‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 69 sur 146 · CH · texte numérisé non relu

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b^esy Rheed. 4» t. 46, qui parolt être une espèce d'erithrosperme de Lamarck. (J.) .

ADRACHNÉ, Andhachn^, espèce d'arbousier qui croît dans le Levant. ( J. )

ADRAGANT, gomme que Ton retire de plusieurs espèces dlAsTiLAGALEs. Voycz ce mot. (J.)

ADSARIA PALA, nom donné dans File de Ceylan à une espèce de pois pouilleux , qui parolt être la même que le doUchos prwiens , L. Vpyez Dolic. ( J. )

ADULAIRE, nom donné au feldspath transparent du mont S. Gothard , et pris du nom latin de cette montagne. Voyez Feldspath. (B.)

ADULASSO J nom brame du justicia hivaWis , L. , petit arbrisseau employé dans llnde en topique pour guérir la goutte. (J.)

ADUFLA , genre de plante de Ja famille des cyperoïdes , observé par Bosc dans TAmérique septentrionale , et voisin du choin, schanus. Le même a été décrit sous le nom de marisque , mariscus , par Gaertner , qui lui attribue seulement, pour caractère distinctif, des glumes simples tuilées, les inférieures stériles, les supérieures fertiles. Bosc^ admettant des glumes bivaltes, trouve dans chacune deux fleurs y Tune mâle et sessile , Tautre femelle et pédonculée. Les autres caractères sont ceux de la famille. Ces deux auteurs rapportent ici plusieurs espèces de scirpe et de killingie. (J.)

ADURION, nom arabe du sumac. (J.)

j^CHMÉE, .£chmea, Ruiz, Pavon. Cette plante , que Jus- «ieu place dans la famiHe des smilacées, à côté de la philésîe, et qui rentre dans l'hexandrie trigynie de Linnœus, est une herbe du Pérou. Sa graine n'a qu'un cotylédon. Sa fleur est «-

dépourvue de corolle. Le calice est coloré ; il présente six *^'

divisions revêtues à leurs bases de trois écailles courtes 9 coriaces, dont deux arrondies et une aiguë*. Les divisions intérieures du calice sont trois fois plus grandes que les autres, larges , rapprochées en entonnoir , et portant chacune deux petites écailles k leur base inférieure. Les étamines attachées au fond du calice, et aussi longues que lui, sont au nombre de six. Selon Ruiz et Pavon , l'ovaire adhère à l'enveloppe

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florale. Il 7 a îtoIè stigmates. Le fruit est une capsule orale à trois loges, contenant plusieurs graines. Avant répanouissement de sa fleur les divisions calicinales sont tournées en spirales avec les étamines et le style. Ce genre a des rapports avec la callixéne et la pbilësie; mais il en difiere par- 8on fruit capsulaire, et plus encore par son calice adhérent à Tovaire , si toutefois ce dernier caractère est exact. Uanal':gie, comme l'observe très-judicieusementJussieu, semble indiquer que Tovaire est libre ; et les trois écailles florales repi^ésentent assez bien les petites écailles imbriquées du pédoncule de la philésie et de la callixéne. (fi. M.)

j^ClDLE ; AFjcidium , Pers. , Syn. meth. fung. , Gmel. Syst nat veget, tom. Il, pag. 1472, genre de plante de la famille deâ champignons. Sa substance est une espèce d'étui membraneux, glabre de chaque coté, contenant des semences libres , et qui ne sont pas jointes par des filets.

Les espèces de ce genre, queLinnaeus a confondues avec les vesse- loups, se divisent en deux sections.

5* Ceux dont la substance est couverte d*une écorce

distincte membraneuse.

Cette section se subdivise en

* Ceux qui naissent plusieurs eniemhle.

Cette sous-division contient huit espèces, parmi lesquelles on distingue:

1. VJEciDiE cancellée 9 dont les côtés sont déchirés et comme réticulés.

2. L'i£ciDi£ du tussilage, dont la substance est ronde, proéminente, et les semences d'un jaune coulcujr d'or. 1

Cette espèce couvre les feuilles du tussilage. On pourroit peut-être y joindre cette autre plante dont se chargent les feuilles des rosiers , de ceux surtout qui croissent dans un lieu sec et aride. Elle se manifeste sous les formes d'une poussière jaune dont la plante, excepté la fleur, est quelquefois entièrement couverte. Le rosier et le tussilage, ainsi chargés , paroissent fatigués , et se trouvent dans un état de maladie. La végétation n'en est ni belle ni vigoureuse ; les feuilles sont repliées en dessous. Linnœus désigne cette

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espèce soua le nom de yes»r-laup des feuilles, lycoperdon

** Ceux qui naissent solitaires.

Cette sous - division contient cinq espèces, qui naissent *f^l

sur les feuilles du pin , des euphorbes , des anémones et *••

autres plantes.

$$• Ceux dont la substance est privée dune écorce

distincte*

Cette division contient cinq espèces. Elles diffèrent entre elles par la couleur des semences. ( P. B. ) ^

j^EDDER. Voyez Adar.

.FIDELITE, Kirwan. Bergman avoit décrit et analysé cette pierre. Il Tavoit placée, d'après sar composition, parmi les zéolithes, sous le nom de zéolithe siliceus. Kirwan,la regardant comme une espèce distincte, l'a nommée œdelite. Ses caractères sont en effet assez remarquables. Elle a la texture fibreuse et striée des pierres nommées communément zéo« lites ; elle est, en outre « fendillée : elle se présente sous forme tuberculeuse ; ses couleurs varient entre le gris , le jaunâtre, le verdàtre et le rouge pâle : elle se boursoufle au * chalumeau comme les zéolithes, et donne une masse bulbeuse; mais sa pesanteur spécifique est beaucoup plus considérable, elle va jusqu'à 2, 5i (Kirw.) , lorsqu'elle a absorbé toute l'eau qu'elle peut prendre, c'est-à-dire, environ g^ de sou poids. Elle est aussi d'une dureté remarquable, faisant feu avec le briquet. L'analyse de Bergman donne pour sa composition, silice, 62 à 69 ; alumine, 18 à ao; chaux, 8 k 16 ; eau, trois à quatre.

Bergman, et Kirwan d'après lui, disent que cette pierre j»y

encore rare ne s'est trouvée qu*en Suède, à Messerberg en Westrogothie et à ^delfors, dans les fentes du trapp. Kirwan ^ remarque que cette pierra est beaucoup pliis dure et plus ^ • dense que la zéolithe de Cronstedt; qu'elle ne contient que Irois à quatre pour cent d'eau, tandis que les zéolithes en • contiennent au moins quinze pour cent : il pense que ces caractères sont sufiisans pour faire de cette pierre uue espèce à part.

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n n^ctl pa« certain que Kirwaa ait réimi sont le nom d'sdeiite toutes les zéolitlies ronges dl^Sdelfors, jconune on paroit ravoir cm ; cai^ il cite dans Farticle même de Fadelite, et dans d^autre» endroits, la séolithe rouge d*^delfors comme une espèce différente de son aed élite. Au reste 9 il est bien certain que la léolithe rouge d*.£delfon, décrite par UaQy dans son Traité, nest point TsMlelite de Kirwan ; ses caractères sont trop différens pour sy méprendre : aussi ce minéralogiste exact ne lui donne -t- il point ce nom pour sjrnonjme.

Il paroit que Brochant regarde paiement la séolithe rouge d'>£delfprs comme différente de Taedelite de Kirwan. ( B. )

.^ËDON , espèce de gobe-mouche commune dans les lieux couverts , abrités et rocailleux de la Daourie : c'est le mut^ eieapa aedon de Cmelin. (Ch. D.)

AEG, nom que le céraste, eoluber cerasUs, JL , reçoit en Egypte. Voyez VipfesE.

^GAGRE, chèvre sauvage. Voyex CnàvaE. (C.)

AGAGROFILE. Voyez ÉcAcaoriLE.

JEGÉJME. Cest le nom du papillon que Geoffroy a nommé tircis. (CD.)

jEGÉRITIE, jÊgeritiaf genre de plantes de la famille des champignons, dans la méthode de Fenoon, compris dans le 5.* ordre ( les hyménostiques ) , 6.* section (les helvelloïdes ). Ce sont, suivant Fauteur cité, des fungi tes acaules , graniformes , pleins et presque farineux.

Ce genre est composé de trois espèces qui, dans le système de Linnaeus , seroient placées parmi les lycoptrdons ou les mueors. ( F. B. )

>£G1CER£, jEgiceras. Gaertner nomme ainsi, t 46, le rhizopliora cormculata ^ L. ( Mangium . . . Rumph. Amb. 3, t 77), dont il fait uo genre distinct du manglier ordinaire. C'est un arbrisseau à feuilles alternes, à fleurs en paquets axillâires. Son calice est coriace, campanule, k cinq divisions. Ses pétales et ses étamines sont au nombre de cinq. L'ovaire supérieur, surmonté dun seul style, devient une capsule allongée, courbée en corne (d'où* vient son nom), remplie d'une seule semence , et entourée k sa base par le calice. Gœrtner regarde comme congénère Fum^racuiiun

maris (Riimph. Amb. 3, t. 82), dont le fruit est beaiicoup plus petit. Les affinités de ce genre ne sont pas encore dé* terminées. (J.)

^GINETIE, Alginetia. Linnœus ayoit d'abord désigné sous ce nom générique le tsiem ^ eumulu des Malabares, Rheed. 11, t. 47 , qui a la forme d'un orobanche à tiges uniflores. Il crut ensuite devoir la réunir à l'orobanche sous le nom d'oro^ancTie œginetia. Rozburg, dans ses Plantes ^ïe Coromandel, t. 91 9 a rétabli le premier genre, que Wildenow a aussi conservé. On le distingue surtout par sçn calice monophylle en forme de spathe, et par sa capsule multivalvulaire. L'œginetie, mêlée avec la muscade et le sucre y forme un bon masticatoire 9 qui raffermit les dents et en fait disparoitre la mauvaise odeur.

Cavanilles 9 dans ses Plant. Hisp. 69 t. 672 9 a décrit et figuré sous le même nom un genre de plantes rubiacées , qu'il faudra- nommer autrement , k moins qu'une comparaison exacte ne -la fasse réunir au genre CarphaUa^ dont il paroit ne pas di£réï*er. (J.)

^GIPHILEy Mgiphilay arbrisseau de la Martinique 9 par* ticulièrement aimé des chèvres 9 comme l'indique le nom de hoU'Cabri que lui donnent les habitans. Ea traduisant ce nom par celui d*œgiphila^ Jacquin a déterminé ses caractères, par lesqueb il appartient aux verbénacées. (Voyes sa planche 27.) Il se distingue par un calice campaâulé 4 quatre dents ; la corolle plus longue 9 limbe plane 9 à quatre divisions égales ; quatre étamines égales et saillantes ; deux stigmates oblongs ; une baie entourée à sa base par le calice persistant 9 et qui est tantôt à quatre loges monospermes et quatre graines, ou, paravortement9 à une ou deux graines seulement Ce genre a beaucoup de rapports avec le volha" meria^ dont les fleurs sont légèrement irrégulières.

Le bois d'un œgiphile est un de ceux qui portent le nom de bois de for, A ce genre se rapportent trois arbrisseaux de la Guiane 9 dont Aublet faisoit son genre Manabie 9 ainsi qu*ua hnoxia de Brown9 bien différent du hnoxia^ genre des rubiacées. Wildenow a voulu y réunir le genre Nuxie de Lamarck9 qui appartient plutôt à la famille des persannées. (D. de K.)

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