‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 27 sur 96 · G A IV · texte numérisé non relu

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influe sur leur préparation mécanique et sur leur traitement métallurgique. Je ne crois pas cependant pouvoir entrer ici dans les détails de ces travaux d'art ; car on trouvera partout ailleurs la description des patouillets, des égrappoirs, des boccards, des gratticoles, des pentes inverses, des labyrinthes, des cribles, des tables dormantes et à percussion, des caisses allemandes, et celle de tous les modes de grillage, de distillation ou de fonte, dans lesquels on a égard à la dureté, à la pesanteur, ou à la nature plus ou moins réfractaire des gangues. (Brard.)

GANGUE. (Bot. ) Parmentier, en parlant des indigos d'Afrique, dit que les Nègres du Sénégal tirent d'une plante de ce nom une fécule semblable à l'indigo. Ils en pilent les sommités, et les réduisent ainsi en pâte fine, dont ils composent de petits pains qu'ils font sécher à l'ombre. (J.) GANIAUDE. (Bot.) Voyez Égalade. (J.) GANIL. (Min.) Kirwan , dans la seconde édition de sa Minéralogie , p. 78, donne ce nom à une chaux carbonatée, grenue, qui paroit analogue à notre chaux carbonatée lente, dolomie . ou chaux carbonatée magnésienne ; qui abonde en • Angleterre, puisqu'on s'en sert comme de pierre à bâtir, et qui a été découverte en premier lieu sur le Saint- Gothard. Voyez Chaux carbonatée lente. (Brard.)

GANISCH (Bot.), nom arabe du saccliarum bijlorum de , que Vahl rapporte au saccharum spontaneum de Lin-

GANITRE, Elœocarpus. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées , de la famille des tiliacées, de la polyandrie monoçjnie de Linnapus, offrant pour caractère essentiel : Un calice coriace, à quatre ou cinq divisions égales; quatre ou cinq pétales onguiculés, frangés k leurs bords; quinze à vingt étamines insérées sur le réceptacle; les filamens courts ; les anthères linéaires, bifides à leur sommet ; un ovaire supérieur placé sur un disque velu , glanduleux; un style; un stigmate simple. Le fruit est un drupe globuleux , contenant une noix osseuse et ridée , perforée , et comme crépue à l'extérieur.

Ce genre a éprouvé plusieurs réformes assez importantes. On en a retranché Velœocarpûs dicera, Linn., SuppL, et du

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ganitre denté on a séparé le dicera dentata de Forstcr et le ganitrus de Rumph, dont Vahi a fait, au inoins du, premier, une espèce particulière , sous le nom ftelœocarpus dentala. Diaprés les observations de M. de Jussieu , nous réunirons à ce genre le craspedum et Vadenodus de Loureiro. 1

Gamtre dente en scie : Elceocarpus serrata, Linn. ; Lamk. , Jllust.y tab. 4Ô9, fig. 1 } Burin., Ceyl, , tab. 40: Perin-Kara, Rheed., Hort. malab., 4? tab. 24. Grand arbre des Indes orientales, qui supporte une cime médiocrement étalée, dont les branches sont redressées, divisées en longs rameaux effilés. Les feuilles sont alternes , pétiolées , ovales ou un peu obîongues, glabres, obtusément dentées, veinées. Les fleurs sont blanches, disposée* en grappes si m plfcs , latérales, axillaires, solitaires, un peu lâches, au moins de la longueur des feuilles ; la plupart des fleurs à cinq divisions. Les fruits consistent en drupes presque ovales ou sphériques, renfermant un noyau dur, à surface inégale , crevassée , comme vermoulue. Dans l'île de Ceilan, on confit, dans la saumure, les fruits de cet arbre avant leur maturité; on y ajoute un peu d'huile d'olive , pour leur en donner le goût.

Ganitre a veuilles entières : Elœàcarpus integrifolia, Lamk. f pneyel.; an ganit,xum, obfangi/m? Rumph, Amb., 5 , pag. 1 63 , tab. 102. Espèce recueillie à l'Isle-de-France par Commerson. Ses rameaux sout glabres, cylindriques, garnis vers leur sommet de feuilles alternes, médiocrement pétiolées, ovalesoblongues. obtuses, glabres, entières, un peu coriaces, munies à leur surface supérieure, dans les aisselles et la bifurcation des nervures, de tubercules glanduleux. Les fleurs sont disposées en grappes simples, axillaires , solitaires , un peu plus longues que les feuilles : leur calice est divisé en quatre folioles coriaces, lancéolées, aiguës, un peu concaves; les pétales, au nombre de quatre, un peu plus longs que le calice, laciniés ou frangés à leur sommet; vingt à trente étamines plus courtes que les pétales; les anthères oblougues, bifides à leur sommet. M. de Lamarck soupçonne que cette plante est la même que le ganitrum oblongum de Rumph. Les fruits de cet arbre, d'après ce dernier auteur , sout peu? recherchés; cependant à Macassar et ailleurs on les vend au marché : ils sont peu charnus, peu substan-

tïels. Le bois est solide, durable et s'emploie dans les constructions.

Ganitre a dentelures lâches : Elœocarpus dentata, Vahl, Symb. , 5 , pag. 67; Dicera dentata, Forst. , %}en., 80, tab. 40. Ses rameaux sont cylindriques, ponctues, pubescens dans leur jeunesse, puis glabres; garnis de feuilles alternes, péliolées, oblongues, rétrécies en pointe à leur base, lâchement dentées en scie vers leur sommet, longues de deux pouces, glabres à leurs deux faces, excepté en-dessous sur leurs principales nervures : les pétioles velus; les fleurs disposées en grappes axillaires. Cette plante a été découverte dans la Nouvelle-Zélande.

Ganitre a longs pédoncules; Elœocarpus peduncularis , Labill. , Nov. Holl. y 2 , pag. 1 5. Cet arbrisseau offre dans ses fleurs des caractères particuliers qui pourroient engager à en former un genre particulier. Il s'élève à la hauteur de huit à dix pieds. Ses rameaux sont droits, cylindriques; ses feuilles médiocrement pétiolées, opposées, rarement alternes, ou réunies trois en verticille, lancéolées, dentées en scie, longues de deux ou trois pouces; les fleurs axillaires, solitaires ou ternées, soutenues par des pédoncules filiformes , qui s'alongent à mesure que les fruits mûrissent, munis de deux ou quatre petites écailles caduques. Le calice est divisé en quatre découpures ovales-oblongues, caduques, un peu ciliées ; quatre pétales ovales , un peu onguiculés , divisés au sommet en trois lobes inégaux ; huit glandes en forme d'écailles entre les étainines et les pétales; douze étamines courtes", un peu pileuses , ainsi que le style. Le fruit est une capsule en forme de baie, ovale, indéhiscente, à deux ou quatre sillons , avec autant de loges , chacune d'elles contenant deux semences. M. de Labillardière a découvert cette plante au cap Van-Dicmen.

Ganitre rustique : Elœocarpus sylvestris , Poir. , Encycl. ; Adenodus sylvestris , Lour. , Flor. Cochiné. , 1 , pag. 56 1. Cet arbre , découvert par Loureiro dans les forêts de la Cochinchine , ne s'élève qu'à une médiocre hauteur. Ses rameaux, sont étalés; ses feuilles glabres, alternes, ovales- lancéolées , dentées en scie ; les fleurs disposées en épis presque terminaux; le calice partagé en cinq découpures lancéolées, réflé»

chies, caduques; la corolle panachée de blanc et de rouge, à cinq pétales ovales, de. la longueur du calice, à découpures filiformes depuis leur milieu jusqu'au sommet; cinq glandes à deux lobes; quinze élaminey courtes; les anthères oblongues, tétra^lnes. Le fruit est un petit drupe glabre, ovale, oblong, monosperme.

Ganitre des cabanes : Elœocarpus Uctorium , Poir., Encycl. ; Craspedum tectcrium , Lour. , F/or. Cochinc. , î . pag. i\ \ 1. Cet arbre s'élève fort haut. Ses rameaux sont étalés; ses feuilles ovales- oblongues, crénelées, acuminées, réfléchies à leur sommet; les fleurs d'un jaune verdàtre , disposées en épis ramassés, presque terminaux; le calice à cinq découpures ovales - aiguës ; cinq pétales presque cunéiformes, obtus, découpés en plusieurs lanières; cinq glandes réniformes et tomenteuses; environ trente filamens courts, filiformes; les anthères oblongues ; l'ovaire globuleux. Le fruit est une petite baie arrondie, à une seule loge, contenant plusieurs semences petites, arrondies. Le bois de cet arbre entre dans la construction des édifices; les feuilles servent à couvrir les cabanes.

Ganitre monocère ; Elœocarpus monocera, Cavan. , Icon. rar. , 6, pag. 1, tab. Soi. Cette plante de l'Amérique méridionale pourroit peut-être devenir le type d'un nouveau genre , si son fruit étoit mieux connu. C'est un arbre de plus de vingt pieds de haut, couronné par une belle cime touffue. Les feuilles sont éparses, nombreuses, élargies, lancéolées, un peu dentées à leur sommet, glabres, longues d'un pied et plus; les pétioles courts. Les fleurs sont disposées en grappes axillaires , solitaires; chaque fleur pédieellée , velue, munie de deux stipules ovales, aiguës; le calice ferrugineux, à cinq découpures profondes, lancéolées; la corolle d'un rouge foncé, tomenteuse en dehors, à peine de la longueur du calice; cinq pétales épais, ovales- lancéolés , à déchiquetures capillaires; une petite écaille orbiculaire, velue, à la base des filamens, et au-dessous environ dix glandes rudes; les étamines très-courtes . nombreuses, colorées; les anthères prolongées par un filet sétacé; l'ovaire ovale, velu, à deux loges. (Poir.)

GAN1TKI, GAN1TER. (BoU) Noms malais du Ganitre,

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