‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 87 sur 146 · OXIGÈNE. (F · texte numérisé non relu

OXIGÈNE. (F

AIRAIN. {Chim,) L'airain est le cuivre aMédVtain, qui est employé pour les statues , les cloches jet un grand nombre d'ustensiles. Cest a l¥tâin qu'est due la dureté qui caractérise cet alliage , sa qualité sonore et plusieurs des pro« priétés usuelles de l'airain. Voyez Baokze, Cuiv&e, Métal

DE CLOCHEâ. (F.)

AIRE 9 nid des oiseaux de proie. (Ch. D. } AIRELLE j Vaccinium , genre de plantes qui appartient k l'ordre des éricinées, mais de la section la moins nombreuse , dans laquelle le calice adhère à l'ovaire, la fleur $e trouve supère, sans que )es étamines soient épigyne^

D'ailleurs , quoique la corolle «oit monop^Ule , elle ne porte pas les ëtsmines.

Le calice est entier ou à quatre dcols, rarement à cinq ; la corolle campanuUe s quatre divisions , plus ou moins prorondes et réfléchies ; les étamines sont en nombre doublr (huit ou dix), quelquefois saillantes ; les anthères Tour- ' chues et à deux arêtes ou cornes sur le dos, comme dans la plupart des bruyères et autres éricinëes. Les fruits sont des baies globuleuses, ombiliquées, à quatre ou cinq loges, contenant quelques graines.

Les airelles sont toutes des arbrisseaux a bourgeons garnis d'écaillés long-temps persistan les sont alternes , soit caduques annuelles, toi ce qui fournit deux sections dans le genre ; le sèment disposées , suivant les espèces.

Le besoin d'un ombrage humide et d'un tei rend la culture des airelles assex difficile , e leur collection par les amateurs. Wildenow t de trente, la plupart provenant du nord di ou des montagnes de l'Europe ou de l'Asie , du Japon et même de Taïti. Michaux en cite dans sa Flore d'Amérique; et quelques -un chet Ceb.

Les espèces les plus connues sont ;

1." L'AinELLB anguleuse, yaeeinium mjrrti relie des bois d'Allemagne, de France et d'Anj tille des pharmaciens , à cause de tes feuilles ae myrie. ses baies noirâtres portent aussi le nom de maurett, ailleurs de lacet, et celui de btuet au Canada. La plante a porté celui de vigae du mont Ida, vitit îdaa. Voyez Ai&bs,

ACADCCH.

En lui donnant le nom de «xteciiMum , les botanistes commentateurs ont cm que Virgile l'avoit opposée au troène , dont les fleurs blanches sont dédaignées , lAha liguttra eadunt, tandis que l'airelle fournit un régal champêtre, «oceiaia nigra, Uguntur. Le nom voeiet, donné à des jacinthes à petites fleurs , dont une espèce répand une odeur délicieuse, porteroit à chercher dans ce genre, et non parmi Jes airelles , le «oceiiHum cueilli par les bei^era de Virgile.

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me s'élèTe gnères qu'à s«iâaate centime tzcs : ses fhdts {es, pais soiràtres, seaibient biens par le çincé- dnnt ils sont eaarerts. Ils font les délices des eofi de btnyqe- Les montagnards les nâent acvee la crénie et le lait On en fait nn sirop rafraicàiasant, ntîle contre la djjBentene, et des conâtnres séeiics, qfui pensent se teinitr pimenrs années^ Left mavrets colorent heiucenp la toncfce. On les a employées po^ donner an Tin blanc nne i— Icor rasée et nn go4t pilant, et WÊèmit ponr teindre en viniet des toileMt des papiers. Cette teintnre fonne le s^t d^nn ménKnre piddié dans le reeneil de cenx de Sincàbolniy es ^7%t,

9/ LAfS£LLe Tciaée* Vacâmimm wUàgimmsmmy fignrée pae rÉcInse , page 6:» , dans la (lore de Dancmaieà , t sS.

Celte plante croit dans les marécages des Alpes ^ des Vosges , de notre >lont«d'or, do i-ay-de-Dôcuer et anssi de la Sncde et ât% antres pajs dn Nord. Elle est de moitié moins grande qne Fax relie ordinaire: ses rameanx ronds, çyiindri^nes et d'un gris roogeàtre , sont étalés snr terre : cnltirée, dUe selère an peu plos. Ses feuilles sont en dessons biandiÂtrcs et a ▼eines réticnlées, remarquables: a la base, qnelqncs dentelnres filamenteuses les font pan»itre ciliées : les flenrssont ncfkes, légèrement rosées, à pédicules courts et axil» laires : les baies , noirdkircs , sont d'une saTenr agréable.

3.* UAiRELLE en corymbe^ Kacciiiinm coy toi»» Cette espèce se distingue par ses feuilles entières et oblongues , ses fleura en corymbes sessiles et à dix étamines. Elle abonde an Canada et produit beaucoup de fruits : les saurages les conservent desséchés et tapés , en pains , comme le sont nos prunes brignoles. On pourroit, dans les forêts oà abonde lespèce dTurope 9 en tirer le même parti. Voyei le îonmal de la Société philomatique.

Cette airelle n'est pas la seule dont les sauvages de la Caroline et autres contrées fassent usage; et d'après le î»gement que Bosc dit avoir été dans le cas d'en porter, les meilleurs fruits sont ceux duvaecîniumrcsinoivmde Linnaeus, comme les moins bons , ceux de son «dceimum sloauneuiii.

4.* L'Airelle de Cappadoce, Koecinium Aretastapkjlos^ figurée dans le voyage au Levant, t. s , p. aaS, la

plus lone ae toqtei le» aireiies. uette espèce i^ieve a is hauteur d'un homme. Touratfort , qui l'avoit observée en Cappadoce, sur les côtes de la mer Noire et à Tripoli, y a reconnu le raisin d'ours , aretoitapl^los de Galiea. Sea feuilles sont grandes et ovales ; les fleurs , en grappes lâches , ■ont aux aisselles des feuilles les plus basses i la corolle^ assez grande, est découpée en cinq pointes réfléchies ; les éta mines , au nombre de dix, sont courtes, et le style saillant

Les espèces d'airelles qui gardent leurs feuilles sont beaucoup moins nombreuses que les autres. Une d'elles porte la nom de canneberge : on peut le donner à toutes. Toumefort, regardant celle d'Europe comme polypélale, l'avoit séparée de son vaccinium sous le nom d'oxycoccus.

Ce genre, détruit par LinniEus, avoit été rétabli dans Is dr<uiiéme et treizième édition de son système, publiée par Murray et par Gmelin , sous le nom de seholUra^ mais il n'a pas été conservé. II reste à observer si^les autres airelies à feuilles persistantes , sont aussi à corolle divisée jusqu'au fond.

1.* La Canneberge des marais, Vaeeiniumoxyeoeeus. rie par Lobel, et depuis dans la FI. de Danem. t. Ba, ou plutôt rampe dans les marécages sur la grande espl de mousse dite la sphaigne, dans laquelle se platt aussi le rossolis ; mais ce n'est que dans les lieux couverts : elle est asseï rare. ,

Le nom d'oxyeoeeui annonce la saveur acide et la couleur rouge de son fruit Les baies sont rouges et parseméei^ de points pourpres et d'une forme ovoïde.

^.*Lagrande Canneberge d'Amérique, Faoo. mocrocarpon, Ait. Kew. a , t. 7 , connue dans le pays sous le nom d'atoca , plus forte en tout, a aussi les fruits plus gros et fort bons « manger en compotes, suivant Duhamel. On en porte tous les ans à Londres.

Z." La Canneberge ponctuée > Vaccinium «il» idtea , FI. Dan. t 40.

Ses feuilles ovales, comme celles du buis, sont en dessous frfdes et parsemées de points noirâtres ; leurs bords repliés , comme dans Is ikmille des polygonées; les branches pt^hes-

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