‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 42 sur 146 · partie de cette contrée · texte numérisé non relu

partie de cette contrée

Le nom de mimosa vient, suivant Tournefort, du mot ftiimus. (J. S. H.)

ACACOYOTL, nom mexicain de quelques espèces de lar-i mille, coixy L. (J.)

ACAIA. Ce nom de plante est donné dans le Brésil au monhin y ^spondias 9 L. ; dans la GuianCy il appartient au molambé, cleom^^ L. ( J.)

AQ/VIAIBA, nom brésilien de l'acajou. (J.) ACAJOU, Ca«5uWiim, Lam. Juss. ; Anacardium^ L. On '^ \ ae connoit, dans ce genre de la famille des térébintacées,

qu*uae • espèce : c'est l'acajou à pommes {cassuvium pomi-

femnij Lazo-; anacardium occidentale , L^HorL malah Vol. 3, t. 54)9 arbre de moyenne grandeur, k feuilles 'simples, grandes , ovales , obtuses à leur sommet. Ses fleurs sont petites, de couleur blanchâtre, munies à leur base d'un grand nombre de bractées. Elles sont disposées en panjcules terminales. Chacune d'elles a un calice partagé jusqu'i 4a

' base par cinq découpures pointues ; la corolle ai à cinq pétales lancéolés, linéaires, et deux fois plus longs que le % calice. Les étamines sont au nombre de dix; une d'entre elles est un peu plus grande que les autres, et porte une anthère, qui tombe au moment de répanouissement de la fleur. L'ovaire est arrondi ; il est chargé d*un style à stigmate simple. Le fruit est une noix eu forme de rein, lisse et grisâtre extérieurement. Elle renferme une amande dont la substance est blanche, et elle est attachée par son extrémité la plus grosse au sommet d'un réceptacle charnu, ovale, v de la grosseur d'une poire moyenne. On donne le nom de pomme d'acajou à ce réceptacle , qui est' de couleur blanche ' ou jaunâtre dans une variété , et rouge dans une autre. 11

renferma une substance spongieuse, succulente, d'un goût ' ^ acide , un peu Acre , . et néanmoins assez agréable. AS. Domingue on en retire un suc qui devient vineux par la fermentation , et donne par la distillation un esprit fort ardent. Oh coupe ces fruits en quatre , on les met trem- ^

per quelques heures dans de l'eau fraîche, et l'on en ob- "'•^

tient une boisson regardée comme un spécifique dans les 1

obstructions de l'estomac. La noix fournit aux habitans- de 2^

ces contrées une huile caustique et très-inflammable. Lorsqu'on l'approche de la flamme d'une bougie, on aperçoit des ycts de flamme très-singuliers et amusans à voir. -Le - suc huileux qu'on en retire teint le linge d'une couleur de, fer, qu'il est très - difficile de faire disparoitre. Suivant Nicolson, il consume les verrues et les cors sans douleur et sans danger. Les teinturiers l'emploient dans la teinture du noir. Les habitans du Brésil comptent l'âge de ces arbres . par les noix , ils ont soin d'en serrer une chaque année. Le tronc de l'acajou est couvert d'une écorce de couleur

. grise : le bois est. blanc , tendre, employé dans les ouvrages de menuiserie et de charpente; comme il est tortueux, on

fîre dç ses branisfaes des cintres propres k fomler des dessus d'armoires .et des corniches arrondies. Il tranuude de ce tronc f qtiand on le taille , une gomme roussàtre , transparente, tenace, et qui, étant fondue dans un peu d'eau, tient lieu de la meilleure glu. On s'en sert à Cayenne pour donner du lustre aux meubles, et les garantir de l'humidité et des insectes.

Cassuvium vient, selon Rumph , de cadjuj nom malais. (J. S. H.)

Acvou bâtard. Dans des herbiers de la Martinique, on trouve sous ce nom le Curalella. (j).

Acajou meuble. Voyez Mahagoni, Sweteniay L. (J.) Acajou à planches. Voyez Cbdrel, Cedrela^ L. (J. ) '^^^ \ ACALOT ou AcALOTL. Cet oiseau est décrit par Nieremberg

sous la dénomination de corbeau aquatique^ et par Brisson ' sous celui de courlis varié du Mexique y où il est indigène.

^ L'acalot a environ trois pieds (un mètre) de longueur du*

bout du bec à celui de la queue. Si Fcmandez, qui, en » parlé le premier, ne s'étoit pas borné à dire que ce bec » ' est bleu ^ et s'il en avoit décrit la forme , on auroit été / plus à portée de distinguer le véritable genre auquel l'oiseau appartient; mais la circonstance de la nudité du front, ^ d'après laquelle Adanson a cru devoir le placer parmi les ^^ Ibis , n'est pas un caractère suffisant pour lui assigner un

W^^' genre particulier, jusqu'à ce qu'on se soit assuré si le bec

\ est tranchant et échancré, comme dans les tantales , ou rond

^ et entier, comme dans los courlis : sa grandeur paroît néan-

^ moins l'assimiler davantage aux premiers. Les nuances de son

plumage provenant en général de reflets verts et pourpres sur un fond sombre et approchant du noir, ainsi que l'annonce la dénomination donnée par Nieremberg, celle de Brisson , qui indique ^es couleurs variées dans les différentes plumes, ne semble pas exacte. L'acalot, tantalus mexieanus^ L., habite le long des lacs et vit de poissons, et quoique sa chair en ait l'odeur, elle est assez bonne à manger. (Ch. D.) ^JÉ* ACALYPHA. Ce nom, qui en grec est celai de l'ortie, m

J^ été donné par Linnœus à un genre de l'ordre Îles Euphorbia-

eées , dont quelques espèces avoient été improprement noin*

ACA a*.

iKiées orties , et qui moins mol à propos avoient porté aussi celui de mercuriales. Elles sont diclines ou unîsexuelles, la plupart monoïques, et ont les fleurs en épi, dans les ais«> selles des feuilles. Les fleurs femelles, qui occupent le bas, sont accompagnées de grandes bractées. On y trouve un ovaire t trois styles, six stigmates. Les épis mâles n'ont que de petites bractées en écailles, les étamines au nombre de huit ou de seize , et les filets rapprochés à la base.

On n'a connu long- temps que deux ou trois espèces de ce genre : plusieurs plantes, nouvellement observées dana les Antilles et autres contrées chaudes, y ont été rapportée ^ et l'on en cite actuellement plus de vingt. Une d'elles est ua arbrisseau , et deux sont dioiques.

L^espèce qui ressemble à l'ortie et croit dans l'Inde sur ' J

les fumiers, porte au Malabar le nom de eupaméni; on » remploie par infusion dans l'huile, en frictions, contre Is goutte et même dans lea maladies vénériennes. {Acalypha indica,) *' •

Une autre espèce, qu'on dit se trouver à Ceylan et en; Virginie, est figurée par Herm. sous le nom de mercuriale ^ '

HLB. t. 687, acalypha virginiana, {D^ de V.) t '

ACAMACU, nom Brésilien donné par Séba à un mou-* cheroUe qu^Adanson a observé au Sénégal, çt qui se trouve # aussi au cap de Bonne-Espérance et à Madagascar. Le grand j^-»

nombre de variations dont cet oiseau est susceptible, a "^^

occasioné beaucoup de confusion et de doubles emplois parmi les naturalistes. Brisson l'a décrit sous le nom de gobe- mouche huppé et gobe "mouche blanc du cap de Bonne* Espérance y et sous celui de gobe " mouche huppé du Brésil, D'abord nommé corvus paradisi pdLT Linnaeus, Gmelin l'a placé avec la même épithète parmi les museicapa , et c'est encore lui qu^il parott avoir décrit sous le nom de todus paradiseus, BufTon lui-même, qui relève le triple emploi de Brisson, et la dénomination impropre de Linnaeus, semble avoir parlé, sous le nom de vardioUf de cet oiseau, qu*il décrit ensuite sous celui de moueherolle huppé à tète d^ acier polL Voyes

MOUCHEROLLE. (Ch. D. )

AGAMETL, nom Mexicain d'une des espèces ou variétés du Metl} qui se rapporte au genre Agave àe% botanistes, et

Uv^

^56- ACÀ

qui fournit uixe liqueur vineuse très - usitée au Mexlquer .

ACANGA, nom donné, suivant Flacourt, à la pintade ou poule^ de Guinée , dans l*fle de Madagascar , où le voyageur Gauche dit qu'on Tappreile aaanque, ( Ch. D. ) ACANGA. Voyez Voa-Acanca. (J.) ACANQUB. Cest le nom sous lequel on désigne la pintade à Madagascar. Voyez Pintade. (Ch. D. ) •

ACAi^TACÉES y Acantacea j Juss., famille des plantes faisant partie des hypo-corolées, ou monopéfales à corolle ~ insérée sous l'ovaire. Son calice monophylle est ordinaire-» ment accompagné de bractées ou écailles. Sa corolle, presque tcNijours irrégulière, porte deux ou quatre étamines. Vo*vaire, libre et surmonté d'un seul style, devient une capsule 4 deux loges polyspermes, qui s'ouvre avec élasticité en deux valves, dont chacune emporte avec elle la moitié de la * cloison implantée dans le milieu de la valve, qu'elle sépare * ainsi en deux demi-loges. Des bords de cette demi-cloison ^portent des appendices en forme de crochets , auxquels sont -; attachées les graines , dont l'embryon est dénué de périsperme.

*' 3. ^^^^ structure de la capsule forme le caractère particulier ' y . • 1 de cette famille, qui renferme des herbes et des arbrisseaux, ;J^ la plupart à feuilles opposées , et se place entre les euphra- '•f^^ sines et la première section de jasminées , également mono-

l ^^ pétales et caractérisées par une capsule à deux loges f dont

•« la cloison opposée aux valves se partage dans son milieu,

mais sans élasticité et sans l'addition des appendices seminifères.

Cette famille est composée de geiiresii quatre, et d'autres, à deux étamines. L'acante, la dilivaire , la blephare , la ruellie , la barlière et le thunbergia , appartiennent à la première section -, la carmentine et le dianthera composent seuls la seconde. (J.)

ACANTE, genre de plante qui donne son nom k la famille

des acantacées. Lés caractères par lesquels il se distingue,

sont, le calice profondément divisé en quatre lobes, deux

i^ latéraux courts, les deux autres très-longs ; accompagné de

i» ,V trois bractées, l'intermédiaire ordinairement dentée, nicnie

épineuse : la corolle à tube très -court et velu à l'intérieur.

prolongée du c6té inférieur en une languette longue, trèslarge , se terminant par trois lobes : quatre étamines couvertes seulement par le grand lobe supérieur du calice : les anthères longues et velues en forme de brosse : deux semences au plus dans chacune des deux logés de la capsule.

On en connoît huit à neuf espèces, dont plusieurs, de l'Afrique et de Tlnde , sont de grands arbustes à feuilles opposées.

Les deux anciennement coniiues sont des herbes vivacea des provinces méridionales de T Europe et de France. Ùe grandes feuilles radicales profondément sinuées, et leurs tiges fleuries de plus d'un demi -mètre, en font des plantes très-pittoresques. Une des deux a des piquans à tous les angles saillans de ses feuilles ; c'est l'acante épineuse , aeanthus spinosus^ L. Sabb. Hort. 3, t. 14 : l'autre, dépourvue d'épines , a reçu le nom d'acante molle , acahthus , mollis i L, Sabb. Hort. 3, t. i3. Cette espèce est célèbre • dans l'histoire des beaux arts. On lit dans Vitruve, que la nourrice d'une jeune iille morte à Corinthe, ayant porté |^ses joyaux chéris près de sa tombe , posa le panier sur ^ un pied d'acante qui n'étoit pas sorti de terre, de sorte % que ses belles feuilles , se développant autour du panier , et étant forcées de se courber sous la saillie de la tuile qui ^ le couvroit, offrirent au sculpteur Callimâchus le modèle .du chapiteau dont il fit pour la postérité le couronnement des colonnes élégantes de l'ordre nommé Corinthien. Ces formes gracieuses , contre lesquelles les Romains et les modernes ont vainement jouté dans leurs ordres composites, ont été réclamées par le jésuite Vilcolpende en, iaveur du temple de Salomon.

Les feuilles d'acante servent de modèles à divers autres ornemens. Virgile en fait, dans TÉnéide^ la broderie de la robe d'Hélène.

les pharmaciens donnent à ces deux acantes le nom de hranc'Ursinej k raison, dit-on, d'une ressemblance légère avec le pied d'un ours ; leur suc mucilagineux les fait employer^ . et particulièrement la molle, dans les cataplasmes, fomentations et lavemens : on en fait usage contre une maladie qui attaque les cheveux, et connue sOus le nom de plique polonoise» f^

Ces plantes , délicates dans leur jeunesse, résistent ordinaw rement aux grandes gelées : cependant quelquefois elle» se gèlent ; mais les parties de la racine les plus profondes four-* nissent alors de nouvelles pousses.

11 y en a une troisième espèce du mont Liban, à feuilles lancéolées, dite de Dioscoride, acanthus Dioscoridis.

Une autre espèce arborescente a été observée en Arabie par Forskal, qui dit que ses feuilles se mangent crues : ^est sos acanthus ednlis , rapportée pendant un temps par Linnaeus a la Ruellia ciliaris.

Quelques-unes de ces acantes ont été détachées du genre pour former celui du bUpharis et de la dilivairc. Dans ces derniers se trouve Facante à feuille de houx des Jardins de Y botanique, acanthui ilicifoliusy L, (D. de V.)

ACANTHIAS. Ce nom a été employé par Linnœus pour

désigner un gastérostée, gasterosteus acanthiasy qui vit dans

.. les mers du Danemarck, et que Lacépède a placé sous ce

même nom dans son genre Centronote. Voyez de >mot.

* Aristote et plusieurs naturalistes anciens, tels que Ray^

'^ Aldrovande, etc., ont aussi donné ce noiti et celui de 4p/-

ft nax au squale aiguillât. Voyez Squale. (F. M. D.)

ACANTHIE, Acanthiaj genre dlnsectes, voisin de celui ^ des punaises; de Tordre des hémiptères, de la famille des rhinostomes. Le mot grec Vhurrofuç^ dont celui-ci est dérivé, signifie épine. C'est Fabricius qui le premier a employé ce nom pour un genre qu'il avoit séparé de celui des punaises de Linnaeus , et dans lequel il avoit fait entrer toutes les petites espèces k gros yeux qui vivent sur le bord de Teau , un grand nombre de punaises à antennes en masse du genre Corée, la punaise des lits, qui a les antennes sétacées, ainsi que toutes celles qui se nourrissent des humeurs des animaux, et enfin les espèces vivant sous les écorces des arbres , qui seules nous occuperont ici. Nous renvoyons à Ta^ticle Rhinostomes pour la division générale de cette famille.

Le genre Acanthie, tel que nous le formons, comprend toutes les punaises de Linnaeus qui ont le corps large, ovale et extrêmement plat; la têt^ allongée; les antennes courtes, filiformes, de quatre articles. 11 réunit, d'après ce caractère,

des espèces qui se nourrissent du suc des végétaux, ei qui

vivent en société sous les écorces. Ce sont, avec les punaises

de lit, quelques cochenilles et quelques aptères , les insectes

les plus plats que nous connoissions. Leur XtXe est allongée

et se porte en avant entre les antennes ; les yeux sont

petits, globuleux, latéraux, i hase plus étroite. Les antennes

sont insérées sur les cOtés, en avant des yeux, dans une

espèce d'échancrure à la base du bec. Elles sont formées

de quatre articulations filiformes, aplaties, et nues o.u arron*

dies et ciliées ; quelquefois le deuxième article est très*

allongé, et le dernier presque ovale. Le bec est long, plié,

couché sous le corps , reçu dans une rainure qui règne le

long de la poitrine entre les pattes ; il est formé de trois

pièces , à peu près de même longueur entr*elles. Le corselet

est plat, rebordé, beaucoup plus large que la tête, un peu

échancré en devant, tronqué transversalement en arrière j il

e%t souvent caréné, ou couvert de crêtes longitudinales

membraneuses : les pattes sont petites, égales : les tarses

sont très-courts , de deux ou trois articles , tfttninés par^

deux crochets : la poitrine est intimement unie à l'abdo^ >

men : Técusson est grand, triangulaire, à bords relevés : les

élytres sont croisées , la droite sur la gauche , à moitié

coriaces, ne couvrant pas les burds de Fabdomen ; souvent

elles paroissent comme réticulées. L'abdomen est de forme ^

ovalaire, composé de sept segmens, souvent comme imbriqués

sur leurs bords ; le dernier ti\, quelquefois dentelé ou

échancré : le dos est un peu concave, pour recevoir les l ''

ailes; le ventre est légèrement convexe, avec une ligne

moyenne longitudinale enfoncée.

Toutes ces espèces^ vivent sous les écorces, où elles <e tiennent cachées pendant le jour : elles fuient la lumière* Beaucoup passent l'hiver réunies en société sous les écorces des cerisiers , des bouleaux et autres arbres : elles ne paroissent pas être nubiblés à z^^ végétaux. Elles passent par les trois états de larve, de nymphe et d'insecte parfait. Il en ^sX peut-être d'aptènes. Il y en a jusqu'ici très- '^ peu de décrites : nous allons faire connoître principalement celles de notre collection. Nous les divisons en deux sous- *'''' genres. 4 S

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