‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 30 sur 96 · M3 GAR · texte numérisé non relu

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GARCA (Ornithé), nom portugais de la grue, ardea grus, Linfl. (Ch. D.)

GARCH , HANDACHACHA , THUSF ( Bot. ) : noms arabes du lotier commun, lotus carniculatus . selon Daléchamps. (J.)

GAKC1A. (Bot. ) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs incomplètes, monoïques, polypétalées , de la famille des euphorbiacées , et de la monoécie polyandrie de Linnaeus, dont le caractère essentiel consiste , pour les Jieurs mâles, dans un calice à deux découpures profondes; une corolle composée de dix ou onze pétales ; deux glandes à la base de chaque filament ; un grand nombre d'étamines : dans les Jieurs femelles, un calice à deux découpures profondes, sept ou neuf pétales -, un fcourrelet glanduleux à la base de l'ovaire ; un style ; un stigmate à trois lobes; une capsule à trois coques.

Garcia incliné : Garcia nul ans , Vahl , Synth,, 5, pag. 100; Act. soc. hist. nat. Hafn. ? pag. 218, tab. 9 ; Willd. , Spec, 4 , pag. 492* Arbre découvert dans l'Amérique, à l'île de Sainte- Marthe. Ses rameaux sont alternes , cylindriques , blanchâtres vers leur sommet ; garnis de feuilles alternes , pétiolées , glabres, oblongues, acuminées, très-entières. Les fleurs sont au nombre de six environ , disposées presque en grappes vers l'extrémité des rameaux; les mâles séparées des femelles sur des branches différentes. Dans les unes et les autres , le calice est profondément partagé en dix découpures; la corolle composée de dix à onze pétales dans les fleurs mâles, de sept à neuf dans les femelles, tous linéaires, chargés endessous de longs poils très-épais, de couleur purpurine endessus avec des poils plus courts et plus rares ; les étamines nombreuses; l'ovaire, obscurément trigone, surmonté d'un seul style, terminé par un stigmate à trois lobes. Le fruit est une capsule à trois coques. (Poir.)

GARCIANA. (Bot.) Genre de plantes observé par Loureiro dans la Cochinchine. Willdenow le regarde comme congénère du phylidrum de Gaertner, adopté par Schreber et Willdenow , dont il diffère seulement parce que son anthère , suivant U description, est roulée en spirale. Voyez Philydre. ( J. )

GARCIN1A. (Bot.) Voyez Mangoustan. (Poir.) GARDE- BŒUF. (Ornith.) L'oiseau auquel ce nom est

donné par les Européens établis en Egypte, paroif être l'aigrette ou héron-garzette , ardea garzetta, Linn. (Ch. D. )

GARDE - BOUTIQUE. (Ornith.) Un des noms vulgairement donnés au martin-pêchenr , alccdo ispida, Linn. , d'après la fausse opinion que son corps, suspendu dans les magasins , préservoit les étoffes de laine de l'attaque des teignes et autres insectes destructeurs. (Ch. D.)

GARDE - CHARRUE. (Ornith.) Salerne , pag. 223 , cite cette dénomination vulgaire comme appliquée au motteux. motacilla ananthe , Linn. (Ch. D.)

GARDELLO. (Ornith,) Ce nom, et ceux de gardetlin , gardellino , sont donnés, en Italie, au chardonneret .fringilla earduclis, Linn. (Ch. D.)

GARDÈNE, Gardénia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées , régulières, de la famille des rubiacêes , de la pentandrie mono gy nie de Linna?us, très-voisin des mussœnda et des genipa, offrant pour caractère essentiel : Un calice à cinq dents ou à cinq découpures; une corolle infundibuliforme ; le tube alongé ; le limbe à cinq ou neuf divisions; cinq étamines, attachées à l'orifice du tube;" les anthères oblongues , sessiles, quelquefois un peu saillantes; un ovaire inférieur; le style filiforme; le stigmate épais et bifide. Le fruit consiste en une baie presque sèche, à deux ou quatre loges contenant des semences nombreuses , disposées longitudinalement en un double rang dans chaque loge.

Les botanistes ne sont point très- d'accord sur les espèces qui doivent composer ce genre. M. de Lamarck y avoit d'abord réuni les mussœnda , qu'il eu a séparés depuis dans ses Illustrations des genres ; mais il y a ajouté les genipa. M. Richard pense qu'il faut aussi y réunir les Diroia (voyez ce mot). Enfin, plusieurs espèces de gardénia sont renvoyées aux randia.

Gardène a large fleur. : Gardénia Jlorida , Linn.; Lamk., III. gen. , tab. 1 5 8 , fig. 1 ; Eliis, Acl. angl,, vol. 5i , tab. 23; Ehrel, Pict. , tab. i5 : Castjopiri , Rumph , Amb. , 7 , tab. 14, fig. 2 ; vulgairement le Jasmin nu Cap. Arbrisseau très-remarquable par la beauté et l'odeur très -agréable de ses fleurs. 11 s'élève à la hauteur de quatre à six pieds, sur une tige droite, rameuse dans sa partie supérieure, revêtue d'une

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écoree brune ou grisâtre. Les rameaux sont glabres, un peu noueux : garnis vers leur extrémité de feuilles opposées , quelquefois ternées , ovales , aiguè's aux deux bouts, presque sessiles, glabres , vertes, entières, longues de deux pouces et demi l larges d'environ un pouce, avec des stipules intermédiaires , solitaires , à demi vaginales. Les fleurs sont presque scssiles , solitaires, au sommet des rameaux, blanches , un peu jaunâtres, d'une odeur suave; leur calice est découpé en cinq ou six lanières droites , linéaires, contournées ; la corolle un peu coriace; le tube presque aussi long que le calice; le limbe de deux pouces au moins de diamètre; ses divisions, de cinq à neuf, planes, ovales, obtuses, presque aussi longues que le tube. Lé fruit est une baie glabre, oblongue , anguleuse , couronnée par le calice, uniloculaire , à cinq bu six valves : elle renferme une pulpe jaunâtre ou de couleur de safran, qu'on vend dans les boutiques et qu'on emploie pour teindre en la même couleur.

Cette plante est originaire des Indes orientales; elle croît également au Japon , dans l'île d'Amboine et au cap de Bonne- Espérance : on l'y cultive à causp dé l'élégance et de la bonne odeur de ses fleur6. On la cultive aussi dans plusieurs jardins de l'Europe , dans lesquels elle a été introduite vers le milieu du siècle dernier. EUe conserve ses feuilles en hiver : quand " ' ~A ~* ~" * mvenablement , elle fleurit deux fois, en

re. On peut la cultiver en plein air dans de la France j mais il faut la tenir, à Paris , dans les serre* dWangerie pendant l'hiver : elle exige une terre franche, légère, mêlée 'de moitié de terre de bruyère , renouvelée deux fois par an après la floraison. Comme cette plante ne donne jamais de fruits dans nos jardins, on la multiplie par marcottes et par boutures. Au Japon on en fait de belles haies vives.

Galène raoicante : Gardénia radicans, Thunb. , Flor. Jap. , tab. 20, et Dissert., n.° i , tab. 1 , fig. 1. Cet arbuste diffère du précédent en ce qu'il est beaucoup plus petit; par sa tige plus grêle, couchée, radicante à sa partie inférieure; les feuilles plus étroites, lancéolées; les fîeurs blanches, presque sessiles au sommet des rameaux ; les divisions du calice droites, lancéolées, contournées, de moitié plus courtes

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le tube de la corolle. Cet arbuste croit au Japon. On le cultive au Jardin du Koî.

Gardène de Thlnberg : Gardénia Thunhergia , Linn. , SuppL; Gardénia verticidata , Lamk. , Encycl., et ///. gen. , fab. i55, fig. 5; Thunbergia capensis , Mont., Act. Stockholm., îyyS^tab. ii j Bcrgkias, Sonn.. Itin. Guian. , pag. 48, lab. 17 j vulgairement la Caojjemre. Arbrisseau très-agréable, charge d'un grand nombre de belles fleurs, que Ton cultive au Jardin des plantes, et que M. Sonnerai a découvert dans les bois de la Guinée et Thunbcrg au cap de Bonne-Espérance. Il s'élève à la hauteur de quatre pieds et plus , sur une tige droite, chargée, à sa partie supérieure , de rameaux nombreux , courts, cylindriques, un peu pileux. Les feuilles sont verticillées trois ensemble à chaque nœud , inégales , vertes , glabres, luisantes, ovales, entières, acuminées, rétrécies en pétioles, munies en-dessous de quelques poils dans l'aisselle des nervures. Les fleurs sont sessiles, solitaires, terminales, blanches, d'une odeur très-agréable. Le calice est long d'un pouce, en entonnoir, presque spathaeé, à sept ou huit découpures oblongues et spatulées ou un peu concaves à leur sommet, fendu d'un côté jusqu'à sa moitié; le tube de la corolle cylindrique, presque long de trois pouces; le limbe large de deux, à neuf ou dix découpures ovales; neuf ou dix anthères sessiles; l'ovaire couronné de tubercules nectarifères. Le fruit est une baie oblongue, à quatre loges, contenant des semences imbriquées, lenticulaires.

Gardène de Madagascar ; Gardénia Madagascaricnsis , Lamk., Encycl. Très -belle espèce, recueillie par Cominerson dans l'ile de Madagascar. Ses rameaux sont ligneux, glabres, grisâtres ; ses feuilles opposées, pétiolées , glabres, coriaces, entières, ovales, un peu aiguës, longues de trois pouces sur au moins un pouce et demi de large ; les stipules lancéolées; les fleurs presque sessiles 7 solitaires, axillaires, longues de trois pouces et plus, couvertes en dehors d'un duvet cotonneux; le calice court, presque glabre; le tube trèslong; le limbe à cinq divisions oblongues, peu ouvertes; les anthères linéaires , non saillantes.

Gardène gommier : Gardénia gummifera , Linn. , SuppL ,164; Thunb. , Dissert,, n.° 4, tab. 2. Cette espèce est remarquable

par une gomme - résine , fort semblable à la gomme -élémi , qui découle de ses feuilles et des crevasses de son écorçe. Elle ressemble d'ailleurs à la gardène à larges fleurs par la grandeur et la figure du limbe de sa corolle. Ses feuilles sont oblongues, obtuses, hérissées de poils, ainsi que le calice, très-courts, à cinq dents; le tube de la corolle est très-long, filiforme, couvert de poils très -fins. Elle croît à l'île de Ceilan.

Gardène camfanulée : Gardénia Holhmannia, Linn. , SuppL, pag. 1 65 ; Rothmannia capensis ,Thunb. , Act. Stockholm. , 1776, pag. 65 , tab. 2. Les fleurs de cette espèce, cultivée au Jardin du Roi , répandent le soir et la nuit une odeur très-suave. Son bois, très -dur, est employé pour faire des essieux ; ses rameaux noueux, comme • articulés ; les feuilles opposées, un peu rétrécies en pétiole à leur base, oblongues, entières, aiguës. Les fleurs sont sessiles , solitaires, axillaircs; les dents du calice subulées ; la corolle glabre, infundibuliforme ; le limbe campanulé, à cinq découpures ovales- aiguè's ; cinq étamines non saillantes. Cet arbrisseau croît au cap de Bonne- Espérance.

Gardène a longues fleurs; Gardénia longifloray Flor. Per. , 2 , pag. 67 , tab. 219, fig. a , non Aiton. Cet arbrisseau , découvert dans les forêts des Andes au Pérou , a des tiges trèsrameuses, hautes de dix à douze pieds. Les rameaux sont très-longs, étalés-, les plus jeunes courts et tétragones; les feuilles médiocrement pétiolées, oblongues, lancéolées, aiguës, glabres, un peu luisantes en-dessus, légèrement hérissées en -dessous sur leurs veines, longues de deux pouces; les stipules rougeàtres, caduques et subulées ; une fleur presque sessile à l'extrémité de chaque rameau; le calice velu, a peine long d'un pouce ; la corolle blanche , très-velue en dehors; le tube filiforme, très -long, velu à son orifice; le limbe très- ouvert; ses découpures longues d*un pouce et demi: les baies grandes, alongées, jaunâtres, à dix nervures brunes, longitudinales. Le gardénia Longijlora d 'Ai ton , Hort. Kcw., edit, nov. , 1 , p. 568 , est une autre plante, originaire de Sierra-Leone, que Ton cultive au Jardin du Roi, dont la corolle est infundibuliforme; les découpures de son limbe rabattues en dehors ; les feuilles oblongues.

Gardène a feuilles de clusier : Gardénia clusiœfilia , Willd. , Spec. , 1 , pag. 1229 ; ^ac({' •> Collect. appcnd. , pag. 5y , tab. 4 , fig. 3 : Arbor jasmini floribus , etc. , Catesb., Carol. , 1 , tab. 5c). Arbrisseau des îles de Bahama , haut d'environ cinq pieds, dont Jes tiges sont droites , rameuses à leur partie supérieure; les rameaux cendrés; les feuilles glabres, médiocrement pétiolées , coriaces, entières, en ovale renversé, obtuses ou un peu échancrées , rétrécies à leur base, longues de six pouces; les stipules larges, sessiles, triangulaires, aiguës. Les fleurs sont très -odorantes, terminales, pédonculées; la corolle coriace; le tube d'un vert pâle; les découpures du limbe blanches, un peu jaunâtres à leur sommet, lancéolées, aiguës, de la longueur du tube; les anthères sessiles, acuminées. Le fruit est une baie ovale, assez grande, contenant plusieurs semences planes, arrondies.

Gardène de la Nouvelle- Grenade : Gardénia granatensis , Poir. ; Gardénia parvi/lora, Kunth, in Humb., Nov. gen. , 3, pag. 408 , tab. 2<)3; non Poir. , Encycl. Arbrisseau épineux , très-rameux; les rameaux pubescens dans leur jeunesse; les feuilles opposées, pétiolées, ovales-acuminécs, très-entières, rétrécies à leur base, un peu coriaces, pubescentes, longues d'un pouce et demi sur huit à neuf ligues de large ; les stipules ovales - acuminées , pubescentes ; six à huit fleurs sessiles, situées au sommet des rameaux ; des bractées subulées , soudées à leur base, entourant l'ovaire; un calice campanulé, à quatre dents, soyeux, pubescent; la corolle blanche , pileuse en dehors, longue de huit à neuf Lignes; son tube cylindrique, trois fois plus long que le calice; les découpures du limbe lancéolées, acuminées, un peu réfléchies; l'ovaire pubescent; le style saillant, pileux à sa base. Cette plante croit à la Nouvelle-Grenade.

Gardène a petites fleurs ? Gardénia paniflora, Poir., Enc, Suppl. , non Kunth. Arbrisseau des Indes orientales, dont les rameaux sont glabres, cendres; les feuilles coriaces, pétiolées, glabres, ovales, acuminées, très- entières , luisantes en-dessus , longues d'environ quatre pouces, larges de deux et plus. Les fleurs sont petites, approchant de celles des chiococca , disposées en petites grappes axillaires , un peu touffues, très-glabres, a peine longues d'un pouce; la corolle

petite et blanchâtre ; les fruits globuleux, de la grosseur d'un pois.

On cite plusieurs autres espèces de gardénia. Roxburg t dans les Plantes du Coromandel , a figuré et décrit les suivantes : Gardénia dumetorum , tab. i56; Gardénia fragrans , tab. 1 3 7 ; Gardénia latifolia , tab. 1 5/| ; Gardénia spinosa, tab. i36 ; Gardénia uliginosa, tab. 1 55. On trouve dans le Botanical Magazin, tab. 1904, le Gardénia amana , dont les tiges sont munies d'épines droites , situées dans l'aisselle d'une feuille ovale, aiguë, glabre; les fleurs terminales, solitaires; le calice campanuié, denticulé. (Poir.)

GAUDF.NNA. (Ornitk.) L'espèce de grive dont Aldrovande parle sous ce nom, est la draine, lurdus viscivorus , Linn. ( Ch. D. )

GARDER ACANTHA. (Bot.) Dans l'ile de Lemnos, suivant Dodoens. le chardon - bénit , enicus benedictus , est ainsi noutnié. (J. )

GARDF.ROBE (Bot.), nom vulgaire donné soit à l'aurone, artemisia abrutanum , soit à la santoline. (J. ) ' GARDES. ( Véntr. ) On donne ce nom aux ergots du cerf en vénerie. (F. C.)

GARDIO (Ichthjol.) , nom languedocien de la rosse , poisson d'eau douce du grand genre des cyprins. (H. C.)

GARDON. (Ichthyol.) Voyez Able, dans le Supplément du volume, et Rosse. (H. C.)

GARDOQUIA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, monopétalées , irrégulières, de la famille des labiées, de la didjnarnie gymnospermie de Linnaeus , trèsrapproché des mélisses et des sarriètes, offrant pour caractère essentiel : Un calice tubulé, à deux lèvres, à cinq dents ou à cinq découpures; une corolle tubulée , beaucoup plus * longue que le calice , "barbue à son orifice ; le limbe à deux lèvres; la supérieure échancrée; l'inférieure à trois lobes presque égaux ; quatre étamines didynames , écartées entre elles; quatre semences au fond du calice.

Ce genre, comme la plupart de ceux qui appartiennent à la famille des labiées, n'a que des caractères peu tranchés. Très -rapproché des mélisses et des sarriètes, il ne diffère des premières que par son calice à deux lèvres , et

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des secondes par ses étamines écartées et les lobes de la lèvre inférieure de la corolle presque égaux. 11 comprend ries arbrisseaux, presque tous originaires du Pérou , tres-rameux, à odeur forte, à feuilles entières, opposées: les fleurs sont jaunâtres ou de couleur incarnate, axillaires, solitaires, rarement verticillées . réunies deux ou trois sur le même pédoncule. Il a été établi par les auteurs de la Flore du Pérou , qui en ont indiqué six espèces, mais sans autre description qu'une seule phrase spécifique. M. kunth, dans le Nov. gen. Tlumb, et Bonp!., en a décrit une dixaine , qui paroissent presque toutes différentes de celles de la Flore du Pérou. Nous allons indiquer les plus remarquables.

Gardoa>uia a petites FEUILLES : Gardoquia microphylla . Kunth, Nov. gen. in IHumb, et Bonp. , 2, pag. 3ii. Arbrisseau de deux ou trois pieds, qui répand une odeur très - agréable. Ses rameaux sont pubescens dans leur jeunesse ;Jes feuilles médiocrement pétiolées, ovales en cœur, obtuses, glabres, un peu roulées et ciliées a leurs bords et sur la nervure du milieu, luisantes, à peine longues d'une ligne; les pétioles pileux; les fleurs solitaires, axillaires, presque longues d'un pouce; les pédoncules très- courts, puhcsccnsy le calice «un. peu rude, à dix stries, à cinq dents; la corolle rougeatre, presque cinq fois plus longue que le calice, pubescente en dehors; le tube court; l'orifice très-long; les étamines à peine saillantes; les anthères réniformes , à deux loges: le stigmate bifide.

Gardoquia mcolork; Cardoquia discolar, Kunth, /. c. , pag. 5 12. Ses rameaux sont opposés, tétragones , très-nombreux, pubescens et blanchâtres dans leur jeunesse ; les feuilles oblongues , entières, aiguës au sommet, rétrécies en coin à leur base, vertes et un peu pubescentes en -dessus, soyeuses et blanchâtres en-dessous , à peine pétiolées ; les fleurs médiocrement pédonculées , axillaires et solitaires à l'extrémité des rameaux; leur calice tubulé, velu et pileux; à dix nervures; son orifice fermé par des poils blancs ; la corolle trois ou quatre fois plus longue que le calice, purpurine, pubescente en dehors; les lobes du limbe arrondis, l'orifice nu ; les filamens glabres ; quatre ovaires glabres , fort petits : le style filiforme et saillant ; le stigmate médiocrement bifide.

Gardoquia a feuilles d'if; Gardoquia taxifolia, Kunth , /. c. , pag. 3i2. Arbrisseau distingué par ses feuilles linéaires, lancéolées ou oblongues, obtuses, glabres, très-entières, rétrécies à leur base , un peu ponctuées en-dessous , longues de quatre à cinq lignes, larges de deux; les fleurs axillaires , solitaires, longues d'un pouce et plus; le calice glabre , fermé par des poils; la corolle rougeàtre.

Gahdoquia glabre; Gardoquia glabra, Kunth, l. c. , p. 3i5. Cette espèce diffère très-peu de la précédente. Ses rameaux sont pubescens ; ses feuilles oblongues, lancéolées, aiguës à leurs deux extrémités , roulées à leurs bords, glabres, légèrement dentées en scie, ponctuées et glanduleuses en-dessous; les pétioles articulés vers leur milieu; les fleurs pubescentes, fermées pai des poils à leur orifice.

Gardoquia argentée; Gardoquia argentea , Kunth, L c. , pag. 3 1 5. Arbrisseau chargé de rameaux très - nombreux , touffus , tétragones , argentés et soyeux. Les feuilles sont presque sessiles, oblongues, lancéolées, obtuses, très- entières, roulées à leurs bords, à nervure moyenne très -saillante, longues de deux ou trois lignes, argentées et soyeuses à leurs deux faces; les fleurs d'un rouge écarlate , longues d'un demi-pouce ; les étamines didynames ; une seule fertile ; les trois autres stériles.

Gardoquia a feuilles de thym ; Gardoquia thymoidcs , Kunth , L c, p. 3 1 4. Ses rameaux sont pubescens; ses feuilles ovalesaiguës, presque en cœur, roulées à leurs bords, légèrement dentées en scie, presque glabres en -dessus, blanchâtres et pubescentes en -dessous, longues de trois lignes, larges de deux; les fleurs verticillées ; le calice pubescent, à dents inégales, subulées; la corolle jaunâtre, pubescente, barbue à son orifice ; son limbe tacheté de pourpre.

Gardoquia a grandes fleurs; Gardoquia grandijlora , Kunth, L c. , pag. 3 1 4 ; an Gardoquia incana., SysLJlor. Per. ? Arbrisseau de trois pieds, chargé de rameaux nombreux, pubescens dans leur jeunesse. Les feuilles sont ovales, presque rondes , obtuses, aiguës à leur base, dentées vers leur sommet, légèrement pubescentes en-dessus, tomenteuses et blanchâtres en-dessous , longues d'un demi-pouce , larges de quatre lignes j les fleurs solitaires, axilUires , longues de neuf ou dix lignes;

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