AB O
ABLETTE de mer. Ce poisson appartient an genre et la perche; c'est le perea albttrnus de Linn^ns. Catesby, dans son ouvrage sur Thistoire natureUe de la Caroline, en a donné une assez bonne figure (pi. i a , fig. s , ) sous le nom d'ablette d'Aniénque. (F. M. D.)
ABOE ou Aboe Betjva. On appelle ainsi dans les Indes orientales, selon Valentyn, une espèce de cbétodon ou bandoulière, que Bloch a nommée Fanneau. Lacépède a placé ce poisson parmi les bolacanthes. Vojrei Holacaktbb. (F.M.D.)
ABOMA. Le capitaine Stedroan a figuré sons ce. nom , dans son royage à Surinam, planche XIV , un serpent monstrueux, qu*il faut sans doute rapporter au boa géant, hoa gigas de Latreillb. 11 paroft également vraisemblable que les peuples de la Guîane donnent le nom d*ahoma à tous les grands serpens. Voyes Boa. (C)
ABOMASUS ou Caillette. {Anaiom. ) Cest' le quatrième estomac des animaux ruminans , ou plutôt leur seul véri- .table estomac. Voyez Caillette, Estomac, Rumiuaiit et ^ Rumination. (C)
ABORRE. On appelle ainsi la perche commune en ^uède et en Norvège, selon Pontoppiddan. Voyez Pesche. /'(F.M.D.) iT. ABOU HANNÈS, dénomination actuelle d'un oiseau ' "^ d'Egypte , dont l'ancien nom est perdu , et qui n'est qu'un sobriquet équivalent dans notre langue à père Jean; peutêtre parce qu'il arrive ordinairement vers la S. Jean , époque où commence la saison des pluies , et a laquelle les oiseaux aquatiques , en même temps oiseaux de passage, se rendent en Ethiopie. Bruce, qui a donné, pi. 3S de l'atlas de son Voyage aux sources du Nil, une figure de cet oiseau, ,A^' ■ dont la gravure représente le bec trop long, a jugé , d'après la comparaison par lui faite avec les restes embaumés de Yibis^ que c'étoit la même espèce; et cette identité a depuis été reconnue par le professeur Cuvier , qui l'appelle numenius ibity et lui donne comme synonymes le tantalus athiopieus de Latbam, et le tantalus pavoninus de Vahl. (Ch. D. )
ABOU KER DAN. Montconys désigne sous ce nom la spatule proprement dite, pUUalea leucorodiaj L. (Ch. D.)
ABOÙLAZA> arbre de Madagascar, employé dans la médecine de ce pays pour les maladies du cœur, au rapport de Fia court. (J.)
ABOUMRAS. Sonuinî a décrit sous ce nom, dans le 60.* vol. de son édition de BufFon, Toiseau guHasselquist , par lui cité , a nommé abunures. Voyez ce mot. ( Ch. D. )
AfiOYEUR. On donne ce nom à la barge aboyeuse , Sco* lopax totanuSf L. ( Ch. D. )
ABR ACA-PALO , nom que les habitans des Antilles espagnoles donnent , au rapport de Jacquin , à Tangrec noueux epidendrum nodosum ,. L. , dont les tiges grimpantes entourent les branches des arbres. ( J. )
ABRASIF, nom sous lequel est connu au Japon le drya^ «
nera cordata^ Thunb. Jap. 367, t. 37. Petit arbre de la )
famille des euphorbiacées , dont les rameaux sont couverts \
de points tuberculeux. Leurs extrémités sont garnies d^une T
touffe de feuilles grandes, alternes, conformées en cœur ou ^#^
quelquefois terminées par trois lobes aigus, et portées sur de xê£À
longs pétioles glanduleux à leur sommet. Les fleurs , dispp-* .;*^
sées au milieu des feuilles en panicule lâche et terminale/ -^
sont dioïques et ont le calice coloré à cinq feuilles, entouré. * 1
de deux ou trois écailles. Les étamines des fleurs mâles on^ )es filets réunis en un seul faisceau centra], qui supporte^ neuf anthères disposées sur deux rangs. L*ovaire des femel- i* les, dégagé du calice, est surmonté de trois à cinq styles ^^ .^ fourchus ; il devient une capsule ligneuse, assec grande, marquée de trois à cinq sillons, et divisée intérieurement en autant de loges monospermes. Les graines ou amandes, appelées mouzou par les Chinois, donnent par expression^ une huile qu^ils nomment mouytou^ et qui est employée pour les lampes. On la connoft eneore , dans les coloniea de llnde, sous le nom dliuile de bois|.rarbrc qui la fournit ^ \^ porte celui d'arbre d'huile. (J. )
ABRAUPE ou Abaofa. On jappelle ainsi la lotte en Aile* magne. Voyez Gade. (F. M. D.)
ABRE, Ahrtis^ linn. Juss. C'est un genre de la famille des légumineuses , dont on ne connoit encore qu'une 'espèce.
Aaas à chapelet 9 Ahru$ pTtctUoriùi ^ Linn. ^ Hort. Malais*
ABR
0 , p. 71 , fab. 59 9 est un sous-arbrisseau dont la tige est grimpante, comprimée, garnie de feuilles pennées avec impaire. Il porte deï fleurs rouges, sans odeur, ^t disposées en épis axillaires. Chacune d'elles a un calice d'une seule pièce, légèrement marqfué de quatre lobes sur bcb bords, neuf étamines réunies à leur base, et libres dans leur partie supérieure. Le fruit est une gousse courte , un peu comprimée, mucronée à son sommet, et renfermant un petit nombre de semences. Il se trouve placé dans la section des légumineuses qui ont la tiorolle papillonacée , irrégulière, diadelphe, et les feuilles pinnées avec impaire; mais par la forme de ses fruits, il est entièrement distinct de tous les genres compris dans cette section. Ce sont des graines presque sptiériques, luisantes , ordinairement de couleur écarlate, ayant une tache orbiculaire, d'un' beau nair, près \de l'ombilic. On les apporte des fies sous le Vent, de l'Afrique et de l'Inde. Pendant long -temps elles ont été l'objet d'un commerce assez étendu ; on en formoit des colliers , dts bracelets , et il étoit à la mode d'en orner les chaînes de montre. Les habitans de la côte de Malabar em- ^loifnt les feuilles de cet arbrisseau contre les maladies de jl^a gorge. Ils les pilent avec du sucre, et ils en tirent une
/^décoction propre à calmer la toux. Ils se servent aussi de * ^ses graines, soit en guise de pois, soit comme ingrédient
\ dans les cémentations dont on fait usage pour consolider les ouvrages d'or que l'on fabrique dans ce pays. En Amérique, on lui a donné le nom de liane à réglisse ou réglisse des tles , parce qu'elle est employée aux mêmes usages que la racine de réglisse en France. Le nom d^ahrus vient d'un mot grec qui signifie tendre , mou , parce qu,e ses feuilles sont très-minces. Voyez Pois de bedeau. (i.S. H.)
ABREUVOIR. On appelle ainsi les endroits où les oiseaux ront se baigner ou se désaltérer : quand ils sont écartés et peu fréquentés par les bestiaux , on y fait une chasse particulière, où les petits oiseaux se prennent k la glu ou au filet. L'endroit doit être a l'ombre , quoique découvert ; l'accès du lieu où le piège est tendu, doit être facile, et les autres avenues embarrassées par des branches , de l'herbe » de la terre, etc.
ABR
La meilleure situation d'un «breuyoir est & la prozinitë' des vignes ou dc^s champs , à un enfoncement de cent pas dans le bois , ou dans le. voisinage d'un taillis.
Cette chasse commence à la fin de Juillet , temps oii les petit» oiseaux ont fait leurs dernières nichées et viennent en bandes boire aux mêmes lieux. Les grandes sécheresses. sont les saisons 4es plus convenables ; et les instans les plus propres sont de dix k onze heures du matin 9 de deux à troia après midi 9 et une heure et demie avant le coucher dn soleil : ce devnier moment est le plus favorable , surtout lorsqu'on emploie les gluaux , qui se desséche* roient s'ib étoient tendus pendant la chaleur du jour^ à moins qu'on n'eût soin de les renouveler. ( Ch. D. )
ABRiCOT SAUVAGE, nom que quelques habitans de Cayenne donnent au couroupite. ( J.)
ABRICOTIER, Armeniacaf Jusa. iAm^,. Pruuusy Linn« Ce genre comprend des arbres de moyenne grandeur qui font partie de la famille des rosacées par l'oiganisation de leurs fleurs. Linnœus avoit réuni les abricotiers et les pru« niers sous le même nom générique : dans les fleurs, il n'y a rien qui. puisse former entr'eux un caractère distinctîf ; mais leur fruit offre des différences bien sensibles et cons-* tantes. L'abricot CBt charnu , arrondi , couvert d'un duvet ■ plus ou moii^s abondant ; il est marqué dans sa longueur a K par une espèce de gouttière. Il renferme un noyau lisse ,. ^ r» ^jjf^'» arrondi, marqué latéralement de deux sutures, dont l'une ' ^ est aiguë et l'autre obtuse , et contenant une ou deux amandes. Les fleurs ont, comme celles des pruniers, un calice en cloche , à cinq lobes , et caduc. La corolle est k cinq pétales , et renferme vingt à trente étamines. L'ovaire est sjphérique ; iX est placé au centre de la fleur, et surmonté d'un style aussi long que les étamines. Les fleurs des abri<« cotiers paroissent au eommencement de la belle saison , et avant le développement des. fçtyllef; les firuits mûrissent rers Ifi. milieu de l'été. On ne. eonnoit^ que- deux espèces d'abricotiers ; mais le nombre des variétés obtenues par 1^ culture est assez considérable.
L'Abkicotibr commun , Armeniaea vulgaris y, L^m. ; Prunus ^rmetèiacaf Liun. Duham, arb. fruit, vol. 1., pag. 148 x
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pi. a , originaire d*uii royaume de TOrient j dont il porte le nom , eit répandu dans toute r£urope. Il s'élève peu, mais il étend beaucoup Bt$ branches. Il a dts fleurs attachées immédiatement sur les rameaux. Ses feuilles sont en cœur, dentées sur leurs bords « un peu en pointe i leur aommet. Lorsqu'on le cultive en plein vent, il donne des fruits moins gros que quand il est élevé en espalier, mais ils ont un goût bien plus agréable. On obtient des abricotiers en semant les noyaux du fruit ; mais pour multiplier les bonnes espèces, on les greffe sur des abricotiers de noyaux ou sur des pruniers de damas noir ou de cerisette. En général, ils préfèrent une terre légère et sablonneuse, à un terrain gras et humide. On ététes tous les six ou sept ans, ceux qui sont en espalier, pour les xenouveler. Leurs fleurs étant très-hâtives, il est à propos, dans notre climat, de les garantir des premières gelées. Cest, de préférence , au mois d'Octobre qu'on plante les abricotiers en espalier. Il faut les placer à huit ou dix pieds du mur. Comme ces arbres durent lung-temps, et ^qu'en vieillissant ils donnent davantage et perfectionnent ^ leurs fruits , on né doit rien négliger pour en favoriser les progrès. On mange les abricots crus ; mais il est dangereux d'en ^manger une trop grande quantité -y ils donnent lieu i des jbnaladies fiévreuses. On les sert sur nos tables en compote , ^confits, en marmelade, en pâtes, à l'eau - de - vie , etc. 'i^V^'amande contenue dans le noyau est employée à faire d'ex- ■^ cellent ratafia. Suivant Mathiole , l'huile tirée des noyaux d'abricots est fort bonne dans Finflammation des hémorroïdes et pour calmer les bruissemens d'oreilles. 11 découle da tronc de cet arbre une gomtte qui, suivant Duhamel, pour^^ roft être employée comme adoucissante et incrassante, au lieu de la gomme arabique. Les bornes de cet ouvrage ne . nous permettant pas de parler de toutes les variétés, voici l^<^ ^-^ celles qui nous ont paru les plus intéressantes.
L'Abricotif.r hâtif musqué. Son fruit est petit, arrondi , d'un beau jaune du côté de l'ombre , et rouge du c6té du soleil. Son eau est «sses abondante; quelques personnes croient y trouver un goût musqué.
L'ABRicoTi£a*pâcHB a le fruit de la même grosseur que le précédent; mais le duvet qui le recouvre est fin et plus
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fusible que mr les autres abricots. Le c6té de l'ombre est d'un blanc de cire ; la chair est fine et délicate ; son eau est abondante, douce , peu relevée, imitant un peu le goût d'une pèche de médiocre bonté. Il renferme un noyau percé k ses extrémités de deux petits trous, par lesquels on pour* Toit faire passer une aiguille. On le cultive plutôt pour l'abondance et la précocité que pour la bonté de son fruit.
L'Ab mcoTi ER angoumois a le fruit d'un rouge foncé ,tacheté de pourpre du côté du soleil, et d'un jaune rougeàtre du côté de l'ombre. Sa chair est fondante et d'un jaune presque rouge. Son eau est abondante, -vineuse , d'un goût très-relevé et agréable, quelquefois un peu acide. L'amande est ^auce et agréable à manger; elle a le goût d'une aveline nouvelle. ' L'Abricotier de Provence a le fruit petit, aplati. L'un des rebords formés par la rainure longitudinale , est plus avancé que l'autre. Sa chair est d'un jaune très-foncé. L'eau qu'elle contient est peu abondante ; >mais elle a un goût fin, vineux et relevé. Son noyau est raboteux et de couleur brune. • .
L'Abricotier de Portugal a souvent une corolle k six ; pétales. Le fruit est petit, de forme ronde; il est couvert^ ' d'une peau cassante, quelquefois amère 9 d'un jaune clair «7 Son eau est abondante, d'un goût relevé ; ce qui le failé(, regarder comme un des meilleurs. ^^
L'Abricotier violet a le fruit de couleur rouge , t!ran(roA sur le violet du côté du soleil. Son eau est peu abondante et peu relevée ; on le cultive plutôt par curiosité que pour la bonté de son fruit.
L'Abricotier alberge a les racines d'une couleur rouge et semblables à des branches de corail. Son fruit est petit, um peu aplati sur les côtés. Sa chair est d'un jaune rougeàtre ; il a un goût vineux , peu relevé , et mêlé d'une légère amertume qui ne déplaft pas. Son amande est amère.
L'Abricotier de Nancy a le fruit plus gros que les autres ; sa forme est aplatie, rarement décidée et régulière. La peau du côté de J'ombre est d'un jaune fauve , * souvent mêlé d'un peu de vert, lorsque l'arbre est planté en espalier. Le côté du soleil est fauve et prend un peu de rouge. L'eau en est abondante, d'un, goût relevé, très-agréable et
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particulier à cet abricot. Par sa groasear et rescellenl ga&t de sa chair, il occupe la première place.
UABRitOTiEA de Sibérie , Armeniaeasibiriea^ Lam., est un
. petit arbrisseau peu intéressant. Il diffère de Tautre par sea
feuilles ovales , pointues , de la grandeur et de la consistance
de celles du bouleau. I<e fn>it en est acerbe 9 la chair fibreuse et presque sèche. { J. S. H. )
L'Abricotiek de Saint Domingue. Cest sous ce nom qu*est connu dans toutes les Antilles lemameî; nnunmëaamerieanaf Linn. Vayes Mamei o'Amérk^ue. (IK P.)
ABRONtE, Abroma^JsLcq. Juss. Amhroma^ Linn. fil. suppl. The0kromaj Linn. , genre de plantes de ki famille des malvacées, qui comprend des arbrisseaux exotiques, remar* quables par la beauté de leur port, et dont on ne connott que trois espèces, les abromes se rapprochent du caciMiy iheohroma^ par la fbrme de leurs fieurs; mai» ib s*en éloignent par la structure de leurs fruits, qui ont quelques .rapports avec ceux des ketmies , hibiscus.
Chaque fleur a un calice i cinq divisions : cinq pétales
ovales, onguiculés, à onglets dilatés à la base, concaves et
en voûte: dix étamines, dont les filets sont réunis en ui|
N.«]godet à dix découpures k son sommet; ci|iq d'entre elles
iHrifides et portant trois anthères; les cinq autres alternes,
i^atériles et recourbées en dehors ; cinq styles ; une capsule
.«4W^blongue, tronquée, relevée de cinq ailes saillantes, à cinq
^ loges, et palysperme.
Ce genre est un démembrement du genre Theo^rama. Le nom de Iheohroma, qui signifie nourriture des dUuXy ne con<« renoit pas mieux que le caractère générique , à des plantes dont les fruits sont secs et sans saveur. On a donné à ee nouveau genre le nom d'o^roma, mot formé de la particule privative a, et d'un mot grec qui signifie nour^ riturt; comme si Ton disait , planU qui ne peut servir à la nourriture,
UAbrome anguleux, Ambroma anguiataj Lam. ^^roiaa fastuosunty Jacq. Hort. t. 4e. Ambroma augus ta ^ Linn. F. S., est un arbrisseau originaire des Indes orientales, q»i s^élève à six ou sept pieds de hauteur. Ses feuilles, portées sur da longs pétioles, sont grandes, en cœur à leur base, anguleu**
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ses et tentées ; leur surface inférieure est légèrement pubei^ cente. Les fleurs terminent les tiges et spnt d'un pourpre brun. Il est cultivé dans le jardin du Muséum d'histoire naturelle. (D. P.)
ABRONIE, Ahrorila Juss. Lanl. ill. i ^ p* 4^9 9 t. loSf TrioratuSj Herit monogr. fig. : plante de la Californie , dont les graines- ont été envoyées en France , en 1788, par Coli* gnon, jardinier- botaniste, qui accompagnoit la Pérouse dans* son vpyage autour du monde, et qui a probablement partagé le sort malheureux de ce célèbre navigateur. Les tiges de ce;tte plante herbacée et rameuse se. répandent sur terre 'et portent des feuilles opposées et simples. Ses pedun^r cules solitaires et axillaires sont terminés par douze ou quinze fleurs rassemblées en tête dans une petite enveloppé polyphylle. Chacune n'a point de corolle, mais seulement un calice tiibulé, resserré dans son milieu, k limbe rose, divisé en cinq lobes échancrés en cœur. Cinq étamines^ attachiées sous Povairé, ont leurs filets réunis seulement par le bas et légèrement adhérens au calice dans son point de resserrement. Uovaire , surmonté d*un style et d'un stigmate, devient une graine recouverte par la base subsis* tante du calice. L'abronie ressemble k la primevère par seê^ têtes de fleurs , et à certaines valérianes par son port ; mais, ses principaux caractères la placent dans la famille dedf nyctaginées , entre la nyctage ou belle de nuit, distincteM||^* par son limbe moins découpé et son enveloppe uniflore, et Taliionie, remarquable par une enveloppe triflore, un dbur ble calice, et des lobes non échancrés. ( J.)
ABRONOMA , nom donné au pigeon par les Nègres de la Côte d'or. (Ch. D.)
ABROTONE, ABROTONON, ABRONON. Voyez Auron» ou Armoise. On donne aussi à la âantoline le nomd'abrotone femelle. (J. ) ^
ABROYCAYN, nom sous lequel rhiroudelle de rivage y. hîrumio riparia^ est désignée dans Gesner. (Ch. D.)
ABSINTHE. Le genre de Tarmoise faisant partie des plantes corymbifères , réunit ceux de Taurone et de Tabsinthe, qui ont, suivant Lînnaeus, les mêmes caractères ; et fon retrouvera à Tartlcle Au ronb tout ce qui a rapport à ces
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denx anciens genres, que Tcurnefort dtstîngaoit par le calice Verdâfre de Fun , et par le réceptacle velu de Tautre. (J.)
Absinthe bâtarde^ nom sous lequel le parthenium ky*^ Urophonu 9 L. , est connu k Saint-Domingue. ( J. )
Absinthe de montagne. La plante ainsi nommée à Saint- Domingue, paroft être une espèce d'ambroisie , suivant le médecin Desportes, qui Findique comme un b'»n résolutif dans les tumeurs , les fluxions et les rhumatismes. Cest peut-être la même que la précédente, parthenium hysUrophorusj L., (J. ).
ADSORBANS (vaisseaux). Voyez Lymphatiques; royet aussi Absorption. (C.)
ABSORBANS. {Chim.yOn nomme ainsi loutes les substances naturelles qui absorbent et détruisent Tacide de Testomac. Autrefois toutes les matières calcaires et les os des animaux étoient employés pour remplir ce but: aujourd'hui la magnésie calcinée est le seul absorbant employé. Voy. le mot Magnésie.
Quelquefois on emploie la même expression d^absorbant pour désigner les poudres destinées à alisorber l'humidité, i dessécher d*autres substances. Cest ainsi que le pldtre calciné , la chaux vive , les sciures de buis , les poudres végétales sèches, sont usitées pour dessécher les peaux des mammifères et des oiseaux, lorsqu'on les prépare pour les '^conserver dans les coUectioiis. Ceht dans le même sens qu'on I dés igné et qu'on emploie comme absorbantes , les poudres
vjoesigne ce qu on empiuie comme aosornanies , les pouares j^n'^égéUicB qui entrent dans la composition des bols et des ^ pilules. ( F. )
pilules. (F.)
ABSORPTION. (Chim.) Cest le phénomène général par lequel un liquide, et surtout un fluide élastique, est absorbé, et passe, le premier à Fétat solide, le second à Tétat liquide ou solide. Ainsi une terre qui boit Teau , un sel qui s'en imbibe et qui la fait disparoftre , et plus particulièrement encore un liquide qui attire et condense un fluide élastique, comme Teau et les liqueurs alcalines le font à Fégard du gaz acide carbonique, présentent le phénomène de Fabsorption.
Ce phénomène a lieu très - fréquemment dans la nature entre les couches terreuses et Feau qui les pénètre , les couches d'eau. et l'air qu'elles absorbent, une foule de matières combustibles très-divisées qui absorbent l'oxigène atmosphérique 9 les alcalis et les oxides métalliques qui absorbent
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i'acide carbonique répandu dans Tair : il faut donc le bien connoitre en histnire naturelle. Il o'ett pas moins important de le bien observer en cbîmie, dans les opérations de laquelle il se montre et s'exerce sans cesse.
Vo^ei les motsAiK, Acide caibonivde, Alcalis, EaUt Métaux, Oi[ide« métalliques, OxickNE, Teskes, (F.)
ABSORPTION. {Aaat.) Ccst une fonctiondes corps organbés, par laquelle ils font entrer dans la masse de leuf fluide nourricier, des molécules qui n'y étoient point, soit' qu'elles lui aient toujours été étrangères, aoit qu'elles ne fassent qu'y rentrer après en être sorties.
Cette dernière espèce d'absorption se nomme, en particulier, résorption. Elle « lieu par rapport à tous les liquides et à tuus les solides qui composent le corps , et dont les particules rentrent toutes successivement dans le fnrivfct ' de la circulation, et sont remplacées par d'autres. ( RÉsOKrTiOH.)
L'absorption proprement dite ne concerne que li stances étrangères au corps; elle se fait k la surfao Tieure ou dans Fintérieur de ses cavités.
Les plantes qui n'ont point d'intestins, ne peuve aorber de substances étrangères que par leur surfa< surtout par leurs feuilles et leurs racines, qui sont ganes dans lesquels cette surface est le plus multiplia
Les anintaux Ont de plus la concavité de leurs in qui leur tient lieu de racinei et le plus grand nombre . ___ . tre eux absorbe encore plus ou moins par l'organe pulmonaire.
L'absorption est nécessaire pour entretenir le iluide nourw ricier , qui perd continuellement de sa quantité, et s'altère dans sa composition, en déposant sans cesse de nouvelles molécules entre celles du corps dans lequel il existe ^ soit pour accroître le corps, soit pour l'entretenir; en un mot, l'absorption est la source de la nutrition. (Voyei ce mot.)
L'absorption se fait dans les plantes, par les pores de <oute la surface, qui conduisent directement la substance absorbée dans le tissu cellulaire, qui compose selon nous tout le corps du végétal.
Plusieurs aniiuaux sont dans le même cas , et leur absorp< fiop est tout aussi simple; le tissu pareacbjrmateux , gela-
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iSneux ou eeUàtàirej qui compose leur corps, reçoit iiniiiëdiatement la substance étrangère, et se Tassîmile sans autre appareil. Tels sont les polypes , dans lesquels on ne peut distinguer aucun vaisseau , et qui , lorsqu'on les retourne et qu'on met leur surface extérieure en dedans , digèrent par cette surface, tout comme ils faisoient auparavant par celle de leur estomac, que cette opération a rendue extérieure. On peut comj^rer ce retournement du polype, à celui d'un arbre que Ton planteroit, les branches en terre, et les racines en l'air : il arrive souvent alors que les racines poussent des feuilles , et les branches du chevelu.
Mais dans les animaux d'un ordre supérieur , l'absorption •e fait d*une manière plus compliquée : des vaisseaux trèsdéliés, répandus dans tout le corps, et aboutissant à la pçau , aux intestins et dans toutes les cavités , y pompent les substances qui touchent leurs surfaces , et les conduisent par un canal commun dans une deê veines de la poitrine ; le liquide qui remplit ces. vaisseaux et qui est le résultat de toutes leurs absorptions, se nomme lymphe, et la partie qui vient des intestins pendant la digestion , se nomme chyle. Les vaisseaux eux-mêmes s'appellent vaisseaux Ijrmphatiques ou absorbans , et ceux d'entre eux qui viennent des intestins , se nomment en particulier vaisseaux lactés ou chy- ^jlifères. La raison de ces différences dans les dénominations, «Jest que, dans les quadrupèdes carnassiers et dans tous les 4 quadrupèdes qui tètent, le chyle est d'un blanc de lait opaque ; ce qui a fait découvrir ces vaisseaux beaucoup plus tôt que les autres lymphatiques , avec lesquels' ils ne font cependant qu'un seul système, mais que leur transparence empéchoit d'apercevoir.
Le canal commun des vaisseaux absorbans se nomme canal thorachique ; il est double dans les oiseaux et les poissons , et à peu près égal de chaque côté. Dans les mammifères, celui du côté droit eat plus court et plus petit que celui du côté gauche.
La marche de la lymphe dans ces vaisseaux n'est point une circulation , puisqu'elle ne se fait que dans un seul sens. Elle est favorisée par la structure de ces vaisseaux , qui ont intérieurement de nombreuses valvules , toutes dirigées vers
•le canal thorackique. Ces valvules ne souffrent point que le fluide , une fois entré dans les vaisseaux , puisse jamais retourner en arrière ; elles sont des replis de la membrane interne des vaisseaux , qui en ont de plus une externe. Toutes les deux sont très-élastiques ; mais on n^a pu encore y apercevoir distinctement de fibres musculaires ni de nerfs. Ces vaisseaux n*en montrent pas moins une irritabilité très-vive.
Dans l'homme et dans les quadrupèdes , les vaisseaux lymphatiques , avant d'arriver à leur tronc commun , se subdivisent dans certains corps ovales , rougeàtres , formés d'une cellulosité serrée ^ et d'un tissu de nerfs, de vaisseaux languins et de vaisseaux lymphatiques , que l'on a nommée glandes conglobées. (Voyez ce mot.) 11 y en a, surtout dans les articulations , aux aisselles , aux atnes , dans le bassin , le long de Tépine, et en très-grande quantité sur le mésen* tère , pour Ica vaisteaux lactés. Après que les vaisseaux ont donné des branches nombreuses dans ces glandes, ces branches se réunissent de nouveau pour former d*autres vaisseaux qui se portent plus loin* Souvent la lymphe est obligée de traverser ainsi plusieurs paquets de glandes conglobées , avadt d'arriver au canal thorachique. On ignore absolument la nature du changement qu'elle y éprouve \ et l'usage de ces glandes est d'autant moins connu qu'on n'en trouve poin^,^ dans les trois autres classes d'animaux à sang rouge. .
£n général, les vaisseaux lymphatiques ne marchent pas^ aussi régulièrement que les sanguins, c'est-à-dire, que les petites branches n'arrivent pas toujours successivement dans des branches plus grosses jusqu'au tronc; mais les branches qui ont reçu beaucoup de rameaux , se subdivisent de nouveau, et forment ainsi sans cesse des réseaux et des plexus très - irréguliers.
Si on compare la totalité des vaisseaux lymphatiques qui arrivent d'une partie quelconque , avec la totalité des artères qui s'y rendent, on trouve qu'ils les égalent pour le moins en capacité; et cependant le canal thorachique auquel les lymphatiques aboutissent tous, n'est pas à comparer, à beaucoup près , aux grands troncs artériels et veineux : ce qui présente une assez grande difileulté dans la théorie de la marche de la lymphe.
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11 y a sans doute au premier orifice, ou a la racine de chaque petit vaisseau lymphatique, quelque disposition organique, qui fait, qu^l n'admet que certaines substances, et qu'il en repousse d'antres : une pareille disposition doit se trouver dans les pores des êtres organisés, qui n*ont point de tels vaisseaux ; mais ces parties sont beaucoup trop petites pour que nous puissions en apercevoir le jeu , dans lequel réside pourtant le premier principe de la nature des êtres organisés.
Les animaux sans vertèbres ne paroissent pas avoir de vaisseaux lymphatiques. Dans certains mollusques , comme les seiches, on trouve sur les veines sanguines des corps spongieux, qui communiquent par des orifices très - visibles > dans Tintérieur de ces veines , et dont Tusage paroit être
d'absorber les fluides épanchés dans la cavité de l'abdomen , ^et de les reporter dans la masse du sang ; il est possible î> que le chyle ait simplement transAudé au travers dés parois
f\ du canal intestinal , et qu'il fasse partie de ces fluides.
r .%' Dans les insectes la chose est certaine. Ils n'ont ni vais-
r ^ • seaux sanguins , ' ni vaisseaux absorbans ; leur fluide noup- ^ ricier baigne simplement toutes les parties du corps , et il
sVntretient par ce qui passe au travers de l'intestin, comme . .^^u travers d'un crible. Voyei Insecte et CiacuLATroif. fA f' * Personne n« doute que dans les animaux d'un ordre suif^ ^r périeur Tabsorption intestinale ne se fasse immédiatement par les vaisseaux lactés , et qu'elle ne soit trés^abondante au moment de la digestion ; il suffit d'ouvrir un chien ou un chat, peu de temps après qu'il a mangé, pour voir tous ses vaisseaux lactés pleins de chyle.
On prouve que l'absorption cutanée n'est guères moins forte, par l'action des bains, qui calment la soif; par le poids que le corps acquiert en se promenant dans l'air hu^ mide ; par l'augmentation de l'urine , qui a lieu . dans les mêmes circonstances ; par l'efiet du mercure , des vésicatoires et d'autres substances médicamenteuses , appliquées ou frottées sur la peau ; enfin , par l'état d'embonpoint des personnes qui vivent dans une atmosphère surchargée de matières nutritives , telles que les bouchers , les trai-^ teurs, etc.
L'absorption pulmonaire peut se distinguer en deux espèces : celle qui se fait par les vaisseaux lymphatiques du poumon, et qui n'est pas différente de l'absorption cutanée; et celle de Toxigène, qui pénètre immédiatement dans le sang en traversant les parois des veines pulmonaires. Cette absorption n'est autre chose que la respiration. (Voyez ce mot.)
On a cru long-temps qu'il se faisoit aussi dans le reste du corps une absorption par les veines. Cette opinion , née dans le temps où les vaisseaux lymphatiques n'étoient pas connus, s'est maintenue tant que leur connaissance a été imparfaite ; aujourd'hui on ne cite plus comme exemple d'absorption veineuse, qye celle du sang épanché dans le corps caverneux. • • . Mais cet exemple est fautif, en ce que le corps caverneux n'est lui-même autre chose qu'une veiné très-compliquée , ainsi que nous l'avons découvert en dis- . séquant l'éléphant. * •
Lorsque l'absorption proprement dite est arrêtée par l'ob-»^ g» j^
struction des glandes bu par le défaut d'action des vais- jF J^^
seaux, le corps n'est plus nourri, et il en résulte l'atro^ic ■ a *
et le marasme ; lorsque la résorption est arrêtée par de sem- * ]y
blables causes , les matières épanchées dans les différentes cavités ne retournant plus dans le sang, il en résulte rhy< ^
dropisie ou différentes tumeurs. (C. ) ^ ^^- w ^^ •
AB5US, espèce de casse d'Egypte, cassia^ ahsus^ L. (J.) ^ ,,^
ABUCATUXIA. Ce nom, a été donné par Marcgrave au -C' poisson -coq, qui est une espèce de zée, surnommée gai par les naturalistes. (F. M. D.)
ABU-DAFUR. Le poisson auquel les Arabes donnent ce nom, selon Forskal , a été rangé parmi les chétodons par Linnœus ; mais Lacépède le regarda comme synonyme de lutjan arauna. Voyez Lut j an. (F. M- D.)
ABU FAFADI. On appelle ainsi en Arabie une espèce de motacille ou bec-iSgue, que ForsJcal ne caractérise pas d'une manière plus particulière. (Ch. D.)
ABU GABA, nom arabe de l'alouette des prés, alauda pratensis^ L. (Ch. D.)
ABU GRYMPI. Bloch rapporte à la vaudoîse ( cjprinus -leuciscus^ L,) le poisson ainsi nommé par les Arabes, selon Forskal. Voyez C\hpe et Cyprin. (F. M. D.)
ABU GUDDA. Ce nom est donné par les Arabes, selon Forskal , à la donzelle. Voyez ce mot. { F. M. D. )
ABU-HAMRUR. Les Arabes désignent sous ce nom^selon Forskal, une espèce de poisson du genre Sciéne, que ce naturaliste a trouvée dans la mer Rouge, et qui est une variété de la bonkpse. Voyez SciàNE. (F. M.D. )
ABUKOrr. Ce nom est donné, selon Forskal, par let Arabes, au squale marteau. Voyez Squaib. (F. M. D. )
ABULI, nom brame d'une espèce de carmantine,iiM£îaa infundibuliformis^ L. (J.)
ABUMECHAJAT. Forskal a prétendu que les Arabes donnent ce nom à une espèce de diodon que Bloch croit être le guara , et que Lacépède a ,nommé diodon orbe. Vûyec Diodon. (F. M. D. )
ABU - MGATERIN. Ce poisson, ainsi nommé par les p^ cheurs arabes, est regardé d'après eux, par Forskal, comme une variété de la gaterine. Voyez ScikNB. (F. M. D. )
ABUMINSCHAR. Les Arabes appellent ainsi le squale scie, selon Fgrskal. Voyez Squale. (F. M. D. )
ABUNUR£S, nom donné en ^^ypte à une espèce de
•terne, sterna nilotica j qui y arrive en troupes au mois de
Janvier, et fait sa pâture de petits poissons morts, d'in»
jL sectes et d'immondices , dont le séjour dans le limon du
If il augmenteroit l'insalubrité du pays. ( Ch. D. ) ;r ABUROT. Les Nègres de la C^te d'Or donnent ce nom, ou celui d*aburct , à de petits oiseaux qui se rassemblent en troupes dans les champs de blé , se laissent prendre au filet comme les alouettes, et se portent entre eux la même affection que les tourterelles. Les voyageurs en citent deux espèces , dont ' l'une a le corps vert et la tête orangée , et l'autre, un peu plus grosse, a le plumage rouge, avec une tache noire sur la tête , et la queue de la même couleur. Les Hollandois appellent ces oiseaux parrokitos. (Ch. D.)
ABU-SAMF. Le poisson désigné par les Arabes sous ce nom , est regardé par Forskal comme une variété de la sciène-murdjan. (F. M. D.)
ABU-5ENDUK. I«s Arabes appellent ainsi le coffre tigré de Bloch , qui est l'ostracion moucheté de Lacépède. Voyes
COFI'EB et OSTRACION. (F. M. D.)
ABU es
ABUTA oa Butua^ Ahuta^ Aubl. Juss., genre de plante» exotiques de la famille des ménispermées , dont on ne •
connoU encore qu'une espèce» .
L'abuta roux, AhïAta rufescens^ Aùbl. Guian. tab. aSo, est lin arbrisseau sarmenteux, grimpant, qui croit natureUe** ment dans les forêts de la Guiane et au Brésil. 11 porte dans ces contrées le nom de pareira brava , mots portugais qui signifient vigne sauvage. Ses tiges sont anguleuses, et revêtues d'une écorce mince et raboteuse. Lorsqu*on coupe une de ces tiges, il en découle un suc roussàtre très-astrin'» . gent. Ses feuilles sont ovales, entières, longues de dix à onze pouces , sur une largeur à peu près égale , et couvertes en-dessous d'un duvet cendré ou roussàtre. Les fruits (la seule, partie de la fructification qui ait été observée par ^,
Aublet) sont disposés en grappes, et naissent dans Taisselle* des feuilles; ils sont formés de trois baies ovoïdes , marq[uées, d'un côté, d'une arête saillante } chaque baie ren* 1 ^
ferme une amande sillonnée. ^'j'^^R
La racine de Tabuta est ligneuse, dure, tortueuse, sil- ^' -'-À^.
lonnée dans sa. longueur et dans sa circonférence, brune au dehors, d'un jaune obscur intérieurement. Elle est sans odeur, un peu amère, et. d'une saveur douce, à peu près semblable à celle de la réglisse. ^ «i \«
Les Portugais et les habitans du Brésil emploient cette racine "^ ^\
comme une panacée universelle. Le pareira brava étoit autre* • fois d'un grand usage dans les pharmacies d'Europe ; et il passoit pour un grand spécifique contre les coliques néphré- '
tiques, la suppression des urines, le calcul des reins et de la vessie.
A Cayenne on prépare avec les tiges de cet arbrisseaa une tisane propre à la guérison des obstructions du foie.
L'abuta amara, Aubl. Guian. tab. s5 1 , ou pareira brava jaune^ doit être rapporté au genre Aristolochia^ selon Richard. (D. P. ) .^
ABUTILON, nom ancien, donné à quelques espèces de plantes malvacées. 11 avoit été adopté par Tournefort pour un genre entier de cette famille, que Linnœus a depuisdésigné sous le nom de Sida, (J.)
ABUTUA , genre de plante de la Cochinchine , décrit par Loureiro. 11 y rapporte des arbrisseaux k tiges grimpantes.
„ à feuilles opposées et à fleurs en chatons m Aies ou femelles , portés sur des pieds différens. Ces chatons sont noueux par intervalles , et garnis à chaque nœud d^une gaine membraneuse, renfermant, dans les mâles, beaucoup d'étamines ; dans les femelles , plusieurs ovaires terminés par des stigmates multifides, et devenant autant de baies sèches et monospermes. Ce genre a beaucoup d'affinité avec le gnet, gnelum^ et le thoa d'Aublet, et devra peut-être se réunir avec eux en un seul genre. Il offre, dans la disposition des couches concentriques de ses tiges et du tissu cellulaire interposé i quelque rapport avec le pareira brava du Brésil. (J.)
ABYME. On a donné ce nom en géologie à des cavités naturelles , presque perpendiculaires, d*une capacité ou d'une profondeur que Ton a supposée incommensurable par des moyens humains. On a souvent désigné ces mêmes cavités 'par le nom de gouffre : mais si Ton cherche à mettre i quelque précision dans ces dénominations, le mot ahyme
î,^-'*^ paroft devoir s'appliquer aux cavités dont nous venons de ^, donner les caractères , et qui ne reçoivent aucun liquidç ni
aucun fluide; et celui de gouffre^ à ces mêmes cavités, lorsque quelque substance liquide ou fluide élastique en sort ou s'y précipite. Les abymes et les gouffres sont des caver- % ^xies perpendiculaires. Cette légère particularité dans leur \' direction , ne suffit pas pour séparer leur histoire de celle des cavernes en général. Ces diverses cavités sont beaucoup plus communes dans les pays volcaniques et dans les terrains I calcaires, que dans tout autre terrain; leur formation parott
tenir aussi aux mêmes causes. Nous réunirons les faits les plus intéressans sur les abymes, les puits naturels, les gouffres, les grottes et les cavernes, au mot Caverne. Voyez d'ailleurs, au mot Géologie, l'ordre suivant lequel doivent être lus les divers articles relatifs à cette science , et le développement de la méthode que Ton a suivie dans leur rédaction. (B.,)
ACACAHOACTLIouAcAÇAÇAHOACTLi. Cet oiseau, queFernandez et Nieremberg donnent comme une espèce d'alcyon , en annonçant néanmoins qu'il a un cou très-long et contractile, a plus de rapports avec les hérons. Son bec, pointu et acéré , a trois doigts de longueur ; son plumage , d'un fond
blanc V est moucheté de taches brunes sur le dos; ses ailes i mélangées d*un fauve vif et rougeàtre , ont la pointe noire. Cette dernière couleur est aussi celle de la queue , qui est fort courte. Les jambes et les doigts sont verts.
L'acacahoactli est indigène au Me5tique ; on le trouve toujours dans les marais, où il niche dans les joncs, et fait • entendre une voix rauque. Les habitans du pays le nomment aussi tolcomoctli y et Foiseau appelé par Femandez hoexocam nauktli y paroit avoir beaucoup de rapports avec lui , ainsi que Vaxoquen du même auteur. Voyez ce dernier mot. ( Ch. D. )
ACACALIS , arbrisseau d'Egypte , cité par Dioscoride et ses commentateurs y sur lequel on n'a que des renseignexnens très-vagues. Selon le regarde comme la même plante que le kesmesen du Levant, employé à Constantinople poui A
les maladies des yeux ; mais il ne donne de l'une ni de l'autre aucune description qui puisse les faire reconnoître. (J-)^'"
ACACALOLT. Voyez Acalot. (Ch.D.) v
ACACIA rose. Voyez Robinia. (J.) .^» v
Acacia faux. Voyez Robinia. (J-) '
ACACIE, Mimosa y Linn. Juss. C'est un genre de plantes de la famille des légumineuses, qui comprend des herbes, .;
des arbrisseaux et des arbres. On leur donne les noms \
d'acacie, de cassie, de sensitive etc., dans les serres et les^ ^- * jardins, dont elles font la richesse et l'ornement Elles ^
ont des fleurs ramassées en tête , ou disposées en épis , axil- - 4
laires ou terminales. Quelques-unes sont mâles ou femelles seulement, par l'avortement d*un des organes sexuels ; le ca- ^
lice de la fleur e^t tubuleux et â cinq dents. La corolle est en entonnoir, à cinq divisions ou à cinq pétales, et régulière; ce qui place ce genre dans la première section de cette nombreuse famille. Le nombre des étamines est depuis cinq jusqu'à cinquante ,- et diffère 'par là de presque toutes les autres légumineuses , qui n'en ont pas au-delà de dix ; leurs filamens sont ordinairement libres, et toujours plus longs que la corolle. L'ovaire, placé supérieuremeni au aalice, est chargé d'un style filiforme , rarement plus long que les étamines. Le légume ou fruit est ordinairement allongé , de substance et de forme différentes, contenant des se- Itences renîermée& dans autant de loges séparées par des
diaphragmes. Les aéacies étant nombreuses ^ puisqu'on en compte plus de cent dix espèces, on peut les subdiviser par la forme de leurs feuilles. On comprendra dans la première division, celles dont les feuilles sont simples'; par exemple, Tacacie à feuilles de lin : dans la seconde, celles qui les ont simplement pinnëes, comme Tacacie à fruits sucrés : dans la troisième, celles qui les ont attachées deux.à deux ou trois à trois au sommet des pétioles, comme l'acacie ongle de chat: dans la quatrième, celles qui ont les feuilles conjuguées et pinnées, comme l'acacie sensitive : dans la ' cinquième enfin, le très-grand nombre d'acacies dont les feuilles sont deux fois ailées, comme l'acacie de Farnèse. On peut encore les subdiviser par les tiges, dont les unes sont épineuses et les autres sans épines. 11 n'est point de végétaux dont le feuillage offre à la fois des phénomènes •aussi étonnans et des formes plus agréables. Le commerce ^ * et les arts tirent un grand parti des produits de plusieurs
k** *" acacies ; nous allons parler seulement des espèces utiles
r^ et remarquables.
L'AcACiE à feuilles de lin, Mimosa linifolia, Vent. Hort, Ceb. p. 3, fig. 2. Ses feuilles sont linéaires, marquées d'une rainure à leur centre, assez semblables à cc41es de l'if. A ip L'AcACiE à fruits sucrés. Mimosa inga^ L. Sluan. Jam. hist. 2, page 58, tab. i83, ^g, i. Ses feuilles sont disposées par paires sur un pétiole commun, qui est articulé et ailé, é'est-à-dire, bordé de chaque côté d'une membrane.
^ L'AcACiE ongle de chat. Mimosa unguis cati^ L. Plum.
ic. 4. Sa tige est épineuse ] ses feuilles somt bigéminées et obtuses à leur sommet.
L'AcACiE à grandes gousses. Mimosa scandetis^ L. Hort. Malab. 8, p. 69, t 32, 33, 34. Elle a des feuilles conjuguées et terminées par une vrille , chargées d'une ou deux paires de folioles. Les fruits sont des gousses larges et longues de trois ou quatre pieds.
L'AcACiE sensitive, Mimosa sensitiva^ L. Trew. Ehret. t. 96. Sa tige est munie d'aiguillons ; le pétiole est partagé , à son sommet, en deux branches qui soutienhènt chacune deux paires de folioles, dont l'une est plus petite et manque quelquefois.
L*AcACiE vive. Mimosa viVa, L. Sloan. Jam. HUf. 2, p. 53 9 t. 182, fîg. 7. Cest une très-' petite plante, à feuilles conju- ^ées et pinipées ; chaque branche ou pinnule porte quatre à six paires de folioles petites et ovales oblongues.
L'AcACTE pudique ou la sensitîve commune 9 Mimosa pU" diea^ L. Plum. Spec. 17, ic. 3o3. Elle a la tige muriie d'aiguillons : le pétiole commun est terminé par quatre pinnulcs , munies de quinze k vingt paires de folioles oblongues y émoussëes à leur sommet.
L*AcACTE de Farnèse, Mimosa famesiana^ L. Cest un arbre qui s'élève k quinze ou vingt pieds de hauteur. Ses feuilles sont deux fois ailées, et ont six à huit paires de pinnules, qui soutiennent chacune quinze à vingt paires de folioles j petites , étroites et d'un beau vert.
L'AcACiE du Cachou, Mimosa cateehu^' L. Suppl. Kerr. Médical Observ. v. 5 , p. 1 5 1 , t. 4. Cest un arbrisseau à feuilles deux fois ailées, composées d'environ vingt pairest de pinnules. Chacune d'elles soutient quarante à cinquante paires de folioles étroites et linéaires.
L'AcACiE d'Egypte, Mimosa nilolicay L. Pluk. t. laS, f. 1. Elle forme un arbrisseau de^ quinze, ou vingt pieds de hauteur. Ses feuilles sont deux fois ailées, composées de quatre à cinq paires de pinnules, munies de folioles obtuses à leuq^ sommet, vertes et un peu glabres.
L'AcACiE du Sénégal, Mimosa senegaUnsis , Lam. , arbre de quinze à vingt pieds de haïUeur, à feuilles deux fois ailées, et composées de quatre k cinq paires de pinnules qui, cha*' cune, soutiennent douze à quinze paires de folioles glabres, veineuses et obtuses, avec une très-petite pointe à leur sommet.
L'AcAcie à feuilles de lin est remarquable par la simplî* cité des feuilles , qui sont conjuguées ou ailées dans le trèsgrand nombre des- espèces de ce genre. L'acacie à fruits sucrés, commune dans TAmérique méridionale, produit une gousse de cinq à six pouces de longueur, renfermant environ seize graines. Elles sont entourées d'une pulpe succulente, d'un goût de sucre musqué et aigrelet. Les habitans de ces contrées sucent avec plaisir cette pulpe, et donnent k la graine le nom de pois sucrin. L'acacie ongle de chat
fi» AG A
est un arbre élevé, dent le bois, jaii,neet estimé, sert aux constructions dans rAniérique méridionale , où il est com* xnun. Lt'acacie à grandes gdusses est remarquable par la longueur et la grosseur de ses fruits ; ce sont les plus grands de tous ceux des plantes légumineuses que l'on connoit Les habitans de Java et de Sumatra font rôtir les graines sur des charbons, jusqu^à ce que la peau extérieure s'ouvre et se détache. Ils en mangent la substance, quoiqu'elle soit un peu amère. Avant leur parfaite maturité ils en composent une eau destinée à entretenir la propreté de la tête, et à la garantir d'une maladie qui, dans cette contrée, fait tomber les cheveux. Rumphius observe qu'il faut néanmoins en user rarement. Dans l'Amérique on donne ces fruits aux bœufs, qui les aiment beaucoup. Autrefois en Europe \ce fruit étoit rare; on le regardoit comme très-précieux ; il servoit à faire de jolies tabatières montées en or : mais
' depuis qu'il est devenu plus commun, il a perdu tout son
^ prix aux. yeux du vulgaire. On lui donne le nom de cour
K de S,- Thomas y de châtaigne de mer; et à l'arbrisseau qui
le porte, celui de 'liane à bœuf. L'acacie sensitive, l'acacie vive, l'acacie pudique, et quelques autres espèces de ce genre , sont remarquables par les différens mouvemens » qu'elles exécutent au coucher et au lever du soleil. Pendant
^>. la nuit on trouve les feuilles accolées les unes sur les autres, près des pétioles; mais au lever du soleil elles reprennent leur état naturel , ce que quelques botanistes ont regardé comme une espèce de sommeil. 11 paroît que c'est à la lumière qu*il faut attribuer ce phénomène. Les plantes, plus que tous les êtres organisés, ont besoin des rayons du soleil. Leur feuillage en suit la direction, et en observant avec beaucoup de soin, on aperçoit un changement continuel de position dans toutes leurs feuilles ; mais les sensitives l'éprouvent d'une manière bien plus marquée. Outre le mouvement des folioles, ces plantes en éprouvent un de plication plus singulier ; voici la manière dont il s'opère ; quand une feuille se ferme, soit- par l'approche d'un corps étranger, soit par la privation de la lumière, outre le rapprochement des folioles, on voit le pétiole se rapprocher du rameau ou pétiole commun , et faire avec lui un
«ngle moindre qu^il ne formait auparaiiani Lorsqpie Fattouchement est très-fort, on voit successîyement toutes. les pa)*ties de la plante se resserrer; elle paroît vouloir se réduire en un faisceau long et étroit, et elle s'y réduit jusqu'à un certain point. Néanmoins les mouvemens des folioles, des pinnules et des feuilles , sont indépendans les uns des autres -, et quoiqu'il semble que quand un rameau se plie ou ke ferme, à plus forte raison, ses feuilles se plieront et se fermeront , il est cependant possible de toucher le rameau si délicatement qu'e lui seul reçoive une impression de mouvement : mais il faut de plus que le rameau en se pliant n'aille pas porter ses feuilles contre quelqu'autre partie d« la plante; car dés qu'elles en seroient touchées, elles s'en y
ressenti ro lent. Les parties delà plante qui se sont fermées ^ se rouvrent ensuite d'elles-mêmes, et se rétablissent dans /* leur premier état. Le temps nécessaire pour le rétablissement * 4
est inégal, suivant différentes circonstances, la vigueur de la plante, la saison, l'heure du jour. Ces phénomènes ont • >
iixé depuis long<4emps l'attention des botanistes et des phy- r
siciens ; mais jusqu'à ce moment on n'en a donné aucune explication satisfaisante : les uns l'ont regard*é comme un mouvement purement mécanique; quelques autres ont *\
imaginé qu'il étoit dû à une sensation particulière que la , . ^
plante éprouve. Les expériences de Hill, de Mairan , de . ^' ' -^^ Duhamel etc. , n'ont donné aucua résultat positif. 11 paroît • «1^
qu'il faut plut6t l'attribuer au contact de la lumière, et aux fluides nourriciers qu'elle met en mouvement , qu'aux ^
résultats d'une organisation particulière, et assimilée par quelques personnes à celle des animaux. L'acacîe de Farnèse, ou cassie des jardiniers, est cultivée en pleine teiTe en Italie et dans quelques parties de la Provence. See fleurs ont une odeur agréable et un peu musquée, ce qui les fait employer dans la composition des pommades qui nous viennent de ces contrées. Elle s'élève à quinze ou vingt . ^^ . pieds de hauteur, et sert à l'ornement de nos jardins en Provence. L'acacic du Cachou est l'arbrisseau dont on retire ce suc' résineux , rendu solide et dur par l'art, en morceaux gros comme un œuf de poule, d'un brun rousfàtre y sans odeur 9 d'un goût astringent ^ un peu amer
d^abordy ensuite plus doux et d'une saveur agréable. Il •'enflamme et brûle dans lé feu ; le plus pur se fond dans l'eau et dans la bouche. On nous apporte le cachou de FAsie méridionale, mais fort souvent falsifié. 11 est d'un très -grand usage parmi les Orientaux, qui en mâchent continuellement , soit pur , soit mêlé à d^auires sub^ stances , ce qui donne quelquefois à leur bouche une teinte de sang ; et il paroit que l'habitude ou la mode «Ihange en air de bienséance ce qui ne seroit qu'une malpropreté dans tout autre pays. Lorsque le fruit de cette acacie est desséché^ ils en retirent les amandes, les coupent en morceaux et les présentent à leurs convives «ur des feuilles de bétel. On cueille les fruits encore verts pour la provision du. cachou, on les coupe, on les met infuser dans une eau chargée de chaux, et par Tévaporation
II" on l'obtient à la consistance d'extrait Les gens riches de
^ ces contrées y mêlent du bois d'aloës, du musc et difTérens
^ '*H aromates. En France on ajoute au cachou qui vient de
l'Inde, du sucre, de l'ambre, de la cannelle, et l'on en
* forme des pastilfes, avec une dissolution de gomme adra*
, * . gante. Elles donnent à Thaleine une odeur agréable, et sont salutaires dans les fluxions de la gorge. On doit les prendre le matin à jeun, ou après le repas, pour faciliter
jy^ la digestion. Dans les fièvres bilieuses et ardentes, la disso-
'# - lution d'un gros de cachou dans une pinte d'eau est une boisson
agréable et salutaire; c'est une des drogues les plus utiles et V les plus intéressantes que l'on connoisse. Autrefois on lui don-
noit le nom de terre du Japon , à cause de la friabilité et de la sécheresse de cette substance ; on crut ensuite que c'étoit le fruit du palmier areca d'où on le tiroit D'après des notions plus exactes, fournies par M. Dupleix, et consignées dans l'ouvrage de Kerr , il est certain que cette acacie fournit le cachou ; et dans l'Inde on lui donne le nom de caUché, L'acacie du Sénégal , ou le gommier blanc , produit une substance résineuse , confondue dans le commerce avec la gomme arabique. Cet arbre a été décrit pour la première fois par Adanson , dans son Voyage au Sénégal. Il couvre la c6te sablonneuse de cette partie de l'Afrique située depuis rembouchure du I^îger jusques vers la hauteur du cap Blanc. Il est connu
p&r les Nègres da pays d'Oualo sous le nom d'uérth £a
màchaot les feuilles du gommier blanc , on sent une lé«
gère amertume y qui est bientôt suivie par un peu d*astric«»
CioB. Lorsque la terre a été humectée abondamment par
les pluies de Vétéf qui tombent depuis le i5 juin jusqu'en
êeptembre, alosrs on commence à voir couler du tissu et
des branches de cet arbre un suc gommeux, qui y reste
attaché sous la forme de larmes quelquefois vermiculées
ou tortillées, mais communément ovoïdes ou sphéroïdes ,
de deux a trois pouces de diamètre , ridées à leur surface >
d'un blanc terne , mais transparentes, cristallines, et lui*
santés dans leur cassure, d'une saveur douce sans fadeur,
accompagnée d'une légère acidité, qui ne se laisse recon-
noître que par les personnes qui en font un usage habituel.
Ces larmes coulent naturellement , sans le secours d'aucune
sorte d'incision , pendant foute la saison de la sécheresse » . f (
qui dure depuis le mois d'octobre jusqu'à celui de juin,
mais plus abondamment dans les premiers mois qui suivent
les dernières pluies. Quelquefois la grande sécheresse du
vent d'est qui règne alors, augmentant d'intensité pen«'
dant les derniers mois , les détache et les fait tomber $
mais le plus grand nombre reste attaché à l'écorce d'où
elles sont sorties. Les Maures recueillent cette gomme; ila
en font deux récoltes par an , une au mois de Décembre
et une autre au mois de Mars. Ils la vendent aux nations
européennes. Adanson estîmoit que cette branche de com- /
merce des François au Sénégal , leur étoit plus avantageuse ^
que celle de l'or et de la traite des noirs. La gomme du
Sénégal est si nourrissante et si rafraîchissante, que les
Maures et les Arabes, toujours errant dans Tintérieur de
l'Afrique, en font leur principale nourriture pendant
une grande partie de l'année, au moins pendant leurs
longs voyages, où avec le lait de leurs chevaux, de leurs
chèvres et brebis, ils se passent de tout autre mets et de
toute sorte de boisson, dans une saison et dans des sables
où la sécheresse ne leur permettroit pas de trouver une
goutte d'eau pour étàncher leur soif ardente. Dans nos ^.
contrées , la plus grande consommation de cette gomme a
lieu dans nos manufactures. Elle sert k donner du corps
If
sa- ACA
flux étoffes d« soie, à certaines toîles de coton, de lin et de chanvre. On remploie pour fixer les couleurs sur le yéli^ et gommer le papier. On s*en sert en médecine pour adoucir, rafraîchir, dans les dyssenteries bilieuses, dans les épuifiemens et les pertes de sang les plus rebelles. Uacacie 'd'Egypte ou gommier rouge fournit une gomme transparente et jajunàtre , qui paroit être la gomme arabique du commerce. Elle est en morceaux fragiles, et elle donne àTeau dans laquelle on la dissout, une viscosité gluante, d*un goût fade et sans odeur. Quelquefois les gouttes qui découlent sont cylindriques, recourbées; c'est ce qu'on nomme gomme vermiculaire. Lorsqu'elle est agglutinée en gros morceaux clairs, peu transparens, on l'appelle gomme turique. On ^^ choisit pour l'usage intérieur celle qui est blanche, trans-
parente, à cassure brillante, et l'on réserve pour d'autres '.usages celle qui est roussàtre et souvent unie à des corps étrangers. Les habitans de TÉgyptë font un fréquent usage du suc de cette acacie dans le crachement de sang et les maladies de la gorge. Les corroyeurs et les tanneurs du «Caire, se servent «de ses graines pour noircir les peaux. *■ L'on en tire par expression le suc gommeux épaissi, com-
^ pact,.dur, d'un roux noirâtre, qu'on nomme vrai acacia,
; Acacia vera , et qu'on apporte d'Egypte dans des vessies
r^ assez minces. On le regarde comme un astringent répcrcussif. Anciennement toute la gomme arabique employée dans nos « manufactures, venoit de l'Egypte; mais depuis nos établisse-
^ mens sur les côtes du Sénégal, on en tire la plus grande