La Galaxauae obtuse : Galaxaura obtusala , Soland. et
Ellis, tab. 22, fig. 2. Dicho tome ; articulations ovales-oblongues, arrondies aux deux extrémités. Isles de Bahama.
4 ,° La Galaxaure annelbe ; galaxaura annulata, Lamx. , Tubul.dichot., Esper. , tab. 6 , fig. î , 2. La tige et les rameaux annelés. Indes orientales.
5i° l* Galaxaure rugueuse : Galaxaura rugosa, Soland. et EU. , tab. 22 , fig. 3 ; Corail, rugosa et Tubul. fragilis , Gmel. Dichototne; les articulations annelées et un peu rugueuses, cylindriques, aplaties au sommet. Mers d'Amérique.
6.° La Galaxaure marginée; Galaxaura marginata, Soland. et Ell. , tab. 22 , fïg. 6. Dichotome; rameaux subcontinus, lisses , «'aplatissant et se recourbant un peu par la dessiccation. Côtes des îles de Bahama.
7.0 La Galaxaure lapidescente : Galaxaura lapidescens , Soland. et Ell., tab. 21 ,fig. 9 , et tab. 22 , fig. 9. Dichotome ; articulations cylindriques, velues. Cap de Bonne-Espérance.
8.° La Galaxaure fruticuleuse ; Galaxaura fruticulosa , Soland. et Ell., tab. 22, fig. 5. Rameaux cylindriques, continus, jaunâtres, aigus au sommet. Côtes des lies de Bahama.
9.0 La Galaxaure endurcie; Galaxaura indurata, Soland. et Ell., tab. 22, fig. 7. Dichotome; rameaux presque continus, cylindriques, lisses, divergens. Des mêmes mers.
io.° La Galaxaure roide; Galaxaura rigida, Lamx., Polyp. flex. , pl. 8, fig. 4, a B. Rameaux roides , cassans, annelés, velus, sans articulations.
La Galaxaure lichenoïde ; Galaxaura lichenoides , Soland. et Ell., tab. 22, fig. 8. Dichotome; rameaux continus, un peu rugueux, comprimés supérieurement. Jsles de Bahama.
12.0 La Galaxaure sanoïde ; Galaxaura sanoides , Lamx. Rameaux dicho tomes , filiformes, légèrement articulés, formés en touffe ; grandeur, deux centimètres ; couleur gris-violet blanchâtre. Mers de l'Australasie. (De B.)
GALAXEA. {Polyp.) Division du genre Madrépore de Linnaeus, proposée par M. Ocken ( Élém. d'hist. nat. , p. 72 ) , et caractérisée ainsi : Tubes simples, courts; étoiles petites, séparées ou réunies par l'extrémité en un cercle, mais détachées toutes d'une manière distincte, et non complètement enfermées dans un ciment. Les espèces que M. Ookan range
dans ce genre évidemment artificiel, sont divisées en quatre sections .- la première, dont les tubes sont uniques, ne contient que le madr. cyathus, gai. antophyllum; la deuxième, dont les tubes semblent bourgeonner, c'est-à-dire naissant supérieurement du milieu d'un autre , renferme le gai. antophyllitcs; la troisième, qui offre quelque ressemblance avec des clous, n'en contient encore qu'une espèce, le gai, organum, type du genre Sarcinula de M. de Lamarck; et, enfin, la quatrième, dont les tubes semblent naître d'un seul point, renferme, outre le madr, fascicularis* que M. Ocken nomme gai, cary ophyllites , les madr, cespitosa , cuspidata , calycularis, truncata et terrucaria: ce sont des caryophyliies de M. de Lamarck. (De 13.)
GALAXIA. {Bot. ) Voyez Galaxie. (Poir.)
GALAXIAS. (Bot.) Daléchamps dit que quelques auteurs nommoient ainsi le chardon-marie . carduus marianus df Linnaeus, silybum de Vaillant et de Gaertjaer, probablement ù cause des taches blanches répandues sur ses feuilles. (J.)
GALAXIE, Galaxia, (Bot.) Genre de plantes monocotylédones, à fleurs incomplètes, de la famille des iridées, de la triandrie monogynit de Linnœus, qui a des rapports avec les bermudiènes (sisyrinchium) , caractérisé par une spathe univalve ; une corolle infundibuliforme ; le tube droit, long, filiforme, élargi à son sommet en un limbe presque campanule, régulier, à six découpures égales; trois étamines plus courtes que la corolle, réunies à leur base; un ovaire inférieur; le style filiforme, à trois stigmates multifides. Le fruit consiite en une capsule presque cylindrique , à trois valves, à trois loges, contenant plusieurs semences fort petites.
Ce genre a été établi par Thunberg pour quelques plantes du cap de Bonne -Espérance , rapportées d'abord aux ixia. Leur racine est bulbeuse; les feuilles simples, toutes radicales; la hampe courte, presque uniflore.
Galaxie a feuilles ovales : Galaxia ovata, Thunb. , Nov. gen,, 2, pag. 5i ; Icon, , Cavan., Dissert., 6, tab. i8y; Jacq. , Icon, rar. , 2, tab. 291 ; Lamck., 111. , tab. 568 , fig. 1 : Ixia galaxia, Linn. , Suppl, , 96. Petite plante qui s'élève à peine à la hauteur d'un pouce et demi, et dont la fleur est jaune,
très-fugace. Sa racine est munie d'une bulbe ovale, cannelée, anguleuse, d'où sort un pédicule grêle, long d'un demipouce , qui, arrivé à la surface de la terre , donne naissance à une petite touffe de feuilles radicales , nombreuses , glabres, ovales, un peu obtuses, longues d'environ un pouce, vaginales à leur base. Pc leur centre s'élèvent une ou plusieurs fleurs, portées chacune sur une hampe nue, beaucoup plus courte que les feuilles, qui s'alonge un peu à mesure que le fruit se développe : le tube de la corolle est filiforme, long*de six lignes et plus. La fleur, d'après Thunberg , varie du jaune au pourpre et au violet ; elle se ferme le soir avant quatre heures, et sa corolle se contourne en se flétrissant.
Galaxie a fecicles étroites : Galaxia graminea, Thunb. , No»>. gen. , 2 , pag. 5 1 Icon. ; Jacq. , Icon. rar. , tab. 1 8 , fig. 2 ; LamcjL. , lll. , tab. 568 , fig. 2 ; Cavan. , Dissert. , 6 , tab. 189 , fig. 3: Ixia fugacissima, , Linn. , Suppl. , 94. Cette espèce, trèsrapprochée de la précédente et aussi petite , s'en distingue facilement par ses feuilles, qui sont fort étroites , linéairessubulées , presque filiformes , canaliculées , longues d'un pouce et plus, élargies et vaginales à leur base. Les fleurs sont très-fugaces, entièrement jaunes ou d'une teinte violette sur leur tube.
Galaxie faux-narcisse : Galaxia narcisso ides, Willd. , Spec. , 3, pag. 583; Sisjrinchium narcissoidcs , Cavan., Dissert., 6, tab. 192, fig. 3. Cette plante, d'après Willdenow , ne peut appartenir aux bermudiènes , parmi lesquelles Cavanilles l'avoit plàcée , quoiqu'elle ait une spathe bivalve. Elle a le port d'un narcisse; mais sa fleur offre le caractère d'un galaxia. Ses racines sont fibreuses; sa tige droite, cylindrique; les feuilles linéaires, ensiformes, à gaine renflée. Les spathes renferment environ quatre fleurs inclinées. La corolle est blanche , en forme d'entonnoir , quelquefois rayée , tant en dedans qu'en dehors , de stries d'un pourpre foncé. Cette plante croît au détroit de Magellan.
Le Galaxia ovata, Andr. , Bot. rq>$. , tab. 94, paroît devoir être distingué de la première espèce. M. Persoon l'a nommé ixia ciliata, Synop., 1 , pag. 41. Ses feuilles sont plus alongées , ciliées à leurs bords ; la corolle jaune - t rès-
GAL es
longue. Le galaxia obscura de Cavanilles , Dissert. , 6 , tab. 1S9. fig. 4, est une plante encore très-peu connue, et qui, peut-être, appartient au genre VVittsenia. Le galaxia ixiœfolia, Reduut. , Liliac., tab. 41 , est Vixia columnaris et varie* gala, Andr., Bot. repos. , tab. 2 o3 , 211, 21 3, 2 5o. C'est Vixia monadelpha, Bot. Mag., tab. 607. Le galaxia plicata, Jacq. , est Vixia heterophjlla , Vahl , Enum. plant. Plusieurs autres espèces de galaxia, citées par différeus auteurs, ont été placées dans d'autres genres. (Poin.)
GALAXIE, Galaxias. (Ichthjol.) M. Cuvier a établi sous ce nom un genre de poissons dans sa famille des ésoces , qui répond à une partie de celle des siagonotes de M. Duméril, et il lui a assigné les caractères suivans :
Corps sans écailles apparentes; bouche peu fendue; des dents pointues et médiocres aux os palatins et aux deux mâchoires , dont la supérieure a presque tout son bord formé par l 'intermaxillaire; quelques fortes dents crochues sur la langue ; des pores sur les côtés de la tète.
Le célèbre auteur de ce sous-genre des ésoces ne le compose encore que d une seule espèce , qu'il nomme esox truttaceus, et qu'il croit nouvelle, à moins qu'elle ne puisse être rapportée à Y esox argenleus, lorst. Voyez Ésoces. (H. C.)
GALAYL. (Bot.) Nom arabe du laitron commun, sonchus oleraceus , suivant M. Delile. Il lui donne aussi celui de Liubevn, appliqué encore à d'autres plantes de la même famille. Voyez ce mot. (J.)
GALBA [Bot.) , nom donné dans les Antilles, suivant M. Richard, au calaba , calophyllum. (J. )
GALBANOPHORA. (Bot.) Neck er a voulu , sous ce nom , séparer du bubon macedonicum , plante herbacée, le bubon galbanum , arbrisseau dont les graines sont comprimées, bordées dans leur contour, relevées de trois côtes sur le dos, et duquel on croit qu'est extrait le galbanum, cité dans les matières médicales. (J. ) ^
GALBANUM. (Bot.) Gomme-résine fournie par le Bi bon GALBANiFÈRE. Voyez ce mot , vol. V, p. 3 94. (L. D.)
GALBERIJA (Bot.), espèce de vigne de Ceilan, qui est le cissus vitiginea de Linnaeus. (J.)
Cfi G AL
GALBERO (Ornith. ), nom italien du loriot commun, oriolus galbula , Linn. , qu'on écrit aussi gualbedro. (Ch. D.)
GALBESSEN (Bot.), nom belge, suivant Rhéede , de Varia-bepou du Malabar, melia azudirachta. (J.)
GALBULA. {Ornith.) Ce nom, qui désigne le loriot commun, ainsi que celui de galgulus , a été appliqué par Mœhring au jacamar; et Brisson en a fait, pour ces derniers oiseaux , une dénomination générique , que M. Cuvier a adoptée. ( Ch. D. )
GALBULES , Galbulœ (Bot.): nom que l'on donne, dans les pharmacies, aux cônes arrondis du cyprès. (J.)
GALE. (Bot. ) Ce nom, donné en latin par ïournefort et Adanson au genre qui est maintenant le myrica de Linnseus, lui a été conservé en françois. (J. )
GALÉ; Myrica, Linn. (Bot.) Genre de plantes de la famille des amentacées , Juss. , et de la dioécie pentandrie, Linn., dont les fleurs mâles et les fleurs femelles sont sur des pieds différens , disposées en chatons imbriqués d'écaillés , et offrent les caractères suivans : Dans chaque fleur mâle, quatre à six étamines attachées à la base d'une écaille ovale, un peu pointue; dans chaque fleur femelle, un ovaire attaché sur l'axe commun , au même point que l'écaillé qui l'accompagne , et surmonté de deux styles déliés , à stigmate simple -, chaque ovaire devient un petit noyau ovoïde ou globuleux, k une loge, contenant une seule graine.
Les galés sont des arbrisseaux aromatiques, à feuilles simples , alternes, parsemées de points résineux, et à fleurs disposées dans les aisselles des feuilles ou au sommet des rameaux. On en connoit aujourd'hui une douzaine d'espèces, dont une croît naturellement dans le nord de l'Europe; les autres se trouvent en Amérique, en Afrique et en Asie. Parmi les espèces exotiques, une seule peut supporter le froid qu'on éprouve en hiver dans le nord de la France; Tes autres ont besoin d'être abritées dans l'orangerie pendant la saison rigoureuse.
Gaie odorant : Myrica gale, Linn., Spec, 1^53 ; Duham. , nouv. éd., vol. 2, p. 194, tal). Sy. Cet arbrisseau, connu vulgairement sous les noms de Piment royal, de Myrte bâtard, forme un buisson de trois à quatre pieds. Ses rameaux
sont d'un brun rougeàtre , garnis de feuilles oblongues, élargies et dentées en leur partie supérieure, rélrécies à leur base , et portées sur de courts pétioles. Ses fleurs naissent, avant les feuilles, sur de petits chatons sessiles, le long des rameaux , ovales dans les individus femelles, et oblongs, presque cylindriques, dans les mâles. Le galé odorant croît naturellement dans les endroits marécageux, en France, eu Angleterre, en Hollande, dans diverses parties du nord d« l'Europe et dans l'Amérique septentrionale.
Toutes les parties de cet arbrisseau , et surtout ses fruits, ont une odeur forte, un peu aromatique. Dans les pays où il est commun , on en met quelquefois les rameaux dans les armoires, pour donner une bonne odeur aux objets qui y sont renfermés et pour en écarter les teignes. On en prenoit autrefois l'infusion, ainsi qu'on fait aujourd'hui du thé. H existe même un traité composé par un médecin anglois pour prouver que c'étoit le véritable thé,- mais, depuis que celui-ci est connu en Europe, on est désabusé à ce sujet, et Ton a même prétendu que l'usage du galé pouvoit être nuisible et causer des maux de tête. Aujourd'hui on n'en fait plus d'autre usage que d'employer , dans les pays où il est commun, ses tiges et ses rameaux pour brûler. 11 est utile, d'ailleurs, de conserver cet arbrisseau dans les marais, où, il vient naturellement, au lieu de chercher à l'en extirper, parce qu'il absorbe le gaz hydrogène qui s'en exhale, et qu'il contribue ainsi à les assainir.
Galé cirier, vulgairement Cirier de la Louisiane; Mjrica cerifera , Linn. , Spec. , 1 ^53 , var. a. Dans son pays natal, cet arbrisseau s'élève jusqu'à huit pieds de hauteur; en Europe , il ne forme souvent qu'un buisson de trois à quatre pieds. Ses rameaux sont un peu velus vers leur sommet, garnis de feuilles lancéolées, pointues, dentées dans leur partie supérieure, entières et rétrécies à leur base. Les Heurs font disposées en chatons axillaires, courts et sessiles. Les fruits, globuleux, de la grosseur d'un pois, recouverts d'une couche d'une substance grasse , grenue , et comme poudreuse, sont ramassés sur de petites grappes latérales et sessiles. Ce galé croît naturellement aux lieux humides et ma* récageux , dans la Louisiane , dans les Caroliues : ou le cultive en France depuis plus de cent ans.
Gale de Pensylvame, vulgairement Cirier de Pensylvanie,- Myrica pensylvanica , Duham., nouv. éd., vol. 2, p. 190, tab. 55. Cette espèce n'offre aucun caractère bien tranchant; mais elle a un aspect différent : elle est moins élevée, forme davantage le buisson ; ses feuilles sont plus larges , plus molles, moins dentées et moins pointues, et les plus jeunes ont les bords roulés en-dessous. Le galé de Pensylvanie croît naturellement dans les marais de cette partie des États-Unis, et jusque dans le Canada.
Dans le nord de la France, le cirier de la Louisiane a besoin d'être abrité dans l'orangerie pendant l'hiver. On le cultive en pot et en terre de bruyère , et on le multiplie de graines semées sur couche et sous châssis. Le cirier de Pensylvanie est beaucoup plus robuste; il brave le froid de nos hivers en plein air , et il réussit bien dans une terre ordinaire , pourvu qu'elle soit fraîche : il se multiplie de lui-même par les rejetons que produisent ses racines, et ce moyen de multiplication est plus prompt que de l'obtenir de graines qu'on sème en pleine terre de bruyère.
Lesfruits de ces deuxgalés fournissent une cire verte, avec laquelle on fait des bougies qui répandent , en brûlant, une odeur aromatique, mais qui donnent une lumière triste. Selon Raynal , cette cire végétale tint pendant long-temps lieu de la cire et du suif ordinaires aux premiers Européens qui abordèrent en Amérique. Mais, quoique ces arbrisseaux soient toujours très-communs dans les marais de l'Amérique, surtout dans la Caroline , et qu'ils rapportent une grande quantité de fruits qu'il seroit facile de récolter; cependant les habitans de ce pays paroisseut avoir renoncé à s'en servir pour s'éclairer, parce que , selon M. Bosc, les bougies qu'on en fabrique reviennent plus cher que les chandelles de suif, et il n'y a plus, d'après le même auteur, que les nègres esclaves qui s'occupent encore à recueillir de la cire de ces galés, non pour en fabriquer des bougies, mais four e% faire tout simplement des espèces de lampions. Au reste, voici le procédé qu'ils emploient pour récolter cette sorte de cire : ils coupent les branches des ciricrs les plus chargées de fruits, en séparent ces derniers, et les mettent dans des sacs de toile qu'ils plongent entièrement dans une chaudière
deau bouillante. La cire, liquéfiée parla chaleur, ne tarde pas à sortir à travers la toile ; elle monte à la surface de l'eau , d'où on l'enlève avec des cuillers. Duhamel dit que, si on ne fait bouillir les fruits que légèrement, on obtient une cire jaune, et que celle qu'on retire ensuite en les faisant bouillir de nouveau , est verte.
En France , les galés ciricrs ne sont , jusqu'à présent , cultivés que comme arbrisseaux d'agrément et de curiosité, et Ton n'a point encore essayé de retirer de la cire de leurs fruits. (L. D.)
GALÉ. (Ornith.) Ce nom et celui de galet se donnent, * dans le midi de la France, au poulet. (Ch. D.)
GALÉA, GALÉATULE, Echinites galeatus. (Foss.) Luid et d'autres anciens oryctographes ont donné ces différens noms à ceux des échinides fossiles qui portent aujourd'hui le nom de Galébite. Voyez ce mot. (De F.)
GALÉA. (Conchji.) Klein (Tentam. ost. , p. 57) établit sous ce nom une petite coupe générique parmi les buccins, pour les espèces globuleuses dont le canal est court, droit, échancré: ce sont maintenant des pourpres. (De B.)
GALÉA. (Echinod.) Klein avoit donné depuis long-temps ce nom générique aux espèces d'oursins dont M. de Lamarck a fait depuis son genre Ananchite. Voyez ce mot. (De B. )
GALEDRAGON. (Bot.) Suivant Anguillara, cité par C. Bauhin, Xénocrate donnoit ce nom à la cardère, dipsacus, que l'on trouve dans Daléchamps sous celui de labrum Veneris , lèvre de Vénus. (J.) ^
GALÉDUPA. (Bot.) Nous avions réuni sous ce genre de ^î. de Lamarck le pungam de VHort. malab. et le caju-gadelupa de Humph. Le premier est maintenant le pungamia de Lamarck, dont le second doit être séparé à cause de sa gousse bivalve et disperme, et de ses feuilles pennées sans impaire, pour devenir peut-être dans la suite un genre distinct, lorsqu'il sera mieux connu. ( J. )
GALÉDUPA ou PONGOLOTTE. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, papillonacées , de la famille des légumineuses , de la diadelphie décandrie de Linnaeus, offrant pour caractère essentiel : Un calice court, en soucoupe, entier, tronqué obliquement; les pétales onguiculés ;
l'étendard étalé à deux lobes ; les ailes et la carène conniventes; dix étaniines diadelphes-, un style courbé au sommet. Le fruit consiste en une gousse elliptique, plane, un peu arquée en faux, terminée par une petite pointe courbe, contenant une ou deux semences comprimées, réniformes.
Galédl pa des Indes : Galedupa indica > Lamk., Encyclop. ; Pongamia glabra, Venten. , Malin. ; Lamk., ///. gen., tab. 6o5, fig. 1 : Dalbergia arborea, Willd., Spec, 3, pag. 901 : Portgami seu Minori , Rheed. , Malab. , 6, pag. 5, tab. 3; vulgairement Arbre de tongolotte , Sonnerat. Arbre des Indes orientales, qui s'élève à une assez grande hauteur, sur un tronc épais, chargé, à sa partie supérieure, de rameaux glabres, cylindriques. Ses feuilles sont alternes, ailées avec une impaire, composées de cinq à sept folioles assez grandes, glabres, entières, ovales - acuminées , pétiolées ; la terminale plus grande que les autres. Les fleurs sont papillonacées , blanchâtres, odorantes, disposées en grappes axillaires , pédonculées, longues de quatre à cinq pouces: leur calice est court, d'une seule pièce, chargé de poils courts dans sa jeunesse; la corolle papillonacée , composée de cinq pétales à onglets saillans hors du calice ; l'étendard large, relevé, échancré en cœur; la carène oblongue , obtuse, enveloppant les organes sexuels ; les ailes conniventes autour de la carène et de même longueur qu'elle; les gousses sont elliptiques, comprimées, longues «l'un pouce et demi sur un de large, conservant le calice à leur base. Cet arbre est toujours \ert,£t ses fleurs répandent une odeur agréable. Ventenatdit dan! une note, que le dalbergia arborea, Willd. , et le synonyme de ÏHort. mabab. paroissent différer du galedupa indica par la forme du fruit et de la graine. Willdenow les réunit.
Ventenat indique deux autres espèces de galédupa sous le nom de pongamia, savoir : i.° le Pongamia grandijlora t Venten., Hort. Malm., 1 , pag. 28; ses feuilles sont ailées, composées d'environ six paires de folioles elliptiques , obtuses , pubescentes en-dessous ; elle croît dans les Indes orientales. 2.0 Le Pongamia sericea, Venten., /. c. , à feuilles ternées; les folioles oblongues, soyeuses en-dessous : elle a été découverte à Java par M. Dclahaye, (Pou.)
GAL ii
GALÉGA. (Bot.) Ce nom, chez les anciens, a été donné a diverses plantes, à un orobe , à la vesce multiflore , au sesban de l'Inde, que Linna»us réunissoit à son œschynomene , et qui constitue maintenant le genre Sesbania. Matthiole l'attrîbuoit à la rue de chèvre, ruta capraria, qui la conservé. Quelques modernes avoient aussi rapporté à ce genre des sophora et des casses. (J.)
GALÉGA ; Galega, Linn. (Bot.) Genre de plantes dycotylédoncs de la famille des légumineuses, Jnss. , et de la diadelphie décandrie, Linn., qui a pour caractères : Un calice monophylle, à cinq dents subulées, presque égales; une corolle papillonacée , dont l'étendard est ovale ou en cœur, relevé ou réfléchi, et dont les deux ailes sont oblongues, inclinées sur la carène, qui est comprimée sur les côtés ; dix étamines ordinairement diadelphes ; un ovaire supérieur, oblong, terminé par un Style court, montant, à stigmate un peu globuleux; un légume linéaire, comprimé, un peu noueux, contenant plusieurs graines réniformes.
Le genre Galéga renferme quarante et quelques espèces, qui toutes, excepté une seule, sont exotiques, et croissent, en général, dans les climats chauds. Dix à douze de ces plantes se trouvent particulièrement en Amérique; les autres appartiennent à l'Asie, aux îles de la mer des Indes, à l'Afrique, et surtout au cap de Bonne-Espérance. Les espèces sont les unes herbacées, les autres frutescentes; elles ont les feuilles alternes ailées avec impaire , et les fleurs disposées en grappes axillaires et terminales. Nous ne parlerons ici que de celles qui présentent quelque intérêt sous le rapport de leurs propriétés, et de quelques autres qui sont cultivées dans les jardins de botanique.
Galéga officinal; vulgairement Faux-Indigo, Lavanèse, Rue de chèvre ; Galega ojficirialis , Linn., Spec, 1062. Ses tiges sont droites , rameuses , hautes de deux pieds ou environ, garnies de feuilles composées de quinze à dix -sept folioles oblongues. Ses fleurs sont bleuâtres ou purpurines . quelquefois blanches, pédiculées, pendantes, disposées en longues grappes serrées, sur des pédoncules axillaires, ou placées au sommet do la tige et des rameaux. Cette plante croit naturellement dans les prés, les bois, et les terrains
un peu humides, en Espagne, en Italie, et dans quelques cantons de la France.
Ce galéga est propre à orner les plates-bandes des grands parterres, et les massifs des jardins paysagers, par la verdure agréable de son feuillage, et par ses jolies fleurs, qui se succèdent continuellement pendant les mois de Juin , Juillet et Août. On le multiplie de graines, ou plus souvent en relevant les vieux pieds à l'automne, et en les éclatant.
Quelques agronomes ont préconisé cette plante pour en faire des prairies artificielles, et elle oflfriroit sans doute beaucoup d'avantages par l'abondance de sa fane; mais elle ne paroît pas être du goût des bestiaux, qui, dans les pays où elle croit naturellement, la laissent sans y toucher dans 'les pâturages où elle se trouve, ou ne broutent tout au ptus que ses plus jeunes pousses. Elle peut fournir, diton , une fécule bleue, analogue à l'indigo: mais cette matière colorante ne paroît pas y être dans des proportions assez favorables pour dédommager des frais de l'extraction; car, dans ces derniers temps, où l'on a cherché à retirer du pastel un indigo indigène , on n'a pas essayé d'en obtenir du galéga.
Quant aux propriétés médicinales de cette plante, elles ont été très-exaltées autrefois; car la lavanèse a passé poursudorifique, vermifuge, et elle a été surtout vantée comme un excellent antidote dans les fièvres pestilentielles. Aujourd'hui les médecins n'en font plus aucun usage. Dans certains cantons de l'Italie on mange ses feuilles comme herbes potagères, ou cuites, ou en sala.de.
Galéga du Levant; Galega orientalis, Lamck. , Dict. enc. , 2, p. 596. Ses feuilles sont composées d'environ onze folioles ovales ou ovales-lancéolées , larges de plus d'un pouce , sur un pouce et demi à deux pouces de longueur. Ses fleurs sont bleues, plus petites que celles de l'espèce précédente, disposées d'ailleurs de la même manière. Cette espèce a été trouvée dans le Levant, par Tournefort ; on la cultive au Jardin du Roi.
Galéga rose; Galega rosea , Lamck., Dict. enc, 2 , p. 599. Cette espèce est un arbrisseau de quatre à cinq pieds de hauteur, dont les rameaux sont grêles, garnis de feuilles com-
posées d'environ quinze folioles oblongues, presque glabres. Les fleurs sont assez grandes, d'un beau rouge ou d'un pourpre rose, et disposées en grappes courtes. Elle est originaire du Cap, et cultivée au Jardin du Roi. On la rentre dans l'orangerie pendant l'hiver.
Galéga élégant; Galcgapulchella, "W il Id. , Spec, ,3 , p. 1 2 4 • Ses tiges sont ligneuses, divisées en rameaux anguleux, velus, garnis de feuilles composées de cinq à six paires de folioles ovales, mucronées, rétrécies en coin à leur base, pubescentes en-dessous. Les fleurs sont d'un pourpre clair, disposées en grappes peu fournies. Il leur succède des gousses linéaires et pubescentes. Cette espèce croit au effp de Bonne- Espérance.
Galéga soyeux; Galega seri-ca , Lainck. , Dict. enc. , 2, p. 596. Sa tige est droite, haute de trois à quatre pieds, anguleuse , recouverte d'un duvet cotonneux. Ses feuilles sont composées d'environ quinze paires de folioles presque linéaires, soyeuses et blanchâtres en-dessous. Ses fleurs sont purpurines, avec une grande tache jaune à la base de l'étendard , et elles sont disposées en grappgs droites et terminales. Cette plante .croît naturellement crins lès Antilles, et on la cultive à Cayenne sur toutes les habitations, parce qu'on en fait usage pour enivrer le poisson.
Galéga des Antilles; Galega caribœa , Jacq., Amer., 212, tab. 12 5. Cette espèce est un petit arbrisseau divisé en rameaux grêles , garnis de feuilles composées de quinze à dixneuf folioles ovales-oblongues, mucronées. Ses fleurs sont panachées de rouge et de blanc, disposées en grappes axillaires, peu fournies et un peu plus longues que les feuilles. Elle croît aux Antilles parmi les buissons : on la cultive an Jardin du Roi, dans la serre chaude. •
Galéga de Virginie; Galega virginiana, Linn., Spcc, 1062. Sa tige est cylindrique , presque glabre dans sa partie inférieure , chargée de quelques poils dans la supérieure, et garnie de feuilles composées de dix-neuf à vingt-cinq folioles ovales-oblongues, mucronées. Ses fleurs sont d'un rouge incarnat , disposées en épi serré ; leur calice est lanugineux , et les légumes sont comprimes, courbés en faux et velus. Ce galéga croît naturellement dans la Virginie et la Caro-
line : il passe , dans ces pays , pour un très-bon vermifuge*
Galéga des teinturiers; Galega tinctoria, Linn. , Spec. , io65. Ses tiges sont menues, rameuses, et elles s'élèvent en touffe à la hauteur rie deux à trois pieds. Ses feuilles sont à treize ou quinze folioles oblongues, cunéiformes, glabres en-dessus, velues en -dessous. Ses fleurs sont purpurines, et disposées en grappes serrées, à l'extrémité des tiges ou dans les aisselles des feuilles. Cette plante croît aux lieux arides et sablonneux dans llnde et dans l'île de Ceilan. Les habitans de ce dernier pays en retirent une sorte d'indigo dont le bleu est peu foncé. (L. D.)
GALÉÎFORME [Pétale], ( Bot.) En forme de casque, comme par exemple, ceux de l'aconit. (Mass.)
GALEJOU ( Ornith*), nom provençal qui , suivant M, Desroarest , est employé pour désigner le héron gris de Brisson , c'est-à-dire le bihoreau dans son jeune âge. (Ch. D.)
GAL-EL-CHALLAZ. (Mamm.) Nom arabe, qûi signifie chat à oreilles noires , et que l'on donne en Orient au caracal. Voyez Chat. (F. C.) , , ,
GALÈNE. (Min^ Nom vulgaire du plomb sulfuré, par lequel on désigne ordinairement celui qui se présente en masses laminaires, cuboides et brillantes; qui sert à vernir la poterie la plus commune, sous le nom d'alquîfoux , d'arquifoux ou simplement de vernis, et qui est le minerai le plus généralement exploité comme mine de plomb , parce qu'il se présente en filons puissans, et qu'il contient jusqu'à jS pour cent de plomb pur et presque toujours une certaine dose d'argent.
On donne particulièrement le nom de galène argentifère à celle dont le grain fin approche de celui de l'acier, parce qu'on s'est pevuadé que cette variété étoit plus riche en argent que celle qui est laminaire ; mais je connois d'excellens métallurgistes qui regardent cette opinion comme un préjugé. Voyez Plomb sulfuré. (Brard.)
GALÈNE DE FER. (Min.) Nom donné fort mal à propos par d'anciens naturalistes à quelques variétés du fer oligiste, et même au schéeiin ferruginé. (Brard.)
GALÈNE PALMÉE. {Min.) O n a donné ce nom au plomb sulfuré qui est mélangé à de l'antimoine sulfuré, qui modifie
s»a cassure et lui fait présenter des espèces de palmes. Voyez Plcmb sulfcré. (Brard.) GALENGANG. (Bot.) Plante de Sumatra citée par Mars-
feuilles grandes et pennées, et les fleurs jaunes. C'est peut-être le cassia tora, qui a les mêmes caractères et les mêmes propriétés, et que par cette raison on nomme, à Portdichcry, herbe à dartres. ( J. ) GALEJNIA. (Bot.) Voyez Galiènf. (Poir.) GALEOBDOLOjN. (Bot.) Une espèce de galeopuis à fleurs jaunes , galeopsis galeobdolon de Linnaeus , se distingue en outre de ses congénères par un cafice divisé plus profondément, une corolle dépourvue de dents latérales, à lèvre supérieure entière et non crénelée, à lèvre inférieure à trois divisions simples. Dillen en avoit fait un genre sous le nom de galeobdolon, adopté parRoyen, Hudson et M. De Candolle. HeisterPavoit aussi séparée sous le nom de lamiastrum ; Roth, sous celui de pollichia; M. de Lamarck , sous celui de cardiaca; Necker, sous celui de psilopsis. Voyez Lamium. (.1.)
GALÉODE : Galéodes, Olivier; Solpuga , lab. (Entom.) Genre d'insectes aranéides ou acères, dont les mandibules ne sont pas en crochets , mais en pinces plus longues que la moitié du corps, et dont 1 abdomen ne se termine pas par une queue. Ces différens caractères suilisent pour distinguer les galéodes de toutes les aranéides, c'est-à-dire , à tête et corselet réunis, privées d?antennes et munies de huit pattes. En effet, les araignées, les-mygalcs et les trombidies ont les mandibules en crochets : les scorpions portent une sorte de queue formée par le prolongement de l'abdomen ; les phrynes et les pinces ou chélifères ont leurs palpes en pince; enfin, les faucheurs ont les mandibules plus courtes que la moitié du corps. Les caractères des galéodes sont donc bien tranchés. (Consultez l'article Aranéidk, tom. II de ce Dictionnaire, pag. 55o.)
Ce nom de galéode , emprunté d'Aristole , TaXtvfnç , désignoit un poisson voisin des gades ; il a été donné par Olivier, en 1791 , a ce genre qu'ila décrit dans l'Encyclopédie méthodique, 11 n'a cependant pas été conservé par Pabricius , qui a préféré la dénomination de solpuga, proposée par M. Lichtenstein , qui
den, qui est e:
uiployée
les dartres. Il dit qu'elle a les
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lui-même a détourné ce nom du sens que lui attribuoient Pline (Ub. 8, cap. 29) et Lucain (lib. 9, Quis ealcare tuas metuat solpuga lalebras?), puisque ces deux auteurs paroissent désigner une sorte de fourmi dont la piqûre étoit venimeuse.
Pallas a donné une description et une figure exactes d'une espèce de ce genre , sous le nom de phalangium , dans ses Glanures de zoologie, cahier 9, pl. 3, fig. 7, 8 et 9. On en trouve de très- bonnes représentations dans une Monographie du genre Solpuga , par Herbst ; dans le Voyage en Grèce de Sonnifii ; et M. Olivier , dans son Voyage en Perse , a donne des détails curieux sur ces insectes. Nous avons nous-même donné une ffgure d'après nature du galéode aranéoïde, dans l'Atlas de ce Dictionnaire, pl. i.w des Aranéides, sous le n.° 3.
Les galéodes n'ont encore été observés que dans les pays chauds, au midi de l'Europe, en Asie et en Afrique. En général, on redoute leurs morsures comme celles des scorpions. On les croit venimeux, et on ose à peine les toucher. Ils ressemblent aux araignées. Leur corps est alongé , trèsvelu; leur corselet en cœur; l'abdomen ou le ventre annelé ou à segmens transversaux au nombre de neuf à douze ; huit pattes velues; deux grandes mandibules en pinces rapprochées l'une de l'autre dans toute leur étendue, articulées sur une pièce mobile courte , avec lesquelles l'insecte saisit et divise sa proie ; les palpes sont excessivement alongés et ressemblent à une cinquième paire de pattes.
Ces insectes fuient la lumière; le soir et dans l'obscurité ils courent très-vîte : ils se nourrissent d'autres insectes, à peu près comme les araignées et les scorpions.
Les principales espèces de ce genre sont les suivantes :
1 .° Le Galéode aranéojde, Phalangium araneoidum de Pallas , le même que nous avons fait figurer.
Son corps est velu, jaunâtre; les mandibules sont ciliées , armées de fortes dents : c'est un insecte d'Asie. Pallas l'a observé au nord de la mer Caspienne , et Olivier en Perse.