‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 29 sur 96 · GAR 1S · texte numérisé non relu

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GARAGOI (Conchyl.) , nom barbare , imaginé par Rumph et adopté par Klein (Tentant, oslracol. , p. 55) pour une espèce de coquille qui a tous les caractères des buccins, mais dont la spire est turriculée. (De B.)

GARAIL (Bot.), nom brame de l'acacia, dit Cœur-dc- Saint-Thomas , mimosa scandens de Linna»us, qui est le gairo des Portugais, le perim-kaku-valli du Malabar. (J.) GARAIO. (Qrnith.) Voyez Garaoiau. (Ch. D.) GARAIS, GARAS (Bot.) : noms vulgaires du fusain, evonymus, dans quelques lieux , suivant l'auteur du Dictionnaire économique. (J.)

GARAMAN. (Ichlhyul.) Dans le langage nicéen, on désigne ainsi l'espèce de trigle que Bloch a appelée trigla pini , et qu'il a figurée pl. 355 de son bel ouvrage. (H. C. )

GARAMIT. (Ichthyol.) Nom arabe d'un poisson observé par Forskal dans la mer du Levant. Cet auteur ne le caractérise que par cette seule phrase : Gadus an Blennius? an pot ius novus , nomine Salaria? ; dorso monopterygio, cyrrhis nullis (Faun. Mgypt. Arab., p. 22, n.°3)P Sonnini dit qu'à Alexandrie il porte indistinctement le nom de garamii et celui de garmuth, mais que ce dernier est appliqué par les habitans du Caire à une espèce de silure. 11 est assez remarquable qu'un poisson dé la mer Rouge soit connu également à Alexandrie. Quoi qu'il en soit, M. de Lacépède en a fait une espèce du genre Blennie. (H.C.)

GARAN (Ornith.) , nom de la grue commune, ardea grus, Lion., en gallois. (Ch. D.)

GARANCE; Rubia, Linn. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, qui a donné son nom à la famille des rubiacées, et qui, dans le système de Linnseus, se trouve placé dans la tétrandrie monogynie. Ses caractères sont les suivans : Calice très-court, à quatre dents ; corolle monopctnle, en cloche évasée, à quatre, et plus rarement à cinq divisions ; quatre étamines plus courtes que la corolle, et cinq, quand celle-ci est quinquéfide; un ovaire globuleux, surmonté d'un style bifide à son somterminé par deux stigmates; deux baies globuleuses, lospermes, réunies ensemble, et dont une avorte assez

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Les garances sont des plantes pour la plupart herbacées, à tiges rameuses , ordinairement chargées d'aspérités; à feuilles simples, verticillées quatre à six ensemble, et dont les fleurs sont petites, le plus souvent disposées en panicules terminales. On en connoit environ quinze espèces, dont trois croissent naturellement en France; les autres sont exotiques. Nous ne parlerons que des premières , dont une particulièrement offre beaucoup d'intérêt , bien plus par la belle couleur rouge que sis racines fournissent aux arts, et par le commerce considérable dont elles sont l'objet sous ce rapport, qu'à cause de leurs propriétés médicinales, dont cependant nous dirons aussi quelque chose.

Garance des teinturiers , ou tout simplement la Gabance : Rubia tinctorum , Linn., Spec, i$8; Blackw. , Herb. , tab. 326. Sa racine est vivace, longue, rampante, de grosseur d'une plume à écrire, rouge en dedans et en dehors ; elle produit plusieurs tiges quadrangulaires , rameuses, rudes au toucher, hautes de deux à trois pieds, garnies de feuilles ovales-oblongues , pointues, verticillées par quatre à six, hérissées, en leurs bords et sur leur nervure, de dents crochues. Ses fleurs sont jaunâtres, petites, disposées en p a ni eu le à l'extrémité des rameaux et dans les aisselles des feuilles supérieures ; elles partissent en Juin et Juillet. Les fruits qui leur succèdent sont des baies noirâtres. Cette espèce croit naturellement dans les haies et les buissons , surtout dans le midi de la France et de l'Europe : on la cultive dans plusieurs cantons, à cause de la grande consommation qu'on en fait dans la teinture.

Garance voyaceuse; Rubia peregrina, Linn., Spec. 1 5 8. Cette espèce a beaucoup de ressemblance avec la précédente : mais elle en diffère par ses feuilles, qui persistent d'une année à l'autre; par ses fleurs plus grandes, toujours divisées en cinq découpures larges et ovales à leur base, brusquement rétrécies à leur sommet en pointe acérée. Ses feuilles sont oblongues-lancéolées, cinq à six ensemble à chaque verticille. Elle croît naturellement aux environs de Paris, de Lyon , de Marseille.

Garance luisante; Rubia lucida, Linn., Syst. nat., 12, pag. 7 ou. Cette plante a ses feuilles persistantes, comme

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la précédente : mais elle s'en distingue à ses tiges presque lisses, surtout dans leur par'îe iuférieure ; à ses feuilles vcrticillées seulement quatre ensemble, et plus luisantes endessus. Ses /leurs sont blanchâtres. Elle se trouve dans le midi de la France , dans les parties méridionales de l'Europe, en Barbarie , etc.

La racine de la garance des teinturiers étant la partie productive de cette plante , il est essentiel de consacrer à sa culture un terrain qui lui soit favorable, et où il lui soit facile de s'étendre et de prendre le plus d'accroissement possible. Sous ces rapports une terre légère , et en même temps fraiche et substantielle, est celle qui lui convient le mieux.

On a observé que la garance réussit mieux dans les champs où Ton vient de récolter du blé, de l'orge ou de l'avoine, que dans ceux qui étoient en prairies artificielles; et la raison en est que, la garance ayant besoin d'un terrain bien ameubli, elle trouve cette condition bien plutôt après la culture des céréales qu'autrement.

De simples labours ne sont pas sufïisans pour la terre dans laquelle on doit mettre de la garance; elle doit être défoncée à deux pieds de profondeur, et c'est en Novembre et Décembre qu'on doit s'occuper de ce travail préparatoire, afin de pouvoir faire ses semis ou sa plantation à la fin de l'hiver.

On forme une garancière de trois manières : i.° par le semis en place; par le semis fait en pépinière pour être repiqué ensuite; 3.° par la séparation des racines tirées d'une plantation déjà existante.

Les garances des pays chauds sont plus estimées que celles des pays froids, parce que leurs racines donnent plus de cduleur et une couleur plus foncée. D'après cette considération , lorsqu'on veut cultiver de la garance dans les pays du Nord, il est toujours plus avantageux d'en tirer les graines du Midi.

Comme la graine de la garance est de nature cornée, et que, lorsqu'elle est trop desséchée, elle ne lève qu'au bout de deux ou trois ans, et même point du tout, il faut, pour lui conserver sa faculté germinative , lorsqu'on doit tarder

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à la semer, la faire slratifier dans de la terre ou du sable un peu humide.

C'est en Janvier et Février qu'on sème la garance, et ses graines se répandent de trois manières, à la volée, en rayons ou en planches. Le semis à la volée a l'inconvénient de produire une plantation souvent4>eu égale, trop claire en quelques endroits, trop épaisse dans d'autres, et dans laquelle les binages nécessaires à son entretien sont toujours assez difficiles à exécuter. Cependant cette manière de faire est celle qui est le plus généralement pratiquée en France. Dans la seconde manière de semer, au contraire, dans le semis en rayons , on répand les graines par lignes parallèles à la distance d'un pied et demi à deux pieds, et l'intervalle qui reste entre chaque rayon donne le moyen de faire les, binages avec beaucoup de facilité , et de butter les pieds des plantes quand cela est nécessaire.

Dans les pays où le semis en planches est en usage , on divise le champ destiné à recevoir les graines de garance en planches, auxquelles on donne alternativement quatre à six pieds de largeuç : on creuse les premières d'un demipied de profondeur; la terre qui en sort est jetée sur les secondes, et les graines sont répandues dans les premières, soit à la volée , soit en rayons écartés d'un pied. Quant aux plates- bandes restées vides, on y sème, au printemps, des haricots, des pois, du maïs, etc. A l'automne de la première année du semis, après que les légumes ou grains de la seconde plate-bartdè sont récoltés, on remplit d'abord celle où est la garance , et l'année suivante On l'élève d'un demi-pied, et on ajoute delà terre sur les côtés , de manière à lui donner alors six pieds de largeur, en prenant la terre de la planche vide , qui se trouve ainsi réduite a quatre pifcds. La troisième année, au printemps, on élève encore la même plate-bande de quelques pouces par un autre emprunt de terre; et par ce moyen les racines inférieures, par la profondeur où elles sont, trouvent une humidité qui les fait pousser avec vigueur, tandis que les supérieures, rencontrant une terre nouvelle et bien meuble, végètent également avec beaucoup de force, ce qui les fait multiplier en nombre et augmenter en volume. Cette manière (fe cultiver la garance est celle

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qui est pratiquée dans le Levant : depuis quelque temps elle a commencé à être mise en usage dans quelques cantons de la Ffance, et on l'applique également à la plantation en racines ; mais dans ce cas on commence à remplir les planches garnies de racines à l'automne de fa première année de la plantation.

Le' semis en pépinière ne se pratique que dans les pays chauds, où les printemps sont souvent très-secs, et où le semis en place ne pourroit réussir que si ou avoit la facilité de l'arroser par irrigation; mais, comme cela est fort rare, on est forcé de semer la garance dans un terrain qui soit dans le voisinage des eaux , afin de l'arroser lorsque le temps l'exige, et on la repique ensuite , dans les terres destinées à sa culture, à peu près de la même manière que lorsqu'on en fait la plantation au moyen de racines tirées d'une ancienne garancière.

Pour planter la garance par cette troisième méthode, on a besoin , lorsqu'on détruit une vieille plantation , de réserver les plus belles têtes des racines, et on les divise en éclats, de manière à ce que chaque portion ait deux à trois bourgeons, ou, lorsqu'on ne doit pas encore arracher sa garance, on s'en procure du plant en enlevant seulement les pousses latérales des plus forts pieds; mais il faut user de ce moyen avec beaucoup de ménagement, car il diminue beaucoup les produits des pieds qui ont été ainsi sevrés d'une partie de leurs racines.

Les racines de garance se plantent , ou dans des trous faits au plantoir, ou en rigoles faites avec la pioche ou la bêche, et auxquelles on donne six pouces de profondeur. Il ne faut pas mettre moins de six pouces entre chaque pied dans les terrains médiocres, ou huit à dix dans les bons, et le collet de chaque racine ne doit pas être recouvert de plus de deux pouces de terre. Comme ces racines sont très-sensibles au haie, il est bon d'avoir la précaution de les tenir dans des paniers couverts, et, en outre, de ne les arracher qu'au moment de les planter et seulement ce qu'on peut en employer dans la journée. Dans le nord de la France, ce n'est qu'en Février, et même au commencement de Mars, qu'on plante la garance; dans les pays du Midi, il faut le faire en Septembre et Octobre.

Les garancières formées par la voie de la plantation demandent, pendant leur première année, les*soins qu'où donne à celles provenues de semis à leur seconde année . et ensuite les unes et les autres se traitent de même. Les premières donnent plus tôt leur produit, mais il est moins bon et moins beau. On doit d'ailleurs se garder , selon M. Bosc , d'employer constamment ce moyen de multiplication , parce que, lorsqu'on le pratique trop long-temps de suite, et qu'on néglige de renouveler les plants par les graines, ceux-ci finissent par dégénérer et par ne plus donner que des produits très-inférieurs.

Quant au semis de garance fait sur place , qui est véritablement la meilleure manière d'établir une garancière , voici comme il doit être traité. La première année il n'a besoin que d'être sarclé dans le courant du printemps , et d'un léger binage pendant l'été. Les soins qu'il exige la seconde année sont un binage au printemps, un autre en été, et un labour un peu profond vers la fin de l'automne. La culture est la même la troisième année, avec la différence qu'au premier binage on butte les pieds de garance, c'està-dire qu'on recouvre de terre la base d'une partie de leurs tiges, pour que cela les fasse pousser avec plus de vigueur et fasse grossir leurs racines.

Avant de pratiquer le second binage, on peut faire couper les tiges de garance pour les donner aux bestiaux, qui les aiment beaucoup; mais cela ne doit pas se répéter plusieurs fois dans l'année,, comme quelques agronomes l'ont conseillé , parce que la suppression des tiges et des feuilles, trop multipliée, empêche les racines de prendre autant de nourriture et d'acquérir la grosseur qui, dans la culture de cette plante, doit être le principal but du cultivateur.

C'est à la fin de la troisième année, en Octobre et Novembre, que les racines de garance ont acquis toute la grosseur désirable, et qu'elles contiennent le plus de matière colorante; c'est aussi à cette époque qu'il faut les faire arracher. Si l'on prolongeoit leur culture un an ou deux de plus, il y auroit beaucoup plus à perdre qu'à gagner.

La meilleure manière d'arracher la garance est d'y procéder

à tranchée ouverte, en fouillant la terre jusqu'au-dessous des racines. On est bien dédommagé des frais de cette opération par le -bénéficê qu'elle procure, parce qu'on enlève facilement toutes les racines sans en perdre une seule , ce qui n'arrive pas lorsqu'on se contente de fouiller simplement la terre au pied de chaque touffe, ou en employant la charrue ordinaire , avec laquelle on fait encore plus de perte, à cause du peu de profondeur à laquelle elle pénétre. Dans un boa terrain , un pied de garance peut donner jusqu'à quarante livres de racines fraîches, qui diminuent communément par la dessiccation des six septièmes aux sept huitièmes. Les brins les plus gros sont toujours les plus riches en matière colorante. i> -

Aussitôt que la garance est arrachée, il faut la laver à grande eau, pour en détacher toute la terre qui pourroit la salir; il faut aussi l'éplucher de toutes les .parties pourries, et la faire sécher le plus rapidement qu'il est possible. A cet effet, où la porte dans un grenier qu hangar exposé à un courant d'air, mais à l'abri de la pluie, et on l'y laisse environ dix à douze jours, jusqu'à ce quelle ait perdu la plus grande partie de son eau de végétation -, alors on l'expose au soleil si le temps est beau , ou on la met dans une étuve ou dans un four, après qu'on en a retiré le pain. Lorsque les racines de garance sont parfaitement desséchées , on les conserve dans un lieu bien aéré et qui soit en même temps exempt d'humidité, jusqu'à ce qu'on les fasse réduire en poudre pour l'usage. C'est dans des moulins à tan qu'on leur fait subir cette préparation, dont les marchands s'occupent d'ailleurs beaucoup plus souvent que les cultivateurs.

On donne , dans le commerce , le nom de garance -grappe à la garance moulue , qui est la plus riche en principes colorans .- on l'obtient eu passant au tamis la poudre au moment où elle sort du moulin. La. garance robée est, au con^ traire, la plus mauvaise espèce; elle n'est formée jque des plus petites racines et de l'épiderme qui se détache des grosses lorsqu'on les vanne pour les nettoyer.

Dambournay, d'après quelques expériences, avoit cru devoir conseiller d'employer pour les teintures la garance 18. 10

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fraîche,- mais M. Chaptal, dans son Nouveau traité de la teinture sur coton, est d'un avis oppose, et, d'après ses expériences, il assure positivement qu'arrêtât frais les racines de garance ne fournissent ni autant de couleur, ni une couleur aussi vive et aussi solide . que lorsqu'elles sont sèches.

Les teinturiers emploient la garance pour donner une couleur rouge à la laine, à la soie, et même au coton. Ce rouge est très-solide , et il résiste bien à l'action de l'air et du soleil. On est parvenu, dans ces derniers temps, à rendre ce rouge très-vif , très -éclatant et approchant beaucoup du pourpre. Les peintres en font aussi usage, mais depuis peu d'années seulement ; car cela ne remonte pas à plus de douze ans. L'alumine est la substance que l'on fait servir de base à sa partie colorante. Par ce moyen , elle prend du corps et donne une belle couleur rose, que Ton emploie aisément et avec beaucoup de succès à l'huile; aussi s'en sert-on généralement aujourd'hui de cette manière, parce qu'elle est beaucoup plus solide que les laques tirées de la cochenille. Elle s'emploie de même pour peindre à l'aquarelle , où elle présente aussi plus de solidité que les laques ou carmins tirés de la cochenille; mais elle est d'un très-ditiicile usage , et ne donne pas un aussi beau ton.

La garance étoit à peine cultivée en France il y a cent soixante ans. On do^t à Colbert les premiers encouragemens donnés à cette culture; et, en 1756, Louis \V ordonna que ceux qui entreprendroient des plantations de garance dans des marais et autres lieux non cultivés, seroient, pendant vingt ans, exempts d'impositions. Depuis les encouragemens donnés à la culture de cette plante, on en a formé des plantations dans plusieurs cantons de l'Alsace, de la Flandre, du Languedoc, de la Normandie, etc.: mais elle n'est pas encore as-ez étendue pour satisfaire à la grande consommation qui s'en fait dans nos manufactures : nous sommes encore obligés de tirer de l'étranger une partie de la garance qui nous est nécessaire. Il nous en vient du Levant et surtout de la Hollande, et parmi cette dernière c'est celle de Zélande qu'on estime le plus.

La racine de garance a été souvent employée en médecine, comme astringente , apéritive , diurétique et fondante. Les

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anciens formulaires la mettent au rang des cinq racines apé-

ritives mineures. Elle a été conseillée et plus on moins préconisée dans les otatructions des viscères du bas-ventre dans la jaunisse, l'hydropisic, la leucorrhée, la gravelle . la goutte, etc.; mais il paroit que ses prétendues vertus, dans ces différentes maladies, avoient été eousidérahlement exagérées : car aujourd'hui on la regarde couune très-insuHisante dans tous ces cas, et les médecins de nos jours eu ont presque entièrement abandonné l'usage. Elle a la singulière propriété de colorer en rouge les os des animaux auxquels on la donne pour nourriture ; ce qui a été constaté d'abord par les observations de Belchier , de Mi/auld , et ensuite par les expériences de Bcrgius, de Bezenes, de Boîhmcr, et surtout de Duhamel. (I>. D.;

GAKANCE [Petite], (Bol.), nom vulgaire de Taspérule à l esquinancie. ( L. D. )

GARANNIER JAUNE {Bot.), nom provençal, suivant Garidcl, de la giroflée jaune, ckciranihut cheiri. (J.)

GARAOUAN. (Bol.) Voyez Ceruana. (J.)

GARATAUK. (Ornith.) Les Turcs nomment ainsi la grive draine, turdus viscivorusf Linn. (Ch. D.)

GARB. (Bot.) Les Maures, suivant Avicenne , nomment ainsi le saule pleureur ou saule du Levant, sali x bal >y lu nie a , cpie Daléchamps nomme garai. (J.)

GARBA, DJARBA. (Bot.) Ce nom est donné, dans l'Arabie et dans l'Egypte, au lunaria scabra de Forskal , qui est, selon M. Delile , la in«hnc plante que le chciranllius farsetia de Linnajus. (J.)

GARBA. (Ornith.) On donne, dans le bas Montferrat, ce nom et ceux de garbeou , garbou , sgarbeou , au loriot d'Europe, oriolus galbula , Linn. (Ch. D.)

GARBELLA (Ornith.), dénomination italienne du loriot, oriolus galbula, Linn. , qu'on appelle aussi galbero , garbou, etc. (Ch. D.)

GARBOTEAU. (Ichthyol.) Voyez Garbotin. (H. C. )

GARBOTiN. ( Ichthyol. ) Nom vulgaire du cyprinus jests , de Linnaus, poisson compris dans la division des ables, faite dans le grand genre des cyprins. Voyez Ablë dans le Supplément du î.** volume de ce Dictionnaire. (H. C.)

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