‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 34 sur 96 · Les Solido- Grumosées. (Voyez ces articles · texte numérisé non relu

Les Solido- Grumosées. (Voyez ces articles

L'établissement de l'ordre des gastromyciens est dû à Willdenow; il a reçu depuis lui de très-grands développemens , surtout de la part de Link, et de T. F. L. Nées ab Esenbeck, dans son Radix plantarum mycetoidearum. (Lem.)

GASTROPLACE, Gastroplax. (Malacoz.) Genre de mollusques de la famille des laplysies ou de l'ordre des Monopleurobr anches de M. de Blainville , et de celui des Tectibranches de M. Cuvier, établi par le premier pour un animal

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fort singulier qu'il a observé, décrit et figuré dans la Collection du Muséum britannique, faveur qu'il doit à l'amitié de M. le docteur Leach. L'extrait de son travail a été publié dans le Bulletin par la Société philomatique , année 1819, p. 178. Les caractères de ce genre sont : Corps ovalaire , adhérent en-dessus P très-déprimé, pourvu inférieurement d'un large disque musculaire ou pied, dépassant de toutes parts le manteau , qui est à peine marqué; une sorte d'entonnoir en avant , au fond duquel est la bouche et deux tentacules buccaux en forme de crête et pédiculés ; deux tentacules supérieurs fendus et lamelleux à l'intérieur ; branchies nombreuses et formant un long cordon qui occupe tout le côté antérieur et droit d'un sillon qui sépare le corps du pied; anus à la partie postérieure du cordon branchial; les deux sexes sur le même individu et dont les orifices distincts communiquent entre eux par un sillon extérieur; coquille non symétrique, tout-à-fait plate en-dessus comme en-dessous, à bords irréguliers, à sommet à peine visible et excentrique, adhérente sous la partie gauche du pied.

On ne connoit encore qu'une seule espèce de ce genre, que M. de Blainville a proposé de nommer le G. tuberculecx , G. tuberculosus. Sa coquille seule a été figurée par Chemnitz , sous le nom de patelin umbracula, et les marchands la désignent communément par la dénomination de parasol cliinois. Comme la définition donnée plus haut paroi tra sans doute fort singulière, nous allons donner la description de l'animal tel que nous l'avons vu en bon état de conservation dans l'alcool. Le corps est fort large, déprimé, presque rond , un peu pointu en arrière et fortement échancré en avant dans la ligne médiane : assez épais au milieu du dos, qui est tout-à-fait plane, il s'amincit peu à peu jusqu'aux bords, en sorte que ses côtés sont en talus. La partie moyenne ou plate, formant le dos proprement dit , n'étoit couverte que par une peau blanche, molle, mince, et qui sans doute étoit garantie de l'action des corps extérieurs d'une manière quelconque: en effet, cette espèce d'élévation étoit circonscrite par une bande musculaire, au bord de laquelle étoit la partie libre du manteau, très-peu saillante , fort mince et déchirée évidemment d'une manière 18. la

fort irrégulière. Au-delà de ce bord libre, le dessus de l'animal est celui du pied, et il est couvert d'une très-grande quantité de tubercules de différentes grosseurs; mais, entre le manteau et le bord du dessus du pied se trouve un large espace ou sillon dont la peau étoit lisse, et dans la partie antérieure et latérale droite duquel se trouve une longue série de branchies nombreuses en forme de pyramide épaisse et que ce qui restoit des bords du manteau étoit bien loin de pouvoir recouvrir. A la partie antérieure du dos du pied est un autre large sillon, partant à apgle droit du premier, qui va se terminer dans l'échancrurc marginale dont il a été parlé plus haut* Au point d'embranchement des deux sillons se voit à droite et à gauche un organe de forme singulière, roulé en cornet, et dont l'intérieur est tapissé par une membrane finement plissée : c'est l'analogue de ce qu'on nomme les tentacules supérieurs des laplysies. En avant et dans le sillon antérieur est un gros bourrelet communiquant, au moyen d'une fente assez courte, avec un orifice, terminaison de l'appareil femelle de la génération. L'échancrure marginale antérieure conduit dans un large entonnoir, dont le bord épais est fendillé. Dans sa partie la plus profonde se trouve un gros mamelon saillant avec une fente verticale pour la bouche, et de chaque côté une sorte de crête ou d'appendice cutané, assez irrégulièrement dentelé dans son contour et attaché seulement par une espèce de pédicule qui occupe à peu près le milieu d'un des longs bords : ce sont les tentacules buccaux. Enfin, toute la partie inférieure de ce singulier mollusque est formée par un disque musculaire énorme , tout-à-fait plat, blanc, lisse, absolument comme dans les mollusques gastropodes; mais, ce qui est le plus singulier, c'est que tout le côté droit, et même une grande partie du milieu de ce pied, étoit recouvert par un disque crétacé ou une coquille tout-à-fait plate, composée, comme à l'ordinaire, de couches appliquées les unes contre les autres, et à laquelle adhèrent évidemment et très-fortement les fibres musculaires du pied, qui se trouvoient audessous.

Quant à la structure intérieure, M, de Blainville a trouvé beaucoup de rapports avec celle de la laplysie; la masse buc-

cale très- forte est pourvue de ses muscles et d'une plaque dentaire linguale, et de glandes salivaires. L'œsophage, fort court, se dilate presque aussitôt en un vaste estomac membraneux , enveloppé dans le lobe postérieur et le plus volumineux du foie, qui y verse la bile par quatre ouvertures. Le canal intestinal est large: après deux ou trois courbures il va se terminer en arrière de la série branchiale par un orifice flottant. Les branchies sont bordées par une grosse veine, dans laquelle se termine successivement chaque veine branchiale ; le cœur , formé , comme à l'ordinaire , d'une oreillette où arrive la veine branchiale, et d'un ventricule d'où sortent les deux aortes, se trouve situé presque transversalement un peu en avant de la moitié antérieure du dos. Quant aux organes de la génération, ils sont presque semblables à ceux des laplysies. Le cerveau , situé comme de coutume , est composé de trois ganglions symétriques de chaque côté ; des deux antérieurs naissent les nerfs antérieurs, et du troisième l'anneau sous-œsophagien.

On ne connoît rien sur les mœurs de cet animal vivant dans les mers de la Chine; mais, d'après la position extrêmement anomale de la coquille, il est difficile de concevoir comment il pourroit ramper. Aussi M. de Blainville, s'appuyant sur ce que le dos, couvert d'une peau extrêmement mince, a dû aussi être mis à l'abri de l'action des corps extérieurs, a supposé que ce mollusque étoit , pour ainsi dire, compris entre deux corps protecteurs, l'un inférieur , ou la coquille, et l'autre supérieur, qui pourroit être ou une sorte de valve extrêmement mince et adhérente comme dans les anomies , ou même quelque rocher : hypothèse que peut encore étayer la cavité au fond de laquelle est la bouche, et vers laquelle les tentacules pédiculés pourroient, par leur mouvement, déterminer l'arrivée des substances nutritives. (De B. )

GASTROPODES , Gastropoda. ( Malacoz. ) Dénomination que M. G. Cuvier, dans ses premiers travaux sur la classification des animaux mollusque*, a substituée à celle de limaces de Pallas, et surtout à celle de repe.ntia, qu'avoit employée Poli pour désigner toutes les espèces de mollusques, nus ou conchifères, qui rampent sur le ventre à la manière des

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limaces. C'est dans sa Méthode la troisième classe des mollusques, comme on pourra le voir à l'article Malacologie, où nous en donnerons l'analyse.

M. de Lamarck, qui emploie aussi cette dénomination, quoique d'une manière moins importante, la restreint aux mollusques dont le plan musculaire locomoteur occupe toute la partie inférieure du ventre , ou l'abdomen , donnant celle de Trachelipodes aux espèces chez lesquelles il est attaché par une sorte de pédicule sous le cou, comme dans les coquillages spirivalves.

Dans notre manière de voir, ce mot n'indique plus qu'un caractère d'ordre , et souvent même de genre seulement : il indique que l'organe de la locomotion occupe toute la face inférieure de l'abdomen. (De B.)

GASZ. (Ornith.) L'oie domestique, ana$ anser , Linn., est ainsi appelée dans la Frise. (Ch. D.)

GAT, KAT (Bot.), noms arabes du catha de Forskal, qui est une espèce de celastrus , selon Vahl. (J.)

GATA (Mamm.) , nom de la chatte domestique en portugais. (F. C.)

GATA. (Ichthjrol.) Les Espagnols, d'après Parra, donnent ce nom à un chien de mer que M. Schneider appelle squalu$ punctatus. (H. C. )

G ATA F, RAGHAT. (Bot.) Dans l'Égyp te on nomme ainsi Yatriplex glauca, suivant Forskal. (J. )

GATALES (Bot.)t un des noms grecs de l'astragale, suivant Mentzel. (J.)

GATAN. (Conchjl.) Adanson (Sénég. , p. 235 , pl. 17 ) en fait une espèce de chame; Gmelin, une espèce de solensous le nom de solen vcspertinus* (De B.)

GATANGIER ( IchthyoL) , nom marseillois de la roussette, squalus canicula, Linn. Voyez Roussette. (H. C.)

GATBA. (Bot.) Ce nom et celui d'eddrœjsi sont donnés dans l'Arabie , suivant Forskal , à la herse, tribulus terrestris, et celui de kotaba, à son tribulus hexandrus, que M. Delile nomme tribulus alatus. Celui-ci cite encore pour le premier le nom de kharchoum-el-nageb dans la haute Egypte, et de kcnyssalcoul dans la Nubie. Pour la même Rauwolf cite le nom arabe haseck, et Daléchamps ceux de hasach et hatcrk. (J.)

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GATEAU (Entonu) On nomme ainsi les plaques formées par 1'accolement des alvéoles horizontales des abeilles, et qui sont simples et verticales dans les gâteaux des guêpes. Voyez Abeille a miel et Guêpe. (C. D.)

GATEAU FEUILLETÉ (Conchyl.) , nom marchand du chaîna Lazarus. ( De B. )

GATEAUX DE LOUP. (Bot,) Voyez Cèpes pinaux (Tome VII, page 401) et Pinau moyen. (Lem.)

GATERIN (IchthyoL ), nom arabe d'un poisson que Forskal et Linnsus ont placé parmi les sciènes. C'est l'holocentre gaterin des ichthyologistes modernes. Voyez Holocentre. (H. C.)

GATI-ÉGER, GAATI-ÉGER (Mamm.), noms hongrois du rat d'eau. Voyez Campagnol. (F. C.)

GATIFE (Bot,), nom arabe de l'œillet d'Inde, tagetcs , suivant Forskal. M. Delile le nomme qatifeh. (J.)

G ATI LIER; Vitex, Linn. (Bot.) Genre de plantes de la famille des verbénacées, Juss. , et de la didynamie angiospermie, Linn. , qui a pour caractère : Un calice monophylle, court, .campanulé, à cinq dents inégales; une corolle monopétale . à tube plus long que le calice , et à limbe un peu bilabié, partagé en cinq divisions très -inégales; quatre éta- 111 in es didynames; un ovaire supérieur, arrondi, surmonté d'un style filiforme, terminé par deux stigmates; un petit drupe un peu sec, contenant un osselet à quatre loges monospermes.

Les gatiliers sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles opposées , communément digitées ou ternées , rarement simples, et à fleurs souvent disposées en panicules terminales ou axillaires. On en connoit environ vingt espèces propres aux pays chauds des diverses parties du globe ; une seule d'elles croît naturellement dans les parties méridionales de l'Europe.

Gatilieh commun : Vitex agnus castus , Linn., Spec, 890; Duham., nouv. éd., vol. 6, pag. n5, tab. 35. Cette espèce, connue vulgairement sous les noms d* agnus castus, d'arbre au poivre, est un arbrisseau de dix à douze pieds de haut, dont les jeunes rameaux sont effilés, pubescens, légèrement tétragones , garnis de feuilles pétiolées, corn-

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posées le plus souvent de sept, quelquefois, maïs plus rarement, de cinq folioles lancéolées, entières, glabres et d'un vert foncé en-dessus , couvertes en-dessous d'un duvet court, serré et grisâtre. Ses fleurs sont bleuâtres, quelquefois rougeàtres, ou tout-à-fait blanches, réunies plusieurs ensemble par petits groupes opposés, presque sessiles , un peu écartés, et disposées, en grappes interrompues, au sommet des rameaux ou dans les aisselles des feuilles supérieures. Les fruits qui leur succèdent sont globuleux , à peine de la grosseur d'un grain de poivre; ils ont une saveur àcre et aromatique : on leur donne communément, dans les pays où ils viennent naturellement, les noms de poivre sauvage, de petit poivre. Le gatilier commun se trouve sur les bords des rivières et dans les lieux humides du midi de la France, en Italie , en Sicile.

Les anciens avoient donné le nom d'agnus castus à cet arbrisseau , parce qu'ils lui croyoient la propriété d'éteindre les désirs amoureux 5 mais ils étoient évidemment dans Terreur : car la saveur àcre et aromatique de toutes ses parties, et l'huile volatile qu'elles contiennent, annoncent bien plutôt qu'elles sont douées d'une faculté excitante, et, sous ce rapport, elles pourroient bien plutôt allumer les passions qu'elles ne seroient propres à les éteindre.

Gatilier découpé; Vitex incisa, Lamck. , Dict. enc. , 2, p. 612. Cette espèce a le même port que la précédente, mais elle en diffère d'ailleurs, parce qu'elle s'élève moitié moins; parce que ses rameaux ne sont pas pubescens; parce que ses feuilles ne sont composées que de trois à cinq folioles lancéolées, profondément incisées ou presque pinnatifides, et parce que ses fleurs sont plus petites, disposées par étages, plus distinctement pédonculées. Ses fleurs sontblcuàtres ou blanchâtres. Cet arbrisseau passe pour être originaire de la Chine.

Les deux gatiliers que nous venons de décrire sont les seules espèces de ce genre qui soient cultivées en pleine terre dans les jardins. Fleurissant en Août et Septembre , quelquefois même encore en Octobre, lorsque leur floraison a été retardée, ils sont très-propres, par cette raison, à servir à l'ornement des jardins, dans lesquels les fleurs sont rares à

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cette époque. Ces deux arbrisseaux s'accommodent de toute sorte de terre, pourvu qu'elle soit un peu humide, ou an moins pas trop sèche, et ils viennent mieux à une exposition un peu ombragée qu'au grand soleil. Ils ne craignent pas le froid , à moins qu'il ne devienne très-rigoureux ; et encore si, dans ce cas, il arrive que leurs tiges et leurs rameaux se trouvent frappés par de fortes gelées, ces parties sont ordinairement les seules qui périssent, et les racines repoussent, au printemps suivant, de nouvelles tiges qui ont bientôt réparé le dommage.

Les gatiliers se multiplient bien de graines, qu'on peut semer en pleine terre, à la fin d'Avril, et à l'exposition du midi ou du levant, ou mieux dans des terrines sur couche et sous châssis; mais, comme le plant qui en provient ne croît que lentement , les jardiniers préfèrent le plus souvent les multiplier de marcottes ou de boutures , qui viennent plus rapidement. ( L. D.)

GATO (Mamm.), nom espagnol et portugais du chat domestique. (F. C.)

GATTAIR ( Ornith. ) , nom arabe qui , suivant Forskal (Descript. animalium, etc., pag. 3, n.° 10), est donné, en Egypte, a une sarcelle, anasgattair, Gmel. (Ch. D.)

. GATTE (lchtliyol.) y synonyme de feinte, espèce de poisson du genre Chipée, et que l'on a désignée sous le nom scientifique de clupea fallax. Voyez Cujp£e. (H. C.) * GATTENHO FFI A . (Bot.) Necker a divisé les calendula de Linnœus en trois genres, sous les noms de calendula, gattenhoffia et lestibodea. Les deux derniers ne nous paroissent pas pouvoir être distingués , et ils se trouvent compris l'un et l'autre dans notre genre Meteorina. Voyez ce mot et Dimorittmcà..(H. Cass.) * 6, *

'^GATXILIERS , Gatilier. (Bot.) A ce nom, donné d'abord à une famille de plantes dont le gattilier, vitex, fait partie, on a substitué celui de Verbénackes , qui a paru préférable , soit parce que la verveine, verbena, de la même famille, est plus connue et plus nombreuse en espèces, soit parce que «on nom est plus facile à changer en adjectif: ce qui est confonme au principe actuel , assez généralement adopté , qui fait préférer pour nom d'une famille celui de son genre le plus

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