ACT
Plttm. fil. 509 t. 40, nVsf pas moins remarquable que Iti" espèces que je riens de citer. Il croit dans les lieux couverts et humides de rAmérique méridionale; il ue s'élèye guère qu'à un pied et demi. Ses pétioles lisses y nbirs et luisans, portent des folioles alternes, pennatifides à leur sommet y pennées k leur base ; et 9 comme les folioles secondaires sont elles-mêmes profondément lobées vers leur point d'attache y les feuilles semblent être tripennées. Elles •ont lisses et dW vert obscur eu dessus, et chargées en dessous d'une poussière blanche et farineuse.
Le mot aerostichuia vient du grec , et signifie rang te plus haut, (B. M. )
ACSIN y nom arabe du liseron commun } eorwoWuluê arvensisy L. (J.)
ACTÉE 9 Aetœay genre de plantes de la famille des renon<> enlacées y qui a pour caractère essentiel un calice k quatre folioles, quatre pétales très-caducs, un grand nombre d'éts* mines, un pistil dépourvu de style, nu stigmate épais en forme de bourrelet aplati, une baie k une seule hige, contenant un grand nombre de semences. Les feuilles sont grandes, deux fois ailées; les fleurs blanches, petites, disposées en épi. On ne connoft encore que deux espèces de ce genre.
1. ActÉE en épi, Actcraspiaata.y L. , vulg. Herde de SainU Chrhlophey Lob. ic. 68a. Sa racine est noire, épaisse 3 elle pousse des tiges flexibles, un peu rameuses y garnies de feuilles deux et trois fois ailées, vertes, presque luisantes, dont les folioles sont ovales , presque anguleuses , dentées en scie. Les fleurs forment un épi court, terminal, peu garni; les fruits sont des baies noirâtres. Cette plante croit dans les bois montagneux. Elle est corrosive , très -Acre, peut servir d^exutoire. Elle détruit la vermine, et nettoie les pustules de la- gale. Sa racine est employée comme purgatif violent , sous le nom d^ellébore noir. Ses baies sont un poison violent; les chiens auxquels on en a fait avaler^ sont ihorts dans des convulsions. Bouillies avec Talun , elles donnent une belle couleur noire.
a. AcTÉE en grappes, Aat, raeemosay L., DilLClâl. 7.9 , t. 67, f. 78. Cette espèce se distingue aisément de la préicédente par une longue grappe âe fleurs, formée de plusieurs épis 4 ses feuilles 9ont à peu près les mêmes.
Cette plante est originaire du Canada, de la Virginie, etc.
ACTIF, nom donné par Dîcquemare (Journal de physi« ipie, mai 1783) à un petit crustacé. (CD.)
ACTINIE, Actinia (ZooL)^ genre de zoophytes vulgaire* ment connu sous le nom d*anémones de mer ou amorties de mer fixes. Leur corps est charnu, très-contractile, se tenant ordinairement fixé sur sa base, mais pouvant changer de lieu, soit en rampant sur cette même base, soit en mar« chant sur ses tentacules.
Quand le corps de Tactinie est le plus contracté, il représente une demi -sphère, avec une petite ouverture « son sommet C*est ainsi qu'elles se tiennent quand elles font à sec, ou quand la mer est trouble et le ciel couvert: Kpais lorsqu'elles ont faim , et surtout lorsqu'il fait beau temps , elles s'épanouissent. La petite ouverture devient alors aussi large que la base, et le corps représente un cylindre court ; la bouche est^ au centre de la base supérieure du cylindre, et tout le pourtour est garni de plusieurs rangées de tentacules, qui représentent très-bien, par leurs belles couleurs et par 'leur disposition, les pétales de certaines fleurs doubles. La bouche conduit dans l'estomac, qui tst un sac ridé intérieurement, mais sans issue, au moins visible, autre que la bouche. L'intervalle entre l'estomac et la peau extérieure du corps , est rempli de viscères très -singuliers, qu'il ne nous a pas encore été possible de développer assez pour en donner une notion claire : des lames membraneuses et verticales vont d'une de ses surfaces à l'autre , comme les rayons d*un cercle ; elles ne sont pas de même hauteur ; leup bord supérieur est garni de franges très-compliquées : on trouve aussi , dans la partie inférieure du corps , de longs boyaux tortueux et très-minces. Du reste on ne trouve, ^ans le corps de ces animaux , rien qui puisse être regardé comme des nerfs ou comme des vaisseaux sanguins.
Par les expériences et les observations de Baster, de Jléaumur , et surtout de Dicquemare , l'histoire de ces ani« maux est devenue trés-ciurieuse. Leur multiplication s'opère dç dçi4X manières ; la première est naturelle 9 1% consiste dann
un dëclnrement sjiontaiié d'une partie det ligamens de la base, qui s'opère par la constriction de cette partie ; on voit alors s*échâpper par ce déchirement une ou plusieurs petites portions de ranimai 9 qui deviennent en peu de temps de nouvelles actinies de la même espèce que celle dont elles faisoient partie. Dicquemare a obtenu une multiplication artificielle au moins aussi singulière ; il a séparé 9 avec un^ bistouri , .quelque parcelles de la base d'une actinie 9 et il a vu se former autant de nouveaux animaux. Aussitôt que les actinies scsont séparées du corps de là mère 9 on les voit se fixer sur des corps solides, et prcfndre peu à peu tout laccroissement dont elles sont susceptibles.
Dans le mois de mai 1772, Dicquemare coupa tous les tentacules à une actinie, et peu de temps après ils repoussèrent. Il les coupa de nouveau le 3o juillet suivant, et ils se reproduisirent de même en moins d'un mois. Une actinie fendue par le milieu du corps, parut, au bout de quelques mois, aussi complètement organisée qu'avant d'avoir été mutilée. Ces expériences, et plusieurs autres dont le détail seroit trop long, prouvent, d*une manière positive , la faculté que le^ actinies ont de se régénérer dans leurs parties détruites.
Elles font leur nourritu|« dç coquillages de chevrettes, de petits crabes et de méduses. Elles les saisissent avec leurs tentacules, les gardent dans l'intérieur de leur corps pendant dix ou douze heures, et rejettent ensuite par la même ouverture les parties solides qu'elles n'ont pu digérer. Dans l'eau de mer, elles peuvent supporter de très-longs jeûnes. Nous avons observé que plus elles ont faim, plus elles dilatent leur ouverture ; il leur arrive même quelquefois de retourner tout à fait leur estomac, çt de le rendre convexe de concave qu'il *étoit auparavant. L'eau douce
■ leur donne la mort On les trouve attachées par la base. Lorsque l'animal veut changer de place , il a plusieurs manières d'exécuter ce mouvement : ou bien il glisse lentement sur son pédicule; ou bien, détachant en totalité sa
.base, il se gonfle d'eau, et devenant alors presque aussi léger que le ifolume d'eau qu'il déplace » la moindre agitation suffît pour le pousser plus loin. Quand il veut se
fixer, 8011 corps se contracte, IVau sVchappe, il Ta au fond, et sa base se colle sur la surface du corps qui se trouve k sa portée. Quoiqu'on ne *connoisse point a cet animaux d'organe de la vue , la grande lumière les incom* mode ; ils en paroissent affectés. Dicquemare a observé que les actinies k qui on a retranché quelques parties de leur corps, sont plus sensibles k son éclat qu'elles ne rétoient avant d'avoir été mutilées. Le grand froli. ne lea incommode pas ; on peut les enfermer dans un glaçon , les y laisser toute la nuit , et le lendemain on les' retrouvera vivantes. Placées sous une machine pneumatique, eltes supportent les effets du vide sans se gonfler et sans faire paroltre le moindre affaissement quand on leur rend Tair. Dicquemare a encore fait des observations qui peuvent être utiles aux marins. Il s'est aperçu que tous les changemens de temps étoient annoncés par des mouvemens extraordinaires sur les actinies qu'il nourrissoit; et il a obtenu pour résultat que Jes mouvemens de ces animaux étoient d'accord avec ceux du baromètre, que lorsque les actinies sont toutes fermées et retirées sur elles-mêmes, on a lien de craindre quelque tempête, des gros vents, et une mer fort agitée ; au lieu que leur corps allongé et les tentacules très-étendues sont le présage d'un beau fixe et d'une mer très-calme. Les actinies n'ont aucune qualité malfaisante : on les mange dans plusieurs pays , et les habitans des eàies de la Provence font beaucoup de cas d'une espèce nommée rastegna ; elles ont un goût et une odeur assez analogue k celle des crabes et des crevettes.
Les espèces d'actinies sont très • nombreuses ; mais lès auteurs les ayant presque toujours voulu distinguer par leurs couleurs, qui sont très-variables, et par la forme du corps, qui change à tout moment, il n'y en a peut-être pas une qui puisse être sûrement reconnue par leurs descriptions. Les figures augmentent la difficulté, en ce qu'il n'en est presque pas qui ne puisse convenir k plusieurs espèces* Cest un travail k refaire, en employant pour inarques distinctives les différentes qualités de la surface , la forme de la base et celle du limbe dilaté , le nombre des rangées de tentacules et celui des tentacules de
chaque rangée « enân les vésicules qui entonreiil Fonrer* ture de la bouche ou celle du limbe ; mais en négligeant la forme du corps et les difféiens replis de la bouche, . qui varient k la volonté de chaque animal. ^ Nous, ne parlerons que de quelques espèces bien déterminées.
L'Actinie à gros tentacules y Aetinia crassîûomis. Lorsqu'elle prend sa forme de segment de sphère, elle s'aplatit beaucoup, et sa base a plus de trois pouces de largeur. Sa peau est coriace et garnie partout de petites verrues serrées et disposées en lignes transversales. Sa teinte ordinaire est un orangé clair. Le bord. du limbe est entouré d*un cordon serré de petites vésicules; les tentacules, disposés sur quatre rangs, sont assex gros, striés sur leur longueur, blanchâtres, ♦ avec un anneau rose sur leur milieu, qui manque quelquefois. 11 n'y en a guères au-delà de dix.
Cette espèce est très-commune dans les lieux sablonneux des côtes de la Manche. Elle s'enfonce entièrement dans ie sable, de manière que, quand elle est contractée, on ne la voit point. 11 sort de ses verrues un gluten qui colle sur son corp# des grains de sable et des fragmens de coquilles, qui doivent lui servir jusqu'à un certain point ^ "
4le défense.
L'AcTiN iB rousse, AeHnia rufa. Sa largeur est à peine d'un •pouce à sa base. 'Sa peau est molle, fine, très-douce au toueher; on y voit des stries très-déliées ^ qui se rendent de sa base au bord du limbe; la couleur est un rouge amarante, plus ou moins foncé , quelquefois un rouge rose : beaucoup rd'individus sont parsemés de petites gouttes rondes , vertes ou blanches. Les vésicules du bord du limbe sont espacées ^
et «très-souvent d'un beau bleu. Les tentacules sont rouges, minces et grêles , sur cinq rangs , et au nombre de plus de .y
«ent Elle se tient sur les rochers des rives de la Manche^ C'est l'espèce la plus commune de .cette mer.
L'AcriNiB à plumes, AeHniapUunosa, La plus grande espèce de nos mers est large de cinq ou six pouces quand elle est dilatée. La base est très -irrégulière, la peau striée longiiudinalement ; le limbe s# replie en une multitude de ainuosités, et porte des milliers de petits tentaculfs poin-
fiS* A C T
tus. et serrés ; ee n*est que vers la bouche qu'il y a deux rangs de tentacules de grandeur ordinaire , au nombre d'environ deux ou trois ^nts. Entre eux et la bouche est encore une assez lai*ge ceininre lisse j et la bouche est entourée d'un double cordon de vésicules ovales. Cettp superbe actinie représente très -bien un énorme, œillet. Elle est ordinairement toute blanche.
Voyez les synonymes cités par Gmelin , à Act. plum. Voyez aussi le mot ^Zoanthe , où nous reviendrons sur les actinies. (C.)
ACTINOLYTE. CVst, dans Kinvan, une pierre qui forme trois espèces du genre Muriatique. La seizième, Tactinolyte lamelleuse, appartient à l'actinote d'Hauy, peut-être à sa variété lamellaire; la dix-septième, Factinote schorlacée, i l'àctinote hexaèdre d'Hauy, et la dix-neuvième, l'actinolyte vitreuse, à l'épidote d'Hauy. Voyez Actinote et Épi dote. (B.)
ACTINOPHYLLE , genre de plante du Pérou , décrite par Ruiz et Pavon , k réunir dans la famille des araliacées avec ie sciodaphylle, dont elle ne diffère que par le nombre de ses étamines, porté souvent à sept au lieu de cinq. ( J. )
ACTINOTE. Cette pierre se présente ordinairement sous la forme de longs prismes hexaèdres réunis en faisceaux divergens. Sa cassure transversale est luisante et un peu ondulée. Elle est d'une moyenne dureté, assez considérable cependant pour rayer .le fer. Elle.est^d'ailleurs très-fragile dans le sens transversal. Exposée à l'action de la flamme du chalumeau, elle se fond en un émail grisâtre mêlé d'une teinte de jaune.
Lorsque Ton sépare par une cassure nette les lames qui composent cette pierre, on reconnott qu'elle a ponr forme primitive un prisme à base rhombe, dont les pans sont inclinés entr'eux de 124* 3o' et 66* 3o'. • Gomme on n'a point encore trouvé de cristaux dont les prismes soient terminés, la position des bases de ces prismes n'est que présumée. On doit seulement supposer que le prisme est plus lai*ge que haut , les coupes parallèles à ses -pans étant les plus brillantes.
' Enfin la pesanteur spécifique de cette pierre peut être ^exprimrfe par 3,33/
En comparant ces caractères avec ceux de Fàmphibole , on voit que tous les caractères essentiels sont à peu près les mêmes ; que ces deux pierres ne diffèrent presque que par la couleur dominante de leurs variétés, qui est la verte pour Tac ti note, et la noire pour Tamphibole. Elles diffè« rent aussi par la couleur des émaux qu'elles donnent au chalumeau. Mais il est très-prob&ble que la couleur noire de l'émail de l'amphibole est due au fer, qui y est plus abondant que dans l'actinote, et c'est peut - être la seule différence qui existe entfe ces deux pierres.
L'actinote, quoique connue depuis peu de temps, a déjà reçu un grand nombre de noms différens. On l'a nommée ^ehorl vert des talcs, Saussure l'a appelée rayonnante : Lamétherie , zilUrthile ; il a fait une espèce particulière' de ses variétés aciculaire, lamel^iire, fibreuse, sous le nom d^ashestoï'de, Napione l'a nommée strahlite; Emmerling, strahU slêin; Kîrwan, actynoUte^ et Forster, cnemidium.
Elle offre peu de variétés bien distinctes. Los principales sont :
L'AcTiNOTE hexaèdre, en prismes hexaèdres, dont deux angles d'environ 124*, et quatre de 117*.
L'AcTiNOTE aciculaire, qui est en prismes déliés « réunis en faisceaux; il parott que c'est la rayonnante aciforme de Saussure, et le basaltes Jibrosus aeerosus de Wallerius , J'
l'amyanthinite de Kirwan.
L'AcTiNOTE lamellaire, que l'on a aussi nommée horn^' hlende verte, en la rapprochant par cette dénomination de l'amphibole.
L'AcTiNOTE étalée, qui est la rayonnante à larges rayons de Saussure, d'un gris verdâtre, avec un éclat vif et-ui^ peu nacré.
L'AcTiNOTE fibreuse, en fibres blanches déliées, remaiw quables par la facilité avec laquelle elles se séparent entre les doigts.
Cette pierre varie aussi par la couleur vert sombre , vert clair, noirâtre, et même blanche.
L'actinote se trouve plus particulièrement dans les ter* rains primitifs à base de roche magnésienne ; elle accom-* pagne le talc 9 la roche micacée. On la trouve aiissi dan<
ïr
453 kCH
la dolomie, dans le petrosilex même 9 aree dn fer ozidé rouge. L'actinole noirâtre accompagne le mica noir en petites écailles. On ne Ta point rencontrée dans les terraina secondaires, pas même dans les filons.
D'après le sentiment de Dolomieu, -sa situation géologique lui donne encore de nouveaux rapports avec Famphi- )>ole. Il ne reste plus qu*à trouver un prisme terminé de cette pierre , pour en faire une espèce particulière , ou pour la réunir à celle avec laqpielle elle a de si grandes ressemblances.
Cest surtout dans la vallée de Zillerthal dans le Tirol qu'on la trouve plus abondamment. On en voit aussi dans Jeà Alpes piémontoises et lombardes. (B.)
ACUA ou KUA9 nom brame d'une espèce d'amome. Rbeed. Mal. 1 1 , t. 7. ( J. )
ACDDIA. Il n'est pas facile de* déterminer de quel genre est rinsecte que les voyageurs dans les Indes occideniales désignent sous ce nom. Nous savons seulement (Herrera, Hist. Ind. occid. ) q^ie c'est un très-gros insecte ailé, qui brille beaucoup pendant la nuit, au moyen de quatre points lumineux, dont deux sont placés près des yeux, et deux autres au-dessous et â la base des ailes ; qu'il s'échappe de ces parties une humeur phosphorescente , qui rend lumineux les objets qui en sont frottés. D'après cette description nous serions portés à croire que ce pourroit être une espèce de taupin, elaUr phosphoreuse noetUucus : mais, selon d'autres auteurs , les acudias , qui sont employés pour éclairer pendant la nuit, sont encore beaucoup plus utiles lorsqu'on les enferme dans les appartemens habités ; car ils mangent les cousins, les mosquites et les maringouins, qui sont si incommodes dans ces pays. Si ce second fait est véritable, il nous semble que l'acudia est un ver lubant, et non un taupin. Enfin, quelques auteurs, ne voyant dans l'acudia qu'un insecte lumineux, l'ont regardé comme -une espèce de fulgore ou de porte-lanterne Voyez Futcoas, Taupin., Cncuio, Lampyre. (CD.)
ACUICUnZGATL, nom particulier de la mouette du lac de Mexico, suivant Fernandez, qui ne donne paâ £lus d# détails sur cet oiseau. ( Ch. D. )
ACULEATUS. Plusieurs anciens auteurs, tels que Wil* Ittghby, Hay, etc. 9 ont désigné sous ce nom latin les épino-^ ches et quelques perches. ( F. M. D. }
ACULLIANfE- Cest le nom qu'on donne , selonrKecchî , dans la nouvelle Espagne , à un cerf que cet auteur assure être entièrement semblable au cerf d'Europe. Voyez Cb&f. «
ACUMINÉE y Acuminatum, Une feuille esf acuminée quand la côte moyenne « réunie à la sub^itance solide qui circonscrit ses bords, se prolonge comme une pointe dVpin- ^
gle au sommet de la feuille, comme dans la plupart des nerpruns , et notamment dans le rhamnus boyifolius , L. M, Dans ce cas la pointe est étranglée à sa base à raison de la forme plus ou moins orbiculaire de la feuille. Si la feuille est acérée, sa forme cylindrique détermine naturellement la terminaison acuminée. Voyez aigu, anguleux, aiguillon, lÊPINE. (P. R.)
ACUNNA, nom générique donné par Ruiz etPaVonàdes arbrisseaux du Pérou, que leur caractère ramène au genre Befaria de Linnœus , suivant 1-observation de M. Ventenat
ACURNIER, nom provençal du cqmouillier. (J.)
ACUROA. Aubl. Guy. voL 4, pi. Soi. Ce genre, placé dans la famille des légumineuses, ne renferme qu'un arbre élevé à douze ou quinze pieds, sur environ un pied de diamètre.* Ses feuilles sont alternes, ailées, à deux rangs de folioles alternes et terminées par une impaire. Ces folioles sont entières, lisses, ovales et terminées par une longue pointe mousse. Ses fleurs sont papillonnacées; Il leur succède une >
gousse roussàtre, arrondie, concave d'un côté et convexe *'
de Tautre. Il a beaucoup d'affinité avec le vatairea du même auteur et quelques espèces du pterocarpus. Peut-être ^-^
que par la suite il fera partie de l'un de ces deux genres. ^
Cet arbre a été observé par Fusée Aublet au bord des ''
criques de la Guiane, où la marée se fait sentir, surtout dans le quartier de la Terre -ferme désigné par le nom de . la GabrieUe. (J.S.H.) '
ACUTI, Acouti ou AGOUTI, Cavia aguti, U Voyez CÂ-
«lAI. (C*)
ADA KODIEN , hsrbe malabare , de la famille des ap9cU liées 9 employée dans l'Inde pour les maladies des yeux. ( j. )
ADACA - MANJEN y nom malabare du sphérante, «ph^r-* ranthus indicus^ L. (J. )
ADALY, nom brame de la Zapanie nodiflore» qui fait partie d'un nouveau genre de plantes , détaché de celui de la verveine. ( J. )
, ADAMAR AN , nom malabare de Tarbre plus connu sous celui de badamier. ( J. )
' ADAMBOE 9 nom malabare d'un arbrisseau rapporté par les botanistes au genre Munchausia. On le donne aussi à l'îpo* nuta campAnulata de Linnœus, espèce de convolvulacée. ( J.) . ADANO. Plusieurs naturalistes modernes ont prétendu que les noms adano , aiello et adeno , sont donnés par les Italiens qui habitent sur les bords du Pô, è l'estuigeon proprement dit Playcard Ray assure au contraire, dans son Dictionnaire soologique , que ces noms sont réellement propres à l'esturgeon huzo, qui fournit le caviar. Voyes Caviar et Estuageon. (F. M. D. )
ADAR, nom donné en Islande i l'eider, anos mollisà^ ma, L. (Ch. D.)
ADDAX. {Quadrup,) Addax, ditPline, livre II, chap. 37, est le nom africain du strepriceros ; et voici la description qu'il donne de ses cornes : Erecta rugarumque amhitu contorta et in levé /(utigium exacuta, ut lyras diceres. Ces caractères peuvent convenir a plusieurs espèces d*antilopes -. aussi les auteurs ont -ils varié sur l'explication de ce nom. Caius a pris le condoma pour le strepsiceros ; du moins les cornes qu'il a fait représenter dans Gesner, p. 295, paroissent-ellea venir de cet animal ; en quoi il a été suivi par Linnseua et Pallas : mais certes le condoma, qui est du midi de l'A« frique, ne pouvoit être connu des anciens. Shaw a cru le retrouver dans sa lidmée , que Buffon regarde comme une variété de V antilope cervicapra ; mais ce dernier point n'est pas bien certain. Belon dit qu'en Crète on nomme encore aujourd'hui strepsiceros un animal semblable à nos brebis ^ et qui est , comme elles , domestique dans les montagnes f dont les cornes sont droites et cannelées en spirale. La iîgure qu'il en donne a une tournure de gaxelle; et Pallaa
mvoil d'alM>rd saapçdnné que ce pouroit être le saXgA, Vayti Antilope-. Buffon pense que ce n'est qu'une variété du mou* ton, et Pallas a fini par revenir à cet avis. ( C.)
ADDER , nom anglois de la vipère commune , Coluhe^ leruSj L. Voyez Vipère. (F. M. D.)
ADDIBO 9 nom cité par le missionnaire Vincent Marie , et corrompu de l'arabe dih , qui signifie chacal. Voyez Chien. (C.)
ADÉLAÏDE , nom d'insecte 9 donné par Geofifroy à iine espèce de demoiselle^ Voyez Agb.ion fillette y vkr. D>. (CD.)
ADÈLE, nom d'un genre dé lépidoptères, établi par Latreille dans notre famille des séticomes, «et dont nous avons décrit les espèces au mot Alucitb. Ce nom vient probablement du grec aJiXoç (adelos)^ incertain, obscur. (CD.)
ADÉLIE, AdeUa^ genre d'euphorbiacées. Les trois espèces connues sont de petits arbrisseaux de forme bizarre et sans agrément, dont les graines ne mûrissent pas dans nos serres chaudes. Ils ont été observés à la Jamaïque par Brown , sous les noms â'acidoton et de hernardia. Ce dernier nom avoit été proposé par l'anglois Houston en l'honneur de son ami , notre célèbre Bernard Jussieu ; Linnœus , qui avoit établi une »autre jussiœa , donna à ce genre le nom adelia^ à raison de ses fleurs presque imperceptibles.
Les adélies sont dioïques. Aux fleurs mâles , le calice à trois parties , les étamines nombreuses , monadelphes , en cylindre : aux fleurs femelles, calice à cinq parties, l'ovaire arrondi , trois stigmates , avec ou sans style , capsule arrondie à trois coques monospermes. Les feuilles sont alternes, les fleurs axiUaires, soit 'en épb ou en paquets, soit géminées.
L'Adi^lie bernardine, A. hernardia ^ n'est point cultivée en Europe.
L'Ad^lie épineuse, A, aeidoton, peut -passer l'hiver dans la serre tempérée; eUe ne s'y étiole pas comme dans la serre chaude, et végète Tété en pleine terre. Ce petit arbrisseau n'a d'autre mérite que d'être étranger.
Il parott qu'on pourroît rapporter encore au genre Adélie Vuriiea urcm arhorea ^ figuré^ dans Sloan*, t. 83, f. 2, et do^t
aS6 A D C
SwarCc iToit fonoë, $au3 le .siéiiie bomi ê^mndûUmj «n an* ire genre y qui ne diffèreroit que par. le nombre det divisions du calice et par les étamincs moins réunies. Ce dernier es» tactère est presque le seul qui distingue le wmUoU de Lonreiro. (D. de K.)
ADELLO. Voyex Aoamo.
ADEL-ODAGAM, nom malabare d'une petite carmentinCt justieia hivalvis^ figurée dans THort malab. v. 9, t 43. (J.)
ADEN des Arabes, .^denia, petit arbre à feuilles alternes ^ palmées , glanduleuses au sommet de leur pétiole 9 à fleurs en faisceaux sur des épis terminaux. Leur calice est tubulé à six divisions , portant à son sommet six pétales et ren sa base six étamines, dont les filets sont chacun garnis exté^ rieurement d'une petite écaille. L'oraire^ faisant corps avec le fond du tube du calice 9 est surmonté d'un style et d'un stigmate. On ne connoit pas le fruit Forskal nous apprend que cet arbre est trés-vénéneux ; que la poudre de ses jeunes pousses 9 prise en boisson 9 fait enfler le corps 9 et que le câprier épineux est l'antidote de ce poison. (J. )
ADENAl^THÉRA. Voyex CoNooai.
ADENODE9 .^d€nodiU9'petU arbre de la Cochinchinci décrit par Loureiro. 11 paroft devoir être réuni à Téléocarpe, dont il a tous les caractères. ( J. )
ADENÔS 9 espèce de coton, venant d^Alep par la voie de Marseille. (J.)
ADENOSTÈME {Adenosiemaj Forst austr. tab. 45; Juss.; Lavenia Soland. Schreb.), genre découvert par Forster dans les îles de la mer du Sud et qui fait partie des plantes de la non^breuse famille des corymbifères. On n'en connoit encore qu'une seule espèce 9 a laquelle ce savant voyageur a donné le nom à*adenùstema viseosaj mais dont il V./' n'a publié que les caractères dç la fructification : ses fleurs
sont composées de fleurons hermaphrodites , velus inté* rieuremetit et i cinq découpures; leur calice est hémisphérique 9 formé de plusieurs. folioles égales; le réceptacle est nu 9 et les graines ont k leur sommet trois glandes pédiceUées. ( D. P.)
ADEFELLUS) un des noms sous lesquels divers auteurs ont parlé du jaseur, amfeUs garruliUf JL. ( Ch. D. )
ADEPTES. {Chim,) CVst une expression qui n'est plus prise qu'en mauvaise part, depuis qu'il est bien reconnu que la prétendue recherche de la pierre phîlosophale et d'une panacée ou remède universel est une chimère , après laquelle les fous seub et les charlatans peuv/ent courir.
Il faut savoir , pour l'hisioire de la science et des folies qui l'ont si longtemps agitée, que l'on nommoit adeptes ceux qui joignoient à la découverte du grand œuvre celle du remède universel :, ainsi les adeptes étoient plus que les alchimistes, et il est bien évident qu*il est encore pins absurde de croire aux uns qu'aux autres. ( F. )
ADGAO. Voyez Alagao.
ADHAR, Adher, Adorer, noms arabes du sckenanthe ^ espèce de plante graminée du gente Andropogon. ( J.)
ADHATODA, arbre de Ceyian qui avoit reçu dans la langue du pays le nom d^adkatoday pour annoncer la vertu qu'on lui attribde d'expulser le fœtus mort. Tournefort aroit adopté ce nom pour un genre entier, qui est le Justin, eia de Linnasus. Voyez Carmentine. (D. de K.)
ADHÉRENCE, ADHÉSION. {Chim.) Ces deux mots désignent la force ou le phénomène par lequel un corps est retenu à la surface d'un autre par l'attraction qu'ils exercent réciproquement l'un vers l'autre. C'est ainsi que deux lames de glace ou deux plaques de métal poli , glissées l'une sur l'autre, se tiennent, semblent être collées, et exigent, pour ^re séparées ou désunies , un effort plus ou moins considérable. Cet effort est représenté par un poids qui se compose de celui du corps et de la résistance que sa séparation exige lorsqu'on Tenlève ou qu'on le détache par en haut, et qui est moindre cependant que celui demandé dans le cas précédent pour vaincre la résistance , lorsqu'on sépare le t|
corps par le bas. On dit dans ce sens que le fer adhère à l'aimant, et c'est dans cet ordre de phénomènes le plus puissant ou le plus remarquable. 4^
L'adhérence est un des phénomènes qu'il est important de bien connoîfre en physique et en chimie, puisqu'elle est souvent proportionnelle à l'attraction ou affinité chimique qui existe entre diffôrens corps, et puisqu'elle sert à explî- s quer plusieurs phénomènes très- remarquables, tels que la