Vaqakic unguté, (Agarieus ungulatus^ BoUtus ungulalus
Bull. Champ, de la Fr. pi. 401.}
Chapeau en forme de sabot des solipèdes , marqué de plu* sieurs zones saillantes semi - circulaires , au moyen desquelles on peut juger de son âge, en comptant quatre et quelquefois trois zones pour chaque année. La manière de compter ces zones est de commencer par celle qui est plus forte et plus épaisse, jusqu'à une- autre semblable. Cette observation, faite par Marcigli, a été répétée par BuUiard, qui Fa très -bien représentée dans la planche citée , S^. A.
Ce champignon croit sur les vieux arbres , et notamment 6ur les chênes. Il ne diffère du suivant, dont je le crois une variété, qu^en ce que sa superficie ne présente pas de crevasse. Du reste il e»t comme lui d'une substance solide et presque ligneuse.
8. L'agaaic ligneux. {Agaricus lignosus^ BoUtus igrdarius^ Bull. Champ, de la Fr. pL 63 et 454.}
Ce champignon est d'une substance solide , ferme, ligneuse et crevassée en ses bords ; du reste il ne diffère pas du pré« cèdent.
C'est mal à propos que fiulliard a confondu ce champignon avec le vrai amadouvier. Il est si dur, si cassant, qu'il seroit impossible de rendre sa substance molle et spongieuse comme celle répandue dans le commerce.
Il crott aux mêmes lieux que le précédent.
'9. Agaric amadouvier, {Agaricus igrùariusy Boletus pseudo^ igniarius, Bull. Champ, de la Fr. pl« 458.)
Ce champignon est le vrai amadouvier, celui que les an-^ ciens naturalistes oM désigné comme étant d^ la^ forme
d'un pied de cheval. Sa substance est ferme , mais moa ligneuse; son épidérme, grisâtre, dur, solide, luisant, noir en dedans, est plus difficile à couper que le l>ois le plus dur. Les pores sont roussàtres, très-petits et très-réguliers; il n'est jamais bu très-rarement marqué de zones en dessus.
C'est cette espèce qui fournît l'amadou, et cette substance., connue sous le nom d'agaric , est employée pour ar* rêter les hémorragies.
Il croit sur les vieux arbres , sur les chênes ; c'est celui que les anciens connoîssoient sous la dénomination d'agaric màie. On le trouve peu aux environs de Paris, mais il -est très-commun dans les grandes forêts ^ans lesquelles on laisse croître les bois pour ne les abattre que dans un âge très-avancé. Voyez Amadou^ Amadouvibr.
10. L'agaeic H^pafîgue. ( ^garicuj h«pa/icu5 , BoWm Tiifpiduj ,
Bull. Champ, de la Fr. pL aïo. )
Ce champignon est d'une substance molle et fugace ; sa ^perficie est gluante; souvépiderme d'un rouge brun, un peu velue; ^t% pores d'un blanc sale et un peu iaunàtre. Il a la forme et la couleur d'un foie de bœuf. Il croit en automne aux pieds des arbres. Lorsqu'on le coupe , sa chair rend une liqueur rouge comme du sang. Nous le croyons très - dangereux à manger, tant par ses qualités , que .nous supposons vénéneuses , que par la nature de sa chair , susceptible de se gonfler dans l'estomac.
Cette section présente encore d'autres espèces , telles que i'agaric At^ noyers , celui qu'on trouve sur les arbres fruitiers , etc. ; mais les bornes de ce Dictionnaire ne nous permettent pas de détailler toutes les espèces, qui sont innom* l)rables tant dans ce genre que dans tous ceux de cette famille. (P. B.)
AGARIC. {C}vim^ L'agaric, chair desséchée d'une espèce de champignon croissant aur le mélèze, a été long-temp& usuel en médecine, et comme tel, les chimistes se sont occupés de l'analyser. Cartheuser dit qu'il donne à l'alcool près de la moitié de son poids d'un principe résineux, si amer et si désagréable dans sa teinture qu'une seuU goutte 4e
celle-ci, mise sur la langue, excite le vomissement suivi % «
d^une sensation nauséeuse trè^longue. Il y admet un autre ' * • principe salino-muqueux, soluble dans Teau, qu'il rend épaisse. Sa décoction donne, suivant lui, un extrait purgatif. Cette sorte d'analyse n'étoit relative qu'ik la médecine : il en est à peu près de même pour presque toutes les substances végétales. (F.)
Agaric fossile ou minéral. {Chim,) La matière salinoterreuse, légère et poreuse, qu'on a nommée en lithologie agaric fossile ou agaric minéral , est un carbonate de chaux, mêlé souvent d'alumine et de silice. Sa blancheur^ sa légèreté et son aspect, ont été le motif de la dénomination adoptée pour le désigner. On n'emploie plus à aucun usage cette espèce de matière. (F.)
AGARIC MINÉRAL , nom donné par les anciens minéralogistes à une variété Ac chaux carbonatée, blanche et spongieuse, comme la chair d'un champignon. Cette chaux carbonatée n'est pas toujours pure , et on prétend qu'elle contient quelquefois de la magnésie ; mais dans aucun cas elle ne peut être confondue avec l'argile légère. Voyes Chaux carbonatée spongieuse. (B.)
AGARICE. Voyez Madrépore.
AGARICITE, esp. Voyez Madrépore.
AGARICOIDE, Agaricoides ^ nom de la première division » 5.^ ordre, les hyménotèques , a.^ classe,* les gymnocarpes^ de la méthode des champignons de Fersoôn.
Le caractère des agaricoïdes est d'avoir le dessous du chapeau couvert de lames ou de veines. Voyez Ckampi* cnOns. (^F. B. )
AGARON, espèce du genre Volute. Voyez ce mot^ (Duver. )
AGAS, nom languedocien de l'érable ordinaire, Acer eampestre , L. ( J> )
AGATHE, et quelquefois Agate. C'est le nom que Ton applique ordinairement à plusieurs variétés de l'espèce SiUxj distinctes des autres par la finesse de leur pâte, le brillant de leur poli , la vivacité de leur couleur. Ce nom lui vient, disent les minéralogistes anciens, Théophraste et Pline, de celui du fleuve Achates en Sicile, aujourd'hui
, ou Coûtera , selon Léandre (Docrip. delltalie)^ s bords duquel on a trouvé les prenùire* âgathes. Silex. ■
lTHB d'Islande. Voyei Obsidienne noire.
.iB B noire. Anderson a donné ce nom «u f ayct* Vojrev 1. (B.) WHE, eap. Voye* Poecelaike.
VTHIDIE, Agathidium, genre d'insecles coléoptères,
de la famille des mycétobies ou fongivores , établi psT lllîger {l^fer Fnuuens), et formé de plusieurs espèce» placées auparavant dans celui des spbierldies , dont il diffère par le nombre des articles aux tarses.
Ces petits insectes ont quelques rapports avec les opatres, dont ils s'éloignent par la forme des antennes ; ils sont très-voisins des anisotomes et des bolétopbages. Leur nom est tiré de la forme de leurs antennes, qui est comme uns petite boule, formée de trois articles, supportée par buit autres pièces monïliformes. jlye^ff-iJ^i {agaihit-idoi) signifie une petite pelotte. Leur corps est aplati en dessous , convexe eu dessus, de forme à peu près ovale , mais comme étranglé par le corselet , qui , quoique plus large que les ély très , s'arrondit à sa partie postérieure , où il se trouve plus étroit qu'elles. L'abdomen est hémisphérique, les pattes courtes ; les antérieures formées de cinq articles , les postérieures de qiiatre seulement
On les trouve sous les écorces des arbres , dans les mousses , dans les champignons desséchés. Au moindre dangv ils font les morts , et il est très-difficile de les faire remuer.
1. AoATUiDiE globuleux. {Agathidium glolulomm.y Pani. Faun. Germ. 3?, n." i3. VolvoxU glohasa. Kugel. Schneid. Magaz.
Caract. Noir, roux en dessous.
a. AoATniDis à ailet noires. { Agathidium nigripenTie.)
Panz. Faun. Germ. 39, 3. Fabr. Syst. eleuth. t. I, p. loa
Caract. Rougeâtre 1 à àbdaaten. et ilytrtt noirs; anteanet
hrunei. (CD.) AGATHINE. Voyes Hélice.
AGATT 9 JEseJ^nomenc , Lînn. Juss. , genre dé plantes de 1a ^' '4f
famille des légumineuses , qui comprend des herbes et queli* ^ ^ ques arbres exotiques. On compté envjiron quinze espèces ^
d'agatis ; leurs feuilles sont ailées avec une impaire , et munies de petites stipules. Les pédoncules sont multiflores, axillaires et terminaux. Chaque fleur a un calice d'une seule pièce -, il est en cloche , ti son limbe est partagé en «
deux lèvres , dont la supérieure est à deux dent^ 9 et riAférieure à trois. La corolle est papillonnacée, et sa carène est en forme de croissant. Les étamines^ sont au nombre de dix ; une d'en truelles est solitaire 9 les neuf autres sont réunies. L'ovaire est velu 9 comprimé 9 surmonté d'un style en alêne et terminé par un stigmate simple : il lui succède une gousse longue 9 articulée 9 comprimée. Les articulations aont arrondies d'un côté et tronquées du côté opposé. Ce genre de plantes .a beaucoup de rapports avec le sainfoin/ Gasrtner pense qu'il devroit être supprimé ; qu'une partie de ses espèces doit être comprise parmi les sainfoins , et l'autre rapportée aux galéga. D'après le caractère cidessus I Vasekynomene Seshan y h. 9 doit être exclu de ce genre.
L'Agati à grandes fleurs , ./£c^iiom«7ie grandifloraj Linn., Hort. Mal. I9 p. 9$ 9 tab. 5i 9 est un arbre qui s'élève 4 quinze ou vingt pieds de hauteur : ses fleurs sont trèsgrandes; se& gousses allongées, étroites, articulées, à arti-^ culations légèrement arrondies d'un côté. Au Malabar ^ où l'on trouve cet arbre , il est employé dans le traitement de plusieurs maladies. On fait respirer par les narines le auc des feuilles aux personnes attaquées de fièvres quarte» invétérées. Leur* décoction sert de purgatif contre les hu* meurs bilieuses. Lorsqu'on fait une incision à l'écorce9 il en sort une liqueur claire et aqueuse , mais qui s'épaissit bientôt et devient gomme. Rhéede assure que, dans les temps pluvieux , cet arbre porte deux ou trob fois par an « quelquefois même pendant toute l'année.
On ne connott rien de bien intéressant parmi les autret espèces d'agatis ; le nom d^œscl^noment est synonyme d» mimosa, ( J. S. H. )
AGAVE 9 Agave. Ce genre est composé de plantes mono*
i> K cof jlédones ; il rentre dans Thexandrie nonogynie de Lin-
^ nmis et dans la famille des ananas de Jussieu.
|L Le mot agayë vient du grec' et signifie o^mim^fe; en effet,
il seroit difficile de se défendre dfun sentiment d^admiration à la vne des plantes de ce genre 9 dont la beauté est tout- à -fait remarquable.
« On connoft six espèces d'agayés : elles sont originaire»
des pajFS chauds de l'Amérique. Quatre espèces n'ont point de tige ; leurs feuilles naissent de la racine ; elles forment une large rosette , du milieu de laquelle s'élève une hampe chargée dé fleurs. Deux espèces ont un stipe, sorte de tige cylindrique, analogue au trône des palmiers ; leurs feuilles naissent en couronne au sommet du stîpe, et c'est encore du milieu de ces feuilles que s'élève la hampe. Dans les six espèces les feuilles sont creusées en gouttières ; elles sont roides, épineuses a leur sommet, et surtout sur leurs bords. * '
Ces plantes n'ont point de corolle, mais seulement un calice pétaloïde en forme d'entonnoir , adhérent à l'ovaire ; le limbe a six divisions égales ; les étamines sont saillantes et attachées au sommet du calice ; il y a un style surmonté d*un stigmate fendu en trois. Une capsule oblongue , amincie aux deux extrémités , succède à la fleur ; elle est trigone , mais les angles sont peu marqués ; elle s'ouvre par trois valves ; elles a trois loges, qui contiennent chacune plusieurs graines plates, disposées sur deux rangs.
1.^ AcAV^ d'Amérique, Agave amerieana, Linn. C'est une plante ligneuse qui n'a point de tige. Les feuilles sont radicales , nombreuses , épaisses , succulentes , allongées ^ creusées en gouttière, bordées de dents épifieuses, et terminées par une pointe très-dure. La hampe , simple à la base , s'élève à la hauteur de vingt pieds environ , et se termine à son sommet en une panicule pyramidale chargée de quantité de fleurs d'un vert jaunâtre. Les étamines sont plus longues que le calice, et le style est plus long que les étaminesv Cette espèce est originaire des pays les plus chauds de l'Amérique. Elle fut apportée en Europe Tan i56i , et elle s'y est multipliée avec une grande facilité. Cependant elle ne . fleurit que très-rarement dans nos pays septentrionaux, et
lorsque cela lui arrive , sa hampe se développe sî rapîde- • ment qu^elle croît à vue d'œil ; c'est ce qui a donné lieu à ^
cette fable populaire, que ce végétal ne fleurit que tous les . cent ans, et que Tépanouissement des fleurs se fait avec une explosion semblable à un coup de canon.
On cultive dans les jardins une belle variété de Tagavé d'Amérique , dont les feuilles sont panachées de blanc et ^ de jaune.
Les filets ligneux , contenus dans les feuilles des plantes de cette espèce^ offrent une filasse comparable au chanvre* On en fait des cordes et de grosses toiles en Amérique et> en Espagne. Il est certain que dans le midi de la France on pourroit cultiver cet agave avec succès, et qu'on en tireroit un grand parti. Il croit à merveille dans les plus mauvais terrains. Les Suisses en font des haies qui devienneniimpénétrables à cause des épines dont elles se hérissent.
2.*^ Agave du Mexique, Agave eubensis, Jacq. Amer, p^ 100. Cette plante est le mague^^ des Mexicains; elle fournit une boisson à laquelle les Indiens ont donné le nom de pulque. Les feuilles naissent de la racine , comme dans la précédente; elles sont moins épaisses, et les épines de leurs bords sont plus petites ; elles sont d'ailleurs fort grandes. De leur milieu s'élève une hampe de quinze pieds, paniculée dans sa partie supérieure, et chargée d'une multitude de fleurs d'un vert jaunâtre ou blanchâtre, et d'une odeur agréable. La panicule est plus lâche que celle d^ V agave americana. Cette plante est ligneuse ; elle croît en abondance dans l'île de Cuba et au Mexique. Ses cuverses parties ont chacune leur utilité. Selon Raynal, Tes racines servent à faire des cordes ; les hampes donnent du bois ; les épines font des clous ou des aiguilles ; les feuilles sont bonnes pour couvrir les toits. On les fait aussi rouir, et l'on en retire un fil propre à fabriquer dfvers tissus. Mais ce qui fait du maguey un végétal vraiment précieux pour les Mexicains, c'est l'eau douce et transparente qu'il disn tille lorsqu'on en a arraché les feuilles intérieures. La fossette formée au centre des feuilles , se remplit de la liqueur , que Ton recueille chaque jour, et qui chaque jour se renoufvelle pendant un an ou dix ^ huit mois* £a s'épaissis*»