‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 26 sur 96 · GAIN · texte numérisé non relu

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s'effectue. Ils ne prennent pas leur vol au premier bruit, comme les gangas calas: mais ils se blottissent par paire ou par compagnie dans les broussailles, -d'où Ton a beaucoup de peine à les faire sortir.

Gang \ namaquois ou vklocifer : Pterocles tachypetcs , Temm. ; Mnas napiaqua, Vieill. , et Tetrao namaqua,- Lath. Buffon regarde cet oiseau comme uue simple variété du ganga cata^ et M. Teinimock le rapporte à la gélinotte du Sénégal, pl. enl.. n.° i3o, dont Latham a fait une espèce dans son Index ornitnologicus , sous la dénomination de tetrao senegalus , lequel est décrit, en double emploi , sous celle de tetrao no* maqua. Au reste, la longueur du ganga dont il s'agit est de neuf pouces et demi à dix pouces, sans les filets, et, avec ceux-ci, d'un pouce et. demi de.plus. Le bec, droit, grêle et très-co m p ri m é , est long de sept lignes, et haut seulement de deux à la base : en quoi il diffère de celui du ganga cata, qui est plus haut, plus gros, et courbé. La $orge du mâle adulte est d'un beau jaune; la tête et le cou sont d'un cendré qui prend une teinte pourpre sur la poitrine, au bas de laquelle on voit deux bandes étroites, Tune d'un blanc pur, et l'autre d'un cendré pourpré; l'abdomen, les cuisses et les plumes anales sont d'un roux clair; les parties supérieures offrent un mélange de cendré, de brun et d'ocre 5 les plus longues rémiges sont terminées par la première de ces couleurs, les autres sont bordées d'un blanc pur, et les deux filets sont noirs vers le bout; les petites plumes du devant du tarse sont d'un roux pâle. La femelle, un peu moins grande que le inàle, a la gorge rouss^tre; la tête, le cou et la poitrine d'un roux blanchâtre, avec des bandes brunes, longitudinales ou en forme de croissant, au centre ; les parties supérieures sont rayées transversalement de brun noirâtre et de roux, et le ventre présente aussi des raies transversales blanchâtres et brunes; les plumes .abdominales et anales sont d'un roux clair; les rémiges et les rectrices latérales ne diffèrent guère de celles du, mile, mais les filets «ont Un peu plus courts.

Ces ciseaux, dont il est souvent question dans les Voyage» de M. Levaillant, comme fournissant, par leur vol, des in- • dices propres à annoncer la situation des sources ou ré-

servoirs d'eau dans les contrées désertes et arides, s'en éloignent au temps des pluies. Leur nourriture consiste en graines mûres des plantes graminées, auxquelles M. Temininck ajoute des insectes. Ils t'ont, dans des touffes d'herbe ou dans des broussailles , une ponte que Le même auteur dit être composée de quatre ou cinq œufs d'un vert olivâtre, marqués d'un grand nombre de taches noires, et ressemblant aux œufs du vanneau d'Europe. Les Hottentots de la colonie les nomment namaquas patrjys , c'est-à-dire, perdrbc des Namaquois.

Ganga des Indes ou q p a d r u b a n d e : Pttroc'e; quadricinctus , ïemm. : Tetrao indiens, Lath. Cet oiseau, figuré par Sonnerat, pl. 96 de son Voyage aux Indes, sous le nom de gélinotte des Indes , se trouve à la cote de CoromandcJ , où on l'appelle cailU de la Chine, Le fond du plumage des deux sexes est d'un gris terreux et roussàtre. Il y a, sur le front du mâle, trois bandes, dont les deux latérales sont blanches, et dont l'intermédiaire est noire; chaque plume porte une bande longitudinale noirâtre; les parties supérieures sont rayées transversalement de brun, de jauue et de noir; la poitrine offre quatre colliers demi-circulaires, dont le plus élevé est d'un brun mordoré , le second blanc , le troisième noir, et le quatrième de la même ceuleur que le second. Les colliers manquent à la femelle, et sa tête, d'un roux; jaunâtre, n'a qu'une bande longitudinale au milieu. Les jeunes mâles leur ressemblent dans la première mue- (Ch. D. ï

GANGART. (Min.) C'est le nom allemand par lequel on désigne les diverses substances qui accompagnent les minérais dans les filons. Voyez Gangue. (Brard.)

GANGF1SCH. (ïchthyol.) Nom que, pendant sa troisième année, on donne en Allemagne au coregone de Wartmann. Voyez Corégone. (H. C. )

GANG1LA (Bot.), nom donné, suivant Margrave, par les habitaus du Congo, au girgilion ou gergilion des l'ortu-, gais du Brésil, ou gigeri de Saint-Domingue , qui est le sé* saine, nommé aussi jugéoline. (J.)

GANGIRAM-MURRA. (Bot.) Voyez Gicirang. (J.)

GANGUE. (Min.) Cenîot, pris dans sou acception purement »8. 9

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minéralogique, désigne k substance dans laquelle un minéral cristallisé, rare ou précieux, est engagé.

La gangue des minéraux s'est formée conjointement avec eux; mais, comme elle est ordinairement moins pure et plus abondante, elle a rarement pu cristalliser : aussi les gangues sont-elles généralement compactes ou simplement laminaires. Cependant il arrive quelquefois que les substances les plus communes, et qui servent le plus souvent de gangue aux autres, sont pures et cristallisées elles-mêmes, en sorte qu'il existe un grand nombre d'échantillons où plusieurs substances sont associées et groupées ensemble, sans qu'il soit possible de déterminer quelle , est celle qui fait fonction de gangue.

On peut expliquer ces différentes dispositions entre les minéraux et leurs gangues, en supposant, comme cela est très- probable, que le fluide qui a rempli les filons où on les trouve, étoit sursaturé de la substance qui a formé les gangues amorphes, tandis qu'il contenoit infiniment moins des autres matières minérales; en sorte que la gangue a rempli presque tout le vide sans pouvoir cristalliser , faute d'espace , et que les autres substances se sont distribuées au milieu d'elle et ont cristallisé régulièrement toutes les fois qu'elles ont rencontré la plus petite fissure, la plus légère cavité. Voilà ce qui semble être arrivé le plus ordinairement ; car les filons présentent presque toujours une substance commune et dominante qui forme la gangue proprement dite des minéraux métalliques ou autres qu'ils renferment , et il arrive même très-souvent qu'ils sont remplis d'une seule et même substance : tels sont les filons de quarz. Quant aux minéraux associés, parmi lesquels on ne distingue pas de gangue, il paroit évident qu'ils ont été déposes par un fluide qui n'en étoit point saturé à l'excès, et dans un espace qui leur a permis de cristalliser simultanément, en prenant chacun la forme qui appartient à leur espèce. L'art est d'ailleurs ici parfaitement d'accord avec la nature: car, toutes les fois qu'une dissolution saline est saturée et qu'elle est contenue dans un espace resserré , il n'en résulte jamais que des masses informes, composées de lames entrelacées et de cristaux confus ou ébauchés; tandis que, si la dissolution n'est pas surchargée, et qu'elle soit renfermée dans un vide assez vaste,

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il se produit des cristaux parfaits, légèrement entrelacés les uns parmi les autres, et analogues, en cela, à ces belles cristallisations que Ton trouve dans les espèces de poches ou de renflemens qui existent dans les filons, et dont les plus remarquables sont ceux où ion exploite le quarz Jiyalin , plus connu sous le nom de cristal de roche.

Ou doit en convenir, cependant, si la gangue n'est pas toujours facile à déterminer dans les échantillons de cabinet, il est bien rare qu'on ne puisse le faire sur le terrain; car il arrive ordinairement que Tune des substances qui remplissent un filon, devient plus abondante et moins pure que les autres, si ce n'est vers le milieu , du moins sur les parois ou dans les places les plus resserrées.

Le quarz, la baryte sulfatée, et la chaux carbonatée lamellaire, sont les trois substances qui servent de gangue au plus grand nombre de minéraux; mais il en existe une infinité d'autres qui deviennent gangue à leur tour, toutes les fois qu'elles dominent dans un gisement, et qu'elles renferment quelques substances rares ou cristallisées : le felspath , par exemple, qui est implanté sur une gangue, lorsqu'il se présente en cristaux réguliers, est souvent gartgue lui-même quand il se trouve en masse lamellaire. Le quarz , eette gangue par excellence, au contraire, se trouve quelquefois en cristaux parfaits et isolés , soit dans le marbre blanc de Carrare , soit dans les gypses rougés et les arragonites d'Espagne et des Landes. Les gangues volcaniques offrent aussi de nombreuses anomalies; mais, comme elles appartiennent à un autre mode de formation , et qu'on n'est pas parfaitement d'accord sur l'origine des substances cristallisées qu'elles renferment, il seroit difficile de se rendre compte des accidens qu'elles présentent.

La gangue, dans le langage des mineurs ou des métallurgistes, est la substance de non-valeur que contient une matière métallique utile qui fait le but de leurs exploitations ou de leurs travaux métallurgiques. Celle d'un même minérai est assez constante dans une même contrée, mais elle ne l'est pas généralement : là , c'est toujours le quarz qui sert de gangue aux minérais de plomb; ailleurs, c'est la baryte sulfatée; dans un autre pays c'est la chaux carbonatée ou la

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chaux fluaiée , etc. • aussi la rencontre d'une de ces substances au jour, ou à la surface du terrain, peut être d'un heureux présage dans tel canton, et n'être d'aucune importance pour tel autre. Les minéraux remarquables, et surtout les métaux, se trouvant le plus ordinairement dans les filons, ont presque toujours pour gangue des substances tout-à-fait différentes de celles qui composent la masse de la montagne qu'ils traversent ( voyez FrLON ). Cependant U arrive quelquefois aussi que les minérais sont disséminés dans la roche même; mais on remarque, dans ce cas, qu'elle est plus ou moins altérée, et plus ou moins différente des parties qui sont stériles.

L'art de séparer complètement les minérais de leur gangue , comprend une suite d'opérations mécaniques et métallurgiques du plus grand intérêt. Dans la première série de ces travaux le minérai ne change que de forme et d'aspect, parce qu'on ne lui fait subir que des préparations qui consistent à le trier, à le boccarder ou piler, à le laver et cribler, et cela dans le but de diminuer la masse à fondre et de le dégager d'une substance réfractaire ; dans la seconde partie , qui constitue réellement l'art du métallurgiste, le minérai préparé d'avance est attaqué par le feu ou par d'autres agens , et il perd non -seulement le reste de sa gangue, mais aussi les substances avec lesquelles il étoit chimiquement combiné, pour passer successivement 4e l'état de minérai à l'état de métal pur ou de régde.

Il arrive quelquefois que la gangue facilite la fonte des minérais, soit parce qu'elle est excessivement fusible, soit parce qu'elle se combine avec quelque principe étranger au métal, et qu'elle contribue à l'épurer : telles sont les fonctions des pierres calcaires et de certaines argiles, de la casline et de Vherbue dans la fonte des minérais de fer, et telle est aussi l'action du quart qu'on ajoute en assez grande proportion dans le traitement de quelques minerais de cuivre pyriteux surchargés de fer, qu'on a grillés d'avance.

La connoissarice de la gangue des minérais fait donc partie essentielle de Icut histoire, soit sous le point de vue géologique, soit sous celui de l'art des mines, puisqu'elle peut aider dans la recherche des minérais, et que leur nature

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