GAD
inégales, médiocres, sur plusieurs rangs , et faisant la' carde ou la râpe; les ouies grandes, à sept rayons.
Presque tous, en outre, portent deux ou trois nageoires sur le dos, et une ou deux derrière l'anus.
Leur nageoire caudale est distincte.
Leur estomac est vaste et a des parois très - robustes , de même que leur vessie aérienne , qui est très-grande et souvent dentelée sur les côtés. Ils ont de nombreux cœcums et un canal intestinal assez long.
Le genre Gade , d'abord très-vaste , a été ensuite partagé en sections, puis démembré en plusieurs sous -genres par différens ichthyologistes. M. Cuvier a proposé récemment une division de ce genre, qui est généralement déjà adoptée, et suivant laquelle les Ga des sont partagés en Brosmes , Lottes, Merlans , »Merluc h es , Morues, A h:. s telles, Phycis et Raniceps. Voyez ces différens mots. (H. C»)
GADELLES. (Bot,) Dans quelques parties de la France on donne ce nom aux groseilles rouges. (L*D.)
GADELLIER. (Bot. ) C'est le nom que portent, dans quel» ques cantons , le groseillier rouge et le groseillier épineux, (L. D,)
GADILLE* (Ornith.) L'oiseau auquel ce nom et ceux de gadriUe et gagrille sont, d'après Salerne , donnés à Saumur, est le rouge-gorge, motacilla rubecula , Linn. (Ch. D.)
GADIN, (ConchyL) Adanson (Sénégal, p. 33, pl. 2) décrit sous ce nom une petite espèce de coquille patelliforme que l'on range, très -probablement à tort, parmi les véritables patelles, (De B.)
GADISSE (Ornith,), nom danois, suivant Muller, de la sarcelle de Ferroé, anas hyemalis, Linn. (Ch. D.)
GADJER. (Bot,) Voyez Djyzar-hendi. (J.)
GADO-FOWLO. (Ornith.) Stedman parle, t. 1, p. 1 58, de son Voyage à Surinam , d'un oiseau très-familier portant ce nom, qui signifie oiseau du bon Dieu , et dont la taille et le plumage se rapprochent de ceux du roitelet commun. Son gazouillement enchanteur, ajoute-t-il, l'a fait appeler rossignol de l'Amérique septentrionale, Sonnini , qui suppose une faute typographique dans cette dénomination d'un oiseau du midi de l'Amérique, observe, d'ailleurs, qu'il ne soup*
GÀD 7
çonne pas à quelle espèce peut se rapporter le gado-fowlo , qu'il n'a jamais vu dans la Guiane. (Ch. D. )
GADOÏDE. (Ichthyol.) M. Noël, de Rouen, a donné ce nom spécifique à un saumon que Ton pêche dans l'étang de Trouville, et M. de Lacépèdel'a adopté. Linnœus l'avoit déjà appliqué à un bleonie , que Ton pèche très-communément toute Tannée, dit M. Risso , dans les mers de Nice. (H. C.)
GADOLINITE. (Min.) Substance minérale d'un noir bleuâtre, verdàtre ou brunâtre, recouverte en partie d'une pellicule blanche , dont la cassure vitreuse et conchoide la fait ressembler, au premier aspect, à l'obsidienne noire volcanique. Elle est opaque jusque sur les bords, et présente tout au plus, dans les lames les plus minces, une teinte vertsombre, quand on les place entre l'œil et la lumière.
La gadolinite se décolore ou se réduit en gelée dans les acides affaiblis et chauffés : placée brusquement à l'action du chalumeau , elle y décrépite en lançant au loin ses débris embrasés; mais, échauffée avec lenteur et précaution, elle se fond par places en se boursouflant. Elle n'est point magnétique , mais elle attire fortement l'aiguille ou le barreau aimanté; placée sur un isoloir, elle acquiert l'électricité résineuse par le frottement, et, malgré sa grande fragilité, elle attaque légèrement le quarz et donne quelquefois des étincelles sous le choc du briquet. Fondue avec le verre de borax, elle le colore en jaune de topaze, et sa pesanteur spéciBque est de 4,24 , ce qui est énorme pour une pierre , et ^gal à la gravité du sulfate de baryte.
On n'a point encore rencontré la gadolinite à l'état de cristallisation parfaite; mais M. Hauy s'est assuré qu'on peut la ramener à un prisme rhomboïdal oblique dans lequel l'incidence de M sur M seroit d'environ 1100, et celle de P sur l'arête H d'environ i36°. (Tableau comparatif, fig. 16.)
MM. Vauquelin, Klaproth, GadolinetEckeberg ont analysé la gadolinite : on conclura sans doute de la dissemblance de leurs résultats , que cette substance n'est pas toujours parfaitement dans le même état de composition, ce qui, au reste, n'est point sans exemple. L'yttria que renferme toujours cette substance, bien rare encore, la met au nombre des minéraux les plus intéressans , et sa grande pesanteur