‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 2)Chapitre 86 sur 96 · LABRE- (H. C · texte numérisé non relu

LABRE- (H. C

GÎBEL ou GIBÈLE. (IchthyoL) Nom spécifique d'un poisson que Linnaeus et la plupart des ichthyologistes'ont appelé cyprinus gibelio. On le trouve en Prusse, en Silésie, en Saxe: il est d'une teinte générale noirâtre, et souvent d'un bletf verdàtre sur le dos; ses nageoires sont jaunes, excepté la caudale, qui est grise. Il multiplie avec une grande facilité, et acquiert souvent un poids de trois ou quatre livrés. Il vit fort long-temps sous la glace , et peut être transporté sans mourir à de grandes distances. Sa chair contracte rarement une saveur bourbeuse. Bloch Pa figuré (pl. XII), et Wulf* en a parlé dans son Ichthyologie prussienne. (H. C. )

GIBELIO (IchthyoL), mot latin. Voyez Gibel. (U.C.)

GIBIER. (Chasse.) Cette expression embrasse les mammifères et les oiseaux qui deviennent la proie du chasseur, et l'on désigne particulièrement les premiers par la dénomination de gibier à poil , et les seconds par celle de gibier à plumes. (Ch. 0.)

GIBLISCHEN (IchthyoL), nom que l'on donne , en Silésie > à la gibèle. Voyez Gibel. (H. C. )

GIBOULÉE. (Phys.) Voyez Météores. (L.)

GIBOYA (ErpètoL ) , un des noms que l'on donne , en Amé» rîqne, au boa aboma. (H. C. }

GIÇARA. (Bot.) Une espèce de palmier est ainsi nommée au Brésil, suivant Pîson, qui ne la décrit pas. Il en ciU aussi une autre sous le nom de gioçarà. ( J. )

GICHERWM. (Bot.) Voyez Gigarum. (J.) 18, 34

*3o GIC

GICKERLIN (Ornith.), nom allemand de l'alouette spipo- Zette , alduda campestris, Linn. (Ch. D.)

GICLET (Bot.) , nom vulgaire de la momordique élastique. ( L. D. )

GICQUETEI. ( Mamm.) Ce mot est le même que celui de dzigtai, espèce du genre Cheval, equus Hermionis. Voyez Cheval. (F. C.)

GIEBEL (IchthyoL), un des noms que Ton donne, en Saxe, aujesse, cyprinus jeses, Linn. Voyez Able, dans le Supplément du premier volume de ce Dictionnaire. (H. C.)

G1EBEN (IchthyoL), nom prussien du Gibel. Voyez ce mot. (H. C.)

GIEDDK (Mamm.), nom du glouton chez les Lapons. (F. C.)

GIEDWAR (Bot.), nom arabe, suivant Tabernamontanus, de ïanthora, espèce d'aconit. (J.)

GIEGËN (Ornith.) , nom turc du gros -bec, loxia coccothraustes, Linn., suivant Sonnini. (Ch. D.)

GIELAVŒLGO. (Omith.) Muller, Prod. zool. Dan., cite ce terme comme étant le nom donné, en Laponie , au merle à plastron blanc, turdus torquatus, Linn. (Ch. D.)

GIELD-AEE. (Omith.) Suivant Brunnich , cité par Bu ffon , ce nom, et celui de gicld-fugl, sont donnés par les îïorwégiens à des eiders mâles. (Ch. D.)

GÏERNEFUR (IchthyoL) , nom que Ton donne , en Islande, a l'aiguille de mer. Voyez Bblone et Orphie. (H. C.)

GIERS ( I chthyol. ) , nom suédois de la perche goujoniére. Voyez G remille. (H. C.)

GIERTRUDS - FUGL (Ornith.) f un des noms danois et norwégiens du corvu* infaustus , suivant Brunnich > Ornith. %orealis. ( Ch. D. )

G1ER-ZWALLUW (Omith.), dénomination hollandoise du martinet noir, hirundo apus , Linn. (Ch. D.)

GIEUDO. ( IchthyoL ) Suivant M. Risso, à Nice, Ton appelle ainsi le sparus berda de Linnxus, que nous avons décrit k l'article Daurade, sous le nom de daurade berde. (H. C.)

GIEULE. (IchthyoL) Voyez Gieudo. (H. C.)

GIEZAR ou GEZAR (Bot.), nom arabe de la carotte, suivant Daléchamps* Voyez Djazar. (J.)

GIF, 55i

GIFOLE, Gi/ola. (Bot.) [Corymbifires , Juss. =» Syngénésie polygamie superflue, Linn. ] Ce genre ou sous- genre de plantes , que nous avons proposé dans le Buïletin de la Société philomatique de Septembre 1819, appartient à la famille des synanthérées, à notre tribu naturelle des inulées, et à la section des inulées- gnaphaliées, dans laquelle nous le plaçons auprès du vrai Jilago , dont il diffère en ce que le disque est androgyniflore , au lieu d'être mascu li flore , et en ce que les ovaires du disque sont aigrettes, au lieu d'être inaigrettés.

La calathide est ovoïde -pyramidale, pentagone, discoïde; composée d'un' disque sex-flore, régula ri flore , androgyniflore, et d'une couronne mu Ui sériée , multiflore, tubuliflore, féminiflore. Le péricline , un peu supérieur aux fleurs , est formé de cinq squames unisériées , égales , appliquées , embrassantes, concaves, ovaJes-obiongues , membraneuses-foliacées, surmontées d'un appendice subulé, membrancux-scarieux. Le clinanthe est cylindrique, long, grêle, axiforme, inappendiculé au sommet, qui est occupé par le disque, et garni du reste de squamelles plurisériées , imbriquées sur cinq rangs, un peu supérieures aux fleurs, embrassantes, et absolument semblables aux squames du péricline. Les ovaires sont oblongs, papillulés; les aigrettes du disque sont composées de squamellules unisériées, égales, longues, filiformes, capillaires, a peine barbellulécs , libres, caduques, s'arquant en dehors ; les aigrettes de la couronne sont nulles. Les corolles de la couronne sont tubuleuses, longues, grêles, filiformes.

Les calathides sont immédiatement rapprochées en capitules globuleux ; chaque capitule est composé d'un grand nombre de calathides portées par un calathiphore nu. La dernière rangée intérieure de la couronne, contiguë au disque, est ordinairement aigrettée.

Gifole commune; Gifola vulgUrii, H. Cass.; Filago germanica, Linn. C'est une plante herbacée, annuelle, â racine petite et rameuse, à tige haute d'environ six pouces, dressée, puis étalée, ramitiée, dichotome, cylindrique, un peu laineuse , garnie de feuilles ; celles-ci sont alternes , demi-amplexicaules, dressées, lancéolées, aiguës, un peu ondulées,

r*2 GIG

laineuses sur les deux faces; les capitules sont solitaires, d'abord terminaux, puis axillaires ou latéraux. Cette plante, nommée vulgairement cotonniire , ou herbe à coton, est commune en Europe, dans les champs et sur les bords des chemins et des fossés ; elle fleurit en Juillet et Août.

Le ftlago pyramidatade Linnseus n'ayant point encore passé sous nos yeux, nous ne pouvons affirmer qu'il appartienne au genre Gifola , quoique la description de ce botaniste nous le persuade.

Pour éviter les répétitions, nous renvoyons le lecteur à nos articles Evax et Filaco , où nous avons démontré que le Jilago pjygmœa étoit le vrai type du genre Filago de Linnaeus; que ce genre devoit être conservé sous ce nom, et que Yevax de Gaertner devoit être supprimé. (H. Cass. )

GIGALOBIUM. (Bot.) Sous ce nom P. Browne faisoit un genre du mimosa scandens de Lin nae us, remarquable par sa gousse ligneuse aplatie , renflée sur les graines et longue de deux pieds ou plus. ( J. )

GJGANTEA. (Bot.) Suivant C Bauhin, les Bourguignons nommoient ainsi le topinambour, helianthus tubtrosus. (J. )

GIGANTEA. (Bot.) Fronde simple ou découpée, cartilagineuse, épaisse, très -glabre, intérieurement formée par nne humeur muqueuse nétiforme , dans laquelle sont des graines étroites, rassemblées en petites taches ou divisées en séries.

Stackhouse ramène dans ce genre de la famille des algues quatre espèces, savoir, les gigantea bullata, simplicifolia , lulbosa et digitata , qu'il avoit d'abord laissées dans les fucus , comme Linnaeus l'avoit fait pour la dernière de ces espèces, qui se fait remarquer quelquefois par une grandeur gigantesque. Ces espèces rentrent dans le genre Laminaria de Lauiouroux , adopté par Agardh et par Lyngbye. ( Lem. )

G1GARTINA. (Bot.) Les plantes marines rapportées à ce genre par M. Lamouroux ont été placées dans les fucus par les botanistes qui l'ont précédé. Elles sont caractérisées par leur fructification, laquelle consiste en tubercules sphériques ou hémisphériques sessiles, dont le centre est opaque et le reste demi-transparent, à peu près comme cela s'observe dans un grain de raisin. Ce genre renferme, selon Lamouroux, une

cinquantaine d'espèces, presque toutes d'Europe; mais il nous paroît peu naturel et foiblement caractérisé. Il est vrai que l'auteur ne se dissimule point que les trois divisions qu'il établit pour les espèces, pourront peut-être devenir autant de genres. Stackhouse a fait rentrer un grand nombre des espèces dans ses genres Dasyphylla, Pinnatijida , Kaliformia , Verrucaria , Flagellaria , Tubercularia et Cla.va.Tia , e t , par une singulière circonstance, le genre qu'il nomme Gigartina ne rentre pas dans celui du même nom du botaniste françois, comme on le verra dajis l'article Gigartina, qui suit celui-ci. Lyngbye adopte le genre Gigartina de M. Lamouroux ; mais il renvoie presque toutes ses espèces dans d'autres genres, tels que I{ Gelidium, le Chordaria, le Gastridium et le Lomentaria. Enfin Agardh place les espèces de M. Lamouroux dans ses genres Sphœrococcus , Chondria et » 'Chordaria. ,

Les espèces de gigartina sont des algues rameuses à tige et rameaux grêles, cylindriques, tantôt munies de petites frondules, tantôt en étant privées; presque toujours dépourvues de ces contractions ( endophragmes , Gaillon) qui donnent à quelques-unes des espèces l'apparence articulée des ceramium. Ces espèces à contractions ont été placées parmi les ceramium par Stackhouse , et avant lui par Roth ; mais M. Lamouroux fait remarquer qu'elles présentent la double sorte de fructi* iication propre aux fucacées, et que ce caractère n'existe pas dans les thallassiophytes articulés , ni par conséquent dans les vrais ceramium. Il fait remarquer encore que, dan» les espèces qui offrent des contractions qu'on pourroit prendre pour des articulations, le tissu cellulaire intérieur n'est nul lement interrompu , tandis que dans les ceramium l'interruption, est complète. Mais toutefois ce caractère ne sauroit être donné comme décisif ; car il y a des algues de notre section des. fucacées qui ont de vraies cloisons i et la couleur verte, ou. olivâtre, ou rougeâtre, des ceramium: ainsi leur fructifica-r tion peut seule faire reconnoitre ces espèces d'algues.

Voici les espèces les plus remarquables de ce gejire :

§. l" Espèces munies de petites frondule* ou petites feuilles, j.° GrGARTiNA kaisin : Gigartina uvaria, jLamx.; Fucu$ uva.

rius, Murray, Syst.; Jacq. , Collect., 3, t. i5, fig. 1 ; Esper, Jcon. Petite plante d'un pouce et demi de hauteur environ . d'un brun vcrdàtre ou rougeàtre , divisée dès la base en trois ou quatre rameaux à peine divisés, garnis, surtout vers l'extrémité , de petites frondes sphériques ou oblongues , visqueuse» â l'intérieur. Cette plante croit dans la Méditerranée; elle tient au sol par un empâtement calleux : elle a été trouvée à Nice , à Marseille , etc.

a.° Gigartina vermiculaire : Gigartina vermicularis , Lmx. , Ess. Thalass. , p. 49, tal». », , fig. 8, 9, 10; Fucus vermicularis , Gmel., Fuc, tab. 18, fig. 4; Fucus stdoides , Kéaum., Act. Acad. Far. t 1713, p. 40, tab. 4, fig. 8 ; Slackh. , JVer. Brit., p. 67, tab. 12 ; DasyfcyUa vermicularis , Stackh. Petite plante de deux à trois pouces de longueur, d'un vert brunâtre ; tige fixée par un petit disque aplati, menue, rameuse; rameaux divergens, garnis de petites frondes gélatineuses, cylindriques j pointues à leurs deux extrémités, éparses, excepté au sommet des rameaux, où elles sont rapprochées ; tubercules fructifères situés sur les frondules supérieures. Cette jolie espèce se trouve sur nos côtes dans la Méditerranée et dans l'Océan.

On trouve encore sur nos côtes les gigartina dasyphyUa, tenuissima, pedunculata et subfusca , Larax. Toutes ces espèces sont figurées parmi les fucus de Turner, et, à l'exception de la dernière , font partie du genre Dasyphylla de Stackhouse.

2. Tige et rameaux dépourvus de frondes et sans contractions.

3. ° Gigartina confervoïde : Gigartina confervoides , Lamx.; Fucus confervoides, Turn. , Icon., 84; Encycl. bot., 1668 , csp. Gtf ; Stackh., ]Ser. Brit., tab. 1 5 ; Wulf, m Jacq., ColU 3, tab, 14, fig, 1 ; Vcrrucaria confervoides , Stackh., iVer. Brît., edit. ait. Racine fibreuse; tiges très - alongées , fort grêles, renflées dans leur milieu, presque membraneuses, plutôt comprimées que cylindriques, plus ou moins rouge àtrès, rameuses; rameaux translucides, 'filiformes, aigus, épars ou alternes, simples ou peu ramifiés, peu alongés, garnis, ainsi que les tiges , de tubercules latéraux solitaires ou agglomérés, contenant de petits grains rougeâtres. Cette espèce, confondue par beaucoup de botanistes avec la sui-

vante, est assez .commune sur les rochers de l'Océan, en France et en Angleterre.

4»° Gigartina flagelliforme : Gigartina Jlagelliformis , Lmx,; Fucus longissimus , Gmel. , Fuc, tab, i3; Stackh. . Ner. Brit.9 tab. 96; Fucus Jlagelliformis , Œd., Dan,, tab. 65o ; Turn., Hist., 85; Flagellaria longissima, Stackh. , Ner,, edit. ait.; Chordaria Jlagelliformis, Agardh , Sjynops., p. 12 ; Lyngb., Tint, hydroph. ic. Racine calleuse, produisant plusieurs tiges longues d'un pied et plus, cylindriques, très-rameuses dès le bas; rameaux filiformes, dichotomes ou épars, quelquefois rejetes du même côté, d'un rouge foncé ou d'un brunolive presque noir , opaques. Cette plante se trouve sur toutes les côtes de l'Europe baignées par l'Océan. Elle offre çà et là de petits flocons sétacés, qui sont très-bien représentés dans la figure G5o de la Flore danoise. Selon Stack> house, sa fructification consiste en des tubercules fort petits, nus, plongés dans la substance de ses rameaux et vers leur extrémité.

5. ° Gigartina purpurin : Gigartina purpurascens , Lamx. ; Fucus purpurascens, Turn., Hist. , tab. 9; Fucus corallinus , Fl. Dan,, tab. 709; Tubercularia purpurescens , Stackh., Ner. Brit., edit. ait. D'un rouge pourpré, quelquefois nuancé de brun; tige longue d'un à six pouces et plus, très -menue, fort rameuse; rameaux filiformes ou sétacés, épars çà et là, renflés et contenant dans le renflement des tubercules fructifères qui, parleur développement, se changent en mamelons latéraux, renfermantjchacun un globule opaque. Cette plante se rencontre sur les côtes baignées par l'Océan , en France, en Angleterre, dans tout le Nord, etc.

6. ° Gigartina vermifuge : Fucus helminthocorton , Latour. f Journ, phys. , 20, tab. 1 ; Hœm., Dissert, cum ic. ; Jaum., Pl.fr., tabl. 4> fig» 1? 2; Ceramium helminthocorlos , Roth, CalaUcU Petite plante d'un à deux pouces, de couleur blonde, brunâtre ou rougeàtre, qui forme des touffes serrées, composées de plusieurs tiges grêles à trois ou quatre rameaux cornés, redressas, presque simples, à extrémités pointues, et à peine sensiblement articulés j tubercules fructifères, hémisphériques , latéraux , épars et sessilcs.

Çette espèce se trouve dans la Méditerranée, en Tro-

Bit GIG

vencc , en Corse, en Espagne, dans l'Archipel, etc. Elle est employée en médecine : sa propriété vermifuge parolt l'avoir introduite depuis fort long- temps dans les pharmacies ; elle y est connue sous les noms vulgaires de coraU line de Corse, d*hdminthocortos , de mousse de mer et de mousse de Corse. C'est particulièrement de la Corse et de la Sardaigne qu'on apporte celle dont on fait usage en France et ailleurs en Europe. On se contente de la ramasser sur les rochers, sans la débarrasser des autres végétaux ou des polypiers avec lesquels elle se trouve mélangée? aussi peut-on, avec MM. De Candolle et Jaume-Saint-Hilaire, compter dans la mousse de Corse plus de vingt espèces différentes de corps étrangers, notamment des corallincs, et surtout celle trèsimproprement nommée coralline officinale parLinnasus, dont la vertu vermifuge paroît être nulle. C'est à Latourette qu'on doit la première description de cette plante , qu'il regardoit comme une espèce de fucus. On l'administre en poudre, en infusion et en sirop : on la convertit en gelée, en la faisant simplement bouillir dans de l'eau , et on corrige par du sucre sa saveur désagréable.

Cette seconde division du genre Gigartina est la plus nombreuse en espèces. Nous ne ferons que nommer le gigartina pistillata , Lamx. , ou fucus pistillatus , Turn., Gmel., etc., qui est le fucus gigartinus de quelques auteurs. C'est dans ce genre qu'on avoit d'abord placé le fucus lichenoides , Desf. , Allant., dont M. Lamouroux a formé, dans les polypiers flcxfbles, un genre qui sera décrit à l'article Lia coke . et dans lequel viennent se placer quelques autres productions marines semblables à des lichens, et qu'on avoit rangées parmi les fucus,

§. 3. Tiges et rameaux nus, garnis de contractions ou endo-

phragmes ar tic ulif ormes très -visibles.

y.* Gigartina en forme de kali : Gigartina lcaliformis , Lamx.; Fucus kaliformis , Trans. Linn. Lond. , 5, tab. 18; Engl. Bot., tab. 640; Turn., Hist. fuc.t ic; Lam., Diss., tab. 29: Kaliformia verticillata, Stackh. , Ner. Brit., edit.alt.; Chondria kaliform is, Agardh ; Gastridîum laliforme, Lyngb. Fiante longue de quatre à huit pouces et plus , d'un rouge

GIG Mr

clair ou blanc jaunâtre, molle, très-rameuse-, ramifications filiformes, tubuleuscs, éparses ou verticillées et comme articulées , d'autant plus courtes qu'elles sont plus près de l'extrémité de la plante; tubercules fructifères d'un rouge noirâtre, sessiles et latéraux. Cette plante se trouve rejetée sur les côtes par l'Océan , en France et en Angleterre : on la compare pour sa forme à certaines espèces de soudes ou kalis.

8.° Gigartina articulée : Gigartina articulata , Lamx. ; Fucus articulât us , Turn., HisL, tab. 108 ; Stackh. , Ner. Brit. , tab. 8: U/va articulât a , Ligthf. ; Decand. , FI. Fr. , tom. 2, p. 17$ Poir. , Eue v cl. bot., 8, p. 178: Chondria articulata, Agardh; Dasyphylla articulata , Stackh., Ner, Brit. , edit. ait,; Lomentaria articulata , Lyngb. , Tentam., ic. En touffe peu forte, longue de trois à quatre pouces; tige rose, ou purpurine ou verdàtre, adhérente aux rochers ou aux plantes marines par un petit disque étroit, rameuse, formée par une suite d'articulations ovoïdes ou oblongues, d'une ligne environ de diamètre. Cette plante délicate croit dans l'Océan et se trouve rejetéè sur les plages de France . d'Angleterre , etc. Selon Stackhouse, les tubercules fructifères sont contenus dans les dernières articulations.

Dans cette division se trouvent rangés le/t/ci/s opuntia, Turn., placé par Stackhouse dans son genre Kaliformia; le fucus clavellosus, Turn,, ou gastridiam clavellosum , Lyngb.; le fucus cœspilosus , ou clavaria cœspitosa , Stackh.; enfin , la gigartina pygmœa, Lamx. (Ess., Thaï., tab. 4, %. 12, i3), ou gelidium pygmœum , Lyngb. , qui tous se rencontrent sur nos côtes occidentales. (Lem.)

GIGARTINA. (Bot.) Autre genre de la famille des algues, auquel Stackhouse rapporte son fucus Lcrjlingii, et qu'il caractérise ainsi qu'il suit : Fronde cartilagineuse, comprimée, presque dichotome , à rameaux égaux, obtusangles; fructification sessile, globuleuse, située au bas d'une épine ou corne terminale. (Lem.)

GIGARUM, GICHERUM. (Bot.) Ces noms, qui ont quelque rapport avec le latin arum, sont donnés dans la Toscane au gouet ou pied-de-veau. Dodoensle cite sous le nom 4e gigaro* Les Espagnols le nomment yaro. ( J.)

GIGENIA. (Ornith.) Ce terme est employé par Aldrovande comme Synonyme de turdus, grive. (Ch. D.)

GIGERI (Bot.), nom du sésame dans les Antilles; c'est aussi le gingelli ou gingili des Indes orientales. (J. )

CIGIRANG (Bot.) , un des noms donnés à Varalia chinensis dans l'île de Java, suivant Burmann fils; sa variété y est sommée gangirm-murra. (J. )

GIGLIO (Bot.), nom italien du lis blanc, suivant Dodoens. Le même est donné quelquefois à l'iris. (J.)

GIL (Ornith.) 9 nom polonois du rouge-gorge, motacilla rubecula, Linn. (Ch. D.)

GILARD1NA (Ornith.), nom de la maronette ou petit raie d'eau , rallus porzana, Linn., en Piémont, où Ton appelle gilardoun le râle de genêt, rallus crex, Linn. (Ch. D.)

GILARUM. (Bo(.) Suivant Dodoens, Marcel lus, ancien auteur , affirme que ce nom étoit donné dans les Gaules au serpolet. (J.)

GILBAN (Bot.), nom arabe de la gesse cultivée, lathyrut sativus, suivant M. Delile. (J.)

GILBE (Bot. ) , un des noms vulgaires du genêt des teinturiers. ( L. D. )

G1LGUERO. (Ornith.) Ce nom espagnol du chardonneret commun ,fringilla carduelis, Linn., est donné également par les Espagnols de Buenos-Ayres au chardonneret Olivarez, ou gafarron de M. d'Azara, n.° i3^,fringiLla magellanica , Vieil. (Ch. D.)

G1LHOOTER. (Ornith.) L'oiseau ainsi nommé dans Char* le ton est la hulotte, strix aluco, Linn. (Ch. D.)

GILIA. (Bot.) Genre de la Flore du Pérou, qui doit être réuni au cantua, dans la famille des polémoniacées , duquel il diffère cependant par sa tige herbacée. Voyez Ipomopsis. (J. et Poir.)

GiLIBERTIA. (Bot.) Beux genres ont été successivement consacrés à la mémoire de Gilibert, professeur de botanique à Lyon. Gmelin a substitué ce nom à celui de quivisia, donné par Commerson au bois de quivi, genre de la famille des méliacées, qui doit conserver sa première dénomination. Le gilibertia de la Flore du Pérou paroît devoir être réuni au polyscias de Forster dans la famille des araliacées. (J,) i

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