L'hydrogène arseniqué ne peut exister avec
le chlore; résultat I aCÎde M"»chlori,ue,
[ chlorure d arsenic ;
Yoxide de chlore ?
7.0 Le chlore ne pe^ut exister avec le deutoxide d'azote et Veau ;
Yoxide de carbone et Yhydrogène. exposés au soleil; Yhydrogène perôarburé ; Yhydrogène phosphuré ; Yhydrogène arseniqué.
Moyens de reconnaître tes gaz qui co/tstituent un mélange insoluble dans Peau de potasse.
Reconnoitre Voxigène.
Faire passer le mélange dans une cloche pleine de mercure ; y introduire ensuite un papier bleu de tournesol humide, puis du deutoxide d'azote : le papier bleu deviendra rouge, et, si l'oxigène est en quantité suffisante , les gaz se coloreront en orangé.
Les sulfures hydrogénés absorbent l'oxigene.
Quand l'oxigene n'est pas en grande quantité dans un mélange, et que celui-ci est humide, le phosphore y répand des fumÂs blanches.
Reconnoitre le deutoxide d'azote.
Opérer comme précédemment; seulement, au lieu de faire passer du deutoxide d'azote dans le mélange , y introduire de l'oxigene.
On peut encore, en agitant le mélange avec une solution de sulfate ou d'hydrochlorate de protoxide de fer, absorber le deutoxide d'azote : dans ce cas la solution devient brune.
Reconnoitre le protoxide d'azote.
M. Thenard prescrit d'agiter pendant dix à douze minutes une assez grande quantité de gaz avec le quart de son volume d'eau; de remplir de cette eau une grande fiole, à laquelle on adapte un tube courbé dont l'ouverture s'engage sous une cloche pleine de mercure: par l'élévation de la température, le protoxide d'azote, qui a pu se dissoudre dans l'eau, s'en dégage ; on le reconnoît ensuite au moyen de la bougie.
Reconnoitre l'hydrogène carburé.
Si le mélange contient une quantité notable d'hydrogène percarburé, le chlore que l'on y fer» passer produira de l'éther chlorurique , qui apparoitrasous forme de gouttelettes. S'il est en moindre quantité, ou si c'est de l'hydrogène protocarburé, le soufre qu'on fera sublimer dans le mélange en précipitera du charbon.
Reconnoitre Vhydrogène phosphuré.
Si l'hydrogène est saturé de phosphore, et s'il est en quantité notable dans le mélange, il prendra feu dès qu'il aura le contact de l'oxigène. S'il n'est qu'en petite quantité , ou si l'hydrogène n'est pas saturé de phosphore , l'odeur pourra le faire reconnoitre, ou mieux encore l'une ou l'autre des expériences suivantes.
i.° On agitera le gaz dans un flacon avec de l'eau de chlore ; il se produira de l'acide hydrochlorique et de l'acide phosphorique : en faisant concentrer le liquide , on obtien-
(Ira un résidu sirupeux acide, qui, saturé par l'ammoniaque, précipitera le nitrate d'argent en jaune-serin.
2.0 En supposant que le mélange ne contienne ni oxigène, ni protoxide , ni deutoxide d'azote , on fera passer le mélange dans une petite cloche de verre courbe pleine de mercure ; on y portera oK,o3 de potassium, au moyen d'une tige de fer; puis on chauffera (on aura soin d'employer un excès de gaz) : le potassium se convertira en un phosphure brun. On videra la cloche du gaz qu'elle contient; on y fera passer de l'eau : il se dégagera aussitôt de l'hydrogène phosphuré* (Thenard.)
L'hydrogène phosphuré, gardé sur l'eau, laisse précipiter de petits flocons rougeàtres.
Reconnoitre l'hydrogène arseniqué.
S'il est en quantité notable, il sera facile à reconnoitre par la propriété qu'il a de déposer une matière d'un brun marron lorsqu'on plonge une bougie allumée dans une cloche remplie du mélange. S'il n'est pas Cn quantité suffisante , on peut le traiter, i.° comme on a traité l'hydrogène phosphuré, par l'eau de chlore; dans ce cas on obtient de l'acide arsénieux ou de l'acide arseniqué en dissolution dans l'eau : 2.0 si le mélange ne contient pas d'oxigène et d'oxide d'azote , M. Thenard conseille de le traiter par le potassium ; on obtient alors un arseniure de potassium, qui, étant traité par l'eau, donne du gaz hydrogène arseniqué et des flocons d hydrure d'arsenic.
Quant à l'azote, à l'hydrogène, à l'oxide de carbone, nous ne dirons rien ici des moyens de les reconnoitre, parce que ces moyens exigent trop de manipulations. Nous les renverrons à la suite de cet article.
Des moyens de reconnoitre les gaz qui constituent un
mélange soluble dans la potasse.
ràb-'U*" Reconnoitre le chlore* *
Couleur jaune verdàtre, s'il est en quantité notable : il détruira la couleur du tournesol, attaquera le mercure; celuici deviendra irisé, puis brun ou gris: en traitant cette matière par l'eau de potasse , filtraut la liqueur , la saturant
*3o GAZ
d'acide nitrique, on obtiendra, en la mêlant avec le nitrate d'argent, un précipité insoluble dans l'acide nitrique et se lubie dans l'ammoniaque. (Thcnard.)
Reconnoitre Voxide de chlore.
Couleur jaune verdàtre , s'il est en quantité suffisante ; sans action sur le mercure, sur une feuille de cuivre; mais si on le chauffe, il se réduit en oxigène , et en chlore qui attaque le mercure. Si on le chauffe avec la feuille de cuivre, celle-ci peut être enflammée, si le gaz est en quantité suffisante.
Reconnoitre le cyanogène.
La solution de potasse qu'on a mise en contact avec le mélange produit du bleu de Prusse, lorsqu'on la mêle , i.°àde l'acide sulfurique, 2.0 à une solution de sulfates de protoxide et de peroxide de fer ; mais, pour être certain de l'existence du cyanogène dans le mélange, il est nécessaire d'avoir absorbé préalablement la vapeur d'acide hydrocyanique qui pourroit s'y trouver, au moyen du peroxide de mercure.
Reconnoitre V ammoniaque.
Parmi les gaz solubles dans Peau de potasse , il n'y en a aucun qui puisse être mêlé avec l'ammoniaque. On reconnoît ce gaz, i.° à la propriété qu'il a d'être absorbé par Peau , et de donner à celle-ci la faculté de faire revenir au bleu la teinture de tournesol rougie par un acide, et de rendre l'hématine pourpre ou bieue ; 2.0 aux fumées blanches épaisses qu'il donne quand on le met en contact avec du gaz hydrochlorique.
Reconnoitre l'acide sulfureux,
A son odeur, à la propriété qu'a sa solution alcaline de précipiter le sulfate de cuivre en sul6te de cuivre et de potasse , jaune, qui devient rouge quand on l'expose dans l'eau à une température de 10^ degrés; enfin, à sa propriétéM'être absorbé par le borax et de former avec l'excès de base de ce sel un suinte qui , étant chauffé avec du charbon , se réduit en sulfure : ce dernier est facile à reconnoitre par sa saveur d'acide hvdrosuifurique.
GAZ >3i
Reconnoitre l'acide phtoroboriquc.
Une petite bande de papier qu'on y plonge , donne lieu a une fumée blanche, puis elle est réduite en charbon. Le premier phénomène seulement peut être produit par les gaz hydrochlorique, hydriodiquc etphtoro-silicique. (Thenard.)
Reconnoilre l'acide phtorosilicique.
Mis en contact avec Peau , il dépose des flocons gélatineux blancs.
Reconnoitre l'acide hydrochlorique.
L'absorber par des fragmens de borax; dissoudre ensuite le borax dans l'eau et mêler la solution au nitrate d'argent : s'il y avoit dans le mélange de l'acide hydrochlorique , on obtiendrait un précipité dé chlorure d'argent, qui est insoluble dans un excès d'acide nitrique, et qui est soluble dans l'ammoniaque. (Thenard.)
Reconnoitre l'acide hydriodiquc.
Le chlore fait passer ce gaz au violet, et il en précipite de l'iode. Cet acide est absorbé par le borax, comme le précédent; mais la solution du borax forme, avec le nitrate 'd'argent, un précipité qui diffère du chlorure d'argent, en ce qu'il est insoluble dans l'ammoniaque.
Reconnoitre l'acide chloroxicarbonique.
Il faut avant tout absorber le chlore, l'oxide de chlore, l'acide hydrochlorique et les autres acides puissans que le mélange pourrpit contenir: pour cela, i.° on ajoute au mélange du gaz hydrochlorique , afin de convertir l'oxide de chlore en chlore et en eau; 2.0 on absorbe le chlore par le mercure, 3.° l'acide hydrochlorique et les acides puissans par le borax; ensuite on absorbe le gaz acide chloroxicarbonique par l'alcool. En mêlant cette solution avec de l'eau chaude, on obtient du gaz acide carbonique et une liqueur qui précipite le nitrate d'argent en chlorure. (Thenard.)
Reconnoilre l'acide hydrosuif urique.
Le mélange exhalera l'odeur des oeufs pourris, et lorsqu'on y plongera des papiers imprégnés d'acétate de plomb, de sulfate de cuivre , ceux-ci se coloreront en brun.
aï* GAZ
ReconnoUre Vacide hydrotellurique.
Après avoir traité le mélange par le borax , l'alcool et l'acétate de plomb, afin d'absorber l'acide hydrochlorique et les autres acides puissans, l'acide chloroxicarboniquc , l'acide hydrosulfurique , on obtiendra un résidu ayant l'odeur des œufs pourris, et qui sera soluble en tout ou en partie dans la» potasse. Cette solution, traitée par le chlore en excès, précipitera ensuite de l'oxide de tellure quand on y versera du carbonate de potasse, et du sulfure de tellure noir quand on y versera de l'hydrosulfate de potasse. (Thenard.)
• Reconnaître Vacide carbonique.
Il faut traiter le mélange par l'acide hydrochlorique, le mercure, le borax, l'alcool; puis mêler le résidu à de l'eau de baryte : on obtiendra > s'il. y a de l'acide carbonique , un précipité qui fera effervescence avec l'acide acétique foible.
Analyse de plusieurs mélanges gazeux.
En donnant ici les moyens d'analyser plusieurs mélanges gazeux , nous ne prétendons pas offrir à nos lecteurs un traité systématique de ce genre d'analyse; nous voulons seulement présenter quelques exemples que nous choisissons parmi les analyses qu'on a le plus souvent occasion de faire. Les personnes qui voudroient avoir des détails plus amples sur cet objet, les trouveront dans le quatrième volume dç la Chimie de M. Thenard.
L'exemple que nous donnerons d'abord , est celui de l'analyse de l'air atmosphérique, ou plutôt d'un mélange d'oxigène et d'azote -, parce que cette analyse est une des plus simples que l'on puisse faire, parce que c'est la première qui ait été essayée, et que c'est à son occasion que l'on a inventé ces instrumens si ingénieux qu'on a nommés Eudiomètres (voyez ce mot) et dont l'usage a été ensuite étendu à l'analyse de tous les mélanges gazeux. Ces premiers travaux sont si importans dans l'histoire de la science, que nous les présenterons à peu près dans l'ordre historique, en faisant connoître les différens moyens que l'on a mis en usage pour analyser l'air.
Nous examinerons ensuite les procédés qu'on peut employer pour analyser ,
Un mélange d'oxigène et d'hydrogène ;
Un mélange d'oxide de carbone et d'hydrogène carburé:
Un mélange de chlore et d'un gaz soluble ou insoluble dans la potasse ;
Un mélange d'acide carbonique et d'un gaz acide absorbante par le borax ;
Un mélange d'acide hydrosulfurique et d'un gaz acide absorbable par le borax ;
Un mélange d'acide carbonique et hydrosulfurique;
Un mélange d'oxigène , d'azote , d'acide carbonique, d'hydrogène et d'hydrogène carburé;
Un mélange semblable au précédent, qui contiendroit en outre de l'oxide de carbone.