ABA
J\ALIK« {OmitL) Nom korlaque du canard, que les Kamt* chadales appellent aangitch. Voyez ce dernier mot. (Ch. D.)
AALKA. (Ornith.) Nom islandais du macareux, alca arctica^ Linn. (Ch. D.)
AANGA. {Omith.) Nom que porte en langue kourile Vanoâ hiemalis de Linn^us. (Ch. I).)
AARA. {OmithJ) Dénomination en langue kourile du guille^ mot , lomvia hoieri et coljrmhus hroïU , Linn. (Ch. D.)
ABALON4 (Bot,) Nom donné par Adanson au genre helomasà
ABAMA. (Bo^O Voyez Anthéric. (L. D.)
ABANDION. {Bote) Nom sous lequel Adaâson désigne le Jfulbocodium de Linnaeus. (J.)
ABANGA. {Bot:) Voyez Ady. (J.)'
ABAPOKITSOK. {Ichtjol.) Nom que l'on donne, au Groenland, BU cycloptère liparis, ou cyclogasterus de Gronou. Voyes Cyclogastère. (h. C.)
ABAPUS. {Bot,) Nom qu'Adanson, dans ses familles dea plantes, a substitué à celui de geûiyllisj Linn., ce demies ayant été employé par Théophraste pour le poireaUé Voyes
GéTHYLUOE* (P0IR«)
ABAPUS* {Bot, ) Adstason désigne sous ce nom le gethyllU de Lînnsus , genre de la famille des narcissées. ( J. )
ABARIGA. {Bot.) Voyez Ady. ( J. )
ABARMON. {IchtyoL) Gesner, de AquatiL, pag. 1, dit qu^on donne ce nom , qui lui paroit corrompu , à un poisson très -fécond; il ajoute à cela plusieurs faits qui sont sans doute fabuleux; par exemple, que ce poisson ne pond qu'aprés s^étre frotté le ventre sur le sable, et qu'il fait rentrer «e5 petits dans son ventre au moment'où la iner est agitée pas 2. 2
a ABE
les tempêtes. Gesner suppose que c*est une espèce de chien de mer. (H. C.)
ABASIC. ( Ornitk. ) Nom araB'è Su martîiiet noir, hirando apus , Linn. (Ch. D.)
ABDOMINAUX. {lehtyoK) C'est ]e nom du quatrième sonsordre des poissons holobranches. M. Dumëril a donné aux familles qui le composent, le caractère commun suivant: branchies complètes; catofes '^tuées sous le ventre, entre Tanus et les nageoires pectorales. Nous présentons ici le taliîiftu de cék familles.
IPôlssons abdominaux.
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à rayons / ^étifillcBiï koMkc saiM «Icpto : •• i.JUvtDoroMs.
} Voyez, à leurs places respectives-, ^es noms de ces diverses
familles. (H. C.)
^ ABDITOLARVES. J*ai désigné sous ce nom ^anb la Zoologie
analytique, une fflAïkriUe dltikecftes hymén()iptèré8 , dont les larves ont été déposées par leurs mères dans le titeu ét% plantes vivantes, sur lesquelles elles produiseift le plus souvent dn végétations monstnieuses, tc^s 4ont les éhaleidts , le&dipîolépes, les cynips , etc. Voyez N^orroCaVptEs. (CD.)
ABEILLE A rme/. La ci re'n*c!lt^bînt dégorgée parlesUleairt,
comme Tavoit avancé Réaumur ; cette matièi^ ductile ii*est
*^ pas formée 'dans iVstomac , c'est trae isorte d^dipocire ou de
^ substance animale sécrétée tians des organes ^RTftitmHei^^ qnc
John Hunter a découvertii sous les antîeatix de la partie inférieure de rabdvmen , mais i^i avoient été déjà indiqués s M. Bonnet dès 1 7&8 , TOitime un faft observé frar la société de Lusace.iltrater a consigné sa découverte dans les Transattions phHosophiqttes pour 1 792. M. Huber a poursuivi ces recherches; il a donné dans le tom. il de ses Obietyotions sur tes abeiiksj une histoire très-détaillée tte ces oigAnes, qu'Ha figurés dau
ABL
la plancbe seconde. Voyez l'article Cms, 4>à «mis ei i
dans plus de détails k ce sujet. (CD.)
ABELLA. {BoL) Nom éthiopien du hanandcr, suivai son. (J. )
ABEMA. {BoL) Necker, botaniste , nomme ainsi ui Vlétaché de la verveine, qui depuis a été nommé si pheta par Vahl, et cymhurus par M. Salisbury. (J.)
ABER. Espèce de mytihrs (moule) décrite par A i ^ans son Voyage au Sénég^al, le n^t. pumceus de L : Voyei Mytiltjs. ( De B. )
ABILGAARDIA. {Sot.) Genre ^tabfi par Vahl quelques espèces de soucheL II tie ûHfère de ceux-ci i i les valves ou écailles -de ses fleura imbriquées 'presi i deux rangs ; les semences eciiminées par la base persis i trigone du style. Varhl n|y admet que deux «spèoes des les cyperus monostach^os et trifiorus. Rob. Brov\m en deux autres de la Nouvelle-Hollande. Voyez Souchet. |
ABIRAKO. (BoL) Nom japonais d^un prenantkes , ! W.Thunberg. (J.)
ABLE, Leuciscus, lOeîn. {ïchfyàL) M. Cuvier a d<
nom à un sous-gerrre, â^vs le genre des carpes, et ej
sidéré îrabletir de nos -i^jviàres comme 'lecty|ye. Les i
^qui le Jtonspoêent ^soift •villgiûv*eiiiexrt ^ronnas -sous la «
nation depoissoru blancs, he mot able dérive Int^iriéme i
albus {blanc), et celui de Am/jmVj&o^, qui a'foiirni le U
leuciscus , en grec , signifie un ,peisson argenté.
Ce genre appartient à la famille des gymnopjome^, I
ordre des abdominaux, et présente les caractères sui i
Vl^ a point de barbillons; les n^eoires dorsale et an^i
courtes , et dépourvues d'épines; le reste de Torganis^l
*€otnme dans lés carpes.
* L'es esp'èces en soiit assez nombreuses; leur chair i
estimée ; on leur applique assez indistinctement, dans «1
de nos provin'ces, les noms Ûe meunier, de cTuvanne, i don, etc.
i^. LEM£UNiBR,vLu/cifisi/5 dobuia,
( O^rirnss • débuta, linn.) Bl. 5.
Caract, Corps oblong , arjrondi ; tète lar^e ; moieai] ^mandibule »plus loiifue» ni^geoîres ^ edosales .«t
C AfiO
rouges; €eUe»<i sont surmontées d*uii appeiidice4
Habite les eaux vives à fond caillouteux.
a^« La Rosse, Leuciscus rutilas; vulg. la Rousse, la Rocher
{Cyprinus ruUlus, Linn.) BL s.
Carocf. Corps comprimé, argenté; toutes les nageoires rouges;
dorsale vis-à-vis des catopes.
Habite les eaux vives, à la surface desquelles elle vient souvent pour se nourrir de ph^ganes et d^éphémères,- dont elle est fort avide.
3*. La Vakdoise ou Vaudoise , Leuciscus vulgaris..
{Çyprinus Leuciscus, Linn.) Bl. t^b. 97, fig. i.
Caract, Corps élargi , argenté ; museau un peu proéminent 9
ligne latérale surcourbée ; nageoires pâles.
Habite toutes les rivières ; se nourrit d'insectes. 4*. L^Ablefte, Leuciscus alhumus, {Oyprinus albumus^ Linn.) BK tab. 8, fig«4. Caract, Corps comprimé, argenté; tête pointue; màchoirr inférieure un peu plus longue; écailles de la tête caduques; nageoires pâles; dorsale en arrière des catopes.
Habite la Seine, la Loire, les petites rivières. On en retire la nacre , qui sert à la fabrication des fausses perles. Vojres. Essence d'Orient.
B^. Le VéRON, Leuciscus phoxinus,
{Çyprinus phoxinus , Linn.) Bl. tab. 8, fig. 5»
Caract, Corps allongé, grêle, presque arrondi, tacheté de noirâtre ; ligne latérale droite ; une tache brune sur la queue; nageoire dorsale derrière les catopes.
C'est la plus petite espèce de nos rivières; il vit en société, toujours à la surface des eaux, où il évite les autres poissons. Sa chair est amère.
6**. L'Américain, leuciscus americanuSmt
{Çyprinus americanus, Lacép. V. 696.)
Caract, Corps comprimé , dos brun ; ventre caréné entre lanus et les catopes; lèvres égales; narines larges; tête petite, déprimée ; nageoires rougeâtres.
M. Bosc a observé ce poisson dans les eaux douces de la Co-
lement d'amorce pour les truites. Sa chair est peu agréable. (H.C.)
ABOLA. (Bol.) Nom donne par Aâ&mon kVantkoxanthumf genre de gramînée. { J. )
ABOLARIA. (Bot.) C'estsous ce nom queNecker déaî^e les espèces de globulaires qui oiit des feuilles toutes radicales , et des fleurs portées au sommet d'une hampe non ramifiée. (J.)
ABOt,BODA. (Bot.) Genre de la famille des resliacées, qui appartient à la trlandrie monogynU de Linnieui, très-rapp roche' des lyrii, dont les fleurs sont hermaphrodites, peu nombreuses, réunies en tête, composées de plusieurs écailles imbriquées, uniflores; les écailles inférieures vides; une corolle (oidfcIut6t un calice) munie d'un tube grêle, divisée à son limbe en trois grands lobes étalés, arrondis, quelquefois celui du milieu barbu; trois étamines insérées à l'orifice du tube; un ovaire supérieur, allongé; un style à trois découpures au sommet; les stigmates bifides; une capsule k trois valves polyspermés.
Ce geure ne renferme que deux espèces, dont une, aboU ioda pulchella, est figurée dans Humb. et Bonpl, Fi. a-quin. a , tab. 114; l'autre, abolboda intberbis, décrite par Kaalk. in Humb. Boapl. nov. gtn. i , pag. siê. Les feuilles sont toutes radicales, graminiformes; les pédoncules, en forme de hampe, sont nus ou pourvus, vers leur milieu, de deux bractées tei*minées par une tétc de fleurs nue et solitaire. (Foin.)
ABOU-BEBAKISCH. (Om.) Kazwini, le Pline des Orientaux, désigne sous ce nom, dansson livre des Merveilles de la Nature, traduit du persan par M. Chézy, un oiseau de U grosseur de la. jCÎgogjic, qui a les pattes et le cou fort longs, auquel il attribue une belle voix, et dont le plumage, changeant comme celnî du paon, a été imité en Grèce dans une étoffe nommée abou~ tafiinioun. (Ch. D.)
ABOUDUCH'N. (Om.) Nom populaire, qui signifie Pire à la longue barbe, et que l'on donne en Abyssinie au oisser-vverk ou gypaêle d'Afrique, figuré tomeV. pi. 5i du Voyage de. Bruce, lequel est le même oiseau que le gypaète des Alpes, deDaudin, t. H, pi. lo, vuUur iarbatui , Gmel, (Ch. D.]
t ABU
ABOU-GARR. (lélUyot.) C*€st le nom arabe d'un potsaoa obfervé dans la mer Ronge ,. far FMakael, et qui aj^artient au genre centropode. Voye:^ Comotoos. (H. C.)
ABOU-TABAR. (IchfyoL) Nom arabe du centropode Thombotdal de Laoépéde. Vojrea Cevieopode. (H. C.)
ABREMON. (IchtyoL) Gesner fait de ce mot le ^nosyiiM d'abarmon. Voyei Ababhon. (H. C.)
ABROTANOil>£(FoM09 Saxmm akrûlmnoties , miUepora ra^ mosa akrotancàLàe» : en allemand , mîMeporilei», horaJtU^ cortUlen*
L'attteur dn Dicti Oryct. déngne seus ces noms des madrépores fossiles, dent les branches sont covrertes d'écaillés ou de petits tubercules, et dont oo voit des figures dans le Traité des PëtrificatÈotts, de Bonrgnet, tab. is , n*. 55 et 54. (D. F.)
ABROTANOÎDES* {Bot. } Ray et Peliver ont désigné par ce nom les aeriphium. (H. Cass,)
ABROME ANGUUSUX, Ahroma affgii£ato,Lam. Cet arbrisseau a été apporté dans les Antilles, où il s'est parfaitement naturalisé î mais on ne le cultive encore que dans les jardins dea curieux, sous le rapport de Teffet agréable qu*il y produit par son joli feuillage et ses fleurs d'un beau pourpre brun. Cet arbrisseau,- de la fomîlle naturelle des malvacées, a, comme phicîeun arbres de cette famille, Tarantage l^en prédeux de fournir une écorce qui donne un chanrre trés-tenace , et peut servir à faire des cordages , et même des toiles
tris^urables ; il'seroit avantageux de le multiplier dans les plantations, soit pour fabriquer des cordes, dont on fait une grande consommation; soit pour faire, aveeceùe écorce, des amarrages , pour lesquels on emploie ordinairement des lianes qui durent trés^peu , et qu'on est obligé souvent d^aller chercher très-loin» (De T.)
ABSIN-MENU. {Boi.) C'est l'un des noms vulgaires par lesquels on désigne la plante plus connue sous celui d'absinthe, et que les botanistes appellent artemisia ahsinthium, (H. Cass.)
ABUFP.^. (Omith.) Nom arabe de la fauvette des bois ou roussette, motaeilla »chœnoh€cnu» , Gmelin. (Ch. D.)
ABULFALI. (£o^)Nom probablement arabe, adoptépar Adanson pour désigner le Ihymhra^ genre de plantes labiées. ( J. )
ABU-MAGHASIL. {Omith. ) Nom arabe du pluvier à collier d'Egypte, eharadrius cagyplius^ Linn. (Ch. D.)
par Lhéritier, sous le nom d'agapantkui , et placé dans la première section des plaples nsrcissëes. (^. )
ACABIAAY. (OrnitA.)Ceiiom, qui signifie, danslalanguedes Guaranis, UU ratée ou tite chauve, a été appliqué parD. F^Iîx de A/ara, t. in, p. 33 de la traduction françaisç deses Voyagea dans l'Amérique méridionale, un vautour aura. (Ch. D.)
ACACIE, Mimosa^ Linn. , Juss. Je croîs devoir ajoutera Varticle AcACiB, la description et l'histoire de Vacacie à hoit dur, qui, quojque la plus importante de toutes les espjtcea de ce genre, n'avoit encore été décrite que v^^uement. Je lui ai donné, dans ma Flore des Antillfis, le noip générique à'acaeie à bols dur (Acacia skiertfxyla. )
Cet arbre, qui parvient à une hauteur et à une grossenr considérables , lorsqu'il trouve unç terre qui lui convient, se fait remarquer parunç cime touque dont les rameaux, diversement dispos^, sont recouverts d'une ^corce grisàtrç, p^rsexaée de petits tubercvles ; Ufi sout orpés de feuille^ deux Toia ailées, contposées de pinnules variant en nombre, depuis douzç jusqu'à quinze et vingt; les folioles, en nombre îodéteriqinë, sont linéaires, très-étroites, et un peu obtuses; sous la dernière paire, on remarque une glande concave. La fleurs, de cP^leur blanchâtre, sont disposées sur de longs épis ^liformes, diversement placés sur les rameaux : le calice est en forme d'une petite coupe divisée, à son sommet, en cinq petits lobes arrondis ; la corolle , tubuleuse et évasée par le liau t , est divisée en cinq parties : l'ovaire , supère , est surmonté d'un style filiforme, dont le slîgipntc est capité. Le fruit est un légume plane, lancéolé, bivalve, coriace çf polysperme. Les grainçssont ovales, aplaties, i^arginées, de couleur jaunâtre. Parmi loutes Içs espèces d'açacics parvenues à ma connoîss^inçe, il n'en est point d'aussi importante que celle que je viens de décrire. Son bois, qup, par dérision, on a nommé trivialei))pnt tendre à caillou, est extrêmement dur, et d'uQ brun rougeàtre. On l'emploie à divers usages dans l'économie domestique, mais principalement pour en faire le* cylindres des moulins à sucre, pour lesquels il convient presque exclusivement. 11 sert encore à faire les axes des grande*
roues des mém^ moulins, C^est aussi le meilleur bois à cm* ployer pour faire les charpentes des maisons. Enfin , lorsqu^ii s'agit de construire un ouvrage quelconque , où la solidité et la durée sont essentielles, c^est toujours le bois de cette acacie que Ton emploie.
Cet arbre, quoi'qu'ayant un bois très-compacte, grossit en peu d'années; à vingt ans, il peut être employé; son tronc peut avoir, à cet âge, de i5 à 18 pouces de diamètre.
Il seroit bien à désirer que les colons des Antilles missent plus d'importance à la reproduction des bois de construction qui commencent à leur manquer ; tous les arbres se multiplient très-aisément de graines; la majeure partie des colons possèdent des terres incultes en mornes, où presque toutes )es espèces d'arbres, dont les bois sont précieux, réussiroient parfaitement, et ils prépareroient pour leurs enfans des richesses qui ne leur auroient coûté que la peine d'y songer et de semer les graines d'arbres intéressans. Cet arbre est £guré dans la Flore des Antilles, pi. 21. ( De T.)
ACACIE A FLEUR EN CHATON, Mimosa juliflora. Cette espèce d'acacie, qu'on nomme vulgairement haie à ondes dans l'île Saint-Domingue, et cashesv à la Jamaïque, a été apportée de la terre ferme de l'Amérique du sud ; elle s'est tellement multipliée dans quelques cantons, qu'elle a étouffé les autres végétaux, et s'est emparée du terrain. Cet arbre a un Ironc tortueux qui s'élève à plus de trente pieds de haut, et est recouvert d'une écorce mince qui se déchire par lambeaux; ses branches, qui s'étendent horizontalement, sont garnies de feuilles bipinnées, à deux rangs de pinnules; les folioles, nombreuses, sont linéaires et très-petites. Dans la divarication des pinnules, on remarque une glande , et à la base de chaque pétiole , deux épines géminées, comme stipu* laires. L'éctfrce des jeune • branches est d'un beau vert glauque. Les fleurs sont disposées sur de longs chatons jaunâtres, cylindriques et pendans; il leur succède des gousses bivalves, longues de cinq à six pouces, larges de trois à quatre lignes, un peu épaisses, comprimées^ jaunes et luisantes; quelques^ unes sont droites, les autres sont un peu arquées ; quoiqu'à deux valves , elles ne s'ouvrent pas. Elles contiennent intérieu-f rement des graines ovales ap^ities, envelpppéçs d'unç fV^^f^ jaunâtre, sucrée.
crause prompiemeni:. ii esi a un rouge orun , ci peut eire mis au nombre des bois de teinture. Ce qui empêche de l'employer à diflïreni usages ëcanomîqiies , c'est que , quelque sec qu'il soit, il se tourmente toujours; on s'en sert pourtant 4 faire des charpentes. L'usage le plus important de ce bois est pour les pilotis; il ne se pourrit jamais dans l'eau, ou dans un terrain humide. 11 sert encore à faire d'excellent charbon. Sans le temps de guerre, lorsqu'on ne peut avoir d'Europe des cerceaux pour les tonneaux, on peut en faire avec les branches les plus longues de cet arbre; mais il faut avoir ■oïn de les faire tremper dans l'eau de la mer pour les garantir de la piqûre des insectes.
Cet arbre est encore précieux sous un autre rapport ; c'est que les bœufs et les chevauK se nourrissent avec les gousses, ce qui les engraisse promptementi mais il faut éviter avec sain qu'ils en mangent lorsqu'elles ont été mouillées par la pluie, car alors elles deviennent quelquefois mortelles: inconvénient qui arrive bien rarement, parce que cet arbre ne donne ses fruits que dans une saison où il ne pleut presque ' ismais. ( De T. )
ÂCACIEDE FARNÈSE, Mimoia faraesiana. J'ajouterai à l'histoire naturelle de cette espèce d'acacie, qu'on peut tirer de ses fleurs un parti plus avantageux que celui d'en aromatiser des pommades, comme on le fait en Provence. En faisant infuser ces fleurs dans de bonne eau-de-vie, et quelques jours fiprés, en distillant cette préparation, dont on 6te les fleura, on obtient un alcool aromatisé, auquel il ne faut ajouter que de l'eau dans laquelle on a fait dissoudre de beau sucre, pour obtenir une liqueur de table des plus agréables. Si les fleurs de cet arbrisseau flattent l'odorat par la suavité de leur arôme, les racines, lorsqu'on les coupe , répandent une odeur d'ail insupportable. Il sort des branches de l'acacic de Farncsc, une gomme qui ne le cède, sous aucun rapport, h celle qu'on nomme arabique, et qui provient de l'acacïe d'Ëgypte.(DET.)
ACACIE LEBflECK , Mimosa Ubbcei. Cette espèce d'acacie fit originaire des Indes orientales ; elle se trouve aussi en F^ptc, d'oLi elle a EU apportée à la Jaatftique, en lySs, et
lo ACA
de là dans lef autre» AntiUes. Cet aAre «y eit si hîtm salnraliséy qn*aa rapport des voyageurs ipii Font vu dans sa patrie , il devient plus gras dans nos ooionics oceidentalea, oà. l'on en foit des avenues <pû se fi»t admirer par les bettes touffes de fleurs à longues étamines d*un blanc verdàtre qui rcssortent agréablement à travefs un feuiUage élégant d'un vert foncé ; ces fleuis sont remplacées par des J^nmes planes , longi de six à buit pouces, larges d'un pouce, bivalves et p<»- Ijspermes* Ces gousses, quand eUes sont sècbes, deviennent trés-sonores , et lorsqu'elles sont agitées par le vent, eUes produisent, en se heurtant les unes contre les auU'es, un bruit qui imite la cbute do la grêle , ou d'une trés^grosse pluie : cet inconvénient a fût éloigner des maisons cet arbre 9 qui, sous d'autres rapports , est tris-agréable.
M« Charpentier de Cossigni rapporte que, dans les colonies des Indes orientales, les feuilles de cet arbre servent de fourrage : l'ai essayé plusieurs fois d'en faire offrir aux chevaux, aux bcnifs et aux moutons, ils les ont constamment refusées; ce n'est pourtant pas une raison pour prouver que M. Charpentier se trompe, puisque les chevaux de Saint-Domingue ne veulent point manger d'avoine d'Europe. Le bois de cet arbre devient noir, lorsqu'il est parvenu à une certaine grosseur ; c'est ce qui l'a fait nommer du nom trivial de lois noir. C'est un bois mou , efpeu propre à être employé pour des ouvrages solides. On a coutume , dans les fies de France et de Bourbon, de planter de distance en distance des bois noirs dans les plantations de caféyers; leur ombre ne leur hh . aucun tort , et ils brisent Timpétuosité des vents qui pourroient nuire aux récoltes. (De T.)
ACAHÉ. ( Ornith. ) Ce nom générique des pies dans le Paraguay a été appliqué sans épithète, par Azara, k un oiseau qui présente des rapports avec le geai du Pérou de Mauduytet de Buffon , eorvus peruvianus , Linn. et Lath. , mais que Sonninx regarde comme une espèce nouvelle.
Azara a décrit, avec l'addition de hu^ qui signifie noir, une autre espèce d'acahé qu'il a lui-même rapprochée du geai de la Chine de Buffon , en y trouvant touterois des différences assez considérables. Son traducteur Sonnini regarderoit plut6t cotte pie du Mexique , qui n'est pas noire maisd-oA
de rarMBdet, ihociaaiia de ouHon et le cor I.iiiii«)U et de Latham; mais, en citant Ifs deux noms de Fcmandei, SoiuiiDi semble caafbmdre les oiseaux dont parle cet auteur, chap. ^} et&8, et quoique, dans le premier article, Femandn dite de rkociËMMolI qu'on lui donne quelquefois ta leconde dénoHÛiMtieii , il est clair que le caxeaxfolott n'eat pas le mime oiseau , puisque , d'après l'auteur original , celui-là est d'une taille supérieure à celle du choucas, qu'il a une voix fbrte et sonore, et que sa chair est un alineut qgréable, tandis que la taille de l'autre n'excède pas celle des étoumeaux, qu'on ne mange point sa chair , et qu'il n'a point de chant. (Ch. D.)
ACALANTHE. ( Omiik. ) Nom »us lequel est décrit et figuré par M. Vieillot, dans ses Oiseaux ckaoleurs, pag. S& et pi. 33 , lefringilla psittaeea, Lîbd. IMjà le nom d'ocaloalhis avoit été donné, par d'anciens auteurs, au tarin. (Ch. D.)
' AC AMAS. (F«M.) C'est un corps organisé calcaire , figuré dans Kaerr, Monum. tom. II, sect. a, p. 341, pi, i *, fig. i, 3, 3, que l'on n'a encore trouvé qu'à l'état fossile, et dontM. I>cays de Montfort a fait tin genre distinct des bélemaites. Ses caractères sont d'être conique, .droit, k cloisons coniques plissées dans leurs fonds autour d'un siphon central; d'avoir l'ouverture ronde, horizontale, et le som net percé de huit tubercules autour d'un sphincter étoile. (DbB. )
ACANDES. [Ichiyol.) Cuba donne ce nom ftu rémora.' Voyei EcHÉNÉis. (H. C.)
ACANOS. (Bal.) L'onoporde , genre de plantes cinarocéphates, est ainsi Rommépar Adanson , qui a tiré ce nom de Théophraste. C'est peut-être le même qui , suivant Selon , porte dan» l'tle de Crète le n:)in d'ocunoi, ackonachia. (J.).
ACANQUE. {Omitk.) Au lieu de ce mot, lisez dans le Dictionnaire, ^cunfucs. (Ch. D.)
ACANTHACEES. {Bot.) Outre lesgenres rapportés i cette famille de plantes, vol. 1 , pag. i)6, il faut encore y placer, dans la première section, D^grophila, le blechum, le lepidagaihit, Vaphtiandria, le crofioandra; dans la seconde, ïelj-traria, le neUonia, YhypottUi et le dicliptera, (J, ]
ACANTHA. (£01.) Tbéophrastc désigne sous ce nom plusicHrs
plantes épineuses différentes , en ajoutant à chacune une épithéte pour la distinguer. M. Stackouse, son commentateur, pensoit que son acaïUha titractylis étoit VatractjUs gummifera de Lînnams ; mais M. Paulet observe que , la plante de Thé»phraste ayant une tige en fuseau et un suc de couleur de sang , ce caractère ne peut s'appliquer à Vatractylis de Linnaeus qui est dépourvu de tige et d'un suc pareil, et que l'on sait d'ailleurs être Vixine de Théophraste; il convient mieux au corw duimus Umatus ou chardon bénit des Parisiens.
Le même auteur pense que les a^antha apï^Uos et triozos^ donnant tous deux du lait, appartiennent au genre euphorbe ^ sous les noms d'eirp^or^ia antiquorum et euphorhia spinasa^ et qu'il faut y réunir aussi les acantha eracUia et Uuce,
Il croit que Vacantha ealceios peut être le chardon marie; que Vacantha ceanothus est le chardon des marais ; Vacantha dipsaslui paroit être la mimosa horrida de Linnxus, d'après la figure qu'en a donnée Belon dans ses Singularités de la nature. C'est à Valhagi des Maures, ou hedjsarum alhagi de Linnaeus, qu'il rapporte Vacantha indice^ que M. Stackouse croit être une plante à fleur composée. ( J. )
ACANTHALEUCE. {Bot.) Ce mot grec, qui signifie épine blanche, est un des noms sous lesquels Véchinops est désigné dans Dîoscoride. ( H. Cass.)
ACANTHI^ , ACANTHIODONTES , ACANTHIODOS. (FoSS.)
Luis, dans son Lithophyl. Britann. , pag. 72, n^ 1417» fait mention de petites dents pointues fossiles, auxquelles il donne ees noms, comme ayant appartenu au poisson nommé acan^ thias. Voyez Glossopètres. (D. F.)
ACANTHION. ( Bot,) Acanthium, Quelques espèces d'onopordes et de chardons ont été désignées sous ce nom par d'anciens auteurs. ( J. )
ACANTHIS. (Ornith,) Un des noms latins du tarin, frin» gilla spinus. Certains auteurs le nomment aussi a^anlhus et
acantkilis, (Ch. D.) '
ACANTHOCEPHALUS. {Entoz.) Koelreuter, nova Comm. Fetrop., tom. XV, p. 5i3, a désigné sous ce nom générique une espèce d'echinorhjnchus , !'£• Lavareti. Voyei EcaiNO-» an YNCttUS. ( Df l^r )
«insi ifl pianie nonimee
ACANTHONOTE. { icdfyol.). Schneider, dans son édition du Système Ichtyologique de Bloch, a imposé ce nom à un genre de poissons, qu'on appelle aussi notachante , ce qni signifie absolument la même chose. Voyez Notacantbe. (H. C.) ACANTHOPOMES. (Ichtyol.) C'est le nom soui lequel M. Duméril a désigné une famille de poissons de l'ordre de» holobraaches , du sous-ordre des thoraciques, qui ont pour caractères d'avoir les branchies complètes ; le corps épais, comprimé ; les opercules dentelés ou épineux.
Ce mot nouveau est formé du grec AnAvtla,, épine, et ^uftct , Opercule, ce cfui exprime le caractère essentiel de la famille.
Tous ces poissons constituent une famille très-naturelle, dont nous allons présenter les divers genres dans un tableau synoptique propre à les mettre en opposition les uns avec Ivt autres, et où la série des numéros rétablit l'ordre naturel.
Famille des ÀcanAopomts.
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ACANTHOPHORA. (Bof.) Genre de plantes cryptogamn de la famille des algues, établi par M. Lamouroux. Il e&i caractérisé par ses conerptatles arrondis et tuberculeux , semblables, à rccil,;à de petites épines ou à de gros poils rudes et trêsrameux, épars sur la plante. M. Lamouroux en indique cinq espèces; toutes habitent les mers équatoriales. Leurs tigec sont très-rameuses, cylindriques, presque cartilagineuses, violacées eu verditres, longues de cinq à six pouces.
L'AcivirroopBOftA. THiËREi, Letmk.{Fueus aeanthophorus j eyusd. Diss. p. 61, tab* 3o et Si, f. i), est distinguée par sa ti^ rameuse filiforme , et par ses coaeeptacles formés de trois à sept tubercules globuleux dans la partie ioférieore^ ettliviaës en deux ou trois à la partie supérieure» M. Poiteau a rapporté cette espèce d*Amérique.
L*AcANTHOpHoaA MiLETARis , Lamk , (Essai 44., t. 4, f. 4-5) est une jolie espèce remarquable par ses conceptacles en focme de massues épineuses. Elle est des Antilles.
Enfin, rAcANTuoPHORA DEUXii, Lamk e^t la plus élégante de toutes les espèces; c'est le fucus acanthophorus de M. Turuer. Elle diffère de la précédente par ses coa^^eptaclcs plus écartés et plus arrondis. Elle rappelle , par sa forme générale, -le nàuu flufiatilis , si commun dans nos fleuves et nos rivières ; aussi M. Delisle, qui Ta découverte sur les cbies d'Eg^'pte, Tavoit-il nommée acanthophora naïadifonnis, (Lem.)
ACANTHURUS. {Entoz.) Acharius in vet. Àc. Nya. Handl, 3 780, p. 49-5:5, tab. 22, fig. 1, -s , a donné ce noài à un ver intestinal trouvé dans les intestins de l'éperlan; c*est un véritable échinorhynchus , UEch. sîpunculus. Voyez ce mot. (De B.)
ACARAIA. [Ichtyok) Hfliy et Ruyscli ont ainsi nommé un poisson du Brésil, bon à manger, et qu'on sale souvent dans le pays. Voyez -GAirANTirA. ('H. C.)
ACA^RDO. {Conch.) Je n'ai rien à ajouter k ee que ft. Duvernoy a dit de cb genre, bu du moins de la.premi ère espèce qu'il y rapporte; «il parott cependant assez proibableque te que Comraerson -et Bruguières lui-même ont regardé comnfe une coquille, n'étoit qu'une «partie de vertèbre d'un granâ poisson. Quant à la seconde espèce, dont j'ai vu et disséqué l'animal, jtî doimerai tous les détaîis oéocMaifes àTai^lclè^iCrAiTRo^LXx. Voyez ce mot, ( De B.)
ACARNA. {Bot,) C'est sous ce «nom générique *que Vaillant (Mém^cad. Se. , Paris, 1716, pag. 1 63 ) désigne la plante nommée depuis par Linnœus, cmous acarnaj et qui se distingue par les écailles extérieures du calice conunun., terminées par une épine .pinnée ou ramifiée ^ur les côtés. Willdenow conserve le nom de Lianaeus, et ri^pporte à son cnious tous les Ghardoas de cet auteur qui ont une aigrette plumeuse. Le nom de cirifi/m, consacré par Toumefort et Vaillant pottr ces laémes
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plantes, fwroU éevfnr leur être conservé, et il ne paroit pas que Tocama de Vaillant, qui èsi'lepicT^mond'Adan^on, puisse en être séparé à cause deses écaillesxralicînales à épine ramifiée. Wiildeno%v et&pli)ie îe nom d'acàrna pour désigner plu- •reurs espèces ti-aft^cÇ^fw de Linnaeus, réservant ce derniernom pùvtT Vairàcty'îis cancetlatà, que G&ertner, de son ctfté, sépare aussi sous celui de cirstllium, en laissant celui û^atractjlis pour le genre qui consei^e-lè plus dVi^écés 'anciennes. En adoptant la nomenclature de Gsertner, on est conduit naturelle' ment à abandonner celle de Willdenow. (ï.)
AC ARUS. (Conch.) C'est un genre tout-à-faît artificiel , entièrement formé sur la coquille, qui ne difi'ère de celle des hélix k ouverture hoh dentée que par l'absence totale d'ombilic ; il a été établi par M. Denys de Montfort^ et ne contient qii*un^e seule espèce , rfiél. Haernastoma de Linnœus. Voyez ce toôt. {Ùe B.)
ACCENTOR. (Orm7fc.) Bechstein ayant remarqué quela fauvette des Alpes, Bufi". ,pl. enlnro. 66% motacilla alpina, Gmel., avoitlebec plus exactement conique que celui des autres motacilles, et que ses bords étoient un peu rentrés, en a formé», soUs le nom d^accentorj un genre qui a depuis été adopté par Meyer, Illiger, et par MM. Temminck, Vieillot et Cuvier, M. Temminck a traduit ce mot en français par aeâtnftur , et )lf. Vieillot a préféré de lui donner le nom de pégot^ «|ue portoit déjà, dans les montagnes du Comminge, cet oiseau tlont la gorge est blanclre avec des 'points noirs, et qui a -sur les ailes deux rangées de taches blanches et du roux sur les flânes. M. Cuvier a observé le -même bec dans la fauvette d'hiver,
également connue sous les noms de fauvette de haie, deirafne* buisson, etc. motacilla modutaris^ Lhin.; et M. Vieillot tfuiy outre cette circonstance,' a trouvé des différences dans lu ioni;ueur relative des rémiges ou grandes plumes de l'aile, en a encore formé un genre particulier, qu'il a appelé moachetj lin de ses noms vulgaires-, • et en liatin prunella , d'après Gesner. (Ch. D.)
ACCIPITRÏNA. (but.) Pline désigne sous ce nom le hieraeium rnavùrum^ dontles épeiviers , selon lui , font tomber !e suc laiteux sur leurs yeux pour éclaircir leur vue. Ce conte s*est
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propagé ffÊUiu'k boss, et celle pljBle p^tfe cacgrc le nntf d*épenriêre, o« kerbe k Fépenrier. (J.)
ACCRESCENT, meertuxnê. (Bot.) se dit des parties de la MtvTf autres (|iie roraÎTe} ipu pieanent de FaccrtMaseiBeiit aprëi la floraison. Le eallce de ralkekmge, qnisaccroit et ie dilate en fonne de reme aatonr da ùmi ; le st}fle de la clématite y celai de lapalsatiie, etc., qui s'aliongeat en fonne de quelle, offrent des ^plicalions de cette épitliète partîcaliére. (Mass.)
ACÉPHALE ( OVAIRE). (Bot.) M. ftGri»el nomme OTaîrcs oeéphaUs ceux qui ne portent point de style. Ce support du stigmate est alors attaché au réceptacle. On en voit des exemples dans les labiées, les ochnacées, dans la bourrache, et quelques autres borraginées. (Mass.)
i\CÉPHALOPHOR£S. ( MoUusq, ) M. de BlainvOle , dans son Prodrome, désigne sous ce nom les acephoUs de M. de Lamarck , dont il fait une classe. ( De B.)
ACEPHALOCYSTIS. (Entoz.) C'est un mot dont M. Laennee se sert pour désigner les vésicules pleines de fluide , h jdatîformes, ne contenant cependant pas d'hydatides, qu^on ren^ contre assex fréquemment dans Fespèce humaine, spécialement dans les ovaires, et qu'il regarde comme animées; ce que ne pense pas Rudolphi. ( De B. )
ACERA5. {Bot,) Persoon, dans son Synopsis plant,, avoit, par une sous-division du genre satyrium^ employé ce mot pour en séparer les espèces dépourvues d'appendice à la lèvre pendante de la corolle. Rob. Brov^m, dans la nouvelle édition de VHortus Kovensis d^Aiton, en a fait un genre particolier auquel se rapporte Vophrys antropophora, et quelques antres de Linnœus. (Poir.)
ACERES. (Mollusq,) M. Cuvier, Annales du Mus., emploie ce nom pour un petit groupe d'animaux mollusques, extrêmement voisin des laplysies. Ces animaux n'offrent aucune trace de ce qu'on nomme tentacules^ dans celles - ci ; mais M. Cuvier pense que leur disque antérieur en tient lieu. Il les subdivise en trois sous-genres.
Le premier, qui correspond au genre bullade Lamarck, a une coquille ample, solide et visible au dehors, comme le bul. ampulla;
ï,e second , qui est le genre buUaea des zoologistes modernes^ Vt une coquille intérieure ou cachée, comme le bul. aperta;
Enfin le troisième, qui n'a aucune trace de coquille, quoique le manteau en ait la forme , est le genre acéré proprement dit^ qui correspond au ,genre lobaris de MuUer. Voyez ce mot, et Bdlle-Bulla. (De B.)
AC£AINÉE5.(£oL) Cette famille déplantes , faisant partie de la classe des polypétales à étaminesh3rpogynes , tire son nom de l'érable ocer, un de set genres. Elle est caractérisée par un, calice d'une seule pièce; des pétales en nombre défini, insérés BOUS l'ovaire; des étamines partant du mjême point, également en nombre défini , mais non correspondant à celui des pétales ^ un ovaire porté sur un disque et surmonté d'un ou deux styles et d^autant de stigmates; un fruit à deux ou trois loges, ou composé de deux ou trois capsules ailées, contenant dans chaque loge ou capsule deux graines dont souvent une seule parvient à maturité. Ces graines, attachées à l'angle intérieur^ sont entièrement remplies par un embryon dicotylédone, dont la radicule se courbe sur les lobes. Cette famille ne renferme que, des arbres et des arbrisseaux à feuilles opposées , non stipulées. Parmi les fleurs disposées en grappes ou en corymbe^ plusieurs sont mâles ou femelles par suite de l'avortement d'un des organes sexuels.
On ne trouve ici que deux genres: le marronnier-d'Inde ^ œsculus , à fruit simple et un peu charnu , ayant des rapports avec les sapindacées ; et l'érable, acer^ à fruit capsulaire, qui a de l'affinité avec la hanisteria , preinier genre des malpighiacées qui suivent. ( J.)
ACETABULUM. (Po/j^.) Tournefort est le premier auteur qui ait employé ce mot pour désigner un corps organisé, qu'on regardoit alors comme appartenant indubitablement au règne végétal , et qu'en effet avant lui Bauhin avoit nommé andro^ zaces y que Linnaeus a placé parmi les madrépores , et dont PaQaa a fait une coralline. M. Lamouroux vient de le séparer de nouveau en un petit genre distinct , adopté par M. de Lamarck,, qui le place parmi les polypiers. Il le caractérise ainsi : Polype pmbelliforme à tige simple, grêle, fistuleuse, terminée par Xine ombrelle striée, radiée, plane , quelquefois en forme d'entonnoir, composée de tubes réunis^ et fermée par une sorti;
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de couvercle, du milieu duquel sortent des fileb trés^fins. On ne connolt encore dans ce genre que deux espèces:
1*.^. mediterraneum (Lamarck), sur laquelle Donati, Adriat. , P* 38, pU S, a donné d^abord des détails d^orgaaisation asse$ curieux BOUS le nom de caUopilopharus , qu''il regarde eonlmc une plante , ce qu'a à peu près coufirmé Fortîs, Voyage en Dalr matie» t.1, p. 224, qui dit cependant en avoir vu de trois pouces de kaut, etc.
' 2\ A. carihaum ou des Antilles (Lan.) , qui est un pe» plus grande que la précédente, et dont les bords de Fembrelle sont presque crénelés; elle est figurée dans Brown, Jam., p. 74, tab. 40, fig. A. (De B. )
ACÉTATES ET ACÉTITES. {Chim.) Lorsqu'oq pensoit que Tacide volatil des liqueurs vineuses spontanément aigries, étoit moins oxîgéné que celui quW obtient en distillant Tacétate de cuivre, on dut distinguer des acétites et des acétates; mais aujourd'hui que l'identité de ces acides est prouvée , on confond tous les s.els qu'ils forment sous le nom générique d^acétales.
Suivant M. Berzelius, 100 parties d^^cide acétique, qui contieunent 46,954 d'oxigène, sont neutralisées par une quantité de base qui contient i5,63 d'oxigène, c'est-à-dire le tiers de loT^igène de l'acide.
L'action de la chaleur sur lesacétates à base d^oxide étant beaucoup plus compliquée que ne le dit Fourcroy , nous allons énumérer tous les produits auxquels elle peut , en général y donner lieu: 1^. Veau; 3^. l'acide acétique; 3^ un liquide inflammable, qui a été appelé éther ou esprit pyroacitique: voyei ce deruier mot; 4*^, une huile; 5^. du gaz acide carbonique; 6°. du gaz hj^ drogène carboné; 7^ du charbon;^ S^» enfin, la base de Tacétate qui a été distillé , laquelle peut être dans l'un ou l'autre de ces tfois états; premièrement, au degré d'oxidation. où elle se trou voit préalablement dans le sel; dans ce cas, la base peut être carbonatée ou libre, suivant qu'à la température où la distillation a été faite cette base retient ou ne retient pas l'acide carbonique; ainsi les acétates de baryte, de strontiane , de potasse , de soude et même de chaux , laissent un carbonate, tandis que les acétates de xircone, d'alumine , de
leur base a 1 état libre; deuxièmement, a un degré d oudation moins élevé, comme l'acétate rouge de fer qui donne de l'oxitie noir; troisièmement , enfin, la base peut avoir été réduite à l'état métallii^ue, soit par In simple action de la chaleur, soit par l'action simultanée de la chaleur et du carbooé ou de l'hydrogène de l'acide acétique, ainsi que ,cela arrive aux acétates de nickel, de cuivre , de ploDib , de mercure et d'argent.
A l'exceptioD de l'acide acétique , d'une partie de l'eau et de la base, tous les autres produits sont de nouvelle Tormatîon, et proviennent de l'action de la chaleur sur l'acide acétique, à laquelle il Taut ajouter celle de l'oxigéne delà base, dans le cas oli celle-ci est susceptible de se desoxigéner. Il est évident que moins l'affinité mutuelle des élémcns du sel estgrande,et moins U y aura d'acide de décomposé ; c'est ce qu'on observe dans la distillation des acétates d'argent et de cuivre; le premierdonne beaucoup d'acide acétique, un peu de gaz inflammable, du charbon et du métal réduit; on ne recueille pas sensiblement d'esprit pyroacétique: le second donne tnota* d'acide, plus de gaz, un peu d'esprit pyroacétique, du charbon et du métal, et en outre une portion d'acélalt- qui se sublime sans décomposition. Si l'on compare maintenant à ces résultats, le produit de la distillation del'ucétate de baryte desséche, qui est peut-être de tous les sets du genre celui dans lequel l'acide est le plus fortement fixé, on verra qu'il est réduit etr carbonate mêli de charbon , en gai hydrogène carboné, ea acide carbonique, enfin, en esprit pyroacétique coloré par un peu d'huile jaune; et ce qull y a de remarquable, c'est que ce liquide paroft ne contenir ni eau ni acide acétique. En nous bornant à citer les acétates d'argent, de cuivre et de baryte, nom avons pensé que ces exemples sulliroient pour faire concevoir les changemeus que la chaleur fait éprouver aux autres espèces du genre. En effet, suivant que l'affinité des bases pour l'acide acétique est plus ou moins forte , les acétates se rapprochent par les. résultats de leur décomposition, de l'acétate de baryte ou des acétates de cuivre et d'argent; ainsi les acétates ée potasse, de soude , de chaux, donnent beaucoup ifesprit et peti d'acîde; les acétates de manganèse, de
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line et de pIomB , donnent proportionnellement plus ^zciS.^ et moins d^etprit que les précédens; Facétate d'alumine, que Ton n'a point encore obtenu à Tétat sec, ne laisse guère dégager que de Tacide acétique. Au reste , la cause qui nous* paroit avoir le plus d'influence sur la production de l'esprit pyroacétique , est l'absence de l'eau dans lea acétates que Ton. distille.
L'acétate d'ammoniaque , le seul sel du genre dont la base se soit pas un oxide, est volatil.
Tous les acétates neutres sontsolubles dans Feau , et le plus grand nombre de ces solutions se décomposent spontanément en plusieurs corps dont la nature n'a pas été suffisamment «étudiée*
Les acides sulfurique y nitrique, phosphorique , hydrochlo- Sique, hydrophtorique ; les acides oxalique, tartarique, nitrique, distillés avec les acétates dissous dans l'eau , les décomposent; ils s'unissent aux bases, tandis que l'acide acétique se dégage avec la vapeur d'eau. L'acide hydrosulfurique décompose tous les acétates dont les-oxîdes peuvent former avec lui des composés insolubles; tels sont les acétates d'argent, d'étain , de bismuth , de cuivre , de plomb , de mercure , d'argent , et même ceux de manganèse, de fer, de cobalt et de nickel: mai» la décomposition de ces derniers n'est que partielle ; elle s'arrête lorsque l'acide acétique mis en liberté, fait équilibre à la tendance que possède l'acide hydrosulfurique, pour former des précipités.
Acétate d'alumine. On peut le préparer en faisant macérer un excès d^alumine dans l'acide acétique ; mais l'affinité de ces corps étant peu considérable , on est obligé d'employer l'acide le plus concentré possible , et l'kydrkte d'alumine gélatineux. Il est encore nécessaire que la température à laquelle on expose le mélange, n'excède pas 2 5 deg. Après ua contact de douze heures, on filtre la liqueur, afin de séparer la portion de base qui n'a point été dissoute. Un autre moyen de faire la même combinaison , consiste à verser peu à peu. et à la température ordinaire, une solution d'acétate de plomb dans une solution de sulfate d^alumine pur \ on s'arrête au moment où il ne se fait plus de précipité; Dans cette opéxation les bases font un échange d'acide ^ Toxide de plombp
iliMoliilion dans l'acide acétique^ Si l'on avoit mis un exc^ d'acétate de plomb , on pourroit le décomposer par l'addition de luITate d'alumine.
L'acétate d'alumine obtenu par ces procédés, est dissous dans Veau; il a une saveur astringente et sucrée; l'acide s'en sépai]ë avec tant de facilité; qu'il suffit de le faire évaporer à siccité,pouF le réduire en sous-acétate. Mais une observation remarquable faite par M. Gay-Lussac, c'est que la solution d'acétate d'alumine que l'on expose à une température de So à 60 degrés dans un vb«c ouvert ou fermé, se trouble, et que dans cet ^tat elle présente du sous-acétatc en suspension et de l'acide acétique en dissolution. Si on fait refroidir la liqueur, et qu'on ait soin de Tagiter, elle redevient transparente^ et le précipité,
M. Gay-Lussac explique ce phénomène en disant que la chaleur dilate assez les particules d'une portion de l'acide acé- ■ tique pour la porter hors de l'espace oit le sous-acétate d'alumine peut les attirer; dés-lors îl doit y avoir précipitation de sous-acétate, puisque celui-cï est insoluble dans l'eau. La li- (jueur vient-elle à se refroidir, les particules de l'acide mises en liberté, se condensent; elles rentrent dans l'espace où elles peuvent agir sur le sous-acétate, et dés-lors le précipité disparoIL Si la chaleur étoit trop élevée, ou que son action fdt trop prolongée, le précipité ne se redissoudroit pas par le re froidissemeD t.
Le sous-acétaté d'alumine se décompose bien au-dessous de le chaleur rouge ; lorsqu'on le traite par l'eau chaude , il se réduit en alumine et en acétate acide qui se dissout.
11 est vraisemblable que si l'on pouvoît obtenir l'acétate d'alumine à l'état sec, il résisteroit davantage à l'action de la chaleur.
L'acétate d'alumine est un des mordans les plus fréquem* ment employés dans la fabrication des toiles peintes; mais celui dont on fait usage n'est jamais pur, il est toujours mêlé d'acétate de potasse ou d'acétate d'ammoniaque , parce qu'on le prépare en mêlant de l'acétate de plomb avec de l'alun, qui est un sulfate double d'alumine et de potasse ou d'ammoniaque. On est dans l'usage de mêler la solution de
ces' sels à une température plus élevée que celle de Vair; maU, d*après Tobservatioa de M. Gay-Lussac ^ on ne doit pas faire le mélange au-dessus de 60 d.^ et séparer la liqueur du dépôt que celle-ci ne soit complètement refroidie. Il est encore nécessaire d^agiterla matière de temps en temps, a&n de favo« riser la dissolution du sous-acétate d*alumine qui a été préparé par l'action de la chaleur.
Acétate d'ammoniaque. Ce sel peht être obtenu à Tétat concret; il suffit pour cela de saturer Tacide acétique rectifié avec de l'ammoniaque , ou, ce qui vaut mieux , avec du sous-carbonate d'ammoniaque sec, de faire concentrer doucement la liqueur et de Tabandonner ensuite à elle-mcme; Tacétate cristallise par le refroidissement. On le prépare encore par sublimation : on met alors dans une cornue placée sur un baia de sable, un mélange bien sec d*une partie de carbonate de chaux et d'une partie d'hydrochlorate d'ammoniaque, on vene dessus une partie d'acide acétique concentré; on chauffe la cornue ; il se volatilise de l'eau , puis de l'acétate ; cea produits se condensent dans un ballon que l'on a adapté à la cornue.
AcéTATE d'argent. On le prépare : i*. en dissolvant Toxide d'argent dans Tacide acétique ; la solution concentrée, cristallise avec facilité en lames brillantes; 2\ en mêlant des dissolutions de nitrate d'argent et d'acétate de potasse , l'acétate d'itrgent se dépose sous la forme d'écaillés nacrées ; comme elles sont peu solubles, on les prive entièrement d'acétate de potasse^ en les lavant avec de l'eau froide.
L'acétate d'argent noircit très-promptement par son exposition à la lumière.
Acétate de baryte. Le procédé le plus économique pour le préparer, consiste à décomposer le sulfure hydrogéné de baryte par Tacide acétique ; on fait bouillir la liqueur afin d^en dégager l'acide hydrosulfurique et de rassembler le soufre en ilocons; on la filtre, on la fait concentrer, et ensuite on l'abandonne à elle-même.
L'acétate cristallise en prismes dont la forme n^a point été exactement déterminée ; il a une saveur piquante et celle qui est propre aux sels barytiques solubles. 11 est dissous
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par 88 parties d'eau froide, et i5 parties d'eau bouillante. L^alcool froid n'en dissout que la centième patiie de son poids.
Il est formé, suivant
Bucholz. C1)eyreul. Gaj-LussacetThéaard.
Acide acétique, loo. . loo loo
Baryte . • • 165,71. i5o 131,64
Il tsi employé , ainsi que les autres sels de baryte solubles , pour reconnuitre l'acide sulfurique en dissolution dans l'eau.
AcéTATB DE CHAUX. Ce scl est préparé en grand dans les fabriques où Ton charbonne le bois par distillation. On recueille le produit liquide de Topération , puis on le sature avec du Carbonate de chaux ; beaucoup d'huile empyreumatique est séparée de la liqueur qui retient l'acétate en di^olution ; cet acétate est ensuite mêlé avec le sulfate de soude ; les deux seb sont décomposés en acétate de soude sohible , et en sul<* fate de chaux qui se précipite. L'acétate de soude ainsi pré* paré, est employé k- la fabrication du earbonbte de soude (voyez ce mot), ou à celle d'titi vinaigre extrêmement fort. Voyex, AcànqvE {Acidt^')
Ac^ATE DE CUIVRE. Alnsi que Fourcroy le dit 4 il existe deux: préparations que l'on fait avec le cuivre et le vinaigre; Tune est le vert-de^gris , et l'autf e VatétaU de cariVrc neutre , qui cris-^ talh'se en rhomboïdes, et qui est soluble dans l'efiuj mais le vert-de-gris n'est point un sous^acétate de cuivre y ou en d'autres tenues, un acétate dans lequel l'acide éoit combiné avee la totalité de Toxide. M. Proust, qui avoit établi cette opinion, a démontré ensuite qu'elle étoit dénuée de fondement , lorsqu'il a eu étudié comparativement le vêrUde^gris avec un véritable sous'^ acétate de euii^re qti*il avolt préparé en ibettant du péroxide de ce métal avec de l'acétate soluble. En effet, le sous -acétate de cuivre qui est vert et pulvérulent , est absolument Inso* lubie dans l'eau froide ou bouillante; il n'éprouve aucune dé^ composition lorsqu*après avoir été délayé dans Teau , on Texpose à un courant de gas acide carbonique. Le vert-de-gris, au contraire., traité par l'eau froide, se réduit en acétate neutre soluble, et en hydrate qui pe se dîssotit pas. Loi^qu'on le fait bouillir dans Feau , il donne également de l'acétate soluble; mais la matière qui se sépare à Tétat solide, au lieu
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d'être un hydrate , est du peroxide brun. Ces résultats sont faciles k expliquer, parce qu'on sait qu'à la température ordinaire, l'hydrate de cuivre ne se décompose pas, tandis qu*à la température de loo, il est réduit en peroxide et en eau. Enfin , le vert-de-grîs exposé à Faction de l'eau et de l'acide carbonique, se réduit en acétate soluble et eh carbonate de cuivre. Le vert-de-gris est formé, suivant Proust.
Acétate cristallisé. . . 4 3 Hydrate de cuivre. • . 37,5 Eau. •••.»•. 19,5
Acétates d'étaik. On a proposé d'employer ces sels comme mordans, dans les fabriques de toiles peintes. On peut les préparer directement en traitant les hydrates d'étain par l'acide acétique , ou en décomposant les hydrochlorates d'étain par l'acétate de plomb.
Acétates de fer.
Acétate de protoxide de fer. On le prépare en traitant le fer par le vinaigre. L'eau se décompose , l'oxigène s'unit au métal qui se dissout , tandis que l'hydrogène prend l'état gazeux. La dissolution a la saveur des autres seb de fer. Exposée à l'air, elle se décompose avec rapidité , elle dépose un sous^cétate de peroxide, et retient de l'acétate de peroxide dont nous allons parler.
Acétate de peroxide de fer. Acétate rouge de fer. Ce sel est employé dans les fabriques de toiles peintes, pour les couleurs de rouille et les mordans de fer. Il a cela d'avantageux, que l'acide qui peut être mis à nu dans les opérations de teinture , ne détruit jamais l'étoffe sur laquelle il se trouve appliqué ; il est vraisemblable que l'acétate de fer se fixe sur les étoffes à l'état de sous-acétate , lequel peut vraisemblablement se réduire en oxide pur par l'action de Teau bouillante.
La facilité avec laquelle l'acétate de fer se réduit en sotts-< sel insoluble dans l'eau par la simple évaporation , a fait imaginer un procédé très-simple pour séparer le peroxide de fer qui est souvent mêlé avec l'oxîde de manganèse ; il suffit de faire évaporer à slccité la solution de ces deux oxides dans Tacide acétique ; et reprendre le résidu par l'eau. On répètQ
auis leau , ne noirciue piua par la noix ae gaiie.
Acétate db cldcine. II a une saveur très-sucrée et astringente, qui ressemble beaucoup s celle du wrop de vinaigre, quand il contient un excès d'acide. Il ne cristallise pas ; lors- «pi'on en fait concentrer la solution , il se réduit en une masse épaisse qui, en se desséchant, se divise en petites lames minces, transpaTenfes et brillantes, — L'acétate de glucine , ainsi obtenu À l'état sec, peut être ccdissous en totalité par l'eau ; en cela il diffère beaucoup de l'acétate d'alumine, dont la solution se réduit avec la plus grande facilité en acide acétique et en sous-acétate insoluble. M. Vauquelin, qui a fait connottre les propriétés de ce set, pense qu'il pourroît être employé avec succès en médecine, dans les dévoicmens et les diarrhées. Sa préparation ne présente aucune dilliculté; il suffit de saturer à chaud de l'acide acétique étendu de son poids d'eau, avec le carbonate de glucine,
AcAtatb ne mangaitëse. On le fait avec le carbonate de manganèse et l'acide acétique. La solution de ce sel est presque tou)ours légèrement colorée en rose. Elle cristallise asscE facilement en petites aiguilles. Cet acétate peut être employé à marquer le linge. Quand on le fait servir à cet usage, on épaissit sa solution , préalablement concentrée, avec de l'amidon ou de la gomme; on imprime ce mélange sur la toile que l'on veut marquer, et on l'y laisse sécher ; ensuite on passe la toile dans une lessive de cendre j l'acétate se décompose, il laisse sur le tissu un oxide brun qui y adhère fortement.
Acétates de ubrcurb. Les deux oxidcs de mercure sont susceptibles de s'unir à l'acide acétique et de former deux combinaisons différentes.
L'acétate de protoxide est produit lorsqu'on mélange des . solutions de nitrate dv protoxide de mercure et d'acétate de potasse ; les bases font échange d'acide; l'acétate de mercure peu solubie se dépose sous la forme d'écaillés extrêmement brillantes, et le nitrate de potasse reste en dissolution. On jette la matière sur un filtre, et on lave le précipité avec de l'eau distillée 4||^c- L'acétate de protoxide de mercure a une saveur mercurielleiîl est insolnbledans l'alcool. L'eau froide n'en JiMOnt qu'une petite quantité; Ja potasse le précipite en noir.
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VsLcéUte de peroxlde de mercure se prépare en faisant digérer, à une très-douce chaleur, loxide rouge de mercnre très-divj^*^ dans Tacide acétique* Il ne faut pas faire évaporer la dissolution , parce que Toxide seroit en partie abaissé ais premier degré d*oxidation par le carbone et Th ydrogéne d'une portion d acide qui se décomposeroit. L'acétate de peroxide peut former une solution assez concentrée ; mais quand on y ajoute dé Peau, il se précipite en sous-acétate jaunàtie, et une certaine quantité d*acétate reste dans la liqueur avec l'acide acétique mis à nu. Ce sel est soluble dans l'alcool, il est précipité en jaune^orangé par la potasse.
Acétate de rr.OMB. Fourcroj a considéré la céruse comme un acétate de plomb avec excès de base ; mais c'est une erreur, cette matière n'étant qu'un véritable carbonate : l'acide acétique qui est présent dans la préparation de la céruse , n'agit qu'en facilitant la combinaison du plomb, de l'oxigène et de l'acide carbonique.
Outre l'acétate de plomb {sel de Saturne) , qu'on prépare en grand avec la litharge et le vinaigre distillé , et qui a été dé^ crit par Fourcroy, il en existe deux autres que nous allons faire connoître : ils sont avec excès d'oxide; mais l'un est soluble dans l'eau, et lautre ne s'y dissout pas.
Sou$'-€u:étûU de plomb solubUm On le prépare en faisant bouillir une partie et demie de litharge dans vingt parties d'eau qui contient une partie d'acétate de plomb neutre. On filtre lA liqueur après une demi-heure d'ébullition.
Ce sel cristallise diSîcilenieut et presque toujours confuse» ment: comme l'acétate neutre, il a une saveur douce et astringente; sa dissolution est décomposée avec la plus grande fad* lité par l'acide carbonique; aussi est-elle, suivant moi, lé meilleur réactif pour démontrer cet acide dans les eaux distillées. Le sous-acétate est moins soluble que l'acétate, mais il m'a semblé qu'un mélange de ces deux sels étoit plus soluble que ce dernier.
Le sous-acétate de plomb est souvent employé dans les ana« lyses végétales et animales, pour séparer les acides, ou toute autre matière, qui forment avec 1 oxide de plomb des composés insolubles, de substances qui ne se combinent point avec cet oxide, ou qui forment avec lui des combinaisons solublea*
matière posiible. La facilité avec laquelle ta colutiDii d'acétate neutre passe à l'état de sous-^cétale par le contact de l'oxide de plomb , a lauvent été cause qoe des fabricans de sel de Saturne ont obtenu des liqueurs qui ne doanoieot qu'une masse informe, bu lieu des aiguilles brillantes qu'ils en attendoieut. Lorsque cet accident arrive, il sutCt , pour rétubllr l'opération , de délayer la masse dans l'eau , et d'y aiouter asset de vinaigre distillé pour neutraliser l'excès d'oxide.
Sous-acétate deplomb aa maximum. Lorsqu'on fait digérerde ja litharge dans de la solution de sous-acétate de plomb, on obtient Une poudre blanche de sous-acétate au maximum; mais comme il est difficile d'obtenir un produit pur par ce procédé , on y réussît mieux en versant un graad excès d'ammoniaque dans du sous-acétate de plomb. Le précipité doit être lavé avec de l'eau et de l'ammoniaque.
M. Be^elius , qui a fait connoitre ce sèl , a trouvé que les trois acétates de plomb étoient composés :
1°. Acétate de plomb neutre.
Acide acétique s'il??- - • • 3i,48- ■ • ■ loo
Oxide de plomb. . . . 58,71. • ■ • 63,53. . . . 317,663.
Eau 14,33 53,140.
L'eau contient dans cette combinaison trois fois autant d'oxigène que la base, a". Sous-acitaie de plomh.
Acide acétique i3,î3, . . . 100.
Oxide de plomb. . . . 86,77. • ■ - 656. Ce sel contient trois fois autant d'oxide que l'acétate neutre. 3°, Sout-aeétate de plomb au maximum.
Acide acétique 5, 70. , . . ino.
Oxide de plomb. . . . 91, 3a. . . i6o3.
Eau 3,00.
Acétate de stuontiane. L'acide acétique dissout très^bien le carbonate de strontîanc réduit en poudre fine, et forme un sel qui cristallise en aiguilles ou en lames hexagonales. La manière la plue économique de le préparer, est de décomposer le sulfure hydrogéné de sirontiaue par l'acide acétique.
Acétate de zinc. On peut Tobtenir en dissolvant le nue diLDS Facide acétique; le métal s^oxidant aux dépens de l'ean, il y a un dégagement de gaz hydrogène s Tacétate de zinc cristallise en aiguilles extrêmement fines ou en lames hexagones: il contient assez d'eau de cristallisation pour se liciuéfier lonqu'on Texpose à une douce chaleur.
Acétate db ziacone. Suivant Klaproth , Tacide acétique peut former un acétate quaud on ic met avec la ûrcone récemment précipitée. Ce sel est soluble dans Teau ; il a une saveur três-astringente.
AcéTATB d'yttria. Ou le prépare av^c l'yttria récemment précipitée et Tacide acétique. L'acétate qui se forme, a une saveur sucrée et astringente; il est très-soluble dans Teau; quand il est pur, il n'est pas coloré. Sa solution peut être évaporée sans qu'il se décompose; en cela il se comporte comme l'acétate de glucine, mais il s'en distingue par la propriété de cristalliser en prismes à quatre faces ^ tronqués anx extrémités. ( Ch. )
ACETEIS. Nom donné aux acétates par M. Guyton, dans l'Encyclopédie. ( Ch. )
ACÉTEUX. Ce mot n'est plus usité depuis qu'il est prouvé que ('acide du vinaigre distillé ne diffère point de l'acide acétique. ( Ch.)
ACETITES. ( Chim, ) Voyez le Supplément, article Ad-
TAXES. ( Ch. )
ACHAU. ( Ornith, ) Nom que les poules domestiques portent au Chili. (Ch. D.)
ACHÉLOÏTES. (Conch.) M. Denys de Montfort a imaginé ce mot pour désigner un corps organisé fossile, que Ton trouve en grande quantité dans les marbres d'Altdorff. Il en fait un genre qu'il caractérise ainsi: Coquille droite, conique, fort pointue; l'ouverture arrondie, horizontale; le siphon central, continu ; les cloisons coniques, obtuses et unies. Il a évidemment assez de rapports avec le corps qu'on trouve dans les bélemnites (Voyez ce mot), et dont il fait un genre sous le nom de callirkoé, (De B. )
ACHIAS. C'est le nom sous lequel Fabricîus a fait connoftre un diptère de Java, observé dans la collection de M. Bosc, et
plus long que la tële. (CD.)
ACHILLëE. (Bol.) Le genre ochiUm appartient k notre tribu naturelle de* anthémldées. (H. Cass.)
ACHILLËES. {Bot.) M. de Jussieu, dans tes Mémoires s«r Ses composées, publiés dar.s les Annales du Miuéum d'Hîs- -feoire naturelle, donne le nom d'achjllées a l'un des quatre' groupes naturels dont se compose, selon lui, sa Camille de* corymbifères. II avoit précédemment nommé ce mCme groupe matricaîres, dans son Germ'aplanCaruin; mais il ne donne nulle part les caractères de ce groupe , non plus que la liste des genres qui le composent ; et quoiqu'il y ait sans doute quelque correspondance entre les achillées du malricaires de M. de Jussieu et nos anthémidées , il est probable que le groupe entrevu par le célèbre botaniste n'est pa« admissible. £n effets nous croyons avoir bien démontré qu'il est impossible de diviser naturellement les corymbifères en quatre sections seulement : aussi M. de Jussieu convient que ses achillées ne peuvent être établies avec précision , ni recevoir une démarcation certaine. (H. Cass.)
ACHIMARAN. (Bot.) Surla c6te de Coromandel, on nomme ainsi la limonia trifoliàla, arbrisseau de la famille des auranlîacées ou orangers, dont Loureiro fait ua genre particnlicr, •ous le nom de triphasia maintenant adopté. ( J- )
ACHIRA-MOUROU. (Bot.) Nom du cordia ealloeoeea , dans ^ Guiane , suivant Aublet, p. aso. { J. )
ACHIRITE. (Min.) M. Severgîne, minéralogiste russe, a âoncé ce nom au cuivre dioptase. (B.)
ACHLAD AS. (Bot.) Nom donné , dans l'ile de Crète , i des paires sauvages, suivant Selon. (J.).
ACHMÉE, Achmra. [Bot. ) Genre de la famille des asparaginia, AeVkexandrie monogjmieàe Lianœus, qui offre pour caractéreessentiel;une corolle (përiantbc simple. M.) à six divisions roulées en spirale avec les étamines etle style, avant leur développement; les trou divisions extérieures ovales, de moitié plus courtes que les intérieures; celles-ci lancéolées, réfléchies à leur sommet, accompagnées, chacune à leur base, âe deux
5b ACH
écailles ovales; chaque fleur entourée de trois bractées coriaces, campanulées, arrondies, obtuses, Tune d'elles mucrojiée; six étamines; un style; le stigmate trifidc; une capsnie à trois loges , a trois valves , poly spermes.
Ce genre ne renferme qu^une seule espèce , mentionnée par les auteurs de la Flore du Pérou, sous le nom d*achmea panieutaia^ FI. per. 3 , pag. yy , tab» 3-4. Ses tiges sont herbacées, garnies de feuilles simples, en forme de lame dVpée « armées d*aigutlloos : les fleurs d*un jaune verdàtre , disposées, à Textrémité des tiges, en une grappe allongée, paniculée. Elle croit sur les arbres, dans les andcs du Pérou. (Poin.)
ACHNATHERUM. {Bot.) Nouveau genre de plantes établi dans la famille des graminées, par M. Palisot de Beaiivoxs, AgrosL 19, tab. 6, fig. 7, auquel il rapporte ïagroslis calamagrostis , Linn. , les Agroslis miliacea, UnuifoUay sohalifera , coitspieua , bromoïdes , WiUd. , Pers. , et VArand» lanceolaia , Koel* Les caractères donnés par M. Palisot à ce nouveau genre, sont les suivans : axe florifère en panîcule composée , lâche ; glumes plus longues que les paillettes qui sont membraneuses; paillette inférieure aristée à son sommet, qui est presque échancré ; écailles lancéolées, entières, glabres; style court, divisé en deux parties, terminées chacune par un stigmate velu ; graine sillonnée* (L. D.)
ACHNERI A. ( Bot. ) Ce genre de graminées a été établi par M. dcBeauvois (Agrost., pag. 72), pour toutes les espèces de Veriachne de Rob.Brown , dépourvues d'arête. (Voyez Eriachne.) lise distingue du schismusj autre genre de M. de Beauvois, par les valves de sa corolle lanugineuses et velues. (Poir.)
ACHNODONTON. (Bo^) Nouveau genre de plantes établi dans la famille des graminées, par M. Palisot de Beauvoîs, Agrost, 24, tab. 7, fig. 5, et auquel il rapporte le Phalaris /«nuis , Host. Les caractères donnés par M. Palisot à ce nouveau genre, sont les suivans: axe florifère en panîcule simple, spi- I ciforme; glumes presque égales, naviculaires , un peu obtuses,
deux fois plus longues que les paillettes qui sont membraneuses; paillettp inférieure tronquée, multidentée , enveloppant la supérieure bidentée-échancrée ; ovaire simple ; style k deux divisions ; stigmates plumeux ; graine simple , libre, non sillonnée. (L* D.)
K.ainucDatRa , le covymout maximits ae sieuer, iimorun on graïad plongeon des men du Nord. (Ch. D.)
ACHOMANES.(Jïol.)Neckernoiiiiaeainïiiegenre<le fougère auquel M. Swarb conserve le nom de triehomants. Voyez ce »ot. (J.)
ACHONACHIA. (Bol.) Voyei Acanoï. ( J. )
ACHSELMOOS. (fiot.) Nom allemaDd du pterigynandrum, genre de mousse. (Leh.)
ACHTGABEL. {Bot.) Bridel donne ce nom allemand au genre octodiceras , qu'il a établi sur des nowMCs. (Lrm.)
ACHTZAHN. (Bot.) C'est le nom allemand d'un genre de mousses, l'octoblephanim. Voyez ce mot. (Lbm.)
ACHYMU5.(flo(.)VahI donne cenomàungenrenomm^ antérieurement slrebtus par l.oureîro, dans sa Flore de la Cochinchine, qui a quelque affinité avec le trophis comme lui dépourvu de corolle, et ayant des fleurs mâles et des l'emelles portées suf des pieds différens, mais contenant dans chafjrie fruit deux loges et deux graines au lieu, d'une seule. Ce caractère empêche de le placer avec le trophis dans les urticécs, et force de le laisser parmi ks genres apétales à fleurs diclinet et à ovaire supérieur non rapportés aux familles connues. Voyei StueUiI's. (J.)
ACHYBITES. { Min.) C'est, suivant Reuss {Voeaiulaire mirUralogique) , le Dora donné par Foriler au calcaire oolitbique (Roogenitein), (B.)
ACHYHONIE, Achyroma. (Bot.) Genre de la famille des légamineuies, de la diadetphie décandrie de Linnseus, voisin des borbiMiia, qui ne renferme qu'une seule espèce originaire de la Nouvelle-Hollande, aeh^ronia viilosa. "Wendl. Ohs. bot. et Horl. herren., pag. jG, tab. 13. Ses tiges sont ligneuses, bautei de deux pieds; les rameaux chargés de longs poils soyeux, étalés; les feuilles simples, pétiolées, glabres, lancéolées, entières, aiguës, munies à leur contour de longs poils soyeux: les âeurs axilUires, solitaires, pédonculées. Leur calice est velu , divisé en cinq dents inégales , l'inférieure plus longue et bifide; la corolle jaune, papilionacée; dix étamines diadelphes; un ovaire libre; un style; une gousse comprimée, ^uBc seule log.e, renfermant plusieurs semences. (Pou.)
ACIÂNTHE9 AcianOius. (Bot.) Ce genre appartient a U famiile des orchidées , et à la gynandriedigynit de Linnseus. Il s^ rapproche des epipaclis. Son caractère essentiel conaiste dans un périanthe simple, pétaloïde, composé de six pièces, trois extérieures aristées , deux intérieures plus petites ; Tinférieure en forme de lèvre, plus courte,' très-entière, sans appen* dices : deux callosités à sa base,- une colonne staminifère, à demi-cylindrique à sa partie inférieure, sans oreillette au sommet; Tanthère à deux loges; le pollen divisé en quatre paquets dans chaque loge.
Rob. Brown, auteur de ce genre, y rapporte trois espèces, toutes originaires de la Nouvelle-Hollande (Poia.)
ACICARPHA, {Bot.) {Boopidées , H. C. ; oinarocéphales , Juss. ; zyngénésie polygamie égale , Linn.) M. de Jussieu , qui est Fauteur de ce genre, le range parmi ses cinarocéphales anomales, et M. DecandoUe le rapproche du gundelia^ formant de 1 ces deux genres, sous le nom de gundéliacées, une division de Tordre des cinarocéphales : mais , dans un Mémoire lu à TAcadémie des Sciences , le 26 août 1816, nous avons établi une nouvelle famille de plantes , que nous nommons boopidées , et que nous plaçons entre la famille des synanthérées et celle des dipsacées; et c'est à notre nouvelle famille des boopidées qu'appartient certainement le genre acicarphay ainsi que les genres hoopis et caljrcera,
hes acicarphes ont les fleurs disposées en calathide flosculeuse, uniforme, multiflore , munie d'un périclinanthe simple, monophyUe, divisé en cinq parties. Le clinanthe porle des paillettes en nombre égal à celui des fleurs entre lesquelles elles sont interposées. Ces paillettes épaisses, acuminées, sont entregreffées, ainsi que la partie indivise du périclinanthe , de manière à former, par leur réunion, une seule masse ovoïde, dure , hérissée de pointes, offrant à sa surface des cavités , dans chacune desquelles est complètement et étroitement enchâssé l'ovaire d'une fleur. Cet ovaire est ovoïde, muni de cinq côtes , \ qui ne se prolongent point au-delà du sommet en appendices
\ formant un calice. La corolle située sur le sommet de l'ovaire,
les cinq étamines, le style et le stigmate sont conformés comme nous l'exposerons au mot Boopidées.
On coanolt deux espèces d'acicarphes, toutes les deux her*^
t Huire BU laexique.
Le nom de ce genre eat formé de deux mots grecs, qui «îgnifîent paillettes aiguS». (H. Cass.)
ACICULAIRES, ouAcicnLE3.(Fosj.)Onàdonné quelquefoi» ce nom k des polypiers fossiles , et d'autres îa'a aux pointes ou aux mamelons fossiles d'oursins. [D> F.)
ACIDE. ( Chim. ] A l'époque où l'article Acide, de ce Dîclionnaire, fat rédigé, on regardoit généralement comme acides les substances qui aroientune saveur aigre, et qui rougissoienC plusieurs couleurs bleues végétales. Dans le système de L.avoi«ier, l'idée d'acidité étoit tellement liée à celle d'oxigéne , que, d'une part, on étoit très-disposé à admettre l'existence de cet élément dans plusieurs corps, qui, jusque-lA^ Bvoî en t résisté à l'analyM, mab auxquels on avait reconnu une saveur aigre, et la faculté de rougir plusieurs couleurs bleues végétales; et que, de l'autre part, sur la seule considération de l'absence de l'oxigéne dans l'acide h y drosnlfu ri que, on rejetoitce composé du genre des acides, quoiqu'il en eût toutes les propriétés distinctives. En se conduisant ainsi , c'éloit convenir implicitement que les caractères acides nesuffisoient poïntpour assigner l'aeidité à un corps, lorsque celui-ci n'é toit pas oxigéné.
Aujourd'hui , que Ton sait que les combinaisons de l'hydrogène avec le chlore , l'iode, le soufre, le tellure , celles de phosphore avec excès de chlore, ne contiennent pas d'oxigéne, et que Ton trouve cependant k la plupart de ces composés des caractères acides aussi prononcés qu'à des substances oxigénées, on est forcé de s'écarter de l'opinion de Lavoisier ; mais, tout en ne l'admettant point, il n'en est pas moins vrai que l'oxigène forme des acides avec un asses grand nombre de substmces; et l'on doit remarquer en outre que le chlore et l'iode, qui sont dans le même cas, ont les plus grands rapports avec ce principe. Si l'un ou l'autre de ces trois corps entroit dons la composition de tous les acides, un pareil résultat, en modifiant ce que l'opinion de Lavoisier a de trop absolu relativement k la composiCon ozigénée des acides, 1. 5
«4 Aa
seroit loin de la détruire, et sembleroit mteie y donner de l'extension ; car, dès que l'analogie du chlore et de l'iode avec l'oxigène seroit admise, l'acidité que les deux premiers communiquent à plusieurs substances en seroit une suite naturelle; et dès-Ion, au lieu d*un seul principe acidifiant, on en compteroit trois. Mais il n'en est point ainsi : la propriété d'acidifier n'est point limitée aux corps que nous venons de nommer ; elle paroît encore appartenir , dans plusieurs ciz^ constances, au soufre, au tellure , etc. : d'un autre côté, la substance qui forme un acide avec un de ces corps, a ellemême de l'influence sur la nature du composé ( Vojez Cokts coMBU&JBNs ET coHBustifius ) , ct dc plus Ics mémcs élémens unis en même proportion forment, dans certains cas , des combinaisons différentes dont les unes sont acides et les autres ne le sont pas. Le ligneux et l'acide acétique en présentent un exemple frappant: tous les deux ont la même composition, et cependant le premier ne jouit d'aucune acidité. On est donc forcé à reconnoitre, avec M. Gay-Lussac, que l'arrangement des molécules dans un composé a la plus grande influence sur ses propriétés caractéristiques, et qu'ainsi l'acidité ne dépend pas uniquement de la nature des élémens dont se compose une substance acide. Dans cet état de choses, le mot acide ne peut évidemment exprimer que l'idée d'un corps doué de certaines propriétés qui constituent l'acidité.
Examinons maintenant les propriétés que l'on a reconnues aux acides , et commençons par celles qui sont les plus générales. On peut les réduire aux six suivantes : i\ la tendance à se porter vers les surfaces électrisées positivement ; a\ la faculté de faire disparottre,en tout ou en partie , les caractères des alcalis ; 3\ la faculté de rougir la cou- 'leur bleue du tournesol; 4^ la saveur aigre; 5% la faculté de jaunir ou rougir l'hématine ; 6"". celle de rougir la teinture de violette.
La tendance à se porter vers les surfaces électrisées positivement est trop générale pour caractériser l'acidité; car plusieurs corps simples, tels que l'oxigène, le chlore , l'ont dans un degré remarquable; et le soufre, le carbone et l'asote la manifestent dans quelques circonstances.
Si la faculté de neutraliser plus ou moins les alcidis se
ract&ùer euenlieUemeDt 1 acidité, cependant, parce qu un corps s'ttail à un alcali , ce c'est point une raison de le regarder comme un acîdej car le soufre, l'oxide jaune de plomb, l'oxide de une, se combinent avec une grande facilité à plusieurs bases alcalines; et si quelques physiciens ont regardé le soufre comme un acide, jamais personne n'a prétendu que les oxîdes de plomb et de sine fussent dans le même cas. Si donc l'acidité est inséparable de la propriété de s'unir auK alcalis, et si tous les corps qui s'y unissent ne sont pas acides^ il f&ut convenir d'un moyen de distinguer les corps qui le sont, de ceux qui ne le sont pas. Or, par le Aût, mais sans discussion préalable, les chimistes ont adopté, pnur moyen de faire cette distinction , la couleur bleue du tournesol : pour eux , toute tufrstoncc qui la rougit ett un acide. La meilleure preuve que l'on puisse alléguer de l'importancequ'on adonnée À cette propriété, c'est que des corps auxquels on àvoit cru la reccnnottre, et qui avoient été en conséquence regardés comme des acides, ont été séparés de ces derniers, lorsque des observations nouvelles ont eu prouvé qu'ils ne la poss^ dotent point. On doit concevoir maintenant la nécessité de déterminer d'une manière précise la valeur de ce caractère. Le tournesol est la combinaison d'une couleur rouge avec le sous-carbonate de potasse; la couleur bleue est le résultat de l'action réciproque de ces corps {Voyei l'ookNEsOL). Supposons que l'on mette la combinaison bleue en contact avec différentes substances qui toutes soient susceptibles de s'unir aux alcalis, et par conséquent è la potasse du tournesol, il pourra arriver deux choses: ou la substance ajoutée aura plus d'affinité pour cette base que n'en s la couleur rouge, ou elle en aura moins; dans le premier cas, le tournesol deviendra rouge; dans le second, il conservera sa couleur bleue : du moment où les chimistes s'accordent à considérer les corps qui rougissent le tournesol comme des acides , il est visible qu'ils conviennent qu'un aeide e*t un corpt qai a plut d'aginili pow la potatie *t U* atealit m général, qat n'en a la couleur du tournetol. La faculté de le rdugir est donc un caractère qui ne diffère point essentiellement de la propriété de s'unir aux ak^; seulement il évalue, jusqu'iuo certain point, U force S.
grec Uqaelle la c«rfs ÈtDiCeiÈt k caairjtftgr crttr im^tmî tm rrcooBorwnit> arec k» ckÎMÎrtrs , le t— i ■ cj^i ponr Ir réactif 4<s acide», il se îast po» perdre de vve q«e la li^jie ^11 étab:il eslre «ae ciase de corp» crt anificiHle dersier résolut, faciditécsttovîausla&csiiédes aax alcali», et cette lacidté a'éftaot pas Wiaée aax corps ^ jovpaKiit le to«raei6l, oa conçoit qaTil aaroit p« exiOcr piiacipe colorant toat difiiéreat de ce deraicr, do«é cTi affinité plus foîble oa plas forte qae la flcaae, ^ai aarait pa loi être préféré, et qa*al4»s, de» wàÈmUai€t% aaxqacUi vefusoBf le caiaetéfe acide, ranroient ca^ oa îles aaxqaellef noaa FattribaoB», em aaroteat étédcpoarraci
La sarenr aigre est la preaûêie propriélé qae Toa ait eoDDoe daa» certain» acides, et qai ait servi à les distiagaer de» antres corp», à une époqae ou Ton ne pensoit pas à et»dier Faction chimique de la matière; nuis depni» que cette action a été soaaiise a an examen raisonné , on a généralement pensé qn^îl pouvoit exister de» acides insipides : c*cst ce qaî a fsit admettre ceux qni portent le nom de sUaniqae, de co* lombiqne, de margariqae, etc.
La propriété de jaunir Thématine , celle de rongîr la couleur de violette, sont dans le même cas que la savear aigre z. elles n'appartiennent point à tous les acides ; il en est plusiears, comme le margarique, Foléique, Furique, qni n'agisseat point sur Thématine, et il en existe un plas grand nombre qui ne font éprouver aucun changement à la couleur bleue de violette : tel» sont, outre les précéden», l'acide borique, l'acide hydrocyanique. Nous remarquerons ici que Ton ne doit point confondre Faction en vertu de laquelle iliémaline et la teinture de violette changent de couleur par le con« tact de plusieurs acides, avec Faction en vertu de laquelle le tournesol passe au rouge. La première est le résultat de la combinaison de Feau, de Facide, avec IHiématine et la tein* ture de yiolette ; au lien que la seconde n'est ipie Fisolement d'une couleur rouge qui étoit unie à un alcali, et qui en est séparée par un corps qui attire plus fortement cette base qu'elle ne le faisoit. Mais si les trois propriétés dont nous venons de parler ne sont point esBcntielles àFacidité, cependant on ne doit pas les rejeter; cav, ne se retrouvant que daaa
des corps dëcîdénent acides , elles sont propres à fiûre jngev de la véritable nature des substances qui les possèdent. (Voyez, au Supplément, les mots Acidité, Alcalinité). (Cu.)
ACIDE ACÉTIQUE. ( Chim. ) Depuis que MM. Fourcroy et Vauquelin ont fait connof tre l'identité de l'acide pyroligneux aviec l'acide acétique (Voyez, dans le Dictionnaire, le mot AciDB Pyrougneux), on a cherché à recueillir en grand les produits liquides qui se forment lorsqu^on charbonne le bois. Pour cela, on a imaginé de chauffer ce dernier dans de grands cylindres de tôle , ou dans des fours en Ijirique. Les produits gazeux circulent dans de larges tuyaux de cuivre refroidis dans une partie de leur longueur par de Teau , et tellement disposés , que ceux de ces produits qui se condensent en liquide sont séparés de ceux qui conservent Fétat aériforme , et que ces derniers, qui contiennent beaucoup de gaz inflammable, peuvent être dirigés à volonté dans le foyer de l'appareil distillatoire. Par cette disposition , on économise le combustible, qu'il est toujours nécessaire d'employer pour ch arbonner le bois.
Le produit liquide est formé de trois substances principales, d'acide acétique, d'eau, et d'une matière huileuse épaisse comme une sorte de goudron. Il est rassemblé dans un réservoir de bois, où il dépose une grande partie de soa huile ; on décante le liquide surnageant , on le sature avec de la craie; il se produit de l'acétate de chaux soluble, et la matière huileuse qui étoit unie à J'acide s'en sépare en grande partie, et vient à la surface du liquide « d'où on l'enlève au moyen d'une écumoire. On décompose Tacétate de chaux avec le sulfate de soude ; il se précipite du sulfate àe chaux , et il reste de l'acétate de sdude en dissolution p qu'on fait cristalliser. Les cristaux que l'on obtient sont colorés en jaune par un peu d'huile. Pour les en débarrasser ^ on les torréfie légèrement, on les redissout dans l'eau, ^puis on procède à une seconde cristallisation, afin d'obtenir un acétate à l'état de pureté.
L'acétate de soude purifié sert à la préparation d'un acide concentré ou étendu. Dans le premier cas, on le fait sécher , puis on l'introduit dans, une cornue de verre ou une tourille ée grès ; on verse par-dessus de l'acide sulfurique concentré»