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mieux examinés, seront ajoutés dans la suife a ceux-ci pour grossir cette famille.
Les caractères principaux qui distinguent les alismoïdes des joncs, sont la pluralité des ovaires et Tabsenoe du périsperme : ils suffisent pour en former une famille , et même pour les séparer de la ^érie des- autres familles monocotylédonesà étamines périgynes, qui toutes ont un périsperme, et généralement un seul ovaire. Mais alors quel lieu occupera celle-ci dan^ l'ordre naturel, si elle s'éloigne des joncs P Ce problème sera difficile à résoudre. (J.)
^LIUM£1Z, MuMEiz, noms arabes du figuier sycomore.
ALK. Ce nom , appliqué par Pontoppidam à un oiseau qu'il dit être particulier à la Norwège, désigne vraisemblablement un pingouin ou un «macareux. Voyez Alck. (Ch. D. )
ALKAEST. (Chim.) C'est ainsi qu'on appeloit encore dans le dix -septième siècle et au commencement du dix -huitième , un dissolvant universel , qui a fait long - temps l'objet des recherches des chimistes. On sait aujourd'hui, et depuis plus d'un siècle, que la recherche d'un alkaest est une chimère. 11 n'y a ni alcali, ni acide , ni sel quelconque qui puisse dissoudre également tous les corps. L'eau, déjà décorée du titre de dissolvant universel , se rapproche , seule de tous les co^s , de cette propriété d'alkaest. ( F. )
. ALKALl. (Chim,) On a long- temps écrit en chimie le mot alkali par un ib , à cause de l'origine de ce mot tiré de l'a langue arabe , et plusieurs chimistes l'écrivent encore ainsi. J'ai substitué à cette ortographe celle d'alcali par un c , pour rapprocher ce mot du génie actuel de la. langue écrite , et supprimer une lettre qui n'a presque plus d'usage. ( F.)
ALKANET, nom anglois de l'orcanette des François, anchusa tinctorial L., espèce de buglose, dont la racine teint en rouge. (J. )
ALKANNA. Voyez Alcanna.
Al^KAST. L'auteur du Dictionnaire des animaux dit que cet oiseau se trouve dans les royaumes de Congo et d'Angola , et qu'il est d'une grosseur double de celle de la po^le. (Ch: D.)
ALK£K£NGE. Voyez Coque a et.
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fmàre Art Mptreimét^f îmàiqmt par Bonrre, 4aa» ses Fla>* i4f% 4e l» l^n^mee é^isomiaJe, •«■» le botb dVribr— k Ob ifffmre nne ûpirt d»mà les Plastcs de la Gnaae, par ffkrif p/ le^ f MW» le 00m dVwtlie Précédcvacat le feM^êur AlÎMmMud htî mwoU donaé le mam de gmiMripsj et hthreber Im aroil faU porter celui d« professeur AlliM>«d M^méme, La pnortié de ce dernier a été reamane par I/ififinnii et pur Juêêieu,
t4f eufÈtièff de ce genre est d'aroîr le calice dîrisé pra^ timAémi^ni en cinq; le limbe de la corolle très «ample et rn cinq lobes peu profonds -, le tube long et renflé , dont la gorge est occupée par cinq étamines presque sessiles et m Ifing fer de flèche. Un disque ^ qui porte la corolle t
cnloure Toraire coùime un anneau : le style , gréle et long , «e termine par deux plateaux , dont le dernier porte un stigmate partagé par un sillon. La capsule , qui se forme ensuite, est ovoïde et hérissée de longues pointes fermes: elle reste verte et s'ouvre en deux valves, contenant deux rangs de graines plates, bordées d'un feuillet. Le& tiges noueuses n'ont de feuilles qu'à leur extrémité ; trois ou quatre entourent chaque nœud : elles sont ovales avec une pointe verte et luisante , mais couvertes en naissant d'un iong duvet Les fleurs sont jaunes, naissent en bouquet des aisselles des^ feuilles : tontes ses parties sont tachetées.
L'infusion des feuilles est utile , selon Linnœus , dans la colique des peintres. (D. de V,)
ALLANTOIDE (Anal.) , réservoir membraneux qui fait partie de l'arrière-faix , et qui est destiné à recevoir l'urine du fœtus. C'est un sac dont la forme varie selon les espèces;" et qui est situé entre I'Amnios et le Chorion , deux membranes dont tout le corps du fœtus est enveloppé. Voyes ces mots.
L'allantoïde communique avec la vessie par le moyen d'un canal nommé ouraque, qui sort de l'abdomen avec les vaisseaux ombilicaux , et parcourt avec eux la longueur du cordon ombilical.
L'allantoïde , qui est fort considérable dans la plupart ;des quadrupèdes, n'a pu encore être démontré clairement dans l'espèce humaine. L'ouraque y existe bien ; mais il n'est pas perië , du moins pour l'ordinaire , plus loin en dehors que le nombril, et il se perd entièrement dans le cordon ombilical.
Il est difficile de deviner pourquoi le fœtus humain est dépourvu de cette memWane, ou plutôt pourquoi ses reini filtrent assez peu d'urine , comparativement aux autres anijnaux, pour qu'une allantoïde ne lui soit pas nécessaire. C.)
ALLASIE, Allasia, grand arbre de la côte de Mozambique, observé par Loureiro dans le séjour qu'il fit sur cette côte en revenant de la Cochinchine , et qu'il surnomme payas j probablement du nom qu'il porte dans le pays. Ses rameaux sont étalés ; ses feuilles opposées et digiiées, c'est» i-dire, composées de cinq foliole^ entières, velues, dispo-
ALL
sées en main ouverte sur un pétiole commun; ses fleurs sont terminales , portées plusieurs sur le même pédoncule. Leur calice est tubulé , divisé par le haut en quatre lobes , et entouré par le bas d*un calicule ou calice extérieur trèscourt 9 à cinq divisions. Quatre étamines à filets épaissis et à anthères bilobées, sont attachées au sommet du tube du calice intérieur, qui fait corps avec un ovaire surmonté d*un style et d'un stigmate. Cet ovaire devient, avec le calice, une baie pendante, grande, charnue, allongée, de couleur rouge tirant sur le brun , à une seule loge , remplie de graines nichées dans une pulpe. Ce voyageur dît que les feuilles de Tallasie , appliquées en cataplasme sur les reins , facilitent Taccouchement. Le caractère qu^il donne à ce genre est trop incomplet pour qu'on puisse, sur cette simple description, déterminer la famille à laquelle il peut appartenir : il rentre dans la tétrandrie monogynie du système de Linnaeus. ( J. )
ALLELUIA, nom commun de Toxalide. ( J.)
ALLEMARON. Le figuier des pagodes, ficus religiosa^ est désigné sous ce nom dans les livres qui parlent des divinités indiennes. Sonner. Ind. I, p. 295. (J. )
ALLIAGE FUSIBLE. {Chim.) Darcet a trouvé qu'un alliage de huit parties de bismuth , cinq parties de plomb et trois d'étain , étoit si facile à fondre qu'il couloit à la température de quatre-vingts degrés du thermomètre de Réaumur, et restoit liquide au fond de l'eau bouillante : c'est pour cela qu'on a distingué cet alliage par la dénomination d'alliage fusible. Il prouve combien les métaux changent de capacité pour le calorique par- leur union. Il peut être employé avec beaucoup de succès dans tous les procédés des arts où Ton a besoin d'un métal très-facile à fondre , et particulièrement dans quelques injections anatomiques. (F.)
ALLIAGES. '( Chimie, ) On appelle ainsi , et exclusivement, les combinaisons des métaux les uns avec les autres, opérées par la fusion : c'est à tort qu*on se sert quelquefois de cette expression pour désigner les combinaisons d'autres substances entre elles. Il y a des alliages naturels et des alliages artificiels, hes premiers sont beaucoup plus rares et beaucoup moins purs que les seconds. Il
ALL
fkut se souvenir ^ à Tégard des alliages naturels , que îamais la nature ne présente les métaux purs et isolés : Pôr est allié, dans ses mines, à Targent et au cuivre; iWgent, au cuivre et à l'or; le cuivre., au fer, à Tarsenic, etc.
Les principaux alliages artificiels sont le cuivre jaune on laiton, le bronze, la soudure commune pour le plomb et l'étain, les soudures pour Tor et l'argent, le métal des caractères d'imprimerie , le métal blanc des boutons , celui des robinets et cannelles.
Les métaux alliés ont des propriétés souvent très-diffé» rei^tes de celles des métaux. isolés : la densité de l'alliage est le plus souvent plus.grande que la somme de celle des deux ou trois métaux qui le forment ; la couleur des métaux alliés varie singulièrement j leur ductilité perd ordinairement beaucoup, ou est beaucoup plus foible , et leur oxidabîlité plus grande. On les allie ordinairement pour 6ter le trop de fusibilité ou la rendre plus forte, pour leur donner plus de dureté .qu'ils n'en avoient isolément, pour les rendre propres à recevoir plus de poli et de brillant, etc.
' Ov verra , dans les articles des métaux , ce qui est particulier k chacun des articles utiles. On peut aussi consulter les articles Airain, Baonke, Soudure, Pinsbeck^ SiMiLOR, Laiton^, etc. (F.)
ALLIAIRE. Voyez Velar.
ALLIER. On trouve sous ce nom , dans le Dictionnaire ^e chasse de l'Encyclopédie méthodique , la description ^i'une. sorte de filet dont le Dictionnaire de l'académie parle aussi sous cette dénomination ; mais pour ne pas faire un double emploi, comme le premier de ces ouvrages, et malgré l'autorité du second , la description en sera renvoyée au motHALLiER, plus généralement reçu» et dont l'orthographe dérive d'ailleurs' de l'usage du filet, qui , tendu dans un champ, au moyen des piquets dont il est garni, forme en quelque sorte une haie. (Ch. D.)
ALLIGATOR , nom employé par la plupart des voyageurs anglois pour désigner les crocodiles. Quelques - uns d'eu^c ne le donnent qu'à des crocodiles de grandeur médiocre^ et les ont parfois regardés comme une espèce difilérente..
Parmi les naturalistes, Blumenbach et Gmelin appliquent
particulièrement le nom d'alligator au cnocodile d'Améi* rlque^ nommé c^man par nos colons. Bonnaterre au coa* traire le réserve au crocodile d'Afrique. Voyez CaocoDiirC.
Le mot d'alligator vient, k ce qu'il parolt, de celui de Ugater , qu'on emploie aux environs de Goa et de Bombay. (G.)
ALLIKË y nom sous lequel les Norwégiens désignent le choucas, corvus moncdulaj JL Suivant Othon Fabricius, le même nom est donné dans le Groenland au pingouin, alca iorday L. (Ch.D.)
ALLIONIË, AUionia^ L. , J., Lam., Ill.pl. 58, genre de plantes de la famille des nyctaginées , composé de deux ou trois espèces d'herbes de l'Amérique méridionale, qui ressemblent aux boerhavies par le port , et aux scabieuses par la disposition des fleurs. Leurs tîgcs ,' couchées sur la terre, rameuses et noueuses, portent à chaque nœud deux feuilles opposées, l'une plus petite que l'autre , et à l'aisselle ' '. des feuilles supérieures, ou à l'extrémité de la tige et des
rameaux, de petites fleurs réunies trois à trois dans des involucres nommés calices communs par Linnsus , composés chacun de cinq folioles égales. Chaque fleur a deux calices : l'extérieur, nommé calice propre par Linnseus, est court, presqu^ntier à son bord; l'intérieur, nommé corolle par le même, est en entonnoir et découpé en cinq lobes. Les étamines sont au nombre de quatre , et débordent ' les calices. L'ovaire est terminé par un style et un stigmate linéaire, très-découpé. La graine est recouverte par la base du calice intérieur, devenue anguleuse, coriace et hérissée^ de soies roides et plates. Les plantes de ce genre ne sont d'aucun usage. ( M. )
ALLO-CAMELUS ou Chameau-exotiqu e , nom donné par Scaliger au lama, camelus lama. Voyez Chameau. (C. )
ALLOCUAOÏTË. Dandrada a donné ce nom à une pierre
V qui ne s*e$t trouvée jusqu'à présent que dans la mine de fer
^^ de Virums près de Drammen en Nonvège ; les substances
qui raccompagnent sont le minerai de fer et quelquefois
des grenats.
'Elle est d'un jaune de paille sale, quelquefois tirant sur le rougeÀtre ; sa texture est feuilletée , mais les feuillets sont
épais ; elle est assez difficile à casser. Sa cassure est tantôt^ luisante 9 tantôt terne et inégale ^ et i m parfaitement con-» choïde; elle est opaque 9 à peine translucide sur les bords. Elle est assez dure pour faire feu avec le briquet , mais point assez pour rayer le quartZé
L'allocbroïte est absolument infusible ' sans addition ; mais fondue avec le phosphate de soude ou d'ammoniaque , elle éprouve des changemeïis de couleur qui ont fait croire k Dandrada qu'elle reufermoit quelque substance métallî» que. £lle se couvre d'abord d'une espèce d'émail , qui devient d'un îattne rougeàtre en se refroidissant, puis verdàtre, enfin d'un blanc jaunâtre sale. Vauquelin y a trouvé par l'analyse ;
silice ••••« 35 parties.
chaux 3o
chaux carbonatée 6
alumine • 8
oxide de fer 17
manganèse 3
C^est probablement au fer et au manganèse que ùette |>ierre contient 9 que sont dus les changemens de couleui* qu'elle fait voir lorsqu^on la fond avec les phosphates de soude ou d'ammoniaque. (B. )
ALLONGES. {Chinié) On nomme allonges en chimie des Vaisseaux faits en forme d^olives ou de doubles cônes , jréunis par leurs bases, ef qui servent à éloigner les réci» piens des vases placés dans les fourneaux. On a des allonges de verre et de terre, rarement de substances métalliques. Ces vases servent encore à recueillir les produits secs et cristallins, les sels volatib des distillations t dans ce der-* nier cas on fait les allonges très - larges , afin dy pouvoir passer la main pour en détacher les produits. ( F. )
ALLOPHYLË os Ceylan -, Alloph^lus teylanieus ^ Lintii C'est un arbrisseau peu connu des botaniste^ 1 il a le port de l'avocatier, laurus persea^ L. Ses feuilles sont alternes^ pétiolées, ovales, pointues, lisses et veineuses. Ses fleuri naissent sur de petites grappes axiUaires ) elles ont uis
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ALLUVION. Lct lemliis d*aIlaTiaB mut qaelqmefinâ far les ^éolopàta soas les bobs 4e terraiss lertiairef 9 itmluBdc troiftiême sorte, terraÎBs de truisport, temiss qui oot es ellet de ^raads rapports avec cc«x d*alhiifïou> CeuX'Ci pemsseat aToir été formés BovreUeaieBt par deialittrloos des flemrcs, et soat, en génénl, pc« étendus, Cest par leur fonnatioa récente qu^iis se distLagnent surtout des tersains de sédiment et de ceux de transport Ils ont encore beancoup d'antres caractères propres, dont nous traiterons ait mot Tes bai ir, parce qu'il est plus facile de liftire ressortir ces caractères en les comparant avec ceux des autres terrainâ, qu'en, les présentant isolément (B.)
ALMA DE ]iAE8Tio« Don Jor|^e Juan rapporte, dans la relation d'un voyage a FAmérique méridionale, que le plumage de ce petit oiseau , qu'on rencontre à une grande distance de la terre, est mêlé de noir et de blanc; que sa queue est longue, et qu'on ne manque jamais de le voir, dans la tempête ; ce qui lui a fait donner le nom qu'il porte. On peut conclure de ce passage que l'aima de maestro n'est pas le pétrel damier, comme, le pensoit Buffon, et que «ctle dénomingtion n'est pas donnée en général aux pétrels
par les Espagnols, comme le croit Sonninî, mais qu'elle désigne spécialement le pétrel -tempête, procellaria pela^ giea^ Lu (Ch. D.)
ALMACIGO, nom que les Espagnols de S. Don^ngue et de Cuba donnent au goraart, hursera gummifera^ L, (J.)
ALMACH AR AN , nom arabe du glauciet , glaucium lu^ ftfttm, suivant Daléchamps. (J.) '
ALMAGRA. C'est un rouge ferrugineux très-fin , connu plus ordinairement sous le nom de rouge indien ou terre de Perse. Il est employé dans la peinture. On dit que quelques femmes de l'Iode s'en servent pour se rougir le visage : en •'en sert en Espagne pour polir les grosses piécea en fer ; à Séville 9 pour colorer le tabac , et à la manufacture de S. lldefonse, pour donner le dernier poli aux glaces. On le^' Vouve k Almaxarron en Murcie.
Est- ce une argile rouge , ocreuse y rotige naturelle , ou un . f
oxide rouge de fer artificiel P Faujas cite cette substance comme une terre ocreuse. Guettard dit qu'elle ne fait au* cune efiervescenee avec l'acide nitrique. {B.)
ALMANDIN. Karsten a donné ce nom au grenat oriental* Voyez Grenat. (B.) • i
ALMANDINE, synonyme d'ALABANDiNE. Voyetcemot
ALMERLEM , nom arabe du lihanotis des Grecs , qui est une plante ombellifère du genre de l'armarinte, caehrys ^eula^ L. Voyez Libanotis et Armarxnte. '(JF.) .
ALMEZERION, nom arabe de la camelée, cneorum Irt- ^oeeum , L. , au rapport de Dalechamps. ( J. )
ALMIZCLILLO, nom péruvien d'un genre de plante chlcoracée , décrit par Ruiz et Pavon sous le nom de Mos- CH ARIA. Voyez ce mot Les Péruviens donnent aussi ce nom à leur floripondie, qui est le datura arhoreaj L.'( J. }
ALO 9 nom mexicain de Tara rouge , psittacus maeao f L. (Ch.D.) /
ALOËS, Aloëj Linn., genre de plantes monocotylédones , de la famille des asphodèles dô Jussieu, et de l'hexandrie jnonogynie de Linnsns.
Toutes les espèces dont on forme aujourd'hui le genre Aloèè, nous poroissent tirer leur origine de l'Afrique, quoiqu'on en trouve maintenani quelques-unes dans le midi de
l'Europe > dans l'Asie et même en Amérique. II faut obser« ver néanmoins , que l'Asie et l'Amérique produisent beaucoup de plantes qui, par leurs caractères botaniques et plus encore par leur aspect , ont de très-grands rapports avec Taloès ; telles sont les aletris , les veltheiûiia , les «siur- Wera et les agave : mais les botanistes ont cru qu'il conve^ noit de les séparer , et nous ne parlons-ici que des espèces qu'ils considèrent comme devant appartenir au genre Aloèsp- Celles-ci donc babitent TAfrique ; presque toutes se trouvent au cap de Bonne^Espérance : quelques-unes viennent dans les champs ; d'autres couvrent les rochers ; plusieurs aiment les terres argileuses. Ces plantes sont extrêmement vivaces , et ne redoutent que le froid et la trop grande humidité. ^ Les aloès ont quelquefois un stipe ou tronc couronné de feuilles à son sommet , et marqué dans sa longueur de cicatrices transversales, qui indiquent la place qu'occupoient les premières feuilles avant de s'être détachées : quelquefois aussi ils ont une tige simple ou rameuse ; d'autres fois ils n'ont point de tige, et leurs feuilles partent immédiatement de la racine. Les feuilles, qui d'ailleurs varient beaucoup quant à la forme, sont épaisses, charnues» fermes , cassantes et souvent couvertes de verrues surmontées d'une épine. Dans quelques espèces elles sont agréable* ment marquées de' taches blanches ou jaunes. Elles contiennent un suc gluant, clair, verdàtre, d'une odeur d^herbe , d'une saveur amère, et qui brunit en séchant Les fleurs» tantôt régulières , tantôt k deux lèvres , d'une couleur pour* pre, rose ouverte, et contenant une liqueur sucrée , se développent en épis simples ou rameux. Voici les caractères botaniques de ce genre.
Un calice tubulé n'adhérant point à l'ovaire, à six divisions plus ou moins profondes , droites et rapprochées en cylindre ', ou roulées extérieurement sur elles-mêmes et formant deux lèvres ; six étamines attachées au fond du calice ; un ovaire , un stigmate peu apparent et fendu en trois; une capsule à trois loges et à trois valves, portant chacune une cloison dans leur milieu; plusieurs graines ayant uzif rebord membraneux. ^
Nous allons d'abord passer eft revue les principales espèces
d'aloèa et leurs variétés , et nous donnerons ensuite quelques détails sur les sucs que Ton retire de ces végétaux aussi remarr quables par leur utilité que par leurs formes singulières.