COQUEBERT DE MOMBRET. (CM
M. TURPINf natnieliilB, est cbaigé de Vetécntion de* démina et de la direction de la gcavure.
MM. DE HUMBOLDT et RAMOND donnèrent quelques article* *«r le* objeU nouTeanx qn*il* ont observés dans leurs voyage* , on snr le* snjels dont ils se sont pins particulièrement oecopte.
, M. F. CUVIER est cbargé de la Dtreetioa générale de ronvmge, et il coopéeem au articles générons de loologie et à Pbistoire de* mammifères. (F. C)
I, Us amienrt %mi n'en* ffoiat invaillé au satP'*'*'*** * **■* éèticaét fat on atiéris^m.
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^':i'. ^PROSPECTUS.
Xj'histoirb NÀTtiaELLB est parvenue de nos jours à un degré de gloire dont S étoit difficHe de se former une idée. Elle a été l'objet du goût dominant Les hommes puissans ont cherdié à se distraire, par son étude, des ennuis insépai*ables de la grandeur ; les malheureux , à oublier par elle les injustices de la fortune ; le beau sexe même , et les honmies assez heureux pour jouir d'un sort indépendant, assez sages pour ne point sacrifier leur liberté aux appâts dç l'ambition ou de la vaine gloire, en ont fait le charme de leurs loisirs. Enfin , et c'est sans doute son plus beau triomphe , ces génies supérieurs pour lesquels la méditation est un besoin, lassés de l'inutilité des spéculations abstraites, sont /* redescendus des hauteurs d'une philosophie trop générale, \ pour chercher les véritables lois de la nature dans la contemplation de ses ouvrages, et ont préféré l'étude du monde réel à la création d'un monde imaginaire; c'est, en un mot^ dans l'histoire naturdle qu'ils ont puisé les preuves de leur doctrine ou les sujets de leurs expériences.
Tel devoit être le résultat de l'heureuse révolution que Bacon avoit commencée dans les sciences. Toutes nos connoissances, disoit-il à ses contemporains, ne sont que les faits généralisés. Ce n'est donc ^'en remontant k k source de ces connoissances, c'est-à-dire, à l'étude des faits particuliers, que vous vous débarrasserez des erreurs qui vous aveuglent, et des préjugés qui vous tourmentent. Cependant l'histoire naturelle ne seroit peut-être pas arrivée sit^t à ik brillante destinée que ces sages préceptes lui préparoient, si deux des plus grands hommes qui aient illustré le dernier
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siècle n'avoient coocoora , malgré Popposidon de leurs Tues et de leur caractère , ou plutôt à cause de cette opposition même, à lui domier des accroissemens aussi subits (ju^étendus.
liunaeus et Buffon semblent en effet avoir possédé, chacun dans son genre , des qualités telles qu^il étoit impossible que le même homme les réunit, et dont l'ensemble étoit [B > cependant nécessaire pour donner à l'étude de la nature une ^^ impulsion aussi rapide.
Tous deux passionnés pour leur science et pour la gloire; tous deux infatigables dans le travail ; tous deux d'une sensibilité vive, d'une imagination forte, d'un esprit transcen- ^ dant, ils arrivèrent tous deux dans la carrière armés des 1 ressources d'une érudition profonde : mais chacun s'y traça une route différente, suivant la direction particulière de son génie. Linnsu^ saisissoit avec finesse les traits distinctifs des '^'i' -' êtres : Bi^on en embrassoit d'un coup d'oeil les rapports les plus éloignés. linnaeus, exact et précis, se créoit une j langue à part pour rendre ses idées dans toute leur rigueur :
' ^^ Buffon , abondant et fécond , usoit de toutes les ressources de
la sienne pour développer l'étendue de ses conceptions. Pei^ ^ sonne mieux que linnœus ne fit jamais sentir les beautés de
détail dont le Créateur enrichit avec profusion tout ce qu'il a fait naître : personne mieux que Buffon ne peignit jamais la majesté de la création et la grandeur imposante des lois auxquelles elle est assujettie. Le premier, effrayé du ^ chaos où l'incurie de ses prédécesseurs avoit laissé l'Histoire
de la nature, sut, par des méthodes simples et par des défi'' ^ nitions courte$ çt claires, mettre de l'ordre dans cet immense
yN.*>^^ labyrinthie , et rendre facile la connoissance des êtres partim culiers : le second, rebuté de la sécheresse d'écrivains qui,
^ pour la plupart, s'étoi^ contentés d'être exacts , sut nous
intéresser à. ces êtres particuliers par les prestiges de son langage harmonieux et poétique* Quelquefois, fatigué de rétu4e pénible de Linnaeus, on vient se reposer avec Buffon ; Wik toujours , lorsqu'on a été délicieusement ému par ses