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la corolle jaune, pubescente en dehors, barbue dans le fond de son orifice ; les élamines un peu saillantes; quatre semences lisses, brunes, trigones, obtuses, placées au fond du calice.
Gardoquia tomf.n if.l se; Cardoquia tomentosa , Kunth , /. c, , pag. 5 14. Espèce très- rapprochée de la précédente, répandant une odeur aromatique. Ses tiges sont hautes de trois pieds, très -rameuses; les rameaux pubescens dans leur jeunesse; les feuilles ovales-arrondies , un peu aiguës, presque tronquées à leur base, roulées à leurs bords, légèrement dentées en scie, pubescentes en-dessus, blanches et tomenteuses en-dessous , longues au plus de six lignes ; les pédoncules axillaires, chargés de deux ou trois fleurs; le calice tomenteux ; la corolle de couleur incarnate , pubescente en dehors; le tube court; l'orifice alongé, barbu dans le fond; les lobes du limbe obtus; les semences brunes, obtuses, triangulaires.
Gardoquia élégante; Gardoquia eleg ans , Kunth, l. c, pag. 3)5. Arbrisseau d'une odeur aromatique , très-rameux, haut de trois ou quatre pieds ; les rameaux blanchâtres et tomenteux dans leur jeunesse; les feuilles rhomboïdales, presque rondes, obtuses, dentées en scie, pubescentes en -dessus, blanchâtres et tomenteuses en -dessous, coriaces, entières vers leur base, longues de neuf lignes, larges de huit; les pédoncules axillaires, chargés de deux ou trois fleurs; la corolle rouge, pubescente en dehors, jaune à son orifice, marquée de taches incarnates.
Gardoquia mignone ; Gardoquia pulchella , Kunth , U c. , pag. 3 1 5. Cet arbrisseau s'élève à la hauteur de trois ou quatre pieds : ses rameaux sont dressés, tétragones, tomenteux et pubescens; ses feuilles ovales ou un peu arrondies, rétrécies en coin à leur base, crénelées, roulées à leurs bords, un peu rudes en-dessus, blanchâtres et tomenteuses en-dessous, longues de huit à neuf lignes, larges de sept; les pédoncules axillaires, à trois fleurs longuement pédicellées; le calice tomenteux ; la corolle incarnate et ponctuée de jaune.
Quelques autres espèces de gardoquia sont citées par les auteurs de la Flore du Pérou, telles que le Gardoquia striala à feuilles ovales, striées: Gardoquia rtvoluta, à feuilles trèspetites , ovales en coeur , roulées à leurs bords : Gardoquia
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multiflora; les pédoncules chargés de plusieurs fleurs; les feuilles ovales, dentées en scie : Gardoquia elliptica; les pédoncules presque ternes; les feuilles elliptiques, ovales , dentées en scie: Gardoquia obovata, à feuilles entières, en ovale renversé; les pédoncules ternés. (Poir.)
GARENT - OGUEN (Bot.), nom donné chez leslroquois, suivant le P. Latiteau , jésuite missionnaire, au ginscng du Canada, panax quinquefolium. (J.)
GAHESOL (Ornith.), nom arabe de la huppe, upupa epops, Linn. (Ch. D.)
GAKFAHL. (Ornith.) Le nom qui est ainsi écrit, d'après Bartholin , dans le Fauna suecica de Linnœus , et qui correspond aux mots garfulh , garfugl, geirfugl et goirfugl, cités par Muller. Othon Fabricius , etc., est applicable au grand pingouin de Buflbn, alca impennis , Linn. (Ch. D. )
GARGA (Ornith.), nom turc du casse-noix, cornus caryocatactes, Linn. (Ch. D.)
GARGANELLE (Ornith.), nom italien de la sarcelle commune, anas querquedula, Linn., que les Anglois appellcnf garganej. (Ch. D.)
GARGANON. ( Bot. ) C'est , selon Mentzel , la même plante que le tragium de Dioscoridc , lequel est rapporté par C. Bauhin au boucage, pimpinella saxifraga. (J.)
Gx\RGIA (Ornith.), nom italien du butor, ardea stellaris, Linn. ( Ch. D.)
GARGOT (Ornith.), nom piémontois du canard-garrot. anas clangula, Linn. (Ch. D.)
GARHOUDA. ( Ornith. ) Ce terme est donné parle P. Paulin de Saint-Barthelémi , tom. 1 , pag. 421, de son Voyage aux Indes orientales, comme le nom de Tépervier en langue samscrite. ( Ch. D.)
GARICUM ( Bot. ) , nom arabe de l'agaric, selon Daléchamps. (J. )
GARIDELLE (Bot.) : Garidella, Tourn. , Linn. Genre de plantes dicotylédones, de la famille des renonculacécs , Ju'ss. . et de la décandrie tryginie , Linn., dont les principaux caractères sont les suivans : Calice de cinq folioles ovales-oblongues; corolle de cinq pétales , plus grands que le calice et à deux lèvres ; dix étamines ; trois ovaires supérieurs , chargés
chacun d'un stigmate latéral et presque sessile ; trois capsules soudées ensemble dans leur partie inférieure . et contenant
plusieurs graines.
Le nom de Garidella, donné par Tournefort à ce genre, rappelle le botaniste provençal, J. Garidel, qui en a donné une bonne figure dans son Histoire des plantes qui naissent aux environs d'Aix. Les garidelles sont des plantes herbacées, à feuilles ailées et à fleurs terminales. On n'en counoit que deux espèces.
Garidelle mgelline : Garidella nigellastrum , Linn. , Spec, 608; Garidella juliis tenuissime divitii , Tourn. , 1ns!. , 655} Garid. , Aix, 2o3 , tab. 39. Sa tige est grêle', glabre, haute d'un pied ou environ • divisée dans sa punie supérieure en quelques, rameaux efiilés. Ses feuiiles sont deux fois ailées, à découpures linéaires, aiguës; ses tleurs. mélangées de bleu, de rouge et de blanc, sont petites, solitaires a l'extrémité des rameaux ; leurs pétales ont la lèvre intérieure fort courte, et l'extérieure partagée en deux découpures linéaires. Cette plante est annuelle, et croit naturellement dans les champs, en Provence, en Italie, et dans l'île de Candie. Ses semences sont un peu acres et aromatiques; on n'en fait aucun usage.
Garidelle a longs onglets; Garidella unguicularis , Lamck. , lllust., tab. 079, fig. 2. Cette .espèce est caractérisée par ses feuilles supérieures, simples ou tri fi des, et par ses pétales à onglets capillaires, saillans, une fois plus longs que le calice. Elle a été trouvée dans l'Orient. (L. D.)
GARIDELLE ( Orniih. ) , un des noms vulgaires du rougegorge , motacilla rubecula, Linn. (Ch. D.)
G A RIES. ( Bol. ) On donne ce nom au chêne dans quelques parties de la France. (L. D.)
GARIN (Conchyl. ) ; Ad an son , Sénég. , p. 200, pl. 14. Espèce de coquille bivalve , adhérente , placée par Linnœiss parmi les huîtres, par Bruguières dans le genre Spondyle, et dont M. de Lamarck a fait son genre Plicatule. Voyez ce mot. (De B.)
GAR IN EL LO (Orm'th.), nom italien de la cresserelle, falco tinnunculus , Linn. ( Ch. D. )
GARIOT C£°*0> nom vulgaire de la beaoitc. (L. D.)
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GARLU. (Ornith.) Ce nom est rapporté par Gueneau de Montbeillard au geai à ventre jaune de Cayenne , pl. enl., n.° 249; mais M. d'Azara , n.° 200, article Bienteveo ou Pmitaga, observe que c'est une erreur, et suivant M. Vieillot c'est le tyran tictivie. (Ch. D.)
GARMEL. (Bot, ) Les Arabes donnent ce nom à une fabagelle commune dans le désert, qui est le zygophyllum portulacoides de Forskal, et, selon Vahl, le zygophyllum simplex de Linnaeus. Dans le pays on croit que ses feuilles, broyées dans l'eau et appliquées sur les yeux , font disparoi tre les taies. (J.)
GARMUTH. (Ichthyol.) Voyez Garamit. (H. C.)
GARNA. (Bot.) Voyez Djarna. (J.)
GARNITRE. (Bot.) Voyez Ganitri. (J.)
GARNOT (ConchyU)-, Adanson , Sénég. , p. 40., pl. 2. Espèce de patelle à coquille cloisonnée des anciens auteurs, et à laquelle M. de Lamarck a donné le nom de Crépidole. Voyez ce mot. (De B.)
GARO, Aquilaria. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones , h fleurs incomplètes , dont la famille n'est pas encore connue. Il appartient à la décandrie monogynie de Linnaeus, et paroit se rapprocher des samyda et des anavinga. Il offre pour caractère essentiel : Un calice turbiné, persistant; le limbe à cinq divisions ; point de corolle ; un anneau intérieur , imitant une corolle, attaché à l'orifice du calice, partagé à son sommet en dix lobes inégaux , alternes, avec les filamens trèscourts des étamines; les anthères oblongues, versatiles; un ovaire supérieur; point de style; un seul stigmate. Le fruit consiste en une capsule ligneuse , à deux loges, à deux valves; deux, plus souvent une seule semence, entourée à sa base d'un arille spongieux.
Garo de Malacca : Aquilaria malaccensis, Lamk., Encycl. , 2, page 610, et 1 , page 49 ; III. gen. , tab. 356 : Aquilaria, ovata, Cavan., Dissert, bot., 7, pag. 377, tab. 224 : vulgairement Garo ou Bois d'aigle. Cet arbre croit dans les Indes orientales, et particulièrement à Malacca. Ses rameaux ont le bois blanc, tirant un peu sur le jaune; ils sont recouverts d'une écorce d'un gris roussâtre , un peu chagrinée : ces rameaux sont velus vers leur sommet, garnis de feuilles alternes, pétiolées, glabres, d'un beau vert, velues avant leur
entier développement, ovales-lancéolées, entières, fortement acuminées, longues de trois pouces et demi , larges de deux, garnies à leurs bords de poils courts. Les fleurs sont petites, dépourvues de corolle; les étamines courtes, placées alternativement entre les lobes d'un anneau presque campanulé; Povaire ovale, couronné par un stigmate simple, fort petit. Le fruit est une capsule turbinéc , longue d'environ un pouce , à deux loges, à deux valves ; les valves épaisses, subéreuses, divisées par une cloison, renfermant chacune une semence noire, petite, ovale, aiguë, et dont une avorte presque toujours. Au bas de chaque semence on trouve un arille sous la forme d'un corps spongieux.
Garo ? ophisperme : Aquilaria ophispermum , Poir. ; Ophispermum sinensc, Lour. , Flor. cochinc, 1 , pag. 344. Grand arbre de la Chine, dont les rameaux sont étalés, garnis de feuilles luisantes, alternes, lancéolées, ondulées, très- entières ; les fleurs terminales et solitaires; leur calice campanulé, à cinq découpures ovales -alongées , égales, presque droites; point de corolle ; un anneau conrt , tomenteux , à dix lobes, alternant avec autant d'étamines; les fUamens très- courts; les anthères petites, alongées, point versatiles; un ovaire ovale, comprimé; un style plus long que les étamines, soutenant un stigmate bifide. Le fruit est une capsule comprimée, élargie , lancéolée, à deux loges monospermes, s'ouvrant à leur sommet; les semences ovales, âcuminées (munies d'une aile latérale, Loureir. ). (Poir.)
GAROBUSTO. ( Ichthyol. ) Dans le langage languedocien on donne ce nom aux petits poissons , ou fretin , que les pêcheurs abandonnent aux pauvres sur les bords de la mer. (H. C.)
GAROFOLl (Bot.), nom italien de l'œillet, qui paroît dériver du latin, caryophyllus , sous lequel il étoit désigné par Tournefort. ( J. )
GAROSMUS, GAROSMUM. (Bot.) Cordus et Dodoens nommoient ainsi l'anserine puante, chenopodium vulvaria, qui est le connina des Toscans, suivant Césalpin. Garosmum signifie garum olens , ayant Podeur du poisson nommé garus. (J.)
GAROU ou GAROUETTE 'Bot.), noms vulgaires du daphné garou. Quelques botanistes ont aussi adopté la première de 16Y .
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ces dénominations comme nom françois générique de tous les daphnés. ( L. D. )
GAROUILHE. (Bot,) Dans quelques cantons, on donne ce nom au chêne -kermès ; dans d'autres, c'est le maïs qui s'appelle ainsi. (L. D.)
GAROUPE (Bot.), nom vulgaire de la camelée à trois coques. ( L. D. )
G A ROUTTE. (Bot.) On donne ce nom , dans l'Anjou , à une espèce de gesse (lathyrus cicera). Voyez aussi Garou. ( L- D.)
GAROVO (Bot.), nom espagnol du caroubier, ceratonia, suivant Dodoens. (J. )
GARRANIER (Bot.), un des noms vulgaires de la giroflée de muraille. ( L. D.)
GARROFERA. (Bot.) C'est, dans le Midi, un des noms que l'on donne au caroubier. ( L. D.)
GARROT. ( Ornith. ) Ce canard est Vanas clangula de Linna*us. ( Ch. D. )
GARROUN. ( Ornith. ) On donne , suivant le nouv. Dict. d'hist. nat. , ce nom au vieux mâle de la perdrix. (Ch. D.)
GARRU. (Bot.) Voyez Durraka. (J.)
GARRU. ( Ornith. ) Sur les côtes du département de la Somme, on appelle ainsi le combattant, tringa pugnax, Linn. (Ch. D.)
GARRULUS. (Ornith.) Ce nom latin est appliqué, par Gesner et Aldrovande , au rollier, et par Brîsson au geai. (Ch. D.) %
GARRUS. (Bot.) Le houx, commun dans les bois de la Sainte -Baume en Provence, y est ainsi nommé, suivant Garidel. (J.)
GARS. (Ornith,) Ce nom , qui s'écrit aussi garsz, est donné, en langage breton, à l'oie domestique, anas anser , Linn. (Ch. D.)
GARSÏLHA. (Bot.) Nom portugais du couradi du Malabar, qui est le grewia orientalis. (J. )
GARSOTTE (Ornith.), un des noms vulgaires de la sarcelle commune, anas querquedula , Linn., qui s'écrit aussi garzotte. (Ch. D.)
GARULÉON, Garuleum. (Bot.) [Corjmbifères , Juss. = Syngénésie polygamie nécessaire, Linn.] Le caractère essentiel
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et distinclif du genre Osteospermum est, ainsi que son nom l'indique, d'avoir les péricarpes osseux, c'est-à-dire, épais et durs. Cependant l'espèce nommée cœruleum par Jacquin et ptnnatifidum par l'Héritier, a les péricarpes simplement coriaces, c'est-à-dire minces, flexibles, élastiques, comme dans Ja plupart des sy nanthérées; elle diffère aussi des vrais calendula par Ja forme de ses péricarpes, qui ue sont point arqués ni munis d'appendices membraneux ou spiniformes, et des meteorina par son disque, qui est masculiflore au lieu d'être androgyniflore. Cette espèce doit donc être considérée comme le type d'un nouveau genre appartenant à la famille des synanthérées et à notre tribu naturelle des calcnduléos , dans laquelle nous le plaçons entre Y osteospermum et le meteorina. Nous le nommons garuleum, et nous lui assignons les caractères suivans.
Calathide radiée; disque multiflore, réguîariflore , masculiflore; couronne unisériée, multiflore, liguliflore, féminiflore. Péricline subcampanulé, un peu inférieur aux fleurs du disque, formé de squames bisériées, égales, appliquées, oblongues-aiguës, coriaces-foliacées; les intérieures plus larges, ovales-lancéolées, membraneuses sur les bords latéraux. Clinanthe convexe, inappendiculé. Cypsèles delà couronne obovoides-oblongues, subtriquètres, inaigrettées; à péricarpe sec, coriace, mince, ridé extérieurement, couvert d'aspérités et muni de trois cotes. Faux-ovaires du disque oblongs, comprimés, lisses, inaigrettés et inovulés. Corolles de la couronne à languette longue , étroite , terminée par trois petites dents. Styles du disque à branches entregreffées inférieurement , libres et divergentes supérieurement, hérissées de collecteurs piliforines sur la face extérieure, et bordées de deux bourrelets stigmatiques sur la face intérieure.
Une fleur de synanthérée peut être mâle, soit parce que l'ovaire est dépourvu d'ovule , soit parce que le style est dépourvu de stigmate , soit par le concours de ces deux causes réunies. Le disque du garuleum n'est masculiflore que par défaut d'ovules , tandis que celui de ïosteospermum est masculiflore non-seulement par défaut d'ovules, mais encore par défaut de stigmates.
Garuléon visqueux : Garuleum viscosum , H. Cass. , Bull, de
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la soc. philom., Novembre 1819; Osteospermum cœruleum , Jacq. ; Osteospermum pinnatifidum , l'Hérit. C'est un arbuste du cap de Bonne- Espérance , haut de quatre pieds, doué d'une odeur analogue à celle du souci; ses rameaux sont longs, simples, dressés, droits, cylindriques, et couverts, ainsi que les feuilles , d'une sorte de duvet glutincux ; ils sont garnis de feuilles alternes, étalées, longues de douze à quinze lignes, larges de neuf lignes, à base dilatée, semiamplexicaule , presque décurrente, à partie inférieure pétioliforme, la supérieure pinnatifide , à pinnules oblongues, incisées ou dentées. Les rameaux sont terminés par des cor^mbes de trois, quatre ou cinq calathides, dont chacune est portée sur un long pédoncule garni de quelques bractées linéaires- subulées; les calathides, larges d'un pouce, sont composées d'un disque jaune et d'une couronne bleu-dc-ciel. Cet arbuste est cultivé pour l'agréable couleur de ses calathides , qui ressemblent beaucoup à celles de l'agathée céleste ; on le multiplie de boutures dans le cours de l'été, ou par ses graines semées au printemps sur couche et en terrine : il exige une terre consistante, et d'être garanti de la gelée dans l'orangerie, où on a soin de lui procurer de la lumière et un air souvent renouvelé, et de le préserver de l'humidité. ( H. Cass. )
GARUM, Garum. (Ichthyol.) Les anciens Romains donnoient ce nom, ou plutôt celui de garus, à une sorte de sauce, qui servoit non -seulement d'assaisonnement, mais encore de remède contre plusieurs maladies, et que les Grecs appeloient ydpoç , ou yxpj>ov suivant Dioscoride. Pline ( lib. 3 1 , cap. j etS) rapporte qu'on fabriquoit cette liqueur précieuse en faisant subir un commencement de putréfaction à des intestins et à des débris de poissons qu'on avoit saupoudrés de sel, et en recueillant le fluide corrompu (sanies putrescentium) qui en sortoit ; on y joignoit du laurier, du thym et d'autres aromates.
Cette liqueur étoit noire, d'un aspect dégoûtant et d'une odeur repoussante, comme on peut en juger par ces deux vers de Martial,
Unguentum fuerat, quod onyx modo parva gerebat: IN une, postquam olfecit Papilus, ecce garum est.
Mais elle excitoit énergiqucinent l'appétit, et pour cette seule raison elle fut si estimée sous les premiers empereurs, où on la servoit dans les repas de luxe , qu'on la payoit aussi cher que les parfums les plus rares. Aussi ce même Martial, qui fait peu de cas de l'odeur d'une sauce aussi recherchée, dit-il, dans une autre épigranime,
Nobile nunc sitio luxuriosa garum ,
et nous indique, parle choix de l'épithète, en quel grand honneur elle étoit tenue chez ses contemporains.
On employoit plus particulièrement pour la confection de l'assaisonnement dont il s'agit, les intestins, la tête, les ouïes, etc., de l'anchois, du maquereau, et du picarel , sparus smaris. 11 y en avoit d'ailleurs une infinité d'espèces ; Dioscoride parle même d'un garum de viande, et un autre auteur loue celui des sauterelles. Le plus estimé étoit fait avec le maquereau.
Aujourd'hui l'emploi du garum est abandonné en Italie; mais en Turquie et aux Indes on en fait encore usage. A Constantinople les aubergistes en usent pour conserver les poissons cuits qui n'ont point été consommés dans la journée.
On Se servoit aussi beaucoup du garum comme d'un médicament. Il passoit pour détersif et antiseptique ; aussi recommandent-on de laver avec cette liqueur les ulcères gangréneux. Enfin on en a fait un antilyssique, et on ordonnoit d'en appliquer sur les morsures faites par des animaux enragés. ( H. C. )
GARUNDO-PALA. (Bot.) Nom brame d'un arbrisseau, qui est le natsjatam du Malabar, et que Linnaeus, d'après Commelin , confondoit avec celui qui fournit la câpre du Levant. Cette opinion n'est point confirmée par les botanistes modernes, qui ont rejeté ce synonyme de son menispermum cocculus, faisant partie du genre Cocculus de M. De Candolle. (J.)
GARVANE ou GARVANCE (Bot.), nom vulgaire, donné dans quelques cantons de la France à la ciserole tête-debelier ou pois chiche (J.)
GARVIES (Ichthyol.), nom par lequel on désigne la sardine àKinkardine. (H. C.)