V.SiNCE. (C
AIGRE^TTE. Lacépède a décrit, d'après Commerson, sous le nom de eoris aigrette, un poisson assez voisin des labres, qui a le premier rayon de la nageoire dorsale, allongé et placé de/rière la tête en forme d'aigrette. V.Coais. (F. M.D.)
AIGRETTE, nom donné à une espèce de Jambonneau et à une espèce de Murex. V. ces mots. (G. L. D. )
AIGRETTE blanche, espèy du genre VotuiE. V. ce mot. ( G. L. D. ) '
AIGRETTE de Madagascar. Cest une espèce de chigomler, eombretum eoecinewn j Lam., figuré dans le Voyage aux Indes de Sonnerat , 2. p. 947 , t. 140 , sous le nom de cristaria, (J. )
AIGRETTE ( Omith. ) , faisceau de plumes ordinairement effilées , qui ornent le dessus de la tête de certains oiseaux, et couronnent particulièrement celle du paon. (Ch. D.)
AIGRETTE (Botan,), Pappus. L'aigrette est une addition résultant du prolongement du calice qui forme une espèce de péricarpe à la. graine. Cette addition est commune principalement dans les graines des* fleurs composées. L'aigrette est sessiUj si. rien ne la sépare de la graine; stipitée^ si elle s^y attache au moyen d'une base intermédiaire ; simple , ai elle est formée de poils entiers ; oomposée y si les poils se soudivisent comme les plumes. Le caractère propre de Taigrette est que ses iilamens pSirtent d'un point commun
de réunion ponr s^éraser en entonnoir. La graine est alors nue ; les graines chevelues, au eontraire , sont renfermées dans un péricarpe. (L. P. R.)
AIGRFTTE. {PhjrsioLvé^é) On appelle ainsi un faisceau de poils qui surmonte les graines ou les fruits de certaines plantes.
L'aigrette est quelquefois foruiée par le bord'' du calice , qui se prolonge en filets grêles et déliés, comme dans la yalériane rouge , valeriana rubra , L. ; et quelquefois elle est formée par le cordon ombilical de la graine, comme dans Vtuclépias et le laurier rose ou laurose. Pour distinguer cette dernière aigrette de la première , Goertner lui a donné le nom de chevelure, coma.
Dans la plupart des plantes à fleurs composées, telles que la laitue, le pissenlit, le chardon et l'artichaut, les fruits sont couronnés d'une aigrette produite par le calice qui recouvre chaque graine. Ce calice , resserré à son ori« lice, ne se détache pas après la fécondation, et il semble faire corps avec l'ovaire , quoiqu'en effet il en soit séparé.
C'est cette apparence trompeuse qui a déterminé les botanistes à considérer les fleurons et demi -fleurons des composées, comme des fleum monopétales dépourvues de calice propre ; mais n'eût -il pas été plus judicieux de leur accorder un calice, puisqu'on admet l'existence de cet organe dans les familles des dispsacées, des rubiacées et des ombellifères , où bien souvent il est à peine visible P Nous aurons plus d'une fois occasion d'examiner cette question ; revenons à notre gbjet principal.
Les graines pourvues d'aigrettes sont au nom^bre de celles que nous nommons voyageuses^ parce qu'à l'aide des organes que la nature leur a donnés , elles vbnt se déposer loin des ^plantes qui les ont produites. Les aigrettes sont hygrométriques ; les filets qui les composent sont rapprochés en pinceau tant qu'ils conservent quelque humidité , et ils s'écartent en étoile dès qu'ils sont secs. Cette propriété favorise la dissémination des graines.
Ijeh petits fruits des fleurs composées, réunis sur un même réceptacle, environnés d'écailies ou de folioles disposées en tube ou en godet, ne sortent souvent de cette espèee
de prîsoB que par le moyen de leurs aîgrétfes : ces faisceaux de poils s'ouvrent et se dilatent à mesure que les fruits mûrissent, et chaque filet est un petit levier qui tend à soulever la semence qu'il couronne.
Il arrive aussi quelquefois que les folioles du réceptacle des fleurs composées se renversent après la floraison, et que les fruits à aigrettes , n'étant pas abrités et ne tenant que par un point k la pJante mère, sont emportés par le vent le plus léger.
L'aigrette , ou si «l'o'n veut , la chevelure des graines d'apocins, de laurier rose, d'asclépias, etc., sert égalejouent à la dissémination des semences : on sait que le fruit de ces plantes est un follicule, espèce de gaine qui s'ouvre longitudinalement d'un seul côté. Lorsque ces fruits sont mûrs, les aigrettes forment une bourre élastique, qui se dilate, se gonfle, et, s'échappant par la fente longitudinale f entraîne les graines hors du follicule.
Dans la valériane rouge, le bord du calice est d'abord roulé sur lui-même , de telle manière qu'il offre un petit ]>ourrelet au sommet du fruit ; mais quand le temps de la dissémination est arrivé, le bourrelet se déronle, et devient une aigrette dont chaque filet a «des barbes comme une plume^
Les semences chargées d'aigrettes montent à de grandes hauteurs, franchissent des espaces considérables, traversent yc des chaînes de montagnes, des rivières, des fleuves, et peut-être même des mers. Elles se soutiennent dans les airs comme un volant, dont elles ont à peu près la forme. La semence regarde là terr^, l'aigrette est tournée vers le ciel. Ces graines voyageuses s'avancent en pirouettant sur elles-mêmes, s'élèvent, s'abaissent, se relèvent au gré du courant d'air qui leur sert de véhicule, et vont enfin se fixer à des distances plus ou moins éloignée» du lieu de leur naissance^ ( B. M. )
AIGR'ETTO , nom provençal de l'oseille ordinaire. (J.)
AIGREUR. (Chim.) Le mot aigreur est pris dans deux sens. Le premier désigtie l'état de toutes les substances aigres ; cette acception est rare ou peu usitée : l'autre, bien plus employée , désigne l'existence d'un aigre ou d'un acide dans les premières voies, et surtout dans l'estomac ^
on dit daiM ce $ens qu*oa a des aigreurs. Cette afieetioa morbifique, caractémée par plusieurs symptômes qu'on décrit avec soin en médecine, paroit être due à la fonnation et k Fexistence de Tacide acétique dans Testomac. On sait aujourd'Jiui que cet acide est celui qui se forme le plna souvent dans les matières végétales et animales alimentaires. On sait encore que le meilleur moyen de remédier à ce mai est Vemploi de la magnésie calcinée ; tout autre absorbant est ou dangereux, ou inutile, ou superflu.
Le fait chimique le plus saillant, relativement à la naissance de l'aigreur stomacale ou des aigreurs , est la forma» tion même de Tacide acétique dans ce viscère. Je n'ai encore que quelques essais superficiels qui m'ont engagé à l'admettre. Il seroit possible que quelques aigreurs fussent dues à l'acide oxalique , ou même à l'acide malique , qui me paroissent pouvoir se former aussi dans Téconomie animale par la dégénérescence ^des sucs alimentaires. Je suis certain qu'il existe de l'acide acétique dans les excrémens de l'homme et de plusieurs animaux frugivores. Il est donc évident que l'acide acétique se forme dans les intestins par les progrés même de la digestion, et qu'il ne devient la source d'une maladie que lorsqu'il se forme ou qu'il est porté dans l'estomac. Voyez les moU Acides animaux et "\ Acidification. (F.)
ATGRON, nom donné dans la ci - devant Sologne au héron commun , ardea major , L. , qu'on appelle aussi aigzon. (Ch. D.)
AIGU, Acutus. Lorsqu'une feuille décrit à son extrémité un angle plus resserré que l'angle droit, elle e$i aiguë*. Elle peut être de plus acuminéej si elle réunit les conditions que ce terme exige. (L. P. R.)
AIGUË MARINE. On avoit fait une espèce particulière de cette pierre sous le nom plus simple de béril. On a reconnu qu'elle étoit de la même nature que l'émeraude. On l'a réunie depuis, avec cette espèce sous le nom d'ÉMERAUDs
"l'BRT-RLEUATRE. VoyCS CC mot. ( B. )
AlQVE MARINE ORIENTALE. BriSSOU. VoyCl ToPAZE BLED- VBROÀTRE.
k plusieurs poÏMOoA.
Couan et filoch ont formé un genre soui le nom d'aiguille , et îb y ont placé plusieurs espèces d'éaoccs ou brochets , tels que le spet et l'orphie. On désigne aussi sous la déneniinatioD d'aiguille plusieurs espèces de syngnates ou hippocampes , entr'autres le ayagTiatux aeut de Lîddcus. Voyei HirrocAMFE, Stncnatb et Obfhie. (F.M.D.)
AIGUILLE, AtcDiLLE d'acier. Voyeï Vis.
AIGUILLE grainue. Voyei PonaPivE.
AIGUILLE de Berger ou de Venus, nom Tulgaîre du teandix peeUn Veneris. ( J- )
AIGUILLE musquée. C'est le géranium moieJiatum , L. (J.)
AIGUILLON, Aeuleiu, prolongement cartilagineux, piquant, solide, droit ou recourbé, qui garnit le disque des feuilles, ou l'écorce des arbres et des fruits. L'aiguillon s'élargit à sa base, s'applique à l'épiderme et s'enlève avec lui. Il diffère de l'épine. Voyez Akkbs des vrobtauk. { L. P. R. )
AIGUILLON (dans les insectes), Aeuleut punetoriui. C'est une arme propre aux hyménoptères ; elle est située ù l'extrémité de l'abdamen. 11 y en a de deux sortes: celui qui eit caché, rtcoitditiu, et qui sert à la volonté de l'în- ^ secte, comme dans les abeilles, les guêpes, les scolies, les -^ spbèges, les mutiles, les fourmis, etc. ; et celui qui est apparent, eisertut, qui ne peut jamais rentrer. en entier dans l'abdomen, auquel on d^nne le plus ordinairement le nom de larrière , comme dans les mouches à scie , les urocères , les leucopsides , les ichneumons , etc. EnEn , quelques auteurs ont appelé aussi aiguillon l'espèce d'épine crochue qui termine la queue des scorpions , et que nous nommons dard.
En restreignant donc la dénomination d'aiguillon à celui qui rentre dans l'abdomen , nous allons ici faire connollfe sa structure et le mécanisme de son mouvement. Nous renvoyons pour les autres aux mots TAnaiÈBE et Daho.
Beaucoup d'observations portent à croire que l'aiguillon n'existe que dans les femelles et dans les neutres, et que
les milles en tant fonjaurs privés. Cela parott att moins poiîtïf dans les abeîUes , les guêpes, les ciirysidea et les fourmis. II est vrai que les organes de la génération dans les mâles, et surtout les crochets qui servent à les retenir au moment de Taccou pie ment , ont quelque rapport avec les pièces qui composent Taiguillon, car cet instrument » tout simple qu'il paroisse au premier aperçu, est cependant très-compliqué, et son mécanisme très-curieux.
Considéré quant à la structure de ses parties solides, on volt qu'en général l'aiguillon est plus courbé dans les neutres, et presque droit dans les femelles. Sa base, beaucoup plus grosse , est composée de plusieurs parties cornées ou cartilagineuses, enveloppées elles-mêmes par des muscles, dont quelques-uns servent k faltacher dans l'intérieur des anneaux et sur l'intestin rectum. La partie allongée, arrondie , est composée d'un élui formé de deux portions semîcylindriqucs qui, en s'accolant , constituent un fourreau , dans lequel glissent deux autres lames ou dards, qui sont le véritable aiguillon.
Ces deux lames se meuvent l'une sur l'autre , au moyen d'une sorte de coulisse pratiquée sur la face par laquelle elles se touchent. En dessous, il reste enir'elles une petite rainure ou canal vers l'extrémité à la partie supérieure éf un peu externe. Chacune d'elles est garnie d'une 'douzaine de petites dentelures crochues, retournées vers la base. Ces deux dards, qui semblent se confondre vers la pointe, s'écartent beaucoup vers la base. Swammerdam tes a comparés aux deux cornes de l'os lingual des oiseaux, ou aux racines des corps caverneux. Ils s'écartent en effet beaucoup, et se recourbent, l'un à droite, l'autre à gauche, pour aller s'unir aux cartilages de la base, qui seuls peuvent leur communiquer le mouvement.
Les cartilages cornés , ou les écailles de la base de l'aip guJIIon, sont au nombre de neuf. Huit d'entr'euxparoissent destinés, au moyen des muscles qui s'y insèrent, à porter l'iiiguillon au dehors; et le neuvième, qui est en forme de V, et dont la partie évasée, ou tes deux pointes, sont en avant, parult propre k ramener l'aiguillon en dedans.
Les deux lames de l'élut sont , -vers leur base > envelop^
enveloppent en même temps , comme une aorte de gaine ou de cornet, les branches de l'écoille fourchue, qui esl ellemême retenue très-solidement, au mojren de fibres ligamenteuses , dans la cavité des deux derniers anneaux de l'abdomen; de sorte que les fibres, en se contractant, doi' vent nécessairement faire revenir la gaine en arriére.
Çuant aux lames ou écailles de la base, quoique de longueur et de laideur différentes , elles ont toutes la figure d'une coquille arrondie à leur extrémité, àpeu près comme celles des pholades. Au dehors elles sont recouvertes de fibres musculaires, et retenues en situation par d'autres muscles qui les attachent dans la cavité de l'abdomen. C'est ■ur ces lames articulées les unes sur les autres de manière k se jéunir en un seul point, que viennent aboutir les deux prolongemens recourbés des dards.
11 parott évident que la coutractioa des muscles qui enveloppent les écailles, les allonge en diminuant leur largeur. Cette action semble encore aidée par un petit muscle situé le- long de la concavité de la partie courbe qui sert de prolongement aux dards. Il résulte de cette disposition, que le mécanisme de la protraclion de l'aiguillon, qui demandoit beaucoup plus de force, est «tpéré par un appareil musculaire, beaucoup plus compliqué que celui de la rétraction , qui est très-simple.
On sait en outre que l'a'îguillon , quoique séparé du corps de l'insecte, peut encore pénétrer dans la peau, lorsqu'il est accompagné de la partie charnue qui en forme la base. C'est une expérience que presque toutes les personnes qui ont voulu saisir ces insectes ont souvent apprise à leurs propres dépens, et qu'il est facile de répéter, comme l'indique Réaumur, en faisant piquer par une guêpe un morceau de peau de. chamois. On s'assure ainsi que rsiguîllon trouve dans sa base le point d'aptiui qu'on croiroit naturellemenl devoir exister dans l'intérieur des anneaux de l'abdomen.
Au reste, ce n'est pas seulement par la piqûre mécanique que l'aiguilloa des hyménoptères produit la douleur qu'il fait éprouvera t'animai, c'est par une véritable action
Tournefort avoit divisé en trois genres les plantes qui ont les caractères que nous venons d'indiquer; il s'étoit attaché à la forme de la racine. Il réunissoit, sous le nom de cepa , les espèces dont la bulbe est spbérique ; sous le nom de porrum , celles dont la bulbe est cylindrique ; et sous le nom d'alliumj celle dont la bulbe est foriùée par la réunion de. bulbes plus petites.
Ces trois genres furent primitivement adoptés par LinnsDus ; mais il les réunit ensuite sous le nom^ commun d'allium , d'après la critique de Haller. En effet , tout genre fondé sur la formé et la nature de la racine est essentiellement vicieux ; car des végétaux qui n*ont d'ailleurs aucune ressemblance, peuvent avoir des racines peu différentes; et au contraire , des végétaux qui se rapprochent par une multitude de caractères importansi peuvent différer infiniment par la nature de leurs racines.
* Linnœus, pour rendre IVtude di| genre Allium plus facile, y introduisit quatre subdivisions ; savoir ;
1.^ Les aulx à feuilles minces et planes naissant de la tige , et à fleurs produisant une capsule ; f
a.** Les aulx à feuilles semblables aux précédentes, à cela près que la fleur produit une bulbe ;
3.^ Les aulx h feuilles cylindriques naissant de la tige ; ( ^ 4.^ Enfin , les aulx à tige nue et à feuilles partant de la racine.
Wildenow indique cinquante-trois espèces d'aulx : presque toutes habitent l'Europe ; quelques-unes croissent en Afrique, en Asie et en Amérique. Nous allons parler des espèces les plus remarquables.
1.^ Ail roiREAU , vulgairement Poireau , Allium porrum y Linn., et var. Ampeloprasum j Linn. Cette espèce a une tige de quatre pieds, droite, ferme, garnie de feuilles planes. Ses fleurs nombreuses forment une tête arrondie au sommet de la tige. Des six élamines , trois , alternant avec les trois autres , sont terminées par trois pointes. Chaque fleur produit une capsule. La bulbe radicale est cylindrique et trèspeu renflée.
La variété désignée sous le nom à'ampcloprasum, ne dif-
fère quVn ce que la féie des fleufs est plus petite , et que le calice est -rude.
Ces plantes fleurissent au mois de Mat. Elles croissent naturellement dans les parties montueuses de la France et de r£urope.
a.* Ail cultivé, Allium sativum ^ Linn. L'ail cultivé a une tige de deux pieds , garnie de feuilles linéaires et planes. Les fleurs forment une t£te blanche au sommet de la tige 9 et produisent chacune une bjlbe au lieu de capsule. Les étamines ont trois pointes. La bulbe radicale est composée de plusieurs petites bulbes , rënnies sous des enveloppes communes. Cette plante croit dans le midi de FEurôpe^ Elle fleurit en Juin.
3.^ Ail aocambo.lle, Allium scorodoprasum ^ Linn. Cette esp^e^ vulgairement connue sous le nom de rocanibolle, parott être tine variété de la précédente. I^ tige a trois pieds; elle est d'abord contournée en spirale à sa partie supérieure, mais elle se redresse après la floraison. Le% feuilles garnissent la tige ; leurs bords sont crénelés. Les fleurs p^duisent des bulbes. Les filets des étamines 8on£ fendus en trois à leur sommet. La spathe des fleurs est trispointue. L'ail rocambolle croft naturellement en Hongrie y en Suède 9 en Allemagne ; elle fleurit en Juillet.
4*^ Ail des vignes 9 Allium vineale , Linn. Sa tige est droite , haute de deux pieds. Ses feuilles sont menues , cylindriques 9 creuses intérieurement , et dispersées sur 1$l tîge Ses fleurs sont rougeâtres ; celles du sommet de l'ombelle produisent des bulbes. Les étamines ont trois pointes. Cette espèce croit en Europe dans les bois , et fleurit en Juillet.
S." Ail du Canada, Allium Canaîênse, Linn. Cet ail a une tige cylindrique 9 presque nue, lisse, haute de huit pouces au plus. Ses feuilles sont linéaires 9 planes 9 redressées ; sa spathe est ovale , pointue ; ses fleurs sont peu nombreuses 9 blanches 9 bulbeuses ; les filets des étamines sont simples ; les anthères sont brunes. Cette plante habite l'A'^ mérique méridionale.
'6.** Ail échalote, Allium asealonicum^ Linn. L'échalote a une tige nue , haute de cinq à sept pouces. Ses feuillos
sont creoses, menues, radicales , disposées en touffe; ses fleurs sont purpurines, en ombelle serrée , globuleuse ; trois des étamines ont trois pointes; les anthères sont jaunes ; le stigmate est obtus. Elle croit naturellement dans la Palestine.
7.* Ail civette, AlUitm sclutnopraswHÊy Linn. Lscirette a des tiges droites , grêles , enveloppÀées chacune à leur base par une feuille engainante, et terminées par une ombelle de fleurs purpurines : lés feuilles sont très-menues et forment un gazon. Cette espèce croit spontanément dans la France méridionale. Elle fleurit eu Mai.
8.** Ail oignon, Alliumeepaj Linn. Uoignona, comme tout le monde sait, une bulbe radicale, arrondie • aplatie à la base et au sommet, formée de tuniques charnues, solides, placées les unes sur les autres. Cette bulbe est tant6t blanche, tantôt rougeàtre ; ce qui constitue deux variétés, sous* les noms d*oigQon rouge et d'oignon blanc. Les feuilles sont radicales, cylindriques, creuses, pointues; la tige est nue, cylindrique, renflée dans son milieu, creuse, haute de quatre pieds et plus; les fleura sont fougeàtres et forment une tête sphérique ; les étamines ont trois pointes. Cette plante, dont on ignore la patrie, fleurit en Juillet.
Des huit espèces que nous venons de citer, deux, savoir, ^« x^ Tail des vignes et Tail du Canada, ne sont d'aucun usage journalier; mais on a remarqué que lorsqu'elles croissent dans des pâturages où l'on fait brouter des vaches , ces. animaux , qui mangent ces plantes avec avidité , donnent un lait qui a Fodeuret le goût de l'ail.
Les six autres espèces sont employées dans nos cuisines ; elles servent particulièrement à donner aux mets un goût plus relevé.
L'oignon est l'espèce la plus répandue : non-seulement on en fait usage comme plante alimentaire, mais on remploie encore comme plante médicinale: La bulbe est diurétique» venteuse , aphrodisiaque. On s'en est servi avec succès , dit-on, dans l'hydropisie. Elle réussit dans les rhumatismes chroniques, la teigne, 'les dartres. La variété rouge est plus acre que lu blanche. L'une et l'autre variétés sont plus
douces dans les climats chauds que dans les climats froids. On prétend que cVst pour cette raison que les Israélites prisoient tant les oignons d'Egypte.
L'ail cultivé est une plante 4ont on fait aussi un très-grand usage. Elle entre dans presque tous les alimens des peuples de l'Europe méridionale. Elle est antihystérique , diurétique, fébrifuge , antipestilentielle. Elle excite la transpiration et même la sueur. On remploie dansl'hydropisie, les obstructions j les maladies cutanées , et dans toutes les maladies qui résultent d'atonie, d'épaississement et de la stagnation des humeurs.
Les Égyptiens adoroient l'ail ; les Grecs au contraire l'a- Toient en horreur ; les moissonneurs et les soldats romains s'en nourrissoient. Les Gascons et les Espagnols en ont toujours fait un grand usage , et l'on a observé que quatid les gens de travail s'abstiennent d'en manger, leur digestion devient plus laborieuse. Dans les pays méridionaux de l'Europe, ce goût ne s'arrêta pas toujciurs au peuple, il gagna les gens de la cour. On rapporte quen i368, Alphonse, roi de Castille , qui avoit une répugnance extrême pour Fail , institua un ordre de chevalerie dont les statuts portoient entr' autres choses que ceux des chevaliers qui auroient mangé de l'ail ou de l'oignon , ne poùrroient paroftre à la cour ni communiquer avec les autres chevaliers au moins pendant un mois.
Ubl dîme de l'ail rapportoit autrefois ^lus de mille écus par an à l'archevêché d'Alby.
La culture des plantes de ce genre n'exige pas des soins très-pénibles. La plupart aiment une terre douce, chaude et substantielle. On sème tous les ai\s le poireau et l'oignon; on multiplie l'ail cultivé, la rocambole et l'échalote par leurs cayeux ou petites bulbes radicales , et par leurs bulbes florales. Quant à la civette, eÛe se propage d'ellemême en élai^issant ses touffes.
* £*oignon demande une exposition chaude et une terre très-substantielle , amendée de deuit ans , et non de Tannée , à moins que l'on n'emploie un terreau bien consommé! Le poireau vient toujours bien , pourvu que la terre soit bonne. On sème fun et l'autre à la volée . sur des planches
Sas A I Jy
bica préparées , et on les arrose fréquemmenl , surtout dans leur ieuHesse. Xjc temps des semis est relatif au climat et à la tenfpërature. Lorsque le semis est fait» il est utile de rouler, pour recouvrir la graine et faciliter la germinatioD. Uoigoon aime à être un peu abrité. Quelques Jardiniers sèment Toignon et le poireau sur de rieilles couches. Dana les pays septentrionaiix où quelquefois les semis d'oignons manquent , cette méthode a de grands avantages. Les oignons lèvent toujours dans ces lits de vieux fumier y et si on les repique de bonne heure » ils deviennent aussi beaux que ceux que Ton a laissés en place 9 et Ton est certain de la récolte. Lorsque Foignon est bien formé, les jardiniers abattent légèrement ses feuilles; mais cet usage ne paroU être d*aucune utilité. On récolte Toigaon iorsqu^il est bien sec. Le poireau se repiqne sur planche aussitôt qu*il est ^sses fort pour supporter cette transplantation, et il y reste tout l'hiver pour Tusage journalier. On fait choix des plus Icaux pieds de poireaux et d'oignons pour les planter au printemps daps. une l^nne terre amen- . déc , afin d'en recueillir les graines. Il faut soutenir leurs tiges lorsqu'elles commencent 4 s'élever.
Ces détails de culture sont exirai4s de rexeellent ouvrage N^ d^^umont de Courset ( B« M. }
^' ^. AIL. (Chîj^) L'ail 9 si employé d^ina la cuisine et dana la ^^ matière médicale, est une des substances végétales foi mé* ritent le mieux d'être analysées 9 et qui promettent le plus de résultats intéressans. On n'en a cependant pas fait encoi« un examen suffisant, surtout depuis les dernières découvertes et les nouveaux procédés de la chimie moderne. On ne connoit pas encore la nature du suc acre et si odorant de cette plante. Les chûnistes ont disputé sur son caractère acide ou alcaJUn 9 et il paroft qu'il n'est réellement ni l'un i^i l'autre. Tout ce qu'on sait de plus avéré et de moins inexact, c^est qu'il y a dana l'ail de l'hydrogène sulfuré, ou du soufre très-divisé et dans utk état peut-être ignoré jusqu'ici. C'est k ce soufre qu'est due la <^loration des métaux, des oxides et des dissolutions métalliques-, la fétidité des vents et des excrémens de ceux qui ne digèrent pas bien Tail ; la perte de son
AIL S8»j
odeur et de presque toutes ses propriétés par la cuissbn, la décoction dans Teau. Ces premiers faits montrant que Tanalyse de l'ail est un des travaux les pins utiles que l'on puisse entreprendre. (F.)
AILE. Ala, Ce nom a été donné en conchyliologie à 1h lèvre d'une coquille univalve, lorsqu'elle est prolongée plus qu^À l'ordinvire. Voyez Coquille. (G. L.D. )
AILE D'ANGE , Aile de chavvu - sodais. Voy^z Stuombe.
AILE MARINE. Vbyei Pennatule.
Aile de papillon, voyez Cône.
AILE. ( Ornith. ) Les ailes tenant lieu de btas eux oiseaux y on a donné aux os qui en forfnent la charpente dts noms analogues à ceux du brAs de l'homme. îjc plus. près du corps est Vhumertts^ qui est attaché par un bout à la jonction de Fomoplaté avec la clayiculcy et dont l'autre bout sert lui-même d'attache au radius et au cubitus j qui forment Tavant-bras. Le carpe n'est composé que de deux ou trois osselets, à l'un desquels est attaché un o$ stiloïdc et saillant qui se nomme pouce. Le métacarpe^ formé de deux branches soudées à leurs extrémités , part du même point ; k l'autre bout de cet os sont articulés le petit doigt y composé d'une seule phalange, et le long doigCj qui en a deux. Le nombre des os de l'aile est moins considérable dans les oiseaux qui ne peuvent voler, comme le^X pingouins, le casoar, Tautruche, et leur conformation est aussi très - différente. Daiis le manchot ils sont aplatis comme des lames minces. Les proéminences qu'on observe sur l'aile du kamichi , du jacana etc. , sont des opophyseiî du métacarpe.
Les phtmes qui recouvrent l'aile portent des noms différens. Celles qui naissent de son bofd supérieur en dessous ou en dessus se nomment tectrices ou cou^^er turcs supérieures et inférieuru. Les couvertures supérieures se divisent en jpeiites, moyennes et granits. Ces dernières, les plus éloignées du corps, recouvrent les pennes ou rames ^ qui se divisent en grandes on primaires^ et moyennes ou secondaires. Les pennée pri^ktaire^, celles de l'extrémité de l'aile, sont afi nombre de dix, d<Mrt les quatre pren^ières partent du
grand doigt, et les suivantes du métacarpe ; lei pennes se<» condairesy dont le nombre est de dix et plos, sont poi^ tées par les os de lavant^bras. Celles-là sont plus fortes et plus aiguës , et celles-ci plus molles > plus large* et plus obtuses, mais quelquefois cependant terminées en pointe. Ces différentes plumes composent Taile proprement dite. Trois à cinq plumes roides , fort petites ^ taillées en lame et insérées au pouce, forment ce qu*on nomme aiU hàtardey aile fausse , aileron , aluU ou fotut de Voile ; mais les oiseleurs entendent aussi par cette dernière expression toute la partie au-delà du coude.
Willugbby distingue une seconde aile bâtarde qu'il appelle intérieure ; c^est une rangée de plumes qui se trouve près de Tinsertion de l'aile avec le corps, surtout dans les oiseaux dont le vol est très-haut et de longue durée. Ces plumes, ordinairement d'une forme allongée, sont étroites , roides ; leur tuyau est gros et fort, et leur extrémité ai^ rondie. Leurs barbes, très - serrées , sont d'une longueur égale des deux côtés ; leur direction est de devant en arrière ^ et leur position sur une ligne transversale par rapport au corps. Ces plumes, couchées quand Faile est pliée, s'écartent lorsqu'elle est étendue. Ce sont elles qui , trèsprolongées dans l'oiseau de paradis , accompagnent la queue et la couvrent d'un brillant panache i mais leur couleur Vy^est communément d'une teinte pâle.
Quelquefois les bords antérieurs des tectrices sont diversement peints, et forment, comme dans le canard, une tache colorée , brillante , que l'on nomme miroir.
Les 01 et les pennes des ailes sont d'unfî substance en même temps solide et légère, qui est perméable à l'air; les 'muscles qui servent à leurs mouveqiens sont très - amples : mais on ne considérera les ailes tous ce rapport qu'au mot Vol. (Ch. D.)
AILE , Alatus, Toute tige qui reçoit un prolongement qui lui est adhérent de la feuille ; tout fruit , toute graine , dont l'enveloppe se prolonge en une membrane coriace ou succulente, porte la qualification d'ailé. (L. P. R.)
AIL£E\ON. C'est le nom qu'on a donné à une écaille convexe , qu'on observe au-dessous de l'aile de certains dip*
téres, et qu'on désigne plus particulièrement sous le nom àe CuiLLBaoN. Voyez ce mot. (CD.)
AILES 9 Alœ^ pétales latéraux placés entre l'étendard et la carène dans les fleurs légumineuses. ( L. P. Rad. ) - AILES (dans les insectes). Ce sont des espèces de membranes* plus ou moins épaisses , étendues , ou pHssées , articulées sur le do& de la poitrine , et qui s'y meuvent comme des membres pour soutenir dans l'air le corps de rinsecte. Tous les insectes n'ont pas d'ailes , aucun même n*en u au moment où il naît. Quand il s'en développe par la suite ^ ou elles sont au nombre de deux , ou il y en a quatre , et alors on en distingue de diverses sortes. C'est diaprés cette conformation qu'Aristote avoit divisé les insectes en plusieurs classQ) ^ il avoit réuni dan« la première 9 sous le nom d*apièrûs f les espèces qui ne les prennent jamais; il avoit donné le nom de diptères aux espèces qui n'en ont que deux ; et en an il désignoit sous le nom commun de tétrapUres tous lea insectes qui ont quatre ailes , en donnant dts noms particuliers à d'autres sous -< divisions établies d'après la conformation ou la disposition de ces ailes , comme nou« l'indiqueiVDns plus bas.
. On observe toujours sur les ailes des nervures dont les principales viennent aboutir au point de l'articulation. Ordinairement le mouvement s'opère- de dedans en dehors. et de derrière en devant , de manière à écarter l'aile du corps y à peu près à angle droit j mais en même temps et dans cet état d'extension , L'aile se meut de haut en bas. On n'a "point encore bien décrit le mécanisme de ce mouvement Les anatomistes ont seulement remarqué que le» muscles qui le produisent, sont très -gros, contenus dans Fintérieur de la poitrine où ils adhèrent sur des lames eornées qui leur présentent beaucoup de surface , et queceux qui sont destinés à- abaisser l'aile sont beaucoup plua- Sorts que les autres.
Dans les insectes qui n'ont que deux aiî^s , on trouveau-dessous de leur articulation des parties qui paroissent tenir lieu des inférieures , et que nous ne ierons qu'indbquer ici, renvoy an t à l'article Di pris a es, pour faire connof*ire leurs diverses coQrfonnatians. £a générai , les. ailes des
diptéref sont emome édiaacrécs k la iMue, prés de raiti-r cle 9 et la partie qui parolt comme enlevée est repliée, en deftftous 9 de manière à s'étendre dans le vol. On remarqne en outre au-dessous de l'aile une autre membrane , courte, arrondie 9 souvent convexe 9 qu'on nomme ailerçn on euilUron^ et qu'on a Ttg^ràée comme le rudiment d'une deuxième aile. Les cuillerons soot très -grands dans les genres Tiiérève , Syrplie , Mouche 9 etc. « et très-courts dans celui des Sarges, Anthrax 9 Ceyx, etc. Enfin il n'y en a plus du tout dans les tipules, les cousios, les bombyles, etc. On observe en outre dans tous les diptères , sans exception 9 au-dessous et un peu en arrière du cuilleron 9 quand il existe » une partie allongée en forme de fil 9 terminée par une petite masse 9 tantôt ronde , allongée 9 tantôt aplatie , ovale 9 qu'on nomme halancUr on libramenL Ce balancier est toujours en mouvement lorsque l'aile se ment H entre pour beaucoup dans le bourdonnement que les insectes k deux ailes p9vdui9eni. On a supposé que êes vibrations servoient à maintenir le corps en équilibre.
On .distingue les ailes en supérieures et en inférieures 9 lorsqu'il y en a quatre. Si elles sont de même forme et de consistance semblable 9 elles conservent le nom d'aUes; mais on liemme élytres ou étuis les supérieures 9 quand elles ne sont pas propres au vol par leur brièveté ou *'^' leur épaisseur, et qu'elles servent seulement comme de gaine ou de fourreau aux fiiles inférieures ou à l'abdomen. Tarmi les insectes qui pnt' quatre ailes de même consistance et qiy se meuvent également dans le vol 9 on a disr tingué et fait une classe à part dç ceux qui les ont couvertes d'une poussière écailleu^e ou farineuse 9 comme les par pillons 9 et on les a nommés lépidapUrts. On a f^dt une section des espèces qui ont les écailles nues, sous la dénomination de gymnQpUfe* , et on les a rangées dans deux clasnes. Si les nervures sont principalement remarquables sur la longueur de l'aile, comme dadts les guêpes, c'est la classe des hymérkOpUves : si on les observe i la fois sur la longueur et la largeur, de manière que toute la surface de l'aile ressemble à une espèce de reseau , ce sont des névropUres ; telles sont en particulier les demoiselle.
Enfin, on a fait trois classes des autres insectes qui 4>nt quatre ailes, mais dont les supérieures servent seulement de gaine aux inférieures , et ne serveilt jamais au vol que comme des parachutes.
On a appelé coléoptères ceux dont les élytres recouvrent, dans Fétat de repos, deux ailes qui, quand elles existent, sont pliées en travers. On a nommé orthoptères ceux dont les ailes inférieures sontplissées en long. Enfin, sous le nom à^hémipUreâ on a désigné tous les insectes qui, ajrant deux élytres, ont au lieu de mâchoire un bec composé de plusieurs pièces.
Nous ne donnerons point ici d'autres détails sur les ailes, sur lesquelles nous reviendrons aux articles Vol, Insectes , et Metamoxpbose. (C. D.)
AILLE- FER, nom provençal d^un^ espèce à^aïi j alliunt spharoeephalum , L. On le donne aussi à ValUum carinatum^ JL. (J.)
AIMANT. (Mtnir.) On donne ce nom aux variétés de mine de fer qui exercent de l'attraction sur le fer non aimanté, ou qui ont seulement la propriété de manifester ties pôles lorsqu'on les met en présence d'une aiguille aimantée.
Voyez au motPER l'histoire naturelle de ces variétés, et au mot MAeN^TisME, rexj^osition des phénomènes que, présentent les aimans, et la théorie de ces phénomènes.
AIMANT. (Chim.) Le fait le plus important dans l'histoire naturelle de Taîmant, relativement aux connoissances chimiques , c'est que ce corps n'existe , avec toutes ses propriétés, que dans des mines de fer, et qu'ail faut associer le nickel au fer pour la propriété de lui communiquer à Fétat métallique les caractères d'aimant. Depuis qu'il est bien constaté que le nickel )ouit de cette propriété , il n'est pas impossible de concevoir que quelques-unes des mines de ce dernier pourront être reconnues pour aimant comme celles de fer. C'est donc un nouveau sujet de recherches qui doit être proposé aux physiciens et aux naturalistes.
(F) AIMANT. ( PI^Mfue.) Aimant naturel , morceau de la
3rj4 A 1 O
mine de fer qni font des pirvpfricics wuÈfmé^qma , fvép«ré de manière à «muBHÛqver facJifft ces propriétés.
Aûnanl artîficîeiy ajsemiilage de morecavx d*acier qui mt reça d'uie nanîere ifmthcamque les proprîélés de i'aimant aatorel , ei qui smI e— hiaés po«r les caanraiiîqoer
Vojcif an Bot HftCKénsxE, les praprîétés do Batnieli el artificiels. (L.)
AIBIANT DE C£YLAN. Des saiehands dliistoire natszelle ont quelquefois donné ce sont à la loenudine , à canse de la propriété attractire qn^cUe acqniert par la chalenr.
VoyeX TOUSXALINE. (Bu)
AIMIT, Haccfixit. On troinre sons ce nom dans Ca» melU , la description incomplète d*nn arbre laiteux dont les feuilles sont orales, crénelées, relues et âpres, et les fruits de la forme et grosseur d^une m Are, remplis de grains ^ attachés de distance en dislance à de longs prolongemena de la tige, dépourvus de feuilles et terminés par de petits bouigeons. On est porté à croire que c'est une espèce de figuier, et peut-être le Jicus miaurîiiamiy Lam., qui existe aux Philippines comme à l'Isle de France. L'aimir cité dans l'Histoire des voyages est probablement la même plante,, puisqu'il se trouve aussi dans les mêmes lieux et qu'il porte des fruits bons à manger^ disposés en grappes pen^ dantes. (J.)
AIM0RR0U5. Voyez Hémousshods.
AIMOU, nom donné par les naturels de la Guiane Irançoise au tinamou uiagoua, Uirao majora JL (Ck. D.)
AIN-PARm , nom malabare d'une espèce de ketmie , figu-^ rée dans Rbèede, H. Malab. 6, t. 46, et cultivée dans tous les îardins de l'Inde à cause de la beauté de sa fleur. (J.)
AlOLÉ. Ce nom a été donné par Daubenton à un poisson qu'il a placé parmi les labres, et que Laeépède a ensuite nommé scare lakatœ. Voyez Scase* L'aiolos de Ron* delet est le spare davière. Voyez Spase. (F. M. D.)
AIOTOCHTLI, nom mexicain d'une espèce de tatou, âtuy^-^ pus ocloeinctus ^ L. Voyez Tatou. (C. ) -
AÏOUROUB , nom donné , suivant l'auteur du Dictionnaire des animaux , à un perroquet vert d'Amérique , qui
porte sur la iète de petites plumes vertes et azurées, appelées marg€nas par les sauvages. Laët désigne aussi de grands perroquets sous le nom d^aiourous, ( Ch. D. ) • AIPI9 plante apocinée des Antilles, quiparolt appartenir au genre Cynanque. ( J. )
AIR ( PJ^sique ) , fluide élastique qui enveloppe de toutes parts le globe terrestre, et qui ne' devient perceptible aux sens que lorsqu'il est mis en mouvement : il suffit en effet d'agiter la main pour sentir une résistance qui prouve que l'espace environnant est rempli de matière. Cette même matière se montre avec un caractère bien imposant dans les. terribles effets que produisent les vents impétueux , qui ne sont autre chose que les résultats de l'impulsion d'une masse d'air considérable, animée d'une grande vitesse. Ce fluide parott d'ailleurs inodore et insipide aux animaux, qui, s'y trouvant plongés dès leur naissance » n'ont aucun terme de comparaison pour reconnoître son odeur et sa saveur. On est cependant porté à lui attribuer une saveur très-marquée , car il agit avec beaucoup d'énergie sur les plaies ouvertes , et semble affecter douloureusement les enfans qui le respirent immédiatement pour la première fois.
, Le nom d'air a été pendant long -temps générique; on le donnoit à tous les. fluides élastiques avec une épithète . propre pour les désigner particulièrement. Celui que nous devons faire connoltre dans cet article étoit appelé air atmosphérique ; mais cette qualification devient inutile aujourd'hui qu'on parolt généralement convenir d'appeler gaz les autres fluides élastiques ou aériformes.
Les propriétés physiques de l'air, tenant aux conditions générales qui forment les fluides élastiques , appartiennent par conséquent aux gaz qui les manifestent avec plus ou moins d'intensité , lorsqu'ils sont placés dans des circonstances convenables; ces propriété» sont la fluidité, l'élasticité, la transparence et la pesanteur.
L'air est fluide, puisque toutes ses parties, quelque petites qu'elles soient , peuvent se mouvoir indépendamment les unes des autres.
Il est élastique, car il peut se comprimer, et il reprend
son premier volume dès que la force coèrcitive a cessé d'agir. Pour se convaincre de ce fait, il suffit de remplir une vessie et de la fermer ensuite : on fait ainsi un ballon qui bondit avec la plus grande force. On peut encore renfermer une masse d*air dans un soufflet solidement construit et le charger de poids après en avoir bouché la tuyère : on réduit par ce moyen l'air à occuper un volume d'autant plus petit que les poids sont plus considérables , et lorsqu'on les 6te , il reprend son premier état
La transparence de l'air est très-grande, puisque c'est à travers ce milieu que nous apercevons les objets les plus éloignés; cependant, outre les causes accidentelles, comme les nuages , les brouillards , qui le rendent souvent plus ou moins opaque, il absorbe par lui-même une quantité de lumière d'autant plus considérable qu'il est en plus grande masse. On estime, d'après les expériences de Bouguer sur la gradation de la lumière, que celle d'un astre, après avoir traversé verticalement l'atmosphère, est diminuée environ d'un cinquième; et l^mbert, par des expériences qui lui sont propres, a trmivé que cette absorption devoit aller à plus du tiers. De là résulte l'affolblissement des couleurs dans les corps éloignés de l'œil, et qui sert concurremment avec la perspective à rendre sensible dans un tableau la profondeur de l'espace. •
La couleur propre de l'air parolt être le bleu d*azur qu'on aperçoit au cie>, lorsque le temps est beau : car cette couleur change d'intensité lorsqu'on s'élève il des hauteurs considérables par lesquelles la masse d'air est sensiblement diminuée; et Saussure vit sur le Mont-Blanc le fond du ciel presque noir, ainsi que doit paroftre oli espace qui ne transmet pas de rayons de lumière. Cet observateur, en se plaçant à l'ombre, aperçut dans le même lieu les étoiles en plein |oiir.
L'air est pesant. Otte propriété a été la pins difficile i reconnoitre ; c'est à Toricelli et à Pascal qu'on doit les principales expériences qui le prouvent, et la véritable explication de ces expériences.
Toricelli, dès 1643, avoit remarqué que si Ton remplit de mercure un tube de verre d'environ huit décimètres
l'une de ses extrémitM , qu'oa bouche l'autre avec un doigt, qu'on la plonge dans an bassin plein de mercure) et qu'on retire ensuite le doigt , le mercure cqtttenu dan» le tube n'en sort pas entièrement , mais se tient à environ soixante-seize centimètres (vingt-huit pouces) au-dessus du niveau du bassin.
La pression que l'air exerce de haut en bas sup la surface du bassin, contrebalance la pesanteur de la colonne de mercure, don tl'eSkt, s' exerçant aussi de haut en bas, se transmet latéralement aux portions de mercure qui environsent l'orifice iarérieur du tube ; car c'est une propriëté caractéristique des fluides que la pression exercée sur une de leurs parties se propage également et en tout sens à chaeone des autres.
Si OD ouvroit l'extrémité supérieure du tube , le mer* cure qu'il contient, poussé immédiatement par la colonne d'air qui lui correspond verticalement, et qui ne seroit yius soutenue par la calotte du verre ^ibouchoit le tube, vetomberoit entièrement dans le bassin.
Çuelque évidente que puisse parotlre auiourd'hui cette explication , Pascal cbercha encore k la fortifier par de nouvelles preuves : il pensa que si le mercure qui demeu- Toit suspendu dans le tube, y étoit soutenu par le poi ' l'air, il devoit sur le sommet des montagnes s'élerer moiks qu'à leur pied , où il suj^orte de plus la colonne d'aîf comprise entre les deux niveaux.
Pascal invita, en conséquence, son beau-frère Perrier, ^i babitolt à Clermont, près de la haute montagne appelée le Puy-de-Dfrme , à répéter au pied de cette mon* tagoe et sur son sommet, l'expérience de ToricelH décrite ci-dessus.
Id diffiîrence de niveau entre les deux lieux d'obserration étoil d'environ mille mètres (cinq cenis toises). Perrier trouva qu'au pied de la montagne le mercure s'éle- Toit dans le tube à vingt-six pouces trois lignes, et s^r le sommet à vingt-trois pouces deux lignes seulement ; la différence de trois pouces une ligne répondoit à la hauteur de la coloane d'air comprise entre les deux stations.
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Dés-lora, la pesanteur de l'air fut constatée irrévocablement, et les nombreuses conséquences ^'on en déduisit, montrèrent les causes de plusieurs phénomènes qu'on n'expUquoit pas , et qu'on attribuoit à une horreur que la nature témoignoit constamment pour le vide. De ce nombre étoit.la limite d'environ dix mètres (trentedeux pieds ) à laquelle l'eau s'arrête dans les pompes aspirantes^ et dont Galilée avoit déjà été frappé. Cet esprit, aussi sage que transcendant , ne pouvoit se payer de la vaine explication des physiciens de son temps , et dirigea vers la pesanteur de l'air ses pensées, qui furent suivies et développées par son disciple Toricelli et par Pascal
Nous ne saurions entrer ici dans le détail de tous les
phénomènes qui résultent de la pesanteur de l'air : nous
< nous bornerons à indiquer ceux qui peuvent avoir un
/ rapport immédiat avec Tobjet principal de ce diction-
.^^ naire. '
On observera que l'air , agissant en tout sens sur les corps qui y sont plongés, exerce sur ces corps une pression mesurée par le poids d'une colonne de mercure dont la base seroit égale à la surface du corps proposé, et de même hauteur que celle qu'on observe dans l'expérience de Toricelli. Celte pression, calculée pour le corps humain, s'élève à i534 myriagrammes ( 3 1 36o liv. ). £ile est capable d'effrayer l'imagination lorsqu'on ne s'arrête qu'au Hombre qui l'exprime ; mais elle ne produit cependant aucun efiet dangereux dans l'économie animale, parce qu'elle s'exerce dans des directions opposées et se contrebalance elle-même , ainsi qu'on peut le reconnoitre en observant que non-seulement l'air agit sur la surface extérieure du corps , mais qu'il pénètre encore dans l'intérieur par la respiration.
C'est par cette considération qu'on explique comment la diminution de la pression de l'air dans les régions élevées, n'est pas aussi nuisible qu'elle sembleroit devoir l'être d'après l'expérience suivante.
Un ballon formé par une vessie à moitié vide d'air^ porté au sommet d'une montagne, sy gonfle entièrement, et pourroit même crever, s'il étoi| monté à une hauteur
l'air extérieur el l'éliisticilé de l'air intérieur, une différence plus grande que la résiflance de l'enveloppe du ballon.
Cette expérience prouve aussi que l'air placé dans les lieux bas, étant chargé de toute la masse supérieure, se trouve par là dans «n état de compression qui augmente beaucoup si)n élasticité, et que, par conséquent, lorsqu'il est libre, il doit diminuer de densité à mesure qu'on l'élève , puisque le poids des couclies supérieures qui le compriment diaiinue par la même circonstance.
Il résulte de lii que , par l'effet combiné de son élasticité et de la pression qu'il éprouve, l'air doit se porter des lieiix où il est te plus comprimé, dans ceux o£i il l'est le moins, et qu'il doit tendre saus cesse à occuper un plus grand espace. C'est sur cette propriété qu'est fondé le mécanisme de la respiration ; mais nous renvoyons pour cette fonction, comme pour toutes les autres, aux articles physiologiques de ce dictionnaire.
Nous ferons remarquer seulement que la même propriété sert de base k la macbîne pneumatique publiée, en 1673, par Otto de Gnérike , el au moyen de laquelle, en opérant un nombre suffisant de dilatations successives de l'air, oa parvient à diminuer de plus en plus, et à réduire presque à zéro , la quantité d'air contenue sous un récipiei donné.
Cette machine, outre qu'elle a fait reconnollre de nouveaux phénomènes dus aux propriétés de l'air, a fourni le moyen de mesurer sa pesanteur locale , que le tube de Toricelli' n'indiquoit pas , puisqu'il ne rionnoit que le poids total de la colonne atmosphérique correspondante. On s'en est servi pour ftter, autant qu'il étoit possible, l'air contenu dans un ballon, qu'on a pesé ensuite avec une balance très-exacte; et la différence entre le résultat qu'on a obtenu, et le poids qu'cm avoit trouvé au ballon avant qu'on en eût fait sortir l'air, a donné le poids de la quantité de fluide évacué. La perfection des machines pneumatiques a été portée si loin qu'on a pu regarder comme absolu le vide formé dans le ballon ; et c'est ainsi qu'on a trouvé qu'au niveau à,e la mer, sous une pression cor-
responâflnte à celle de vingUhuit ponces de mesure et à la températHre de la glace fondante^ la pesanteur moyenne d'un décimètre cube d'air équiraut à un gramme vingt^troîs eentièmes (7^/7 de grain pour un pouce cube), ou enyiron 840 fois moindre que celle de Feau.
La pesanteur de Tair varie ; car l'état de l'air n'est pas toujours le même dans le même lieu k des temps différens, ni an même moment dans des lieux dîfférens. On s'en assure en répétant, au moyen de l'instrument appela baromètre, l'expérience de Toricelli. Voyez l'article Baromètre. '
Plusieurs causes la font varier. Les alternatives de froid et de chaud condensent ou dilatent l'air ; la faculté qu'il a de se combiner avec d'autres fluides , par exemple , de dissoudre l'eau , apporte aussi des changemens à sa densité, et par conséquent à sa pesanteur : c'est de ces différentes circcmstances que résultent la plupart des phéno* mènes qui se passent dans l'air, et qu'on nemme.MÉTBORSs» Nous renvoyons à ce mot leur description ^ qu'on trouvera précédée de l'examen des propriétés de l'air énoncées précédemment,^ et qni semblent plus appartenir à la chimie qu'à la physique. ( L. )
AIR. (Chim,) L'histoire naturelle de l'air, qui ne com* «prenoît autrefois que celle de son invisibilité, de son élas* tidté, de sa pesanteur, et de son influence comme atmosphère sur tous les autres corps de la nature , a beaucoup gagné en clarté et en exactitude depuis les découvertes de la chimie moderne et depuis l'établissement de la doctrine pneumatique françoise. En même temps que Lavoisier, et les chimistes qui ont adopté et étendu sa belle théorie, sont parvenus à faire connoftre la composition de l'air atmosphérique , toutes les branches de la science de la na->> ture ont pris un grand accroissement et une grande précision. Les connoissances sont tellement exactes et aussi tellement multipliées sur cet objet, que le sujet ne peut plus être traité qu'en le divisant en deux parties très-distinctes. L'une a rapport à TKisleire de l'air considéré dans sa masse et formant l'enveloppe terrestre ; cette partie doit être traitée au mot ArMOsmasE ; l'autre est relative à^la
taillé, de sa masse, de son étendue. Celle seconde consi> dération , la seule qui sera préieatée dans cet article , doit précéder la première, parce que celle-ci en tûrera beaucoup de lumière.
L'air, vu bous ce rapport, est un fluide élastique, qui a long-temps été regardé conune un corps simple, et qui cependant est vërîtablemeni un corps coniposé. Il ne perd pas par la le caractère d'élément, et seulement il contient deux élémens au lieu d'un, comme on va bienlAt le voir.
Lies propriétés physiques de l'air, sa pesanteur, son élasticité, sa fluidité, son insipidité, ion ressort, etc., les aeules canoues avant les travaux des chimistes françois , ne suSisent pas pour en expliquer les vraies qualités et pour en déterminer la nature simple ou composée. Sa fluidité élastique montre déjà, d'après l'état actuel des connoissances chimiques, la preove générale de sa composition ; on ne connnit pu- en effet de fluide élastique qui ne soit le résultat de ht fusion , de ta disAolirtlon d'un corps quelconque dans la matière de la chaleur : mais cette raison n'est pas la seule qui indique l'état composé de i'air : c'est en examinant l'influence de l'air dans la combustion-et dans la respi tion , qu'on a trouvé des raisons plus solides de cette c( position.
Après avoir bien reconnu qu'un corps combustible Ae peut pas brltler sans air, on a bientftt trouvé que l'air Ae -sert à la combustion- que jusqu'à un certain point ; que l'air perd pendant ce phénomène une partie de sa subliance;que cette partie est constamment la même , quelque cnrpa oomhnstible qui y brAle ; que l'air ne sert à la combustion que jusqu^H concurrence d'une portion déterminée de sa propre substance ; que cette portion , qui seule sert à la combustion , s'unit au corps combustible et forme avee lui un composé incombustible , oxide ou acide j que par conséqueot l'air est composé de deux fluides élastiques difiiérens, l'un utile, nécessaire même à la combustion! l'au* ire ne pouvant pas y servir. Lorsque la première portion est épuisée par un corps brûlv)t i celui-ci se trouvant alors plongé dans la seconde portion, qui ne peut pas entretenir 1 aG
0it pi y » »Uvm mi réiuin, d^sur
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<|n'eile eiC avan la jcaie tfoi cxttre<( e«tBiimsfûio aaûnalp : raatre, air iHfHf^li^rWpie. A aMJjgf» ({ve les pmprietES de rf^s «ni été étaciiéf». et Icr«{ii>l:<!» Aiie»5 iM a wdiirf le preasier fluûie jas ^«y— ( t^ mM ; . ef le secwui. gnz i»<yifre ifiie la fvs^ortâMi da pvesicr rffv ^«aikI ^^.-^ ; nais desexpérû par Hl^éTtn^ mmyttm emàït Berth«>iJe( et à ami « ^w la propartiMi 4a f f op trrfte f et ^a^eile va itmt aa plaa à ow^S tlon ne êétené qme ée ovsi à «lsS; a la<|«>elie le» elmakfe» aat era peaJaat Ml l9eaae(»ap plos fart ^*aa «e rayait Vorîlà 4aac la aalare et la coaipoaiUaM die rr^, bien défenaisée», et soa iaflaeace géaérale car ics riyf]p$ emabvMtfhle», lara ap|»réciée> Oa Tcrra en eflct qae le nombre de er» earpa étaat très* eoasidérable , et le» ciFcùiàâi»n€t% de» eoaiba»ti<«s beaacoap plas aoBiborraMs <ir/<m ne rarovt aatrrfaia entrera , Fair piéseatr, daas pic»- <|ne t0ni% le» genre» de son inHaence , le phéaoBèae de Tabforptfon de fon ga» oxi^ène, et par conséqaent de ralftrralUFn qui r黫l(e de cette abaorptîon. Cest à ee pkéao» mène qoe «e rapportent rinfectioa de l'air par le» honuacs fi le» animanx entawéiy par la conbastion des cbarbaas, par let lleor», le» bnale», le» résine», le» plante» accamaiée» 9 le foin, les murs nonrellement peints, les fruits odoran», les parfums, les odeurs, et généralement tout CK qui g^te Tair de maalère à le rendre incapable de servir k la respiration et à la vie de Thomnie.
n y aussi plusieurs phénomènes chimiques et naturels
dans lair, et ceux-ci sont encore auïceptiblcj d ftre appréciés et connus, sott par l'état hygrométrique, loît par un examen chimique de l'air, loun le rapport de l'eau qu'il GODtient. Sans les connoîssances que la chimie fournit À cet égard , les météores aqueux, sur lesquels elle répand aujourd'hui tant de clarté, seraient encore ignorés, et l'on verra dans plusieurs articles combien ces connoissances deviennent utiles pour hien concevoir les phénomènes météoriques.
On ne fera qu'annoncer ici ce que la proportion variée du calorique libre dans l'uir, ainsi que celle de la lumière et du fluide électrique, doit avoir d'influence sur les propriétés et sur tous les phénomènes de la nature qui en dé' pendent. Celte influence sera montrée auK articles Cm-om- QDE, Ck&ledr, TEMrÉaATURP., Ldhièhb, ÉlecthicItë, Athosphèrb. On se contentera de faire remarquer que cette partie de l'histoire de l'air est beaucoup plus incomplète et beaucoup moins exacte que celle qui tient à la naîare primitive ou à 1«. composition de l'air. ( F. )
AiHACiDE. {Chim.) On a donné le nom d'air acide, dans les premiers temps de la découverte des fluides élastiques tous ceux qui ont de l'acidité ou qui ne sont que des acides sous forme gâteuse. Ce nom a été appliqué acides fluorique, murîatique et sulfureux. Voyez t et ceux des divers acides. (F.)
Aihalcalih. (Ckim.) Cest le nom qu'on donnoit aulrefoii au gai ammoniac ou k l'ammoniaque sous la forme de fluide élastique. Voy. les mots Gai ammoniac et Ahhonjaque. (F.)
Aia ATMOspHBRiQVB [Chim.) , uom donné k l'air formant l'atmosphère. La réunion de ces^deux mots éloit nécessaire lorsqu'on adoptoit la dénomiwtion d'air pour divers fluides élastiques: mais depuis que ceux qui dilTérent de l'air sont désignés par l'expression générique de gaz, le mot air, seul et sans épithète, doit appartenir exclusivement au fluide qui forme l'atmosphère. (F.)
Aia COMMUN. (CUm.) MËme observation sur ces mots que sur les précédens: ils puuvoientdésigner utilement l'air lorsn que ce mot étoit appliqué k d'autres gai i on n'a plus besoin aujourd'hui d'une pareille dénomination. (F.)
; de» ^
Am D^PHLOG^sTiQué. (CTtirn.) Prîestley , à qui on doit tant de découvertes siir les fluides élastiques , donna d'abord le nom d'air déphlogis tiqué au fluide que nous nommons gas oxigéne, parce qu'il crut que ce n'étoit que de l'air commun privé d'un principe hypothétique qu'il y admettoit et auquel il attribuoit des propriétés. Comme ce principe, le phlogistique , provenoit, suivant lui, des corps brûlans , qui, le versant continuellement dans l'air, dimînuoient par là dans celui-ci, ou lui 6toient entièrement la propriété de servir à la combustion ; il pensoit que l'air qui en étoit tout à fait privé , servoit éminemment k la combustion par cette privation même , et comme pouvant par là en absorber davantage ; que par conséquent cet air devoit porter le nom d'air déplogistiqué. Mais le phlogistique n'est plus qu'une hypothèse insoutenable aujourd'hui , et la théorie de la nature du gaz oxigène est toute différente de celle qui avoit été adoptée par Priestley. Voyez les mots Oxigène, Gaz oxigène, Phlogistique, etc. (F.)
Air factice. {Chim.) On a d'abord appelé air factice les fluides élastiques obtenus par les effervescences et les distillatio)is, lorsqu'on les croyoit analogues à l'air ordinaire ; mais , depuis qu'on connaît les différences qui les distinguent, on ne peut plus nommer air factice que celui qui 'ësî foriiié de toutes pièces par les chimistes , en mêlant dans les proportions convenables le gaz oxigène et le gaz azote, obtenus de divers composés. (F.)
Air fixe ou fixé. {Chim,) Le nom d'air fixe ou fixé a été donné, dès les premières années du dix-huitième siècle, L plusieurs gaz ou fluides élastiques différens de l'air, et qu'on confondoit alors ^avec lui. Depuis 17Ô7 et les expériences décisives de fipàck, le npm d'air fixe fut adopté, d'après Black lui-même , pour dénommer l'acide carbonique. Voyez ce mot (F.)
Ai a DU FEU. {Chim.) Schèele, célèbre chimiste suédois, a désigné par le nom d'air du feu le gaz oxigène , à cause de sa propriété d'entretenir fortement et exclusivement la combustion. ( F. )
Air inflammable (Chim.) Le mot air inflammable , quia été plusieurs années le -nom du gaz hydrogène, pouvant être
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appliqpié à tout fluide élastique combustible 9 a dû être abandonné. Voyes l'article Gaz hydrogène. (F.)
Air inflammable des marais. (Chim,) Il se dégage du fond des mares, des eaux stagnantes et des marais , souvent niCme du bord des petites rivières et des terrains mobiles qui recouvrent des tourbières , un gaz combustible, odo-r rant» fétide, qui s*allume quelquefois spontanément, et qui forme les feux follets redoutés autrefois dans les campa<* gnes. Ce fluide est du gaz hydrogène carboné , quelquefois sulfuré et phosphore, mêlé de gaz ajcide carbonique, proiveuant de la décomposition putHde des Racines,, des herbes aquatiques ,. des insectes et des vers vivans sous Feau. Ce gaz, sur les propriétés, l'histoire naturelle et l'inflammabi* lité duquel Volta a fait des recherches très -intéressantes, paroit être la cause des fièvres intermittentes et de plusieurs maladies fébriles : il faut doue en bien connoître la nature , les différences , la source ou la formation , la pro*^ portion variée, etc. On n'a point encore sur cet objet toutes les connoissances qui sont utiles pou i^ se garantir des dangereux effets de ce gaz. Voyez au reste les mots Gaz
HYDROGÈNE CARBON^y GaZ HYDROGÈNE VEGETAL , ÇtC. (F..)
Air INFECT. {Chim,) On nomme quelquefois a^r infect, Fair altéré ou, détérioré par les substances végétales ou ani* majes en putréfaction. Cette expression s'applique , soit rincapacité de cet air pour l'entretien de la vie des ani* maux , soit à son influence sur la production des mala* dies. On connoit blçn la cause du premier phénomène .on ignore encore la cause de l'influence morbifique. (F.)
Air gâté (G2i.) , expression synonyme delà précédente. (F.)
Air méphitique. (Chim.) Ce noiu a d'abord été donné à l'air fixe ou ^cide carbonique ; iUa été ens^uit.e étendu à l'air gâté , altéré ou mépbitisé par Içs diverses matières ou par les différens procédés qui ^xe^cent cette action sur Tair, ou à tout fluide élastique délétère pour les animaux.*: dans le premier sens, c'est un nom spécifique ; dans le second , C'est une dénomination générique qui convient à beau<«. eoup de gaz. ( F. )
Air phlogistiqu^. (Chim.) C'est Priestley qui a le premiet donné le nom d'air phlogistlqué à l'air altéré par les corptfr
comlnistîblcs , rolatils , odorans , ainsi qve par les animaux , parce qull pensoit que 1 altération étoit due an phlogis* tiqnc dégagé de ces corps, qni satnroit Fair. Comme on a reconnu qoe Fair contient tont formé le flnide non rital qni reste après la combustion, le nom d*air phlogistiqué , qu'on lui a donné pendant quelque temps , est erroné ; aussi lui a^t-on substitué celui de gaz azote, aujourd'hui adopté. (F.)
Ai a rua. {Çhim,) On a pendant quelque temps appelé air pnr, la portion du fluide élastique de Tatmosphcre qui seule entretient la combustion et la respiration : c'est ce qu'on* nomme aujourd'hui gaz oxigène. (F.)
Ai A PUTRIDE. (Chim.) Dans les premières années des décourertes sur les fluides élastiques, on distinguoit par le nom d'air putride , l'air infecté par la putréfaction des substances animales. Cest un mélange de gaz azote, de gaz acide carbonique, de gaz hydrogène carboné et sulfuré , et ces gaz tiennent toujours en dissolution une matière animale pourrie. Cest à cette dernière que paroft être due l'action dangereuse de l'air putride sur la vie et la santé. (F.)
Ai & vital. (Chim.) Condorcet , secrétaire et historien de demie des sciences de Paris ,. nomma le premier air vital, le fluide élastique qui est aujourd'hui nommé gaz oxigène , parce que la première et la plus frappante des propriétés découvertes dans ce fluide, est son usage indispensable pour l'entretien de la vie. Voyez Oxigêke et Gai