GIL
GÏLIBERTIA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées, régulières, de la famille des araliacécs, de Vheptandrie heptagynie de Linnseus, très -rapproché despolyscias de Forster , offrant pour caractère essentiel : Un calice supérieur à sept dents; sept pétales, autant d'étamines; un ovaire inférieur; point de style; sept stigmates ovales. Le fruit est une capsule ou une baie à sept loges monospermes. Le nombre des parties de la fructification varie quelquefois de sept à huit.
Giubeatia omblllé ; Gilibertia umbellala, KuizetPav., Flor. Pér. , 5, p. 75, tab. 3 12. Arbre découvert dans les grandes forêts du Pérou. Il s'élève à la hauteur de trente pieds. Ses rameaux sont glabres, jaunâtres, cylindriques, garnis de feuilles éparses, pétiolées, oblongues, acumiuées ou aiguës, luisantes en-dessus, veinées en-dessous, fort grandes, longues de six à huit pouces, munies à leurs bords de quelques petites dents rares. Les pédoncules sont terminaux , couverts d'écaillés ovales et rougeàtres, soutenant une ombelle à rayons nombreux; le rayon du centre plus alongé, anguleux ; les autres comprimés , articulés dans leur milieu ; deux petites écailles opposées à l'articulation ; l'involucre commun composé de folioles courtes, ovales , rougeàtres ; les fleurs d'un blanc verdàtre ; le calice court; les pétales ovales, étales; les fila mens subulés, de la longueur des pétales; les anthères ovales; les stigmates sessiles , ovales, étalés. Les fruits de la grosseur d'une cerise, d'un vert jaunâtre, à odeur de fenouil , à sept ou huit loges contenant chacune une semence oblongue, petite et rougeàtre. (Poir.)
CILLA V1TRIOLI. (Chim.) On appeloit ainsi le sulfate de zinc, purifié par la cristallisation, que l'on einployoit autrefois comme vomitif. (Ch.)
CILLENA. (Bot.) Le tinus de Linnœus étoit ainsi nommé par Adanson ; mais, ce genre ayant été supprimé avec raison et réuni au clethra dans la famille des éricinées , l'un et l'autre noin restent sans emploi. Mcunch , voulant séparer du spirœa l'espèce désignée sous le nom de spirœa trifoliata, à cause de sou calice resserré par le haut et de son fruit simple , capsulaire et à trois loges, lui avoit donné celui de gillc*
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GILLENIA. (Bot.) Genre de plantes dicotylédones , à fleurs complètes, polypétalées , régulières, de la famille des rosacées, de Yicosandrie pentapynie de Linnaeus , très- rapproché des spirœa, offrant pour caractère essentiel : Un calice campanulé, resserré à son orifice, à cinq dents, cinq pétales; des étamines nombreuses, inséréessur le calice ; cinq ovaires, autant de styles rapprochés et de stigmates en tête. Le fruit consiste en cinq capsules, chacune .d'elles divisée en cinq loges ; deux semences dans chaque loge.
Ce genre a été établi pour une plante rangée d'abord parmi les spirœa, mais qui en diffère essentiellement par la forme de son calice, et plus particulièrement par ses capsules divisées en cinq loges, tandis que celles des spirœa n'en ont qu'une seule.
Gillenia trifoliée : Gillenia trifoliata , Mœnch , Meth. ; Nuttal, Amer., 2, pag. 307 : Spirœa trifoliata, Linn., Spec; Miller, Diet. et Icon., tab. 2 56 : Ulmaria major , etc., Pluk., Almag., tab. 236, fig. 5. Plante vivace, cultivée au Jardin du Roi , originaire de la Caroline et de plusieurs autres contrées de l'Amérique septentrionale, qui s'élève à la hauteur d'environ un pied sur une tige glabre , rougeàtre , divisée ea rameaux alternes, étalés. Les feuilles sont pétiolées, alternes, ternées, composées de trois folioles pédicellées , lancéolées, longues d'environ deux pouces, glabres à leurs deux faces, acuminées à leur sommet, un peu rétrécies à leur base, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, dentées en scie à leur contour; les dents inégales, très-aiguës, les nervures simples, latérales et obliques. Les fleurs sont disposées à l'extrémité des rameaux en une panicule très-làche , médiocrement rameuse ; les pédoncules et les pédicelles glabres, étalés, munis de quelques petites bractées sétacées; le calice est glabre, verdàtre, campanulé, à cinq dents aiguës; la corolle blanche, au moins quatre fois plus longue que le calice ; les pétales étroits, linéaires, obtus; les étamines plus courtes que la corolle. Le fruit est une capsule à cinq loges; deux semences dans chaque loge. (Poir.)
GILL1T. (Ornith.) On appelle ainsi le gobe-mouche pie de Cayenne , muscicapa bicoLor , Linn. , lequel est le dominicain de M. d'Azara, n,° 175, (Ch. D.)
GILLON. (Bot.) Dans quelques cantons on donne ce nom au gui. (L.DO
GILLONIÈRE (Ornith.), un des noms vulgaires de la grive draine, turdus viscivorus , Linn. (Ch. D. )
GILOCK. (Ornith.) Ce nom, dans Schwenckfeld , désigne le courlis ordinaire, scolopax arcuata, Linn. (Ch. D.)
GILSTEIN. (Min.) On donne, en Valais, le nom de GiU stein à la pierre ollaire et à la serpentine, dont on construit les fourneaux ou poêles qui chauffent les appartemens. Ces roches , dont les principales carrières sont situées dans le canton d'Hérémenee et surtout dans la vallée de Viége , sont d'autant plus propres à cet usage , qu'elles supportent fort bien la chaleur sans éclater, et que leur poli est tel qu'on peut les toucher et se chauffer sans se brûler; aussi ces poêles sont-ils en usage dans le haut et bas Valais, et dans une partie de la Savoie. (Brard.)
GILT CHARRE (Ichthyol.) , nom an -lois du salmo carpio de Linnœus. (H. C. )
GILT HEAD, GILT POLL (Ichthyol.) : noms anglois de la daurade, sparus aurata, Linn. Voyez Daurade. (H. C.)
GIMBERNATIA (Bot.), nom donné par les auteurs de la Flore du Pérou au chuncho du Maragnon, que nous avions établi antérieurement sous celui de chuncoa. (J.)
GIMELL. (Mamm.) C'est le nom du chameau en arabe moderne. ( F. C.)
GIMMEIZ. (Bot.) Voyez Djummeiz. (J.)
GIMPEL. (Ornith.) Ce nom, qui s'écrit aussi Gympel, désigne , en allemand , le bouvreuil ordinaire , toxia pyrrhula, Linn. (Ch. D.)
GIMRI (Ornith. ), nom arabe de la tourterelle, suivant Forskal, Descript. anim., pag. 9. (Ch. D.) *
GI-NAM. (Bot.) Voyez Ginkgo. (T.)
GINANJNIA. (Bot.) Scepoli et Schreber ont substitué ce nom à celui de paloue, donné par Aublet à un de ses genres de la famille des légumineuses , que nous avions imprimé sous celui de palovea, qui se rapporte mieux à la dénomination primitive. Schreber et Swartz regardoient ce genre comme ayant une grande affinité avec le brownta, et Jacquin, dans ses Fragmenta botanica, les dit absolument congénères.
Les observations faites sur des échantillons fort incomplet! «e suffisent pas pour décider la question. (J.)
GINDE , SISEN (Bot.) : noms japonois du narcisse , suivant M. Thunberg. ( J. )
GINEPRO ( Bot. ) , nom italien du genévrier , juniperus , suivant Dodoens : c'est le ginebre ou enebre des Espagnols. (J.)
GINESTRELLA. ( Bot. ) Suivant Césalpin , on nomme ainsi dans la Toscane une espèce de leontodon ou pissenlit , qui est mangée en salade. (J.)
GINETTA (Mamm.) , un des noms de la genette. (F. C.)
GINGE. (Bot. ), un des noms indiens de Vabrus, pois-debédaut, suivant Camerarius, cité par C. Bauhin. (J. )
GINGEL1 , GINGILI. (Bot.) Voyez Giceri. (J.)
GINGEMBRE. (Bot.) Voyez Amomum. (Pois.)
GINGEON. (Ornith.) Ce canard, qu'on nomme aussi tt'ngeon, a été rapporté au canard jensen et au canard siffleur, pl. enl. de Buflfon, n.° 45 , anas Pénélope, Linn. M. Vieillot le regarde comme devant être plutôt le canard siffleur à bec noir, anas arborea, Lath., pl., enl., n.° 84- (Ch. D.)
GINGI. (Bot.) Le chanvre est ainsi nommé à Java, suivant Burmann. ( T. )
GINGIBIL (Bot.), nom arabe et persan du gingembre, suivant Daîéchamps. (J.)
GINGÏDIUM. (Bot.) La plante que Dioscoride nommoit ainsi, paroît être, d'après les indications de C. Bauhin, l'artedia squamata de Linnœus. Dodoens, Lobel et d'autres nommoient de même le tordylium syriacum. Ce nom avoit encore été donné par Cordus et Daîéchamps à deux carottes , daucus visnaga et daucus gingidium; mais aucune de ces plantes ne t'avoit conservé. Forster avoit cru pouvoir s'en servir pour désigner un de ses genres nouveaux, lequel n'a pas été adopté par Linnaeus, Vahl et Willdenow, qui l'ont regardé comme absolument congénère du ligusticvm, quoique , selon l'auteur, il ait l'ombelle composée seulement d'un petit nombre de fleurs dont celles du centre avortent, et que les deux involucres soient composés de six feuilles. ( J.)
GINGIDIUM (Bot.)} Forst. , Austr. , tab. 21. Genre de plantes dicotylédones, à fleurs complètes, polypétalées , régulières, de la famille des ombellifires , de la pentamlrie digyni<
ûe Lin n.T us , rapproché des œnanthe et des cuminum, dont le caractère essentiel consiste dans un calice à cinq dents; cinq pétales lancéolés, en cœur, réfléchis en dedans; cinq étamines; un ovaire inférieur; deux styles. Le fruit est ovale, couronné par le calice , composé de deux semences marquées de quatre stries.
Ce genre a été établi par Forster pour une plante qu'il a découverte dans les îles de la mer Pacifique , mais dont il rie nous a fait connoître que le caractère générique, sans aucun autre détail : son inflorescence en fleurs disposées en ombelles et ombellules ; les premières inégales, les secondes peu garnies de fleurs, celles du disque stériles; un involucre composé de six folioles, tant aux ombelles qu'aux ombellules. (Poir.)
GINGOULE. (Bot.) Ce nom est donné, selon le docteur Paulet, A la chanterelle ou girolle ordinaire, et à l'agaric du panicaut, ou l'oreille de chardon, agaricus eryngii, Decand. Ces deux champignons sont excellens à manger, et regardés comme une friandise dans certains endroits ; ce qui explique le nom de gingouley dérivé des deux mots latins, gignerc, engendrer, et gula, gosier, comme qui diroh, né pour ctrç mangé avec gourmandise. (Lem.)
GINKGO , GINAN , ITSIO {Bot.) : noms japonois du salis* buria, connu maintenant dans nos jardins sous celui de gingo. (J.)
GINKGO ou GINGO. (Bot.) Genre de plantes dicotytédones , à fleurs incomplètes, monoïques, de la monoécie polyandrie de Linnaeus , dont la famille naturelle n'est pas encore déterminée , qui paroît avoir quelques rapports aveç les pistaciers. Son caractère essentiel consiste dans des fleurs monoïques. Les fleurs maies sont disposées en un chaton filiforme; les étamines sont nombreuses; les anthères vacillantes, deltoïdes, à deux loges réunies seulement au sommet; les fleurs femelles solitaires, munies d'un calice persistant, à / quatre divisions; un ovaire supérieur. Le fruit est un drupe sphérique renfermant un noyau.
Ginkco BII.OBÉ : GinJcgo biloba, Linn., Mantiss.; Thunb., Jap., 3a8 ; Gingo, Kcempf. , Aman. exot. , pag. 811 et 812, Icon., 8i3; Salisburia adiantifolia , Smith, AcU soc. Linn.
Lond. , 3, pag. 33o. Bel arbre, originaire du Japon et de 1* Chine, cultivé en France depuis plusieurs années, qui parvient, d'après Kaempfer, à la grandeur d'un noyer, remarquable par la forme très-particulière de ses feuilles. Son bois est tendre, revêtu d'une écorce grisâtre, crevassée, un peu ridée ; l'intérieur rempli d'une moelle fongueuse. Son tronc se divise en rameaux alternes, glabres, très-ouverts* garnis de feuilles alternes sur les jeunes pousses, fascîculées sur les nœuds ou tubercules des branches, pétiolées, cunéiformes, à bord supérieur arrondi , légèrement incisé ou crénelé inégalement, avec une grande échancrure au milieu, qui 1g partage en deux lobes. Ses feuilles sont glabres, finement striées par des veines nombreuses , parallèles et fourchues, sans nervures ni côtes remarquables, assez semblables par leur forme aux feuilles de l'adianthe i elles sont larges d'un à trois pouces ; les pétioles longs de deux pouces, un peu canaliculés.
Ses fleurs sont unisexuelles ; elles naissent au sommet des rameaux : les mâles sur des chatons un peu longs et pendans ; les fleurs formelles solitaires dans les aisselles des feuilles , soutenues par des pédoncules épais , longs d'un pouce. Le fruit est un drupe ovale, arrondi, de la grosseur d'une prune de Damas, parsemé de tubercules à sa surface, charnu, d'un jaune pâle à l'extérieur, blanc et succulent en dedans; sa chair adhère fortement au noyau, qui* est une fois plus gros qu'une pistache , et dont lâ coque , mince et fragile , renferme une amande d'un goût légèrement acerbe, mais assez agréable. Cette amande entre dans la préparation de plusieurs alimens ; on la sert aussi sur les tables, et on la mange après les repas pour aider Ja digestion. On la fait encore rôtir sur des charbons, comme les châtaignes. Cet arbre supporte bien la rigueur de nos hivers; on le perpétue de marcottes et de drageons* Peut-être pourroit-on parvenir à le naturaliser et à en obtenir de bons fruits. (Poir.)
GINNUS. (Mamm.) C'est le nom qu'on donne au mulet qui provient quelquefois de l'accouplement d'un mulet avec une jument ou une ànesse. (F. C. )
G1NOCHIELLA. (OrnUh.) Aldrovande dit que cet oisea*