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ABACATUAIA ouAbagatuia. On trouve dans le Diction* naire raisonné des Sciences j Arts et Métiers , que le nom d'abacatma a été donné au poisson que Lînnœus a décrit sous le nom latin de zeus gallus , et que Daubenton a rangé dans son neuvième genre des poissons pectoraux, sou's la dénomination de doré gai ; nou^ le décrirons sons i:elle de Zéegal. Voyez Z^e.
Marcgràve , dans son ouvrage sur THistoire naturelle du Brésil, prétend que ce poisson est nommé abuealuxia fàt les habitans de cette partie de TAmérique méridionale, <»ù le zée gai est assez commun. Le même auteur ajoute que les Portugais du Brésil rappellent peixe galio , ce qui iiignifie poisson-coq. (F. M. D. )
ABADA. C'est, selon Bontius, le nom par lequel on désigne aux Indes le rhinocéros unicome. Voyez Ru iif ociaos.
On tl^ouve, di^ns d'autres auteurs, le même mot employé pour indiquer un animal dont la description ne se rapporte i aucun de ceux que nous connoissons aujourd^KtiL
Selon Dapper, Vahada est grand comme un poulain de deux ans ; il a la queu^ d'un bœuf, les pieds d'un cerf, la tête et le crin d'un cheval, une corne longue de trois ou quatre pieds sur le front, et une autre, plus courte et plus plate, sur la nuque. Les Nègres le poursuivent pour avoit sa corne, qu'ils regardent comme un puissant antidote. Dapper, qui a'étoit qu'un compilateur, aura pris cette description dans quelque voyageur qui n'aura parlé lui-même que sur des ouï-dire. ^
Cependant Vallisneri a adopté cette description comme appartenant à un animal réel. Son peu d'analogie avec lea animaux quenous connoissons, nous le fait regarder comme fabuleux. (C)
ABADA Vllfe , nom donné par Albin au tarin y fringilla $pinus^ L. (Ch. D.)
ABADI VA. Ce nom a été donné au gadus polloehius , L. « qu'on trouve dans divers parages de TOcéan du Nord , et que les François connoissent sous le nom de lUu. Voyes Gade. (F. M. D.)
ABAJOUE ou Salle. {Anat.) On nomme ainsi denxcavitéa situées aux côtés de la bouche de certains quadrupèdes.
entre les joues et les mâchoires; elles sont tapissées d^une peau qui est une continuation de celle qui revêt Tintérieur de la bouche 9 et les animaux qui les possèdent, s*en servent pour y conserver quelle temps les fruits ou les autres substances dont ils se nourrissent
Le magot et toutes les guenons , parmi les singes, le hamster et d'autres espèces, parmi les rats , ont des abajoues. Celles 'du hamster et de quelques autres rats se prolongent jusques aux épaules, et peuvent contenir une assez grande quantité de grain. Les abajoues sont couvertes en dehors par une extension du muscle peaucî^er, mais qui n'est pas assez forte pour y produire des mouvemens marqués. Cest avec lea mains que les animaux les remplissent et les vident (C.)
ABANGA, espèce de palmier. (J.)
ABANUS , nom arabe de l'ébénier, diospyrosehehusy JL. ( J.)
ABATIA , nom donné par MM. Ruiz et Pavon à des arbrisseaux du Pérou, auxquels ils assignent pour caractère uli 'calice coloré à quatre divisions, d'abord réfléchies en dehors et ensuite relevées ; beaucoup d'étamines entourées de plusieurs filets, qui tiennent lieu de corolle et sont insérées sous l'ovaire , lequel est surmonté d'un style terminé par ua stigmate simple, et devient une capsule uniloculaire à deux valves, garnies dans leur milieu d'un réceptacle linéaire., qui porte beaucoup de semences. ( J. )
ABAVI ou Abavo. Voyez Baobab.
ABUTILON , nom ancien , donné à quelques espèces de plantes malVacées. Il avoit été adopté par Tournefort pour un genre entier de cette famille, que Linnseus a depuis désigné sous le nom de Sida, (J.)
ABBA GUMBA. Voyez Ehkoom.
ABCDARIA , nom donné dans l'Inde, selon Rumph , ik. une espèce de spilanthe, spilanthus acmeila ^ L. , employée comme masticatoire, à cause de son goût piquant, que Vdn fait mâcher aux enfans pour leur délier la langue et leur rendre' plus facile la prononciation de certaines lettres de l'alphabet (J.)
ABDELAVI , nom égyptien d'une espèce dç melon , cucu* mis chate^ L., selon Forskal. Il s'applique aussi fréquemn^ent aux autres espèces , suivant quelques voyageurs. (J.)
ABDOMEN ou bas- ventre. {AnaL) Ce mot vient du latin àbdere^ cacher.
C'est la troisième cavité du corps de Thomme et des mammifères (les deux autres sont la tête et la poitrine); elle est renfermée entre le diaphragme , Tépine du dos , le bassin et les muscles du bas-ventre, et tapissée intérieurement d^me membrane nommée péritoine. Voyez ces mots.
Dans rhomme et les mammifères mâles, Fabdomen con* tîent^ en dedans du péritoine, Téstomac, les intestins , le foie » le pancréas et la rate ; et en dehors de cette membrane j les reins et la vessie. Dans les femelles, iï contient de plus la matrice et ses appartenances. Les testicules ne sont coateaus dans Tabdomén que dans un petit nombre d'espèces.
Comme les animaux herbivores ont les intestins plus étendus que les, carnassiers , leur bas-ventre est plus gros , plus bombé; celui des carnassiers est au contraire plus mince et moins saillant
Dans les oiseaux, le bas-ventre n'est pas séparé de la poitrine aussi absolument que dans les mammifères, parce que les poumons communiquent avec lui par plusieurs trous percés •dans une membrane qui tient lieu de diaphragme.
Dans les reptiles , il n'y a le plus souvent point de séparation entre ces deux cavités ; les poumons flottent avec les autres viscères dans une cavité commune.
Les poissons, qui n'ont pas de poumon, n'ont point de cavité- pectorale proprement dite; leur cœur est cependant séparé du bas-ventre par une forte membrane, qu'un pour-i roit nommer diaphragme; l'abdomen se prolonge souvent fort en arrière du bassin.
Ces trois classes ont toujours les parties génitales des deux sexes renfermées dans l'abdomen. Les cétacés , les serpens et les poissons apodes n'ayant point de bassin, leur abdomen n'est borné en arrière que par Torigine de la queue.
he$ mollusques ont aussi les viscères du sentiment de la respiration et de la digestion en partie séparés, et on peut nommer abdomen la cavité qui contient les principaux de ces derniers ; mais sa position n'est point constante , comme dans les animaux à sang rouge. Elle est tantôt au milieu du corps, comme dans la lihiace; tantôt à sa partie
posiéiieujre , comme dans la seiche; tantÂt sur- le dos,^el . remplissant le fond de la coquille , comme dans le colimaçon et les autres coquillages univalves.
Les vers et les larves d'insectes à métamorphose complète, comme les chenilles , etr. , ne peuvent être divisés en cavités analogues aux nôtres, parce que leurs organes de toutes les espèces sont répartis péle^méle dans une même cavité.
Le corps des insectes ordinaires se partageant en trois parties par des étranglemens ,' on a nomnié celle du milieu thorax £)u poitrine, et celle de derrière, abdomen ou bas- Tentroj mais ces parties ne sont pas analogues aux nôtres par la position ni par les fonctions. L'abdomen pend plus en arrière que les pieds , et contient, outre les viscère^ delà digestion et de la génération , les principaux oi^anes de la Te&^' piration ; le thorax ne contient que les muscles des pieds et des ailes y et une partie de l'œsophage et du cordon médullaire. Voyez l'article suivant. '
Les crustacés n'ont point d'abdomen. La même ;eavité contient le cerveau, le cœur, les viscères de la digestioa et de la génération, et porte à ses côtés ceux de la res» piration. Les zoologistes ont nommé cette partie . thorax. La queue, qui vient après, ne contient que ses propres muscles et le rectum.
Les zoophytes n'ont pas d'abdomen proprement dit ; leurs «irg ânes de la digestion occupent la partie centrale du corps, et sont souvent les seuls qu'ils aient Voyez tous ces mots.
Les anatomistes divisent la face antérieure de l'abdomen de l'homme , en neuf régions , placées trois à trois ; savoir : an^ premier rang , l'épigastre , et 4 ses côtés les hypocondres ; au second rang, la région ombilicale, où est l'ombilic ou nombril, et les deux flancs; et au bas, le pubis et les deux aines , qui forment ensemble la région hypogastrique*
La face postérieure se nomme région lombaire.
L'abdomen de l'homme est garni extérieurement dé dix muscles, qui le compriment en tout sens, et qui servent à aider le diaphragme et les muscles des côtes dans l'acte de la respiration , et à faire sortir les excré^ens. Dans Is £nnme, ils sont un des principaux instrumens de l'accou*' dément Ces mêmes muscles, sauf quelques légères
tés 9 existent dans les mammifères : ils diminuent de nombre dans les animaux des classes suivantes, et disparoissent dans les mollusques , où les mêmes effets sont produits par d'autres moyens. (C.)
Ajidomen, dans Us insectes» On nomme ainsi la quatrième et dernière portion du tronc, celle qui ne porte point de pattes. Cette partie est ordinairement composée de plusieurs anneaux ou segmens. Souvent elle est percée de trous qui servent à la respiration , et qu^on appelle stigmates. On considère dans Tabdomçn les extrémités, le dos, le ventre, les côtés, la forme générale, le nombre des segmens, et la surface.
Cest par l'extrémité antérieure que l'abdomen est uni k la ppitrine. Quand cette articulation a lieu sans étrangle^ xnent bien remarquable, on nomme l'abdomen sessile. C'est ce qu'on observe dans presque tous les coléoptères, les orthoptères, les ténthrèdes, les scorpions, et beaucoup d'autrei insectes. Quand au contraire le rétrécissement est bien marqué, l'abdomen est appelé pétiole ou pédicule. Ce pétiole ou pédicule est très -long dans les guêpes, les sphèges, beaucoup d'hyménoptères et quelques dip^res. Il est trèscourt dans les araignées , les mouches , les chrysides ; et on le désigne alors par l'épithète d'accolé {adnatum). Le pétiole présente encore quelques particularités relativement à ses formes, ou à la manière dont il est articulé avec la poitrine : ainsi il est noueux, étranglé, renflé; il porte des épines y des écailles; il est attaché au milieu, au dessous, et quelque* fois an 4^9sus de la poitrine.
L'extrémité postérieure de l'abdomen est ordinairement pi;rcée.par l'anus.. Elle est obtuse et sans aueune espèce desaillie d^xia le plus grand nombre des coléoptères et des diptères. Ses derniers anneaux se prolongent en pointe, dana la trichie à tarière., le blaps , la mordelle , quelques chalc^Qs^ l'urocère, et beaucoup d'autres. Cette extrémité est quelquefois dentelée, comme dans presque toutes les chrysides et, dans quelques abeilles. Souvent l'abdomen est terlainé par d'autres parties , destinées à l'accouplement, à la }>onte, à la manière de vivre et aux moyens d'attaque ou de défense :. tels que les crochets f dans les libelles et les paaor«
pes; les tarières ) dans les mcraehes k seie, le» ejrnîps y les limexylons; les dentelures, dans les buprestes; les aiguillions, dans les sphèges^ les abeilles, les icba^umons^ les scorpions ; les pinces , dans les forficules.
On nonune dos de l'abdomen sa partie 'supérieure. Danfe* les insectes à élytres, la portion des anneaux qui appartient au dos a beaucoup moins de consistance-^ et les articulations en sont comma membraneuses. En général , dans ces inseetesle dos est plat et même un peu concave. Dans les byménoptères et un^rand nombre d'insectes à deux ailés, ah ctiw* traire, la portion des anneaux qui forme le dos- est souyent* beaucoup plus Anvexe que celle qui appartient au ventre.
Le ventre des insectes est ordinairement conrexe, les segmens en sont plus distincts et plus solides -que ceux du dos. Dans quelques genres cependant ,• comme daq^ les chry-' sidesetc., les portions d'anneaux du ventre sont plates, concaves, et quelquefois membraneuses, tandis que les portions dorsales sont beaucoup plus solides. Cette disposition se remarque dans tous les animaux qui roulent leur abdomei^ en dessous.
Les c6tés ou bords de l'al^domen ne sont bien remarquables que dans les insectes qui l'ont aplati ou inégalement convexe du c^ du dos et du ventre. C'est par la réunion dea deux segmens des anneaux abdominaux qu'est produite la mai|e ou lMird.TantAt ils forment un angle saillant etdentelé^ comme dans la naucore et dans quelques blattes. Tantôt cea angles sont arrondis et presque lobés , comme dans les acan.* thies, lespous ,les ricins, les pucerons. Quelquefois ils sont amincis etpmlongés en manière de feuillet, oonmie dans quel-* ques mantes. Pl^s rarement ils laissent sortir des tentacules Tétractiles , comme dans les malachies et quelques larves. Dans les insectes qnl ont l'abdomen arrondi^ on ne considère sur les côtés que les taches ^i s'y rencontrent très - souvené et qui sont employées comme caractères d'espèce.
La fovma ou la figure de l^bdomen varie beaucoup, ainsi qae toutes les autres parties du corps de l'insecte ; en pro« portion du reste du trône , il est court , allongé , large , étroit , «yHndriqM, déprimé, comprimé, sphérique, ovale, conique ,, en massue > en faux, linéaire, renflé, courbé, recourbé, ete»
Le nombre et la proportion respective àe$ se^ens sont. aussi très-*Tariables : on n'en voit qu'un seul dans les araignées, qui paroissent toutes avoir l'abdomen formé d'une seule pièce. Il y en a trois seulement dans quelques hyménoptères ; cinq 9 dans les lucanes , les dytiques ; six , dans le plus grand nomibre des coléoptères et des hyménoptères; sept et huit, dans beaucoup d'orthoptères ; dix ou douze j dans le plus grand nombre des névroptères. Les insectes d^int l'abdomen est sessile , ont en général les anneaux décroissant de la poitrine à l'anus. Chez ceux qui l'ont pédicule, leur proportion varie beaucoup : ainsi souvent, quand l'abdomen est en massue , c'est le dernier anneau qui est le pibs grand ; dana les insectes qui l'ont conique, c'est quelquefois, mais rarement ,. le second , le plus souvent le troisième , et dans quelques espèces, le quatrième. Les autres segmens vont ensuite en diminuant de grosseur. Il n'y a rien de constant à cet égard, et Ton observe des différences très - remarquables dans le même' genre.
Il en est de la surface de l'abdomen comme de celle de tout le corps de l'insecte. Elle est lisse, velue, épineuse, carénée, cannelée, ponctuée , etc.
On donne le nom d'abdomen, dans les larves, à la partie du corps qui ne porte point les pattes et qui vient immédiatement après la poitrine. Presque toutes les larves de coléoptères, d'orthoptères et d'hémiptères, ont un abdomen distinct ; mais dans les larves apodes , comme celles de quelques hyménoptères et des diptères, on appelle corps tout ce qui est en arrière de la tête. Il en est de même des chenilles ou larves de quelques hyménoptères, de tous les lépidoptères, et des insectes parfaits qui appartiennent à la famille des millepieds. (CD.)
ABDOMINAUX. Artp di , Linnœus et tous les naturalistes modernes font un ou plusieurs ordres particuliers de tous Jes poissons abdominaux, c'est-i»-dire, de ceux qui ont leura branchies soutenues par quelques rayons osseux, et deux nageoires ventrales, placées fort en arrière des pectorales, vers la queue. Linnœus désigne ce second caractère par la phrase suivante : finnœ ventrales ponc ihoracem in abdomine