‹ Dictionnaire des sciences naturelles, dans lequel on traite méthodiquement des différens êtres de la nature, considérés soit en eux-mêmes, d'après l'état actuel de nos connoissances, soit relativement à l'utilité qu'en peuvent retirer la médecine, l'agriculture, le commerce et les artes. Suivi d'une biographie des plus célèbres naturalistes (volume 3)Chapitre 90 sur 146 · AIZ · texte numérisé non relu

AIZ

L'AîzooK d'Espagne, Aizoon HisparUeum .^ L. , Dill. Eltli. 145, t 117) f. 143, estime plante herbacée à tige rameuse et couchée sur la terre ; ses feuilles sont alternes, allongées, étroites et de couleur verte. Les fleurs sont ses-* ailea et solitaires , et^ situées dans les bifurcations des rameaux et des aisselles des feuilles. On remarque sur les tiges des particules brillantes et cristallines. On en con* noit deux ou trois autres espèces peu intéressantes et foutes originaires des pays chauds. (J, S. H^)

AIZZO, nom italien du hérisson, Erinçceus Europasus^ (C)

AJACE B01SSEL1£R£. Voyez Ageasse.

AJAR. Voyez. Venus.

AJAX, nom donné par Linnaeus à une espèce de papillon de la famille des chevaliers grec^ (C. D.)

AJICUBA , grand arbris^au du Japon , décrit imparfaite* ment dans l'Histoire des voyages , comme il suit : la fleur à trois pétales , le fruit rouge assez gros , dont la chair blanche et douceâtre recouvre un noyau dur. ( J. ]

AJONC , VUx L. , Juss. , genre de plantes compris dans la cinquième section de la nombreuse famille des légumineusesi. 11 ne renferme qu'un très -petit nombre de arbrisseaux, garnis de rameaux épineux à leur sommet Les a>oncs ont des feuilles simples ; ils sont hérissés de piquans ; ils ont des fleurs axillaires du disposées- en épis au sommet des rameaux , et de couleur jaune ; cha« « cune d'elles a un calice persistant, à deux divisions profondes ; la supérieure est munie de deux dents , et l'in*' férieure de trois. La carène est composée de deux pétales. Le fruit est une gousse renflée, presque entièrement cou* yerte parle calice, et renferme un petit nombre de graines*

L'Ajonc d'Europe , vulgairement Genêt épineux, Jomarin , Jonc-marin, Lande épineuse, Brusc, Sainfoin d'hiver, Jan, Agion , Vlex Europœus , L. , FI, Dan. t 608 , est un petit arbrisseau de deux ou trois pieds de hauteur. Jlparolt souvent entièrement dépourvu de feuilles ; néanmoins, au printemps, on en aperçoit qui sont d'abord jetîtes, étroites, pointues, et qui deviennent des épines en vieillissant. Il en existe unç variété qui s'c4ève moins haut ; ses épines sont plus courtes et plus épaisses. Plusieurs parties de la France aont entlèremenl

parce qu'il tient lieu de bois dans le chauffage de* foun. On nourrit les bestiaux avec les sommités de ses rameaux eneore tendres, lorsque le fourrage vient à manquer; pour cet effet on le bat dans une ange, avec un maillet de bois ferré, pour en rompre les ripïnes. Les vacbes, les chevaux, etc., mangent volontiers cette plante- On prétend qu'elle les engraisse, et donne beaucoup de lait aux vaches ; qu'elle tient les chevaux frais et les empêche de devenir poussifs. En Bretagne on la fait aussi pourrir avec la fiente de vache, et l'on en forme des pains qui, desséchés au soleil, brûlent mieux que la tourbe, et tiennent lien de bois. Lorsqu'on met le feu à cet ajonc desséché et répandu par poignées dans les champs, il en résulte une cendre saline, qui produit de très-bons effets dans le toi oJi l'on fait cette préparation, et qu'on mélange avec la terre au moyen des labours. Les terrains maigres peuvent être utilement employés à produire ces plantes; pour peu qu'elles aient reçudesoin, elles profitent très-bien. On obtient, pendant huit ou dix années de suite, un fourrage délicat et nourrissant : un arpent planté d'ajoncs rend autant que deux de foin ordinaire. Comme cet arbrisseau forme des buissMM^ toujours verts , on peut en mettre dans les bosquets d'hiver. On nomme genestiéres et genestades, les champs ou lieux couverts de genêts. (J. S. H. )

AJOU-HOU-HA. Les naturels de la Guiane nomment ainsi Voeotea, arbre de la famille des lauriers, figuré et décrit par Aoblel, 780, t. 3io. (J.)

AJOUVÉ, nom d'un arbrisseau des forêts de la (lufnne, semblable aux lauriers , haut de cinq ou six pieds , et dont le tronc, épais d'environ six pouces, se divise à son sommet en plusieurs branches surmontées de cinq à sept rameaux garnis de feuilles lancéolées et terminés par d« petites panicule* de fleurs. Cet arbrisseau , décrit et figuré par Aublet dans son Histoire des plantes de la Guiane. p. 3)3, pL 130 et 131 , sert de type au genre Ajovea, dont voici le caractère : calice en cloche à six divisions ( les trois intérieures nommées pétales par Aublet) ; six étamines dont les filets sont munis de deux glandes à leur base) ovaire

té d*«i style tenaillé par ni stigmate m six HÛe nmràitn, k aMitié earcioppcc par le et COTitenant «ft aajas rcaqili far mmt «»^^r kailevse anmatiqae.

Le Bombre des étaaûaes est la seale -difiercBce qui existe ntre ce ipnnc et ceimi des lanrien : Swaris , ae rajaal pas troorée suffisante, les a réunis eu donnant â Taiooré le bimd de Urniu hermuânu On peut Toir au mot JUaukiek ce qu'on doit penser de cette réunion. ( )L}

AK'DSHILAN. On donne ce nom, dans plusieurs pro- Tinces de la Rufsie, k la dioné, eolmhrr diomty PaL VojeL CoiTLruviE.

AKJEMÏBI, nom caraïbe d*un corossoller, anonn rtiîcu» lata, JL (J.)

AKAIE-AROA, nom donné par ks babitans d'Owhybée, une des Iles Sandwîcb , â un grimpereau bébro-taire dont la couleur est entièrement Tcrte i c^cst le ccrtbia o&«eura de Gmelin. (Cb.D.)

AKAKA PUDA, nom malabare do rossolis de Hude, drosera Inâica^ JL, cité par Rbéede, Malab. lo, I. so. (J.)

AKiANTICONE , Akakticonite. Dandrada a donné ce , qui veut dire pierre de Séria ^ k Tépidote d'Arendal en Norwége, parce que la poussière de cette pierre est d'un vert jaunAtre. UaQy n'ajant trouvé aucun caractère distincttf essentiel entre cette pierre et Tépidote, il Ta réunie à cette espèce (vojes Epidote); car le jaune de serin qu'elle prend, étant réduite en poudre , n*est point un caractère suffisant pour établir une espèce y comme le peusc GalitKÎn. (B.)

AKËCACOUA, nom caraïbe d'un raisinier, coccoloha uvi^ fera, L. (J.)

AKEIKSEK , nom groenlandois du lagopède , telrao lagoput , JL ( Ch. D. )

AKERLA ou Akerloe, nom sous lequel on connoit en Norwège le pluvier doré à gorge noire, charadrius ofricariusj L. (Ch. D. )

AKERRINE, dénomiuation norwégienne du rkïe de terre, raUuscrex^ L. , qu'on y appelle aussi ager hone. (Ch. D.)

AKIDE, Akis. C'est le nom que Fabricius a donné a

A LÀ Àii

vn genre de coléoptères de la famille des pkofop&ygeiy ou lucifuges, auprès des pimélies.

Ce mot y employé d'abord par Herbst pour désigner lea insectes de la première section qu'en a faiteFabriciiUy est tiré du grec eutiç {alds)^ qui signifie javelot

Nous n-adoptons point ce genre 9 par des motifs que lious indiquerons i l'article Pbotophyobs. Les espèces^ que Fébricius a séparées dans son premier sous -genre sont des EuEYCHOREs ( voycs cc mot); les autres, qui ont le cor*^ aelet arrondi , sont du genre Pimélie. (CD.)

AKIKI , . nom vulgaire de L'alouette fariouse 9 clauia pra^ UnsUj L. (Ch. D.)

AKOUCHI. Voye* Cabiai.

AKPA. Cet oiseau du Groenland » auquel les voyageurs donnent la taille dn canard , avec le dos noir et le ventre blanc 9 et qu'ils disent ne pouvoir ni courir ni voler, est, suivant Othon Fabricius, le petit pingouin, aléa piea^ JL, qui porte aussi les noms de alpoft , ahpamiuâ et akparsiorhih,. Millier rapporte l'akpa à Valea halHoa \ qui n'est qu'une variété de Valeapica de Linnanis. (Cb. D.) '

AKPALIK. Les babitans du Groenland désignent s^ ce nom et sous ceux à^akpalliarsviky alapalUarsungoah , albpai et aukpilarioh , le petit guillemet , aléa alce, L. ^ et peut-être d'autres espèces du même genre. ( Ch. D. )

ALABANDINE et Ax.manj>ihe. Le» anciens ont nomtoé* ainsi une pierre précieuse d'un rouge foncé, dont la dureté lenoît le milieu entre celle du rubis et celle de l'améthiste. Sa mine étoit près d'Alabanda, ancienne ville de Carie dans l'Asie mineure. Elle étoit moins' estimée que les rubis proprement dits. Sa couleur approche de celle du grenat

Il est impossible, comme l'observe Hafiy, de déterminer, d'après des données si vagues, à quelle espèce de pierre 09 doit la rapporter. On peut seulement ^ soupçonner qu'elle avoit de grands rapports avec les grenats que l'on nomme grenats syriens. Théophraste, qui paroit la désigner sous le jiom de pierre de Milet, ville de l'Asie mineure , dit qu'elle est anguleuse , et que l'oii en voit même qui ont six angles* ;Si cette indication peut être de quelque poids, elle rap- 1. ♦ '

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(r.eetsniele); aaii esdeitfféreairfaeDciaséttcKiecile par erresr, eoBoie eie»ple d'alabastrite ov d'attitré gypaenr, les dépôts des baias de S. Philippe, qû s«at de CuAVX CA%909Afé% STBAnroAKE. Vojcc eet article.

Hill ( Notes sur Tbéophiasfe ) et Boêce croient an eoatraire que TalMtfe gypseox des aaeieas est VûishmUrmm^ tandis que Talbàtie calcaire plas àmWf sasceptible d'an beaa peli, étoit distiogoépar le nom â^ûlahathrUe, Romédelisl^ qui a fsit une dissertation sur Talabastrite des andeas, énonce la nénie opinion qœ Hili et que Boêce svr la signi^ fliition de ee mot (B.)

ALABASIRONS et Alabastess étoient des rases sans

anses qu'on ne pouroit prendre commodément. L'alabastrite

' est la pierre dont on faisoit les rases nommés aUthastron^

à cause de la difficulté qu'on aroit i les saisir. Voyes ci»

dessus le mot Alabastsite. ( B. )

ALABES. Cest le nom sous lequel Athénée et les ancien^

Grée* dëiîgnbîeiit lé silure anguillaré ^ seloô HéotDtoi. V. Silure. (F. M. D. )

ALABU6A. Léft Tartjirefl donnent ce hfnn au diptérodon apron de Lacépède. Voyez DiprAnoDoki (F. M. D.)

ALACALTOUA^ nom caraïbe du cordssolier. (j. )

ALACiAMlTE, iioisi du cuivre muriaté pulvérulent, pri& Au désert d'Alacama^ dans l^Améiiqiie méridionale 9 o& on trouve ce minerai. Jos. Banks, Caial. bibl. t. IV^ p. 204. paliti. Synon, miner. Voyet Cùivee uvti/M. ( B.)

ALACNIL: Voyez Aschil.

ALACOALY» nom caraïbe du bois de cfaandeUe. (J.) -

ALACTAGA oti Alaotaga» Dipusja^uUuj esjpèce'de Gbe^ ^olsE; Voyes ce mot. (C.)

ALADER , nom languedobieii de Tahiteme ; lé phillyre^ porte celui d'alader mâle. ( J.)

ALADY , nom bramé du curcttikui long, cure, longa , L. (J.)

ALAFIA , nom malgache d^un arbrisseau grimpant laiteui^^ remarquable par la quantité de fleurs d'un rouge éclatant dont il se couvre. Il est de la famille dès apôcinées, dans laquelle il doit former un geiife nouveau. Il a ^ comme là ^plupart de ceux du tnétne pvâre , un calice à cinq une corolle tubuléè; ventrue, divisée par le haiit eh cinq^ parties; cinq étamines à filamenS courts et anthères allons gées , distinctes } un ovaire double surmdnté d'un seul stylé terminé par un stigmate en tête : laais il se distingue de touft' les aiitreft pa^ dés prolongemens filiformes qui paihtent du sommet des filets d'étamines^ et vont s^attacher au style sous le stigmate. Ces appendices , qui constituent Son caractère es^ sentiel, établissent un passage entre lesgenres'deèap'oClnées k anthères libres , et ceux à anthères adhérentes au stigmate. On ne connott pas enèUre Sofo fruit ni ses jg^aines, qui serviroient à détermiUer sa place dans la faitaille; mais, d'après •on port, on peut conjecturer qu'il s'éloigne peù4crecWte« et du pfjiploea, Aubert du Petit-Thouars , qui Va. observé à Madagascar, lui conserV;e le nom qu'il porte dans le pays. (Â.F.)

ALAGAO, AaAGO , Adoao ^ TAi«<iAY, Uoms souS lesqueÛ sont connus aux Philippines dés ai*brisseaux qUe Camelli regarde comme des sureaux, parce qu'ib ont une même disposition de feuilles et de fleuxs. L'un d'eux est indiqué i - 27*

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