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GARVOCK (Ichthyol.) , nom de la sardine à Inverness en Ecosse. (H. C.)
GARYOPHYLLATA. ( Bot. ) Chez plusieurs auteurs anciens on trouve ainsi écrite la plante nommée plus généralement caryophyUata , main tenant grum , la benoîte. C'est la gariojilala de Césalpin. Le nom garyophyllata est encore donné par Daléchamps et d'autres à la saxifrage ordinaire, saxifraga rotundifolia. (J. )
GARYOPHYLLUM. {Bot.) L'arbre ainsi nommé par Pline est jugé par Clusius être le même que son anomum quorumdam; mais la figure qu'il donne de sa plante, est absolument conforme à celle de Plukenet ( t. i55, fig. 5), rapportée au myrtus acris de Swartz , qui est une plante des îles d'Amérique , conséqueniment inconnue à Pline. On seroit plus porté à croire que son garyophyllum , qui a les fruits petits et sphériques , est la cannelle giroflée, myrtus caryophyUata, originaire de Ceilan. (J.)
GARZA ( Ornith.) , nom espagnol du héron , ardea. (Ch. D.)
GARZETTE. (Ornith.) Cet oiseau , le même que l'aigrette, est Vardea garzetta, Linn. (Ch. D. )
CAS ou GASH (Ornith.), noms languedociens du geai, corvus glandarius, Linn. (Ch. D.)
GASAR. (Conchyl.) C'est sous ce nom qu'Adanson (Sénég. , p. 196, pl. 14) donne la figure et surtout une excellente description de l'huître des arbres ou parasite. Voyez Huître. (De B.)
GASCANEL, GASCANET, GASCON (Ichthyol.) : noms vulgaires du caranx trachure , caranx trachurus. Voyez Caranx. (H. C.)
GASCHVE (Bot.) , nom arabe de Yipomtna trijlora de Forskal, qui croît dans l'Égypte. (J.)
GASCON (Ichthyol.) Voyez Gascanel. (H. C.)
GASELLE (Mamm.) , nom tiré de l'arabe Gazal. Voyez ce mot. (F. C.)
GASI-ALCHALEB. (Bot.) Voyez Chasi-attbaleb. (J.)
GASIOR (Ornith.), nom polonois de l'oie domestique, anas amer, Linn. (Ch. D. )
GASOTTO (Ornith.), nom italien de la grive draine, turdu9 viscivorusj Linn, (Ch. D.)
GASTA (Ichthyol.) , un des nombreux noms par lesquels la sardine est désignée. Voyez ClÛpbe. (H. C.)
GASTAUDELLO. (Ichthyol.) A Nice Ton appelle ainsi le scombrésoce campérien , dit M. Risso. Voyez Scombrésoce. (H. C.)
GASTEROPELECUS. (Ichthyol.) Voyez Serpe et Sternicle. (H. C.)
GASTÉROMYCIENS , Gasleromyci. (Bot.) Voyez Gastro-
MYCIENS. (LEM.)
GASTÉROPLEQUE. (Ichthyol.) Gronou a établi sous le nom de gasteroplecus un genre de poissons des mers d'Amérique, dont le ventre est très- tranchant et dont il n'a point aperçu les catopes. Linnœus , qui les a aperçus, , a placé ce poisson parmi les clupées , sous les doubles noms de clupea slemicLa et de clupea sima. Pallas, lui ayant reconnu une seconde nageoire dorsale adipeuse , l'a fait entrer dans le genre Salmo, sous l'appellation de salmo gasteroplecus. M. de Lacépède l'a laissé parmi les clupées sous le nom de clupée feinte. Voyez Sternici,e. (H. C.)
GASTÉROPODES (Malacoz.), mot hybride. Voyez Gastropodes. (De B. )
GASTÉROSTÉE, Gasterosteus. (Ichthyol.) Les ichthyologistes ont appelé de ce nom, tiré du grec, ytir}*()y venter , et c<P,îcv, os, un genre de poissons qui appartient à la famille des astractosomes , et dont toutes les espèces ont des catopes qui semblent formés uniquement d'un aiguillon mobile, articulé sur un sternum osseux à l'aide d'un crochet particulier. Ce genre , établi primitivement par Artédi , conservé et augmenté par Linnœus, subdivisé en plusieurs autres par MM. de Lacépède et Cuvier, est facile à reconnoitre aux caractères suivans, outre celui qu'indique son nom lui-même:
Point de fausses nageoires derrière les nageoires du dos et de Vanus; nageoire dorsale unique, aiguillonnée ; écailles lisses; os du bassin formant entre les catopes un bouclier pointu en arrière, et remontant par deux apophyses de chaque côté; une carène de chaque côté de la queue.
On distinguera donc aisément les Gastbrostées desSco.MBREs, des Trachinotes , des Scombëromores, des ScombbroÏdes, qui ont des fausses nageoires derrière celles du dos et de l'anus;
des Centronotes et des Casiomores , qui ont plus de quatre rayons à chaque catope ; des Lépisacanthes , qui ont les écailles très-épineuscs : des Ckphalacanthes, des C.csions , des Caranxomores , qui ont leur nageoire dorsale sans aiguillons ; et, enfin, des Pomatomes, des Centropodes, des Caranx et des Istiophores , qui ont deux nageoires du dos. Voyez Atractosomes , dans le Supplément du 3.* volume de ce Dictionnaire.
Les espèces connues dans ce genre sont peu nombreuses et présentent toutes de petites dimensions.
L'Épinoche, Épinarde ou Escharde : Gasterosteus aculeatus , Linn. ; Bloch , 53, fig. 3. Tête tronquée antérieurement; bouche grande ; mâchoires également avancées ; yeux saillans; iris argenté; ligne latérale recouverte de plaques osseuses transversales , qui forment de chaque côté une espèce de cuirasse ; trois aiguillons alongés et isolés l'un de l'autre en avant de la nageoire du dos : taille de trois pouces et demi au plus.
Ce poisson a la partie supérieure de son corps d'un brun verdàtre et parsemée de petits points noirs ; l'inférieure brille de l'éclat de l'argent; sa gorge et sa poitrine montrent souvent celui du rubis; ses nageoires sont d'un jaune doré. Sa chair est fade et sans aucune s*aveur. Son foie est trèsvolumineux et trilobé. Il n'y a point de cœcum près du pylore.
L'épinoche, qu'on trouve à peu près par toute l'Europe, dans les ruisseaux , où elle vit en troupes nombreuses , et quelquefois à l'embouchure des fleuves dont le cours est lent, est l'un des plus petits poissons que l'on connoisse. Elle dépose, au printemps, ses œufs sur les plantes aquatiques , qui les maintiennent à une distance assez rapprochée de la surface des eaux pour qu'il leur soit permis d'éprouver l'influence bienfaisante des rayons du soleil. Elle nage avec vitesse quand le temps est beau et serein ; mais, lorsque le ciel est couvert , elle se tient en repos et se laisse prendre aisément. *
Elle se nourrit de vers, de chrysalides, d'insectes aquatiques, de petits poissons qui viennent d'éclore. Les aiguillons dont son dos est armé , le bouclier et les lames qui re-
vêtent son corps, les épines de ses catopes la mettent à l'abri des attaques des ennemis que sa petite taille semble devoir lui attirer. Malheur au poisson inexpérimenté et vorace qui l'engloutit dans sa gueule ! Elle s'y arrête en redressant ses épines, et venge ainsi sa mort par elle-même.
Des vers intestinaux habitent communément l'intérieur du corps de cet animal. Une espèce de binocle, que Geoffroy a décrite dans son Histoire des insectes des environs de Paris, le tourmente aussi , en s'attachant fortement à son corps pour le sucer.
Dans plusieurs contrées on pêche les épinoches, afin de les répandre par milliers dans les champs, où elles servent d'engrais, ou pour nourrir, dans les basses-cours , descanards, des oies, des cochons, et d'autres animaux domestiques. On en retire aussi, par expression, une huile bonne à brûler: c'est ce qui arrive en particulier dans les environs de Dantzick.
L'Éhnochette : Gasterosteus pungilius , Linn. ; Bloch, 55, 4* Neuf ou dix aiguillons sur le dos; point de plaques sur les côtés du corps; écailles peu visibles; dos jaune; ventre argenté* Taille d'environ vingt lignes.
L'épinochctte est le plus petit de nos poissons d'eau douce. Elle vit en troupes nombreuses dans les lacs et dans les mers de l'Europe, en particulier dans la Baltique. Au printemps, elle fréquente les embouchures des fleuves, et M. Noël l'a vue dans la Seine jusqu'à Quillcbœuf.
Les pécheurs n'en font aucun cas et la rejettent comme inutile.
Le docteur Mitchill , de New -York, a fait connoître récemment deux gastérostées d'Amérique, sous les noms de gasterosteus biaculeatus , et de gasterosteus quadratus : le peu de particularités qu'offrent ces deux poissons nous oblige à ne point nous y arrêter. (H. C.)
GASTÉROSTÉE DU JAPON. (Ichthyol.) Voyez Léfisa-
CANTHE. (H. C. )
GASTÉROSTÉE PILOTE. (JchthjoL) Voyez Centronote. (H. C.)
GASTÉROSTÉE SPINACHIE. (IchtliyoL) Voyez Gastrê. (H. C.)
G ASTER UPTION. {Entom.) M. Latreiile avoit désigné sous ce nom de genre celui que M. Fabricius a formé sous le nom de Foene (voyez ce mot). Ce sont des hyménoptères entomotillcs, à abdomen comprimé en faucille , inséré sur le dos du corselet, et dont la tête est portée sur une sorte de cou. (C. D.)
GASTON, Gaatonia. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs polypétalées , irrégulières, de la famille des araliacées , de la dodécandrie dodécagynie de Linnaens, offrant pour caractère essentiel : Un calice court, à bords entiers; cinq, plus souvent six pétales élargis à leur base; dix ou douze élamines, deux en face de chaque pétale; un ovaire inférieur, surmonté de dix à douze styles fort petits, réunis à leur base ; une capsule à dix ou douze loges.
Ce genre a été consacré par Commerson à la mémoire de Gaston , duc d'Orléans, frère de Louis XIII, à qui l'on doit l'établissement d'un jardin de botanique à Blois , dont il donna la direction à Morison , qu'il favorisa dans ses travaux.
Gaston a écorce spongieuse: Gastonia spongiosa, Coumiers., Herb. mss. et Icon.; Lamk. , Encycl. , vol. 2; vulgairement Bois d'épongé. Grand arbre, revêtu d'une écorce spongieuse et noirâtre, chargé de rameaux épais, fragiles, marqués, après la chute des feuilles, de larges cicatrices. Les feuilles sont situées à l'extrémité des rameaux, éparses ou rapprochées, ailées ordinairement avec une impaire, composées de trois ou quatre paires de folioles fermes, épaisses, ovales, sessiles, glabres, obtuses, très-entières, d'un noir rougeàtre en-dessus, de couleur pâle en-dessous, larges d'environ deux pouces. Les fleurs naissent en grappes latérales et rameuses; les dernières ramifications soutiennent des ombelles à rayons divergens, uniflores, longs d'un pouce, sans involucre. Ces fleurs sont d'une couleur un peu ferrugineuse; leur calice est court, d'une seule pièce et comme tronqué à son bord; les pétales lancéolés , attaches au bord intérieur du calice , courbés en dehors, concaves à leur sommet; dix à douze étamines disposées en couronne autour du pistil ; les filamens courts , subulés; les anthères jaunâtres, striées. Le fruit, vu très-jeune, paroît être une capsule couronnée par le rebord du calice , et divisée intérieurement en douze loges. Cette plante croit
dans les bois, aux iles de France et de Bourbon. Elle fleurit dans le courant du mois de Janvier. (Poir.)
GASTRÉ, Spinacliia. ( Icluhj ol. ) M. Cuvier a donné ce nom à un genre de poissons qu'il a séparé des gastérostées de Linna*us, et qui appartiendroit à la famille des atractosomes , sans la disposition de ses catopcs. 11 lui assigne les caractères suivans:
Catopes abdominaux ; ligne latérale armée comme dans les ca~ ranx; corps alongé ; épines dorsales nombreuses.
On ne connoit qu'une espèce dans ce genre, c'est
La Spinachie : Spinachia vulgaris, N. ? Gasterosleus spinachia, Linn.; Bloch, 53, 1. Quinze aiguillons au-devant de la nageoire du dos; des lames dures sur les cotés du corps; museau tabulé; ouverture de la bouche petite; opercules ciselées en rayons ; nageoire caudale arrondie. Taille de six à sept pouces. Dos jaune ; ventre argenté.
Les spinachies ne fréquentent point les eaux douces; elles abondent dans la mer du Nord et dans la Baltique, et sont très-communes sur les côtes de la Hollande en particulier. Elles vivent de vers, d'insectes, de petits crustacés. Les pauvres se nourrissent de leur chair, qui fournit une assez grande quantité d'huile bonne à brûler, et avec laquelle on fume les terres. (H. C.)
GASTRIDIER; Gastridium , Palis. (Bot.) Genre de plantes monocotylédones, de la tamille des graminées , Juss. , et de la triandrie digjynie , Linn., dont les principaux caractères sont les suivans : Calice de deux glumes ventrues en leur partie inférieure, contenant une seule fleur à deux balles trois fois plus courtes que les glumes; l'extérieure à trois ou quatre dents, et chargée d'une arête au-dessous de son sommet; l'intérieure bidentée : trois étamines, un ovaire supérieur, surmonté de deux styles courts, à stigmates velus ; une seule graine. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce.
Gastridier lendicère : Gastridium lendigerum , Desf. , H. R. P. , 18 15, p. i3; Gastridium australe, Palis., Agrost., 21, tab. 6, fig. 6; Milium lendigerum , Linn., Spec, 91 ; Schreb. , Qram., 14, tab. 23, fig. 3. Sa racine, fibreuse, annuelle, produit plusieurs chaumes droits , hauts de six pouces à un pied, garnis de quelques feuilles linéaires, et terminés par
des fleurs nombreuses, d'un vert clair, disposées en une panicule resserrée et ayant la forme d'un épi. Cette plante se trouve, dans les moissons, en France et dans le midi de l'Europe. (L. D.)
GASTR1DIUM. (Bot,) Les plantes cryptogames de la famille des algues, que Lyngbye met dans ce genre, avoient été placées autrefois dans les genres Ulva et Conferva de Linnaeus, et puis par Lamouroux dans les genres qu'il a nommés Dumontia , fiigartina et Ulva.
Lyngbye caractérise ainsi ce genre : Fronde cylindrique , tubuleuse, rameuse ou simple, gélatineuse, quelquefois offrant des contractions pu resserremens qui la font paroitre comme articulée; graines nues, plongées dans la substance des petites ramifications.
Ces caractères sont, à peu de chose près, les mêmes que ceux fixés par M. Lamouroux au genre Dumontia. La seule différence seroit dans les espèces d'articulations qu'offrent ces plantes, articulations qui sont quelquefois très-renflées et ventrues, ce qui a fait donner à ce genre son nom de gastridium, dérivé d'un mot grec qui signifie ventricule. Ce genre est peu naturel, si l'on consent à y rapporter à la fois Yulva incrassata, Flor. Dan, (dumontia , Lamx. ). les fucus clavellosus et kaliformis , Turn. (gigartinœ , Lamx.), et Yulva lubrica , Turn.
Lyngbye rapporte à ce genre huit espèces d'algues marines : voici la description des plus remarquables.
i.° Espèces à fronde rameuse.
Gastridium filiforme : Gastridium filiforme, Lyngb. , Tent., hydroph., page 68, tab. 17; Ulva fliformis , Flor. Dan., tab. 3480, fig. 2; Ulva purpurascens, Engl. Bot.y tab. 641. Fronde cylindrique ou comprimée, presque égale en diamètre, rameuse; rameaux épars, presque simples, alongés , un peu écartés.
1 .rc Variété. A rameaux cylindriques , renflés vers leur extrémité : c'est Yulva incrassata, Flor. Dan., tab. 655; le conferva fistulosa. Rot h le dumontia incrassata , Lamx.
2." Variété. A rameaux simples : c'est Yulva spongiformis , . Flor. Dan., tab. 763, fig. 2.
GAS i73
3/ Variété. Plus grande, rugueuse, à rameaux peu nombreux et très-simples.
4/ Variété. De couleur blonde.
Ces diverses variétés croissent dans l'Océan , fixées aux pierres : elles forment des touffes longues de six à sept pouces»
Gastridium purpurin; Gastridium purpurascens , Lyngb. , /. c. Fronde filiforme, rameuse; rameaux et leurs divisions dis- • tiques, presque opposés ; dernières ramifications pennées, à découpures fines et opposées. Cette plante, présumée être Y ulva purpurascens , Huds. , croît sur les cotes de Féroé, attachée aux rochers et aux plantes marines : elle forme des touffes plus ou moins denses et longues de cinq à sept pouces.
A cette première division appartiennent les fucus clavellasus et kalliformis , Turn. (Voyez Gigartina.)