Lorsque l'animal est vivant, sa couleur est teslacéebrune en-dessus, blanche en-dessous.

Habite les rochers des bords de l'océan Européen et de la Méditerranée : fixée sous les pierres isolées.

La Porcellane hérissée, Porcellanahirta, de M. deLamarck, appartient probablement à ce genre. Je n'ai jamais vu la

Porcellane pinces - INÉGALES , P. anisocles , de M. Latreille. (W.E.L.) '

GALATÉE , Galatea (-Crust.)-, mal à propos nommée Galathée, Galathea : genre de crustacés de la famille des Galatéapées. Voyez ce mot. (W. E. L.)

GALATÉE, Galatea. (Bot.) [Corymbifires , Juss. = Syngénésie polygamie frustranée , Linn.] Ce sous-genre de plantes, que nous avons établi dans le Bulletin de la société philomatique de Novembre 1818, appartient à la famille des synanthérées , à notre tribu naturelle des astérées, et au genre Aster. 11 diffère des autres sous-genres par la couronne composée de fleurs neutres, et par le périoline de squames inappendiculées, appliquées, coriaces, vraiment imbriquées.

La caiathide est radiée, composée d'un disque pluriflore, régulariflore, androgyniflore , et d'une couronne unisériée , liguliflore , neutriflore. Le péricline , très-inférieur aux fleurs du disque et cylindracé, est formé de squames imbriquées, appliquées, ovales-oblongues, subcoriaces. Le clinanthe est planiuscule, subalvéolé, à cloisons charnues, irrégulières, dentées, interrompues. Les ovaires sont oblongs, velus; leur aigrette est composée de squamellules nombreuses, inégales, filiformes, barbellulées. Les fleurs de la couronne ont un faux-ovaire demi-avorté , inovulé , aigretté , le style nul ou demi -avorté.

Galatée pauciflore : Galatea pauciflora , H. Cass. ; Aster dracunculoides, Lamck. . Encycl. C'est une plante herbacée , à racine vivace , produisant plusieurs tiges hautes de quatre pieds, dressées, cylindriques, striées, simples et glabres inférieurement, divisées supérieurement en rameaux un peu pubescens, qui forment , par leur assemblage, une panicule corymbiforme terminale, ornée de çalathides très-nombreuses. Les tiges et les rameaux sont garnis d'un bout à l'autre de feuilles éparses, inégales, dont léa plus grandes sont longues de quatre pouces et demi, larges de six lignes; toutes sont sessiles, étalées, oblongues - lancéolées , trinervées, à bords entiers , mais rudes par l'effet de denticules visibles à la loupe ; leur face inférieure est un peu ponctuée , et parsemée de trèspetits poils roides visibles à la loupe. Les çalathides ont le disque jaune composé de quatre fleurs, et la couronne purpurine

composée de trois à six fleurs, dont la languette est oblongue-Iancéolée , à sommet très-aigu, entier ou bidenté; le cli-

nanthe est petit et semble pyraniitlal , parce qu'il ne porte que des demi-cloisons centrales d'alvéoles. Nous a\ mis observé et décrit cette plante au Jardin du Roi, où elle est cultivée depuis très- long- temps , et où l'on ignore son origine : elle constitue une espèce très-distincte, fort agréable, et remarquable par le petit nombre des fleurs de chaque calathide.

Galatée blanch âtre : Galatea canescens , H. Cass. ; A&trr canus, Willd. , Sp. pl. Cette plante vivace, qui habite les terrains garnis d'arbrisseaux et de gramens, dans le Bannat, province de Hongrie, a des tiges hautes de trois pieds et demi , dressées, cylindriques , striées, simples inférieurement , divisées supérieurement en rameaux pubeseens -, les tiges et les rameaux sont garnis de feuilles alternes, éparses, sessiles, étalées, oblongues-lancéolées, aiguës au sommet, très-entières sur les bords, munies de trois nervures saillantes en-dessous, et garnies sur les deux faces de poils longs, mous, blanchâtres, couchés, appliqués, plus rares en-dessus qu'endessous; les feuilles inférieures ont deux pouces de long et cinq lignes de large ; les supérieures sont plus petites et plus chargées de poils; les calathides sont nombreuses, et disposées en grandes panicules corymbiformes terminales; elles sont larges de neuf ligne*, composées d'un disque jaune . multiflore, et d'une couronne purpurine ou lilas d'environ dix /leurs. Cette espèce est bien distincte de toutes les autres par les longs poils dont elle est garnie : nous l'avons décrite au Jardin du Roi , où on la cultive.

Galatée ponctuée : Galatea punctata , H. Cass.; Aster punctalus, W illd. , Sp. pl. La racine est vivace; les tiges , hautes de quatre pieds et demi, sont dressées, droites, cylindriques, un peu anguleuses, pubcrulentes , ramifiées supérieurement; elles sont garnies de feuilles éparses, sessiles, étalées, les plus grandes longues de trois pouces et demi, larges de cinq lignes, oblongues-lancéolées, le plus souvent un peu obtuses, fermes, trinervées; leurs bords sont garnis de petits poils roides; leur faoe supérieure est parsemée d'une multitude de petites cavités ponctiformes , au fond desquelles on aperçoit à la loupe un petit tubercule; les calathides sont

nombreuses, disposées en panicules corymbiformes terminales, dont les ramifications sont pubescentes et garnies de petites feuilles: chaque calathide est large de quinze lignes; son disque est multiflore , d'abord jaune, puis rougeàtre; sa couronne est purpurine ou lilas. Cette espèce habite la Hongrie ; nous l'avons observée au Jardin du Roi.

Galatée intermédiaire; Galatea inlermedia , H. Cass. Les tiges sont hautes de deux pieds , dressées^ cylindriques , striées, simples inférieurement , rameuses supérieurement, garnies de feuilles; celles-ci sont alternes, sessiles, étalées, longues d'un pouce quatre lignes , larges de deux lignes et demie, les supérieures plus petites; toutes sont oblongueslancéolées, très - entières , ponctuées en -dessus, garnies de poils excessivement courts, et munies de trois nervures, dont les deux latérales sont très-foibles : les calathides, composées d'un disque multiflore, jaune, et d'une couronne purpurine ou lilas-clair, sont nombreuses et disposées eii panicules corymbiformes terminales. Cette plante est étiquettée aster acris au Jardin du Roi , où nous l'avons décrite : elle semble intermédiaire entre la galatée ponctuée et la galatée roide.

Galatée roide : Galatea rigida, H.4 Cass.; Aster trinervis , Hort. Reg. Par. ; Aster acris , var. @ , Lamck. , EncycL Plante toute glabre , à racine vivace ; tiges hautes d'un pied , un peu épaisses, très- roi des , dressées, simples, garnies de feuilles d'un bout à l'autre; feuilles éparses, sessiles, étalées , longues de deux pouces, larges de trois lignes, -linéaireslancéolées , très-entières , trinervées , un peu coriaces ; calathides disposées âu sommet des tiges en corymbe terminal bien fourni et arrondi, dont les ramifications sont roides et garnies de petites feuilles; disque jaune, multiflore; couronne purpurine, composée d'une douzaine de fleurs. Nous avons décrit cette plante au Jardin du Roi ; elle y est cultivée depuis long-temps , mais on ignore son origine : M. de Lamarck la regarde comme une simple variété de Vaster acris.

Galatée a couronne blanche : Galatm albijlora, H. Cass.; Aster linifolius , Willd. , Sp. pl. Cette plante est glabre , à l'exception des sommités, qui sont parsemées de petits poils;

les tiges sont hautes d'un pied et demi , cylindriques , striées, simples inférieurement, rameuses supérieurement, garnies de feuilles nombreuses, rapprochées; ces feuilles sont alternes, sessiles, étalées, longues d'un pouce, larges d'une ligne, les supérieures progressivement plus petites ; elles sont linéairesaiguës, uninervées , poncticulées sur les deux faces, garnies sur les bords de petites dents cartilagineuses visibles à la loupe.- les cala th ides, très -nombreuses, sont disposées en corymbes terminaux arrondis; elles sont larges de sept lignes, composées d'un disque jaune , multiflore, et d'une couronne blanche , interrompue , pauciflore , neutriflore : le péricline , très -inférieur aux ileurs du disque et subcylindracé, est formé de squames paucisériées, irrégulièrement imbriquées, oblongues-aiguè's, uninervées, subfoliacées, les extérieures le plus souvent inappliquées supérieurement, les autres appliquées; le» fleurs de la couronne ont des rudimens d'étamines, an faux-ovaire grêle, iuoviilé, le style nul ou semiavorté , la languette souvent irrégulière. Nous croyons devoir attribuer cette espèce ôu sous-genre Galatea, quoique les squames extérieures du péricline soient inappliquées supérieurement : elle se distingue aussi des autres espèces par sa couronne blanche et par ses feuilles uninervées. Elle est vivace et habite l'Amérique septentrionale; on la cultive au Jardin du Roi , où nous l'avons observée.

Notre sous-genre Galatea, qui nous semble très -naturel et distingué par des caractères sullisans, doit comprendre sans doute plusieurs autres espèces que celles qui viennent d'être décrites , mais qui sont les seules que nous ayons observées jusqu'à présent. (H. Cass.)

j*OAL ATHÉE. (CrusL) Voyez Galatée. (W. Ë. L.)

GALATHÉE. (Foss.) M. Risso a trouvé, dans des excavations faites près de Nice, une espèce fossile de ce genre , à laquelle il a donné le nom de galathea anliqua. (Risso, Hist. nat. des crustacés de Nice, p. 75.)

Elle a le test bombé, garni en-dessus de neuf plaques transversales, qui se trouvent relevées sur leurs bords inférieurs par une ligne saillante. Sa couleur est d'un jaune ochracé. On ne voit point de pattes; mais on distingue les places où elles étoient attachées. L'abdomen eft un neu renflé. Elle a près

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de deux pouces de longueur sur quatorze lignes de largeur. Voyez Galatée et Galatéadées. ( De F. )

GALATHÉE, Galathca. (Conchyl.) Genre proposé par Bruguières dans l'Encyclopédie méthodique , établi par M. de Lamarck , Ann. du mus., vol. 5, p. 43o, pl. 28, pour une belle coquille bivalve que Gmelin avoit placée parmi les vénus sous le nom de venus subviridis. Nous exprimons ainsi les caractères de ce genre : Animal inconnu , mais très-probablement fort peu différent de celui des cyclades; coquille assez épaisse , subtrigone , équivalve, à sommets proéminens, presque verticaux ; charnière complexe , dissemblable , dorsale ; deyx dents cardinales rapprochées sur la valve droite, avec un enfoncement triangulaire en avant et en arrière; deux dents cardinales écartées , et au milieu une excavation intermédiaire sillonnée sur la valve gauche; dents latérales médiocres; ligament postérieur, extérieur et* très-bombé ; deux impressions musculaires. Ce genre , qui est évidemment fort rapproché des cyclades, £L été nommdb Égérie par M. de Roissy; changement qu'il a cru devoir faire avec assez de raison , parce que le nom de galathée est depuis long-temps employé pour désigner un genre de décapodes. On n'y range encore qu'une seule espèce qui , comme toutes les cyclades jusqu'ici connues , est fluviatiie. On dit qu'elle se trouve dans les rivières de Ceilan et des Grandes-Indes. M. de Lamarck la' nomme la Galathée a rayons y Galathea radiata; parce que, lorsqu'elle a été polie, on voit deux ou trois rayons violets partant des sommets et s'effaçant vers le bord ventral. La dénomination que lui avoit donnée Gmelin, de venus subviridis , auroit dû être préférée, puisque, dans son état naturel, elle est réellement entièrement couverte, si ce n'est probablement vers les sommets , d'un épiderme verdàtre , comme les cyclades. Du reste , c'est une très-belle coquille , encore fort rare, de trois à quatre pouces de long, presque toute blanche quand elle a été dépouillée. (De B.)

GALAX. (Bot.) Voyez Erythrorhize. (Poir.)

GALAXAURE , Galaxaura. ( Corail. ) Genre établi par M. Lamouroux (Polyp. flex., p. 269) pour quelques espèces de corps organisés phytoïdes , rangés parmi les corallines par Solander et la plupart des foologistes, quoique Gmelin et

Esper en aient placé plusieurs avec les tubulaires. Le fait est qu'on ne sait pas encore trop ce que c'est: ce ne peut être des tubulaires, puisqu'on n'a certainement encore pu y observer aucune trace d'animaux ou de polypes , qui sont trèsdéveloppés dans ce genre, et qui sont* toujours à l'extrémité de chaque tube ; on ne peut non plus les assimiler exac tement aux eorailines , dont les tiges sont évidemment pleines, tandis que celles des galaxaures sont hstuleuses : en sorte qu'il est assez convenable d'en faire une petite coupe générique nouvelle, qui devra être placée près des eorailines. Dans le cas où il n'y auroit pas de polypes, ce genre peut être défini un assemblage plus ou moins considérable de petites tiges cylindriques, tistuleuses, dichotomes, ordinairement articulées, et simulant une sorte de petite plante. Mais si , comme le soupçonne M. Lamouroux , ces tubes sont ouverts à l'extrémité et renferment chacun un polype, alors ce genre devra être à peine séparé des tubulaires : et , en effet, les tubes sont formés d'une substance membraneuse , fibreuse , encroûtée, il est vrai, d'une légère couche de matière calcaire -, les galaxaures sont ordinairement petites, presque toujours fort régulièrement dichotomes; les unes sont fortement articulées, tandis que les autres le sont à peine. M. Lamouroux , quoiqu'il n'en ait jamais vu de vivantes, suppose que leur couleur est un vert herbacé, tirant un peu sur le violet, comme les nisées et les acétabulaires. En général, ce sont des corps organisés qui, comme presque tous les zoophytes. ont encore grand besoin d'être étudiés, non plus dans les herbiers, comme on l'a fait jusqu'à présent, mais dans la mer où ils se trouvent. Quoi qu'il en soit, M. Lamouroux eu caractérise douze espèces.

i ." La Galaxaujie oblongue; Galaxaura oblongata, Soland. et Eli. , tab. 22 , fig. 1. Articulations obfongues, comprimées; à écorce très-mince et rougeàtre. Des mers d'Amérique et du Portugal.

2.0 La Galaxaurb ombellée ; Galaxaura ombcllala, TubuL. omb. , Esper. , Zooph. , tab. 17 , fig. 1 , 2. Rameaux se dichotomisant beaucoup et formant une sorte d'ombrelle. Mer des Antilles.

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