‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 67 sur 146 · ADI · texte numérisé non relu

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mouillure des surfaces , rascension de Teau dans les tubes capillaires, etc. En comparant , par exemple, Tadhérence que contractent les divers métaux avec le mercure, par le poids nécessaire pour en séparer des plaques égales de la surface du métal liquide, on trouve quVlle suit la raison des attractions chimiques. ( F. )

ADIANTE, Adiantunij Liiin., Juss. Ce g^nre de plantes appartient à la ffunille des foug' T*es. Ses feuilles portent leur fructification sur leur face inféra 'ire. Les adiantes ont cela de remarquable, que leurs capsules, entourées d*anneaux élastiques , forment de petites lignes distinctes sur le bord de la feuille, et que chaque ligne est, à sa naissance, recouverte d'une petite membrane , qui s'ouvre de dedans en dehors, en tournant sur le bord de la feuille comme sur une charnière.

H y a un asses grand nombre d'adiantes ; mais tous ne sont pas bien déterminés. Linnaeus n'en, connoissoit guère qu'une vingtaine. La plupart des espèces croissent en Amérique , dans les pays chauds ; on en trouve plusieurs dans les Canaries et au cap de Bonne -Espérance ; une seule croit en Europe. Ces plantes ont leurs feuilles tantôt simples, tantôt pennées et bipennées ou tripennées , et même suru composées. Elles partent de racines vivaces. La forme des feuilles a servi à établir diverses sections dans le genre. Si l'on veut prendre une idée précise du caractère générique, il faut jeter les yeux sur l'adiante à feuilles en rein, adiantum rtniforme^ L. Lam. fig. 3, pi. 870, dont les pétioles nombreux , d'abord cotonneux , puis lisses , brunâtres et brillans , portent des feuilles en forme de rein , marquées de fines nervures partant du point d'insertioR r^ des pétioles , et s'étendant en divergeant vers la circonfé-

rence. Au bord des feuilles sont des tégumens ou membranes , repliés sur la lame et couvrant la fructification , laquelle forme de petites lignes marginales peu distantes les unes des autres. Cette belle espèce s'élève tout au plua à un pied ; elle croit à Madère et à l'Isle-de-France.

L'Adiantb capillaire, Adianium eapillus Veneris^ L., Lam. fig. 1, pL 870, connue sous le nom de capillaire de MonU pelliery croit dans le midi de l'Europe; on s'en sert pour

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faire des tisane» diurétiques et apéritives. Sa racine est horizontale et traçante ; ses pétioles sont lisaes et d'un rouge noir , brillant ; ses feuilles sont tripennées ; les pétioles secondaires et tertiaires, presqu'aussi fins que des cheveux | sont lisses et noirs comme le pétiole général -, les foliole^ sont triangulaires et lobées à leur sommet.

L'Adiante du Canada, Adiantum pedalum ^ L. 9 Mor., hist. 3 9 pi. 588, sec. 14, tab .5, f. la, appelée vulgairement capillaire du Canada j a les mêmes propriétés que radiante capillaire. Cette plante croit en abondance dans le Canada et la Virginie ; elle s^élève à la hauteur d^un pied ou dix-huit pouces. Ses pétioles sont d'un noir rou-geàtre et luisant ; ib se divisent vers leur sommet en sept ou huit pétioles secondaires très -déliés, qui soutiennent deux rangs de folioles triangulaires arrondies et crénelées profondément à leur sommet La seule différence marquée qui existe entre cette espèce et la précédente , est dana la disposition des pétioles secondaires relativement aux pétioles communs.

L'adiante capillaire et l'adiante du Canada sont du nom- ^ bre des plantes médicinales connues sous le nom de eapil' laires. (Voyes ce mot)

Adiantum vient du grec ; il signifie non mouillé : cette dénomination convient assez aux àdiantes , car leur feuillage lisse et comme vernii^é ne conserve point l'humidité. (B. M.)

ADIL, nom donné au chacai par Belon. Voyez Chxsn. (C.)

ADIMA, nom galibis d'une espèce de sauvagésie, SauvO' gesia adima, Aiibl. Les Nègres de la Guianne la mêlent dana leurs alimens. (J.)

ADIMAIN , Adim-nain, mouton d'Afrique, dont les ^

grandes oreilles sont pendantes. Voyez Basais. (C.)

ADIPEUX. (Chim.) Le mot adipeux est un adjectif, tiré du mot latin adeps, que l'on emploie pour désigner les produits ou les combinaisons de la graisse. C'est ainsi qu'on dit en anatomie corps adipeux, membrane adipeuse ; et en chimie, produits adipeux, savon adipeux. Quelquefois la dénomination d'acide adipeux a été proposée pour l'acide^ sébacique. (F.)

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ADIPOCTRE. J'aî proposé le premier, îl y i seize ans, en 1786, cette dénomination nouvelle et composée, pour nommer une substance grasse animale, qne j'ai le premier fait connoltre dans les corps des animaux décomposés av milieu des terres humides ou de divers liquides ; que j'ai aussi le premier trouvée dans le tissu du foie, dans les calculs biliaires, dans les matières animales, macérées dans Teau pour les préparations anatomiques , ainsi que dans les cerveaux , quoique conservés dans Talcool , etc.

Le mot adipocire, composé du mot adeps^ graisse, et de celui de cire, m'a paru très -propre à caractériser une substance huileuse, concrète, sèche, cassante, lamelleuse, très - fusible , grasse au toucher, dissoluble dans Falcool, très-combûstîble , et paroissant participer aux propriété» des deux matières rappelées par ce mot. Ce corps, auquel les chimistes n'avoient fait aucune attention avant moi, se trouve dans les trois ou quatre matières animales indiquées plus haut; il est souvent le produit commun de Faiteration septique des muscles, des tendons, des membranes , des ligamens , de la pulpe cérébrale , de la moelle des nerfs, etc. 11 existe ai^ssi dans les productions morbifiques^ surtout dans les concrétions biliaires, la bile grossie par un long séjour dans la vésicule duJQel. On le produit artificiellement, par la putréfaction , dans les chairs long-temps macérées dans l'eau ou dans des dissolutioi^s salines. On le trouve dans les cimetières humides, surtout parmi les corps entassés^ Enfin, en Angleterre, on le fabrique avec des cadavres de chevaux, conservés dans des mares ou ^sur le bord des ruisseaux et constamment mouillés pendant leur putréfaction, et on en emploie le produit h faire des combustibles communs , pour procurer de la lumière. La théorie de sa formation est facile à trouver et à expliquer , quand on connoft bien la nature et le genre d'altérabilité des substances animales. Voyez les articles Blanc de baleine ^ Muscle, Bile , Composés animaux, Putréfaction , Cada.* VRE, Gras.

On verra dans plusieurs de ces articles , que l'adipocire est très-voisine du blanc de baleine, et qu'elle est souvent accompagnée , dans sa formation , de celle de l'ammoniaque ,

qui forme^av«€ elle un savon trés-dissoluble , décomposable par son exposition à Tair,

Plusieurs végétaux paroissent aussi susceptibles de se convertir en adipocire, ou d'en contenir de toute formée , tels que les fruits des cucurbitacés , etc. ( F. ) .^ ;

ADIRE. On prononce ainsi quelquefois le nom d'Adive. Voyez Renard -ADivE. (G.)

ADIVËf nom corrompu de Farabe Uh^ qui signifie chacal: Buffon la regarde comme une espèce différente , canis mero" melas^ L. Voyez Chien. (C. )

ADJER AN - UTAN, de l'ile de Java, Biden^ pilosa, L. (J.)

ADLEN , AtcHAT , noms arabes du pastel , isatis tinc' * .

ïoriaj L, (J.)

ADO, nom donné à une espèce d*arbrisseau du genve Comhretum, dans 'la province de Cumana , près Fembouchure de rOrenoque. (J.)

ADOLTA, nom brachmane du' nani des Portugais, connu d'abord par la description imparfaite qu'en donne Rheede dans leHort. Malab. v. 5, t 3i, et que LamarcI^, dans le Sict encycL , relate sous le nom d^adole , en y réunissant vne autre espèce du même auteur, t. 3o; il croit leur trouver quelque affinité avec la famille des nerpruns. .Voyeï;

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